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samedi 23 mai 2026

Fuite présumée de données médicales : Constant Mutamba porte plainte contre des inconnus

L’avocat de Constant Mutamba Tungunga, Me Emiphe Munganga Cishugi, a saisi le Procureur général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe d’une plainte contre inconnu pour atteinte à la vie privée, diffusion de données médicales confidentielles et publication illégale d’informations à caractère personnel.

Dans une correspondance datée du 20 mai 2026, l’avocat affirme que des personnes non identifiées auraient clandestinement photographié et diffusé sur les réseaux sociaux des documents médicaux concernant son client.

Des documents médicaux transmis dans un cadre judiciaire

Selon la plainte, Constant Mutamba, hospitalisé depuis plusieurs mois dans un état de santé jugé préoccupant, avait été appelé à comparaître comme renseignant dans une affaire judiciaire liée au FRIVAO.

Ses médecins traitants auraient alors transmis des attestations et rapports médicaux au Premier président de la Cour afin de justifier son incapacité à se présenter devant la justice, conformément aux dispositions du Code de procédure pénale.

L’avocat précise que ces documents étaient destinés exclusivement aux autorités judiciaires et ne devaient en aucun cas être rendus publics.

Des informations sensibles diffusées sur les réseaux sociaux

La défense de Constant Mutamba dénonce la publication sur les réseaux sociaux de données médicales détaillées, comprenant notamment des informations sur son état de santé, sa localisation ainsi que l’identité de ses médecins. Pour Me Emiphe Munganga Cishugi, cette divulgation constitue une violation grave de la vie privée et des lois congolaises relatives au numérique et à la liberté de la presse.

L’avocat estime également que cette fuite pourrait exposer son client à des risques sécuritaires et faciliter d’éventuelles menaces contre son intégrité physique.

La défense réclame une enquête et des poursuites 

Dans sa plainte, la défense demande au Parquet d’identifier les auteurs de la publication, de faire retirer immédiatement les contenus diffusés sur les réseaux sociaux et d’obtenir auprès des plateformes concernées les éléments permettant d’identifier les responsables.

L’avocat sollicite également des poursuites pénales contre les auteurs présumés, sur base des dispositions du Code du numérique et de la loi sur l’exercice de la liberté de la presse en RDC.


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