Chaque
5 mai, le monde célèbre la Journée internationale de la sage-femme, rendant
hommage à ces professionnelles de santé souvent discrètes, mais essentielles :
les sages-femmes, véritables gardiennes de la vie. Selon Fonds des Nations
Unies pour la population (UNFPA), il faudra former et déployer un million de
sages-femmes supplémentaires d’ici 2035 pour sauver plus de 4 millions de vies
chaque année. Un chiffre qui souligne l’ampleur du défi mondial en matière de
santé maternelle et néonatale.
Un
rôle vital dans les systèmes de santé
Les
sages-femmes jouent un rôle central dans la prévention des décès évitables liés
à la grossesse et à l’accouchement. Leur présence augmente considérablement les
chances pour une femme de vivre un accouchement sans complications et pour son
bébé de survivre. Dans de nombreuses régions fragiles, notamment en Afrique,
elles sont parfois les seules à fournir des soins de santé essentiels. Or,
c’est précisément sur ce continent que se concentre près de la moitié du
déficit mondial en sages-femmes, alors même que les taux de mortalité
maternelle y restent parmi les plus élevés.
Investir
pour transformer des vies
Former,
recruter et fidéliser davantage de sages-femmes permettrait non seulement de
sauver des vies, mais aussi de renforcer durablement les systèmes de santé. Ces
professionnelles assurent une large gamme de services : planification
familiale, suivi de grossesse, accouchements assistés, soins postnataux,
dépistages, conseils nutritionnels, entre également. L’investissement est
également économiquement judicieux : chaque dollar investi dans les soins
obstétricaux peut générer jusqu’à 16 dollars de retombées socio-économiques.
Vers
des systèmes de santé plus équitables
À
travers des initiatives comme la coalition Midwifery Accelerator, l’UNFPA
accompagne plusieurs pays dans l’élaboration de stratégies adaptées à leurs
réalités locales. L’objectif est clair : promouvoir des modèles de soins
respectueux des droits des femmes et accessibles à toutes. Mais pour atteindre
ce cap, il est crucial d’améliorer les conditions de travail des sages-femmes,
notamment par une rémunération équitable, des perspectives de carrière et un
accès aux technologies modernes de santé.
À
l’occasion de cette journée, Diene Keita appelle à un engagement urgent en
faveur des sages-femmes : investir dans leur formation, renforcer leur
leadership et garantir leur protection. Car soutenir les sages-femmes, c’est
investir dans la vie, la dignité des femmes et l’avenir des communautés.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire