L’Association
des Professeurs Permanents de l’Université de Lodja (APUNILOD) monte au créneau
pour défendre le maintien à Lodja du projet présidentiel de construction et de
modernisation de l’Université de Lodja. Dans un communiqué publié le 7
septembre 2026, l’association dénonce des manœuvres qu’elle attribue à un
groupe de députés et sénateurs du Sankuru, visant, selon elle, à délocaliser le
projet vers Lusambo.
L’APUNILOD
appelle la communauté universitaire, le comité de gestion de l’Université ainsi
que les autorités nationales à s’opposer à toute initiative qui conduirait à
modifier le site d’implantation du projet.
L’APUNILOD
dénonce une tentative de délocalisation
Dans
son communiqué, l’association affirme avoir été informée de démarches visant à
transférer vers Lusambo le projet présidentiel destiné à l’Université de Lodja.
Sans
produire dans le communiqué d’éléments détaillant les démarches auxquelles elle
fait référence, l’APUNILOD considère cette éventuelle délocalisation comme une
remise en cause de la vocation initiale du projet.
Elle
demande ainsi au gouvernement central et aux responsables concernés de veiller
au respect de la décision et de la volonté présidentielle telles que comprises
par l’association.
Pour
les professeurs de l’UNILOD, ce projet doit avant tout répondre aux besoins
d’enseignement supérieur et de développement universitaire de Lodja et de sa
population.
Un
projet présenté comme une initiative présidentielle
L’APUNILOD
rappelle que le projet de construction de l’Université de Lodja a été initié
dans le cadre de la politique du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo
visant à moderniser les infrastructures universitaires en République
Démocratique du Congo.
L’association
estime que les investissements consacrés à l’enseignement supérieur doivent
permettre aux universités congolaises d’améliorer leurs conditions de
fonctionnement, leurs capacités d’accueil et la qualité de leur formation, afin
de renforcer leur compétitivité.
Dans
ce contexte, les professeurs de l’Université de Lodja refusent que le projet
soit, selon eux, soumis à des considérations ou à des arrangements politiques.
L’association
appelle les autorités compétentes à privilégier l’intérêt général et la
continuité des politiques publiques en matière d’enseignement supérieur.
L’UNILOD
met en avant ses capacités académiques
Pour
justifier le maintien du projet à Lodja, l’APUNILOD met également en avant les
capacités humaines et académiques de l’Université.
Selon
les chiffres communiqués par l’association, l’UNILOD compte actuellement plus
de 22 professeurs permanents et plus de 90 chefs de travaux et assistants.
Plusieurs de ces derniers poursuivent, d’après l’APUNILOD, leur formation
doctorale dans différentes universités à travers le monde.
L’association
présente ainsi l’Université de Lodja comme le premier établissement
universitaire de la province du Sankuru et comme la plus grande université de
la province en termes d’effectifs de son corps académique.
Ces
données sont avancées par l’APUNILOD pour souligner, selon elle, la nécessité
de consolider les infrastructures existantes et d’accompagner la croissance de
l’établissement plutôt que de déplacer le projet destiné à son développement.
Appel
à l’unité de la communauté universitaire
Face à ce qu’elle considère comme une menace pour le développement de l’UNILOD, l’association appelle les professeurs, chefs de travaux, assistants, étudiants et autres membres de la communauté universitaire à faire bloc autour du comité de gestion. L’objectif affiché est de défendre le projet et d’obtenir son maintien à Lodja par des voies institutionnelles.
L’APUNILOD
met cependant en garde contre les conséquences que pourrait provoquer, selon
elle, une décision de délocalisation prise sans concertation avec les
principaux acteurs concernés.
Elle
appelle donc les autorités à privilégier le dialogue et à éviter toute
initiative susceptible d’alimenter les tensions au sein de la communauté
universitaire et de la population.
Les
députés et sénateurs interpellés
Le communiqué s’adresse particulièrement aux élus du Sankuru que l’APUNILOD accuse d’être impliqués dans les démarches de délocalisation. L’association leur demande de ne pas utiliser leurs fonctions politiques pour interférer avec le développement institutionnel de l’Université de Lodja.
Dans
un ton particulièrement ferme, elle estime que les parlementaires peuvent
contribuer au développement de leurs milieux respectifs sans remettre en cause
le projet destiné à l’UNILOD.
L’association
affirme notamment que chaque élu peut promouvoir la création d’autres
établissements universitaires dans sa région d’origine, mais refuse que cela se
fasse au détriment de l’Université de Lodja.
Le
projet présidentiel doit rester à Lodja
L’APUNILOD réaffirme ainsi sa position : aucune délocalisation du projet présidentiel ne devrait être envisagée. Le projet présidentiel de l’Université de Lodja doit rester à Lodja », insiste l’association, qui assure que l’établissement ne cédera ni à l’intimidation ni aux arrangements politiques.
Elle
appelle, en conséquence, les autorités nationales à clarifier la situation et à
prendre les dispositions nécessaires pour préserver le projet tel qu’il aurait
été initialement prévu.
Une
demande de clarification aux autorités nationales
Au-delà
de la dénonciation, le communiqué de l’APUNILOD pose la question de la
gouvernance et de la transparence dans la mise en œuvre des projets publics
destinés aux établissements d’enseignement supérieur.
L’association
souhaite que les autorités compétentes puissent préciser officiellement le
statut du projet, son site d’implantation et les éventuelles modifications qui
auraient été envisagées.
En
attendant une clarification officielle, l’APUNILOD réaffirme sa détermination à
défendre les intérêts de l’Université de Lodja et de sa communauté académique.
Le
communiqué est signé par le Dr Benoît Suku Wadjo Ph.D., président de
l’APUNILOD, qui conclut sur la devise : « Seule la lutte libère ».
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