Représentant le gouverneur intérimaire de la province du Sankuru lors de la cérémonie de lancement des activités d’intensification de la riposte sanitaire, l’administrateur du territoire de Lodja, François Muledi On'ololo, a appelé le 11 mai 2026 les populations à renforcer la vigilance face aux maladies épidémiques qui menacent la province.
Dans son allocution, il a rappelé que le Sankuru figure parmi les provinces les plus exposées aux maladies à forte mortalité, notamment les fièvres accompagnées d’éruptions cutanées. « Le Sankuru est parmi les provinces exposées à des maladies tueuses et mortelles. Face à cette situation, notre province est classée parmi les plus menacées », a-t-il déclaré.
Intensifier la recherche des cas dans les communautés
Face
à la gravité de la situation, l’autorité territoriale a insisté sur la
nécessité de renforcer la recherche active des cas suspects dans les ménages
afin de permettre une prise en charge rapide et gratuite dans les structures
sanitaires.
Prenant
la parole au nom du gouverneur intérimaire du Sankuru, Martin Isipia Itshino,
François Muledi On'ololo a officiellement lancé les activités d’intensification
de la riposte contre la Mpox dans le territoire de Lodja.
« Un effort particulier doit être orienté vers la recherche active des cas dans les ménages et leur orientation vers les établissements de soins pour une prise en charge gratuite », a-t-il souligné.
Appel à la collaboration des communautés
L’administrateur
du territoire a exhorté les habitants à collaborer étroitement avec les équipes
sanitaires afin de limiter la propagation de la maladie. « J’exhorte toutes les
communautés à orienter tout cas de fièvre accompagné d’éruption cutanée vers les
établissements de santé les plus proches afin de bénéficier gratuitement des
soins », a-t-il insisté.
Cette campagne d’intensification vise notamment à renforcer la surveillance communautaire, accélérer la détection des cas suspects et interrompre la chaîne de transmission dans les zones les plus exposées du Sankuru.
La Division provinciale de santé appelle à une mobilisation communautaire contre les fièvres hémorragiques
Le
chef intérimaire de la Division provinciale de la Santé du Sankuru, Georges
Mulumba, a lancé un appel à la mobilisation générale lors d’une cérémonie
consacrée à l’intensification de la riposte contre les fièvres hémorragiques
dans la province.
Dans son intervention, il a rappelé que la République Démocratique du Congo reste confrontée à plusieurs maladies émergentes et réémergentes, notamment les fièvres hémorragiques qui affectent certaines provinces depuis plusieurs années.
«
Notre pays a été confronté à plusieurs maladies émergentes. Parmi elles
figurent les fièvres hémorragiques qui sévissent depuis de longues années et
qui continuent de mettre les populations dans des situations difficiles »,
a-t-il déclaré.
Le responsable sanitaire a salué la récente décision du ministère national de la Santé de déclarer la fin de l’urgence liée à cette maladie, tout en soulignant que des efforts supplémentaires restent nécessaires pour éliminer totalement les derniers foyers de contamination.
Une intensification des activités sur le terrain
Selon Georges Mulumba, la province faisait partie des zones considérées comme prioritaires dans la lutte contre l'épidémie de Mpox. C’est dans ce cadre qu’une campagne d’intensification des activités sanitaires a été lancée afin d’identifier les derniers cas encore présents dans les communautés.
Il a exprimé sa reconnaissance au gouvernement congolais, aux autorités provinciales ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, notamment l'Organisation mondiale de la santé et l'UNICEF, pour leur accompagnement dans la riposte. « Ces activités sont organisées en faveur de la communauté afin de donner les derniers coups fatals à cette épidémie », a-t-il affirmé.
Appel aux infirmiers et relais communautaires
Le
chef intérimaire de la Division provinciale de la Santé a particulièrement
exhorté les infirmiers titulaires, les animateurs communautaires et les équipes
sanitaires à renforcer la surveillance communautaire pendant les 21 jours de
cette intensification.
L’objectif principal est de rechercher activement tous les cas suspects cachés dans les communautés et de les orienter rapidement vers les structures sanitaires compétentes.
« Si
nous nous engageons tous ensemble à rechercher les derniers cas dans la
communauté, nous pouvons avoir l’assurance de mettre fin à cette épidémie qui
dure depuis plusieurs années », a-t-il insisté.
Il a
également demandé aux communautés d’orienter systématiquement toute personne
présentant des symptômes suspects vers les centres de santé les plus proches
afin de permettre une prise en charge rapide et l’envoi des échantillons au
laboratoire pour confirmation.
Les
autorités sanitaires espèrent ainsi freiner définitivement la propagation de
cette maladie qui continue de toucher plusieurs provinces du pays.
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