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lundi 21 septembre 2026

Biens mal acquis : Ali Bongo défend la mémoire de son père et conteste les termes employés par l’État gabonais

L’ancien président gabonais Ali Bongo Ondimba est sorti de son silence, samedi 19 septembre 2026, pour réagir au dossier judiciaire français dit des « biens mal acquis ».

Dans une déclaration adressée aux Gabonais, il conteste principalement les observations formulées par la République gabonaise dans cette procédure, estimant qu’elles portent atteinte à la mémoire de son père, Omar Bongo Ondimba.

Une réaction centrée sur la mémoire d’Omar Bongo

Ali Bongo précise que sa prise de parole ne vise pas à remettre en cause le principe même de la procédure judiciaire. Il affirme que la justice doit poursuivre son travail devant les juridictions compétentes.

Son intervention porte plutôt sur les termes employés par l’État gabonais à l’égard de son père, ancien président de la République décédé en 2009.

L’ancien chef de l’État rappelle son lien filial avec Omar Bongo et affirme qu’il peut accepter que l’action politique de son père soit examinée et critiquée, sans accepter, selon lui, que sa mémoire soit bafouée.

Le Gabon partie civile dans la procédure

Cette sortie intervient dans un contexte de polémique sur la position actuelle de l’État gabonais dans cette affaire. La chronologie rappelle toutefois que la République gabonaise avait engagé sa démarche judiciaire avant le changement de pouvoir de 2023.

Selon des éléments rapportés par la presse gabonaise, l’État avait cherché à obtenir le statut de partie civile sous la présidence d’Ali Bongo. Après un premier refus en 2022, la Cour d’appel de Paris lui a reconnu cette qualité le 14 mars 2023, soit plusieurs mois avant la chute du régime d’Ali Bongo.

Juger l’action politique sans bafouer la mémoire

Dans sa déclaration, Ali Bongo établit donc une distinction entre l'examen de l'action politique d'Omar Bongo et ce qu'il considère comme une remise en cause de son honneur et de sa mémoire.

Il présente cette démarche comme celle d'un ancien président, mais aussi comme celle d'un fils souhaitant défendre la mémoire de son père. Il souligne par ailleurs qu’Omar Bongo appartient désormais à l’histoire du Gabon.

Ali Bongo ne s’est pas limité au dossier des biens mal acquis. Il a également annoncé une prochaine prise de parole destinée aux militants du Parti démocratique gabonais (PDG).

Cette intervention devrait porter sur l’organisation du parti, son unité et son avenir dans le nouveau contexte politique gabonais.

Sa déclaration du 19 septembre 2026 apparaît ainsi comme une première prise de position publique après plusieurs mois de silence, avant un développement annoncé sur l’avenir de sa formation politique.

Une controverse qui relance le débat sur l’héritage des Bongo

La réaction d’Ali Bongo intervient alors que le dossier des « biens mal acquis » ravive au Gabon les débats sur l’héritage politique, familial et patrimonial de l’ancien président Omar Bongo.

Elle a déjà suscité des réactions publiques, notamment celle de Serge Abessolo, qui a répondu à Ali Bongo en mettant l’accent sur la manière dont l’ancien président aurait préservé l’héritage de son père durant ses quatorze années au pouvoir.

Ces appréciations relèvent du débat politique et doivent être distinguées des éléments judiciaires établis dans la procédure.

Au cœur de cette controverse demeure donc une question distincte : d’un côté, la procédure judiciaire française et la défense des intérêts patrimoniaux de l’État gabonais ; de l’autre, la volonté d’Ali Bongo de préserver la mémoire de son père et de contester la formulation retenue par les autorités actuelles.


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