Le
citoyen congolais Moïse Mpanzu Tarphan a adressé une lettre ouverte au
Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, au sujet des
nombreuses interrogations qui entourent le projet d’électrification du
territoire de Luozi, dans la province du Kongo Central.
Datée du 19 mai 2026 et transmise à plusieurs autorités nationales et provinciales, cette correspondance évoque des préoccupations croissantes de la population face au manque de visibilité autour de ce projet annoncé depuis près de deux ans.
Parmi les personnalités mises en copie figurent notamment la Première ministre, le président de l’Assemblée nationale, le président du Sénat, le ministre de l’Énergie, le gouverneur du Kongo Central, le président de l’Assemblée provinciale, l’Inspection générale des finances (IGF) ainsi que la direction générale de la SNEL.
Des
millions de dollars évoqués, mais peu de réalisations visibles
Dans sa lettre, Moïse Mpanzu Tarphan rappelle que le projet d’électrification de Luozi avait suscité beaucoup d’espoir au sein de la population, notamment pour stimuler le développement économique, éducatif et social de ce territoire.
Selon
les informations relayées autour du dossier, le coût global du projet aurait
été estimé entre 10 et 15 millions de dollars américains. L’auteur de la lettre
affirme également qu’environ 5 millions de dollars américains auraient été
affectés aux études préalables.
Cependant,
malgré les montants évoqués, aucune réalisation concrète d’envergure ne serait
visible à ce jour sur le terrain, ce qui alimente les inquiétudes et les
interrogations des habitants.
Des questions sur les études et la gestion du projet
Le
citoyen soulève plusieurs préoccupations qu’il estime légitimes au regard des
fonds supposément engagés.
Il
s’interroge notamment sur la réalisation effective des études annoncées,
l’existence des rapports techniques, ainsi que l’absence d’accès du public à
ces informations.
La
lettre pose également des questions sur le suivi administratif et technique du
dossier et sur l’utilisation réelle des fonds destinés au projet.
«
Lorsqu’un projet public mobilise potentiellement plusieurs millions de dollars,
la transparence devrait être une exigence normale envers le peuple », écrit-il.
Un appel à la transparence et à un audit indépendant
Sans formuler d’accusations directes, Moïse Mpanzu Tarphan estime néanmoins que les nombreuses zones d’ombre entourant ce projet nécessitent des clarifications publiques. Il souligne que pendant ce temps, plusieurs écoles continuent de fonctionner sans électricité, des structures sanitaires travaillent dans des conditions difficiles et les jeunes entrepreneurs restent limités par le manque d’énergie.
Dans
sa correspondance, il suggère qu’un audit public ou une enquête indépendante
puisse être envisagé afin de faire toute la lumière sur ce dossier et rassurer
la population de Luozi.
« Le
peuple de Luozi ne demande pas des discours. Il demande simplement des
éclaircissements », conclut-il, tout en réaffirmant son « profond respect
citoyen » envers le chef de l’État.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire