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lundi 21 septembre 2026

Kongo Central : un journaliste dénonce des violences et des humiliations lors de son interpellation

Le journaliste Roger Nsingulu, correspondant d’Infobascongo.com à Kimpese, affirme avoir été interpellé et violemment brutalisé par des policiers samedi 19 septembre  2026 après-midi à son domicile. Selon son témoignage, les agents, engagés dans une opération de bouclage présentée comme visant des personnes soupçonnées de consommation ou de vente de chanvre, l’auraient accusé à tort avant de l’extraire de sa maison.

Roger Nsingulu dit avoir été insulté, frappé, menotté et conduit à travers plusieurs quartiers de Kimpese, notamment les quartiers 4, 3 et 1. Ses vêtements auraient été déchirés et il aurait été contraint de circuler pieds nus et torse presque nu, sous le regard des habitants.

Des propos attribués aux policiers

Roger Nsingulu rapporte également que certains policiers lui auraient tenu des propos menaçants au cours du trajet. Ils auraient affirmé compter parmi eux des « Kuluna » et reproché aux journalistes de les critiquer sur les antennes. Le journaliste affirme avoir également été traité de « vagabond » et d’« abruti ». Il dit avoir vécu cette interpellation comme une humiliation particulièrement grave du fait que ses enfants auraient été témoins de la scène.

Interrogatoire sans procès-verbal

Arrivé au poste de police vers 18 heures, Roger Nsingulu affirme avoir été maintenu au sol avant d’être interrogé par le responsable du poste. Selon lui, aucun procès-verbal n’a été établi au cours de cet interrogatoire. Il affirme finalement avoir été libéré sans qu’aucune charge ne lui soit officiellement signifiée.

La corporation des journalistes annonce des actions

De retour à son domicile, le journaliste a alerté ses confrères. Un groupe de journalistes s’est rendu sur place pour recueillir son témoignage et documenter les traces de l’interpellation. La corporation des journalistes du territoire de Songololo envisage, selon Roger Nsingulu, de saisir les autorités compétentes et de déposer une plainte à Mbanza-Ngungu. Un délai de 48 heures aurait été envisagé pour obtenir des explications et des suites de la part des autorités.

À défaut, les journalistes annoncent d’autres actions, une suspension temporaire des émissions radiophoniques dans le territoire de Songololo, suivie éventuellement d’un sit-in et du dépôt d’un mémorandum. Les accusations formulées par Roger Nsingulu restent à confronter aux explications de la police et aux conclusions d’une éventuelle enquête.

 


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