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samedi 23 mai 2026

Affaire Mambabwa : Mushobekwa rejette toute manipulation politique et défend un combat « personnel et judiciaire »

Dans une déclaration publique sur son compte X, l’opposante congolaise Marie-Ange Mushobekwa a fermement rejeté toute accusation de manipulation politique dans l’affaire judiciaire qui l’oppose, avec ses enfants et la famille Likulia, à Philemon Mambabwa, haut cadre de l’Agence nationale de renseignements (ANR).

L'ancienne ministre des Droits humains affirme mener ce combat sans soutien politique ni financier d’une quelconque personnalité influente, précisant qu’elle agit uniquement avec l’appui de certains membres de sa famille ainsi que de personnes solidaires de sa cause.

« Je lutte seule », insiste-t-elle, tout en revendiquant son indépendance d’esprit dans une affaire qu’elle considère comme profondément personnelle.

Cette affaire judiciaire oppose Marie-Ange Mushobekwa et la famille Likulia à Philemon Mambabwa devant la Cour militaire de Kinshasa-Gombe. Le dossier, très médiatisé en raison du profil public des protagonistes, met en cause d’un côté un haut cadre de l’ANR et, de l’autre, une figure de l’opposition républicaine congolaise.

Lors d’une précédente audience, le ministère public avait requis une peine de deux ans de servitude pénale contre Philemon Mambabwa. Depuis, l’opinion publique attend le verdict de la Cour militaire dans un climat marqué par de nombreux commentaires politiques et médiatiques autour de cette procédure.

Une affaire privée, pas un règlement politique

Marie-Ange Mushobekwa insiste sur le caractère strictement privé du dossier. Selon elle, cette procédure judiciaire ne doit en aucun cas être transformée en affrontement politique, malgré la notoriété des personnes concernées. L’ancienne ministre des Droits humains souligne qu’elle assume seule les frais liés à la procédure, notamment les honoraires de ses avocats, et qu’aucune intervention extérieure n’oriente ses démarches judiciaires.

Elle affirme également refuser toute idée selon laquelle elle pourrait être manipulée dans une affaire touchant directement ses enfants, qu’elle qualifie de « principale raison de vivre ».

La justice face à ses responsabilités

Dans sa déclaration, Marie-Ange Mushobekwa estime que la justice congolaise se trouve désormais face à ses responsabilités dans ce dossier suivi de près par l’opinion publique. Elle dit attendre, avec « patience et respect », le verdict de la Cour militaire de Kinshasa-Gombe, rappelant que la justice est censée traiter tous les citoyens sur un pied d’égalité, sans interférences politiques.

Concluant son message, l’opposante affirme que l’issue du procès marquera l’histoire, quelle qu’elle soit, réaffirmant sa détermination à poursuivre ce combat judiciaire jusqu’au bout.


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