Le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a officiellement présenté sa démission au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, dans une correspondance datée du 21 mai 2026 à Kinshasa. Dans cette lettre adressée au Chef de l’État, il affirme quitter ses fonctions « avec loyauté, engagement et un profond sens du devoir envers la République », tout en réaffirmant son attachement à la vision de stabilité et de développement portée par le président de la République.
Une absence prolongée au cœur des critiques
Dans
sa lettre de démission, Jacques Kyabula reconnaît que sa présence prolongée à
Kinshasa pour des raisons professionnelles et institutionnelles l’a éloigné de
la province du Haut-Katanga durant une période jugée particulièrement sensible
sur le plan sécuritaire.
Cette
situation avait suscité de nombreuses interrogations ainsi que des critiques au
sein de l’opinion publique et de la classe politique provinciale, plusieurs
voix dénonçant l’absence du gouverneur alors que la province traversait une
phase de fragilité sécuritaire et administrative.
Face à ces critiques, l’ancien gouverneur explique avoir choisi d’assumer ses responsabilités politiques et administratives afin de préserver « la sérénité des institutions » et le bon fonctionnement de l’administration provinciale.
Un départ présenté comme un acte de responsabilité
Jacques
Kyabula indique avoir pris cette décision « dans un esprit de responsabilité
républicaine » et « dans l’intérêt supérieur de la province ainsi que de la
Nation ».
Il précise que sa démission prend effet immédiatement, tout en se disant disposé à continuer à servir la République sous une autre forme si le président de la République le juge utile.
Depuis plusieurs mois, l’absence répétée du gouverneur du Haut-Katanga à Lubumbashi alimentait les débats dans la province. Des acteurs politiques et des organisations locales dénonçaient un pilotage à distance de la province alors que plusieurs défis sécuritaires et sociaux exigeaient une présence accrue des autorités provinciales sur le terrain.
La
publication de cette lettre de démission intervient dans un contexte politique
marqué par des tensions autour de la gouvernance provinciale et des attentes
croissantes de la population concernant la gestion des questions sécuritaires
et administratives dans le Haut-Katanga.
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