Dans
la ville de Bukavu sous occupation rwandaise, dans la province du Sud-Kivu,
l'accès à l'eau potable est devenu un véritable calvaire quotidien pour la
population. Face à cette situation critique, le bureau de la coordination
nationale du mouvement de la société civile du Congo (MSCO) monte au créneau.
Par
la voix de son président national par intérim, le Dr Joseph Baraka Musombwa,
également premier conseiller du cadre de concertation de la société civile,
l'organisation dénonce fermement la distribution de factures par la REGIDESO
pour des services non rendus.
Des
factures injustifiées et des arriérés accumulés
Selon
le Dr Joseph Baraka Musombwa, la colère monte au sein des ménages. Les agents
de la REGIDESO arpentent les quartiers pour distribuer des factures réclamant
le paiement de consommations fictives. Plus grave encore, certaines factures
affichent des arriérés s'étendant sur 4 à 6 mois, voire davantage.
Une
situation incompréhensible pour les habitants qui s'interrogent et comment
réclamer le paiement d'une eau qui n'a jamais coulé des robinets pendant toutes
ces périodes ?
Un
quotidien précaire entre lac, puits et rivières
Face
à la rareté extrême de l'eau courante dans la ville de Bukavu, la population se
trouve contrainte d'adopter des solutions de survie. Les habitants n'ont
d'autre choix que de s'approvisionner directement au lac Kivu, dans des puits
de fortune ou en se déplaçant jusqu'à la rivière Ruzizi.
Cette
quête quotidienne d'eau non traitée expose les familles à d'importants risques
sanitaires et accentue la frustration d'une population désemparée.
Un
appel au sens de la responsabilité et à l'humanité
Pour
la société civile MSCO, exiger le paiement de ces factures auprès de citoyens
déjà éprouvés est inacceptable. Le Dr Baraka Musombwa rappelle que les
habitants de Bukavu subissent déjà de plein fouet les conséquences des conflits
armés et de la crise économique actuelle.
Le
mouvement demande instamment à la REGIDESO de renoncer à la facturation de
l'eau non consommée et interpelle les autorités compétentes ainsi que les
dirigeants de la régie. La société civile appelle à un sursaut de
responsabilité et d'humanité pour ne pas alourdir davantage le fardeau des
ménages.
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