L’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) a annoncé la mort de deux écogardes lors d’une attaque armée survenue tôt le matin du jeudi 21 mai 2026 à Kamuhororo, sur la côte sud du lac Édouard, au cœur du Parc National des Virunga.
Selon
un communiqué signé par Emmanuel de Merode, un groupe armé « lourdement équipé
et non encore identifié » a pris pour cible une position de l’ICCN dans cette
zone sensible du parc.
Les deux écogardes tués ont été identifiés comme Kasereka Valyathire Baraka et Jacques Munguakonkwa Mihigo. Ils étaient en mission de protection de la nature au moment de l’attaque.
L’ICCN condamne une attaque « barbare »
Dans
son communiqué, la direction provinciale de l’ICCN au Nord-Kivu condamne avec
fermeté ce qu’elle qualifie d’attaque « délibérée, lâche et barbare ».
L’institution
adresse également ses condoléances aux familles des victimes, à leurs proches
ainsi qu’à l’ensemble du corps des écogardes du Parc national des Virunga.
L’ICCN estime que cette attaque constitue une grave violation de la loi congolaise sur la conservation de la nature, notamment des dispositions prévues dans la loi n°14/003 du 11 février 2014.
Un parc confronté à l’insécurité persistante
Cette
nouvelle attaque intervient dans un contexte sécuritaire extrêmement tendu dans
l’est de la République Démocratique du Congo, où plusieurs groupes armés
continuent d’opérer dans et autour des aires protégées.
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Parc national des Virunga est régulièrement confronté à des violences armées, au braconnage, à l’exploitation illégale des ressources naturelles ainsi qu’aux incursions de groupes rebelles.
Depuis plusieurs années, les écogardes du parc paient un lourd tribut dans la protection de cette réserve naturelle considérée comme l’une des plus riches en biodiversité du continent africain. Des dizaines d’entre eux ont été tués dans des embuscades et attaques armées menées par différents groupes actifs dans la région.
Une enquête réclamée par l’ICCN
Face
à cette situation, l’ICCN exige l’ouverture immédiate d’une enquête afin
d’identifier les auteurs et commanditaires de cette attaque meurtrière.
Malgré
ce nouveau drame, la direction provinciale affirme maintenir sa détermination à
poursuivre les missions de conservation et de préservation du patrimoine
naturel congolais « quelles que soient les menaces et les épreuves ».
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