APO

dimanche 6 septembre 2026

Ebola en RDC : l’ONU appelle à une riposte adaptée aux multiples crises qui frappent les populations

Le Coordonnateur des Nations unies en République démocratique du Congo, Damien Mama appelle à une réponse contre Ebola qui tienne compte de la complexité de la situation humanitaire et sécuritaire dans les zones affectées. Il s’est adresse le 4 septembre 2026 lors de la présentation du plan de préparation et de réponse « Une santé » à la 17ème épidémie de maladie à virus Ebola, ainsi qu’à la présentation des engagements des partenaires.

Selon lui, la flambée actuelle évolue dans un environnement marqué par la multiplication des défis, notamment l’insécurité, les déplacements de populations, l’insécurité alimentaire, la malnutrition, la fragilité des services de santé et l’ampleur des besoins humanitaires.

Ces difficultés concernent déjà plusieurs millions de personnes et compliquent davantage les efforts visant à contenir la maladie à virus Ebola.

La continuité des soins au cœur du nouveau plan

Face à cette situation, la réponse à Ebola ne peut pas se limiter au seul contrôle de la transmission du virus. Elle doit également prendre en compte les besoins sanitaires et humanitaires des populations affectées.

Le Coordonnateur des Nations unies a ainsi salué la place accordée à la continuité des soins de santé et aux considérations humanitaires dans le nouveau plan de réponse.

Pour les Nations unies, cette approche permet de mieux répondre aux besoins des communautés dans toute leur complexité, tout en maintenant les services essentiels de santé pendant la riposte.

Une mobilisation multisectorielle nécessaire

La réussite de cette stratégie dépendra d'une mobilisation impliquant plusieurs acteurs : les ministères concernés, les autorités provinciales, les communautés ainsi que les organisations humanitaires et les autres partenaires engagés dans la réponse.

L'enjeu est de coordonner les interventions afin de répondre simultanément à l'urgence Ebola et aux autres vulnérabilités qui affectent les populations.

Pour l'ONU, cette approche intégrée est indispensable pour protéger les communautés, maintenir l'accès aux soins et renforcer la résilience du système de santé congolais face aux crises actuelles et futures.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire