Le
Coordonnateur des Nations unies en République démocratique du Congo, Damien
Mama appelle à une réponse contre Ebola qui tienne compte de la complexité de
la situation humanitaire et sécuritaire dans les zones affectées. Il s’est
adresse le 4 septembre 2026 lors de la présentation du plan de préparation et
de réponse « Une santé » à la 17ème épidémie de maladie à virus Ebola,
ainsi qu’à la présentation des engagements des partenaires.
Selon
lui, la flambée actuelle évolue dans un environnement marqué par la
multiplication des défis, notamment l’insécurité, les déplacements de
populations, l’insécurité alimentaire, la malnutrition, la fragilité des
services de santé et l’ampleur des besoins humanitaires.
Ces
difficultés concernent déjà plusieurs millions de personnes et compliquent
davantage les efforts visant à contenir la maladie à virus Ebola.
La
continuité des soins au cœur du nouveau plan
Face
à cette situation, la réponse à Ebola ne peut pas se limiter au seul contrôle
de la transmission du virus. Elle doit également prendre en compte les besoins
sanitaires et humanitaires des populations affectées.
Le
Coordonnateur des Nations unies a ainsi salué la place accordée à la continuité
des soins de santé et aux considérations humanitaires dans le nouveau plan de
réponse.
Pour
les Nations unies, cette approche permet de mieux répondre aux besoins des
communautés dans toute leur complexité, tout en maintenant les services
essentiels de santé pendant la riposte.
Une
mobilisation multisectorielle nécessaire
La
réussite de cette stratégie dépendra d'une mobilisation impliquant plusieurs
acteurs : les ministères concernés, les autorités provinciales, les communautés
ainsi que les organisations humanitaires et les autres partenaires engagés dans
la réponse.
L'enjeu
est de coordonner les interventions afin de répondre simultanément à l'urgence
Ebola et aux autres vulnérabilités qui affectent les populations.
Pour
l'ONU, cette approche intégrée est indispensable pour protéger les communautés,
maintenir l'accès aux soins et renforcer la résilience du système de santé
congolais face aux crises actuelles et futures.
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