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samedi 23 mai 2026

Journée mondiale des donneurs de sang : le Centre national de transfusion sanguine appelle à la mobilisation

À l’approche de la Journée internationale des donneurs de sang, célébrée chaque 14 juin, la directrice du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), Dr Liliane Bwiza, a animé un briefing avec des médias des Kinshasa le 22 mai 2026 sur l’importance du don bénévole pour sauver des vies.

Selon elle, cette journée constitue une occasion de rendre hommage aux donneurs volontaires qui contribuent chaque jour à renforcer les réserves de sang nécessaires dans les hôpitaux et centres de santé.

Un besoin permanent en produits sanguins

La directrice du CNTS a rappelé que les besoins en sang restent importants, notamment pour la prise en charge des femmes enceintes, des victimes d’accidents, des malades anémiques ainsi que des patients nécessitant des interventions chirurgicales. Elle a insisté sur la nécessité de promouvoir une culture du don régulier et volontaire afin de garantir la disponibilité permanente des produits sanguins sécurisés à travers le pays.

Sensibiliser davantage la population

À travers cette commémoration, le Centre national de transfusion sanguine entend également intensifier les campagnes de sensibilisation pour encourager davantage de citoyens à donner leur sang. Le thème retenu cette année met en avant la solidarité et l’engagement citoyen, dans un contexte où plusieurs structures sanitaires font encore face à l’insuffisance des stocks de sang.

La Journée internationale des donneurs de sang est célébrée chaque année le 14 juin sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé afin de promouvoir le don volontaire et régulier de sang.

Dr Liliane Bwiza a lancé un appel à la population pour privilégier le don volontaire et régulier, tout en dénonçant les risques liés aux donneurs payants.

Selon elle, le recours aux donneurs rémunérés constitue un véritable danger pour les receveurs. Ces derniers, motivés par l’argent, peuvent dissimuler certaines informations essentielles sur leur état de santé afin d’être acceptés au prélèvement.

Le sang n’est pas une marchandise

La directrice du CNTS explique que certains donneurs payants donnent leur sang de manière abusive, parfois chaque semaine, au mépris des délais médicaux recommandés. « Le sang qu’ils donnent n’est pas toujours de bonne qualité parce qu’ils viennent uniquement pour l’argent », a-t-elle alerté, ajoutant que certains peuvent être contaminés récemment sans que les examens de laboratoire ne détectent immédiatement certaines infections.

Dr Liliane Bwiza rappelle ainsi que personne n’est à l’abri des conséquences d’une transfusion de mauvaise qualité, y compris les responsables politiques, les médecins ou les membres de leurs familles.

Le coût élevé de la sécurisation du sang

Le Centre national de transfusion sanguine insiste également sur le fait que le sang n’est pas vendu comme une marchandise. Les frais demandés dans certaines structures couvrent essentiellement les coûts liés à la collecte, au dépistage, à la conservation et à la sécurisation des poches de sang.

Avant chaque prélèvement, les donneurs sont soumis à un interrogatoire médical et à plusieurs tests afin de garantir la sécurité des receveurs.

« Collecter du sang sécurisé coûte très cher », a expliqué la responsable du CNTS, soulignant les difficultés financières auxquelles fait face le système transfusionnel.

Appel à la solidarité nationale

Face à l’insuffisance des moyens et au manque de partenaires, le CNTS appelle à une mobilisation collective pour soutenir le don volontaire et aider les structures de transfusion sanguine à disposer de stocks suffisants et sécurisés.

La directrice du CNTS estime que la population doit comprendre que le don de sang est un acte citoyen et humanitaire pouvant sauver plusieurs vies.

Elle a enfin exhorté les autorités, les partenaires et les citoyens à soutenir davantage les campagnes de sensibilisation afin de renforcer la culture du don bénévole en RDC.


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