Dans
une déclaration publique sur son compte X, l’opposante congolaise Marie-Ange
Mushobekwa a fermement rejeté toute accusation de manipulation politique dans
l’affaire judiciaire qui l’oppose, avec ses enfants et la famille Likulia, à
Philemon Mambabwa, haut cadre de l’Agence nationale de renseignements (ANR).
L'ancienne
ministre des Droits humains affirme mener ce combat sans soutien politique ni
financier d’une quelconque personnalité influente, précisant qu’elle agit
uniquement avec l’appui de certains membres de sa famille ainsi que de
personnes solidaires de sa cause.
« Je
lutte seule », insiste-t-elle, tout en revendiquant son indépendance d’esprit
dans une affaire qu’elle considère comme profondément personnelle.
Cette
affaire judiciaire oppose Marie-Ange Mushobekwa et la famille Likulia à
Philemon Mambabwa devant la Cour militaire de Kinshasa-Gombe. Le dossier, très
médiatisé en raison du profil public des protagonistes, met en cause d’un côté
un haut cadre de l’ANR et, de l’autre, une figure de l’opposition républicaine
congolaise.
Lors
d’une précédente audience, le ministère public avait requis une peine de deux
ans de servitude pénale contre Philemon Mambabwa. Depuis, l’opinion publique
attend le verdict de la Cour militaire dans un climat marqué par de nombreux
commentaires politiques et médiatiques autour de cette procédure.
Une
affaire privée, pas un règlement politique
Marie-Ange
Mushobekwa insiste sur le caractère strictement privé du dossier. Selon elle,
cette procédure judiciaire ne doit en aucun cas être transformée en
affrontement politique, malgré la notoriété des personnes concernées.
L’ancienne ministre des Droits humains souligne qu’elle assume seule les frais
liés à la procédure, notamment les honoraires de ses avocats, et qu’aucune
intervention extérieure n’oriente ses démarches judiciaires.
Elle
affirme également refuser toute idée selon laquelle elle pourrait être
manipulée dans une affaire touchant directement ses enfants, qu’elle qualifie
de « principale raison de vivre ».
La
justice face à ses responsabilités
Dans
sa déclaration, Marie-Ange Mushobekwa estime que la justice congolaise se
trouve désormais face à ses responsabilités dans ce dossier suivi de près par
l’opinion publique. Elle dit attendre, avec « patience et respect », le verdict
de la Cour militaire de Kinshasa-Gombe, rappelant que la justice est censée
traiter tous les citoyens sur un pied d’égalité, sans interférences politiques.
Concluant
son message, l’opposante affirme que l’issue du procès marquera l’histoire,
quelle qu’elle soit, réaffirmant sa détermination à poursuivre ce combat
judiciaire jusqu’au bout.
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