Le
journaliste Roger Nsingulu, correspondant d’Infobascongo.com à Kimpese, affirme
avoir été interpellé et violemment brutalisé par des policiers samedi 19
septembre 2026 après-midi à son
domicile. Selon son témoignage, les agents, engagés dans une opération de
bouclage présentée comme visant des personnes soupçonnées de consommation ou de
vente de chanvre, l’auraient accusé à tort avant de l’extraire de sa maison.
Roger
Nsingulu dit avoir été insulté, frappé, menotté et conduit à travers plusieurs
quartiers de Kimpese, notamment les quartiers 4, 3 et 1. Ses vêtements auraient
été déchirés et il aurait été contraint de circuler pieds nus et torse presque
nu, sous le regard des habitants.
Des
propos attribués aux policiers
Roger
Nsingulu rapporte également que certains policiers lui auraient tenu des propos
menaçants au cours du trajet. Ils auraient affirmé compter parmi eux des «
Kuluna » et reproché aux journalistes de les critiquer sur les antennes. Le
journaliste affirme avoir également été traité de « vagabond » et d’« abruti ».
Il dit avoir vécu cette interpellation comme une humiliation particulièrement
grave du fait que ses enfants auraient été témoins de la scène.
Interrogatoire
sans procès-verbal
Arrivé
au poste de police vers 18 heures, Roger Nsingulu affirme avoir été maintenu au
sol avant d’être interrogé par le responsable du poste. Selon lui, aucun
procès-verbal n’a été établi au cours de cet interrogatoire. Il affirme
finalement avoir été libéré sans qu’aucune charge ne lui soit officiellement
signifiée.
La
corporation des journalistes annonce des actions
De
retour à son domicile, le journaliste a alerté ses confrères. Un groupe de
journalistes s’est rendu sur place pour recueillir son témoignage et documenter
les traces de l’interpellation. La corporation des journalistes du territoire
de Songololo envisage, selon Roger Nsingulu, de saisir les autorités
compétentes et de déposer une plainte à Mbanza-Ngungu. Un délai de 48 heures
aurait été envisagé pour obtenir des explications et des suites de la part des
autorités.
À
défaut, les journalistes annoncent d’autres actions, une suspension temporaire
des émissions radiophoniques dans le territoire de Songololo, suivie
éventuellement d’un sit-in et du dépôt d’un mémorandum. Les accusations
formulées par Roger Nsingulu restent à confronter aux explications de la police
et aux conclusions d’une éventuelle enquête.
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