Le
gouvernement britannique a annoncé un nouveau financement pouvant atteindre 20
millions de livres sterling pour soutenir la République Démocratique du Congo
dans la lutte contre la récente flambée d’Ebola dans l’est du pays. Cette aide
vise à renforcer la réponse menée par les autorités congolaises afin de limiter
la propagation de la maladie, protéger les agents de santé de première ligne et
soutenir les communautés affectées. L’annonce a été faite jeudi 21 mai 2026 à
Kinshasa dans un communiqué officiel du Royaume-Uni.
Un
soutien destiné à l’OMS, l’ONU et aux ONG partenaires
Selon
Londres, ce financement permettra à l’Organisation mondiale de la santé (OMS),
aux agences des Nations Unies ainsi qu’aux organisations partenaires de
renforcer la surveillance épidémiologique et les capacités de riposte sur le
terrain. Les fonds serviront notamment à améliorer les mesures de prévention et
de contrôle des infections, fournir des équipements de protection aux équipes
médicales et faciliter l’accès des populations aux soins essentiels.
Le
Royaume-Uni précise que cette enveloppe s’ajoute à un premier financement d’un
million de livres sterling déjà accordé à l’OMS pour une réponse d’urgence
initiale.
Une
coopération déjà engagée contre plusieurs épidémies
Partenaire
de longue date de la RDC dans le domaine sanitaire, le Royaume-Uni affirme
avoir déjà soutenu depuis 2024 plusieurs réponses nationales contre des
maladies à haut risque, notamment le mpox, le choléra ainsi qu’une précédente
flambée d’Ebola à Bulape. Cette coopération s’effectue avec plusieurs
partenaires internationaux, dont l’OMS et l’UNICEF.
Renforcement
des actions humanitaires et sanitaires dans l’Est
À
travers le consortium Strategic Assistance for Emergency Response (SAFER), les
autorités britanniques annoncent également la réorientation de certains
financements pour améliorer les dispositifs d’eau, d’assainissement et
d’hygiène dans les zones affectées. Le programme prévoit aussi la distribution
d’équipements de protection individuelle aux intervenants sanitaires et le
renforcement des mesures de lutte contre Ebola dans les provinces de l’Est.
En
parallèle, le Royaume-Uni entend intensifier son partenariat avec le Fonds des
Nations Unies pour la population (UNFPA) afin de sécuriser les structures de
maternité, réduire les risques de complications lors des accouchements et
prévenir les violences sexuelles et basées sur le genre pendant l’épidémie.
Londres
veut accélérer la recherche sur les vaccins et traitements
Le
gouvernement britannique indique également travailler avec les autorités de la
RDC, de l’Ouganda, l’OMS et plusieurs partenaires internationaux pour accélérer
la recherche sur les vaccins, les traitements et les outils de diagnostic
contre Ebola. Le 20 mai 2026, la ministre britannique des Affaires étrangères,
Yvette Cooper, a présidé une réunion interministérielle destinée à coordonner
la réponse du Royaume-Uni face à cette nouvelle flambée épidémique.
« Les
épidémies ne s’arrêtent pas aux frontières »
La
cheffe de la diplomatie britannique a insisté sur l’urgence d’une mobilisation
internationale face à Ebola. « Il est vital d’agir dès maintenant pour sauver
des vies. Les épidémies comme Ebola ne s’arrêtent pas aux frontières, et nous
non plus », a déclaré Yvette Cooper.
Elle
a également souligné que les menaces sanitaires mondiales nécessitent une
réponse collective, combinant financements et expertise technique pour contenir
l’épidémie et protéger les populations vulnérables.
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