Le
commissaire divisionnaire adjoint Guillaume Kambale Ambasu, commandant
intérimaire de l’Unité de Police des institutions et de Hautes Personnalités
(UPI-HP), a appelé ses troupes à davantage de discipline, de rigueur et de
respect de la chaîne de commandement. Lors d’une parade organisée le 7
septembre 2026 au quartier général de l’unité à Kinshasa, il a également abordé
la question des effectifs surnuméraires, des affectations irrégulières et de la
nécessité d’adapter l’organisation de l’unité aux réalités sécuritaires de la
capitale.
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Mettre
fin aux affectations parallèles
Au cœur du message du commandant intérimaire : la nécessité de mettre de l’ordre dans la gestion des ressources humaines. Selon Guillaume Kambale Ambasu, l’UPI-HP fait face à un dépassement des effectifs initialement prévus dans son organigramme. Des policiers auraient été affectés à l’unité par différentes voies, notamment à travers des démarches parallèles, des sollicitations de personnalités, d’entreprises privées ou de particuliers, ainsi que des billets de service ne passant pas par les circuits officiels du Commissariat général de la Police nationale congolaise.
Cette
situation aurait progressivement créé un contingent de policiers surnuméraires,
tandis que certains sous-commissariats et unités d’origine se retrouvent privés
d’une partie de leurs effectifs.
Pour
le responsable de l’UPI-HP, seules les décisions émanant des autorités
compétentes et régulièrement établies doivent désormais servir de référence en
matière d’affectation, de mutation ou de détachement.
Le
commandant rappelle les limites de ses prérogatives
Guillaume
Kambale Ambasu a également mis en garde contre les initiatives individuelles et
les démarches entreprises en dehors de la chaîne de commandement.
Il a
expliqué que les décisions portant sur la structure des effectifs, les
affectations ou les modifications importantes des tableaux de service ne
relèvent pas de la seule compétence du commandant intérimaire. Elles doivent
être soumises aux instances supérieures de la Police nationale congolaise et
aux autorités compétentes.
Le
commissaire divisionnaire adjoint a ainsi appelé ses officiers et policiers à
respecter scrupuleusement la hiérarchie et à éviter toute interprétation
personnelle des directives.
Présence
au poste et respect des consignes
La discipline opérationnelle a constitué un autre volet important de son intervention. Le commandant intérimaire a dénoncé les comportements de policiers qui abandonnent leurs postes ou négligent leurs responsabilités de garde. Il a rappelé que la mission du policier s’exerce sur le terrain, à l’endroit où il est régulièrement affecté, et non à domicile.
Il a
également insisté sur le respect des consignes de garde, la transparence dans
les mouvements et les relèves, ainsi que sur l'obligation de rendre compte à la
hiérarchie.
Pour
lui, aucun policier ne peut se considérer comme bénéficiant d’un statut
particulier ou chercher à contourner la chaîne de commandement.
Vers
un assainissement des effectifs
La mise à jour des listes du personnel constitue également une priorité. Le service chargé des ressources humaines doit procéder à un travail d’identification et d’assainissement afin de distinguer les policiers régulièrement affectés à l’UPI-HP de ceux qui y seraient arrivés par des procédures parallèles.
Cette
opération doit notamment permettre de corriger les anomalies éventuelles dans
les répertoires du personnel, les listes de paie et les tableaux d’affectation,
sur la base de données officielles et vérifiables.
L’objectif
affiché est de disposer d’un fichier fiable reflétant la réalité des effectifs
effectivement actifs et régulièrement affectés.
Un
organigramme à adapter aux besoins sécuritaires
Au-delà
de la question disciplinaire, Guillaume Kambale Ambasu a évoqué la nécessité de
redimensionner l’unité en fonction de l’évolution des besoins sécuritaires.
L’organigramme
initial, qui prévoyait environ 3.500 policiers, ne correspondrait plus, selon
les évaluations présentées, à l’ampleur des missions confiées à l’unité. Le
nombre croissant d’institutions, de hautes personnalités et d’autres structures
nécessitant une protection impose une nouvelle évaluation des besoins.
Un
travail d’état-major aurait ainsi été engagé avec la hiérarchie afin de
proposer une nouvelle configuration des effectifs. La réflexion porte notamment
sur une augmentation des effectifs par bataillon, avec une cible globale
pouvant se situer autour de 5.120 à 5.420 éléments.
Cette
réorganisation doit toutefois être arrêtée par les autorités compétentes et
mise en œuvre conformément aux procédures officielles.
La
sécurité de Kinshasa reste la priorité
En
s’adressant à ses troupes, le commissaire divisionnaire adjoint Guillaume
Kambale Ambasu a finalement recentré le débat sur la mission essentielle de
l’UPI-HP : contribuer à la protection des institutions, des hautes
personnalités et, plus largement, à la sécurisation de la capitale.
Il a
exhorté les policiers à faire preuve de patriotisme, d’éthique, de
professionnalisme et de conscience du devoir.
Pour
le commandement intérimaire, l’assainissement des effectifs, la fin des
affectations parallèles, le respect de la hiérarchie et la discipline
opérationnelle doivent constituer les bases de la réorganisation de l’unité et
d’une meilleure réponse aux exigences sécuritaires de Kinshasa.

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