L’avocat
de Constant Mutamba Tungunga, Me Emiphe Munganga Cishugi, a saisi le Procureur
général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe d’une plainte contre inconnu
pour atteinte à la vie privée, diffusion de données médicales confidentielles
et publication illégale d’informations à caractère personnel.
Dans une correspondance datée du 20 mai 2026, l’avocat affirme que des personnes non identifiées auraient clandestinement photographié et diffusé sur les réseaux sociaux des documents médicaux concernant son client.
Des documents médicaux transmis dans un cadre judiciaire
Selon
la plainte, Constant Mutamba, hospitalisé depuis plusieurs mois dans un état de
santé jugé préoccupant, avait été appelé à comparaître comme renseignant dans
une affaire judiciaire liée au FRIVAO.
Ses
médecins traitants auraient alors transmis des attestations et rapports
médicaux au Premier président de la Cour afin de justifier son incapacité à se
présenter devant la justice, conformément aux dispositions du Code de procédure
pénale.
L’avocat précise que ces documents étaient destinés exclusivement aux autorités judiciaires et ne devaient en aucun cas être rendus publics.
Des informations sensibles diffusées sur les réseaux sociaux
La
défense de Constant Mutamba dénonce la publication sur les réseaux sociaux de
données médicales détaillées, comprenant notamment des informations sur son
état de santé, sa localisation ainsi que l’identité de ses médecins. Pour Me
Emiphe Munganga Cishugi, cette divulgation constitue une violation grave de la
vie privée et des lois congolaises relatives au numérique et à la liberté de la
presse.
L’avocat estime également que cette fuite pourrait exposer son client à des risques sécuritaires et faciliter d’éventuelles menaces contre son intégrité physique.
La défense réclame une enquête et des poursuites
Dans
sa plainte, la défense demande au Parquet d’identifier les auteurs de la
publication, de faire retirer immédiatement les contenus diffusés sur les
réseaux sociaux et d’obtenir auprès des plateformes concernées les éléments
permettant d’identifier les responsables.
L’avocat
sollicite également des poursuites pénales contre les auteurs présumés, sur
base des dispositions du Code du numérique et de la loi sur l’exercice de la
liberté de la presse en RDC.
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