Des
combats intenses sont signalés depuis mardi 15 jusqu’au mercredi 16 septembre
2026 dans plusieurs zones du territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Selon Faustin
Ombeni, coordonnateur territorial du Mouvement de la société civile à Walikale,
ces affrontements ont entraîné de nouveaux mouvements de populations vers le
territoire voisin de Walikale.
Des
affrontements signalés dans plusieurs zones
D’après
les informations rapportées par la société civile locale, des combattants
rebelles ont tenté d’attaquer des positions des FARDC, appuyées par les
Wazalendo. Ces derniers auraient riposté, donnant lieu à d’intenses
affrontements.
Toujours
selon les sources locales citées par Faustin Ombeni, les forces engagées dans
la contre-attaque auraient réussi à repousser les assaillants et à reprendre le
contrôle de plusieurs positions considérées comme stratégiques, notamment dans
la zone comprise entre Miko et Kasaki.
La
société civile fait également état de pertes importantes dans les rangs des
combattants rebelles, notamment en hommes, en armes et en munitions. Ces
informations, provenant de sources locales, restent toutefois à confirmer par
des sources militaires indépendantes.
Plusieurs
groupes armés impliqués
Faustin
Ombeni évoque également la participation de plusieurs groupes de combattants
locaux dans ces opérations. Il cite notamment des éléments placés sous les
ordres de différents chefs autoproclamés.
Ces
éléments seraient présentés comme relevant du dispositif opérationnel du
général autoproclamé Koferanse Mulindi Korea, au sein du mouvement Union des
jeunes patriotes Raia Mutomboki rénové.
Un
nouvel afflux de déplacés vers Walikale
La
reprise des affrontements dans le territoire de Masisi provoque parallèlement
un déplacement de populations civiles.
Selon
le coordonnateur territorial de la société civile, un flux important de
déplacés de guerre est actuellement observé en direction du territoire de
Walikale. Ces familles fuient les zones affectées par les combats dans l'espoir
de trouver refuge et de mettre leurs vies à l'abri.
Faustin
Ombeni affirme que ces personnes arrivent dans des conditions particulièrement
difficiles et manquent de plusieurs besoins essentiels.
Appel
à l’aide humanitaire
Face
à cette situation, la société civile de Walikale lance un appel au gouvernement
congolais, aux autorités compétentes, aux organisations humanitaires et aux
personnes de bonne foi afin qu'une assistance soit apportée aux populations déplacées.
L'appel
porte sur l'accès à la nourriture, aux soins de santé, à l'eau, aux abris et
aux autres besoins essentiels des familles contraintes de quitter leurs milieux
de vie en raison des affrontements.
La
population appelée à la vigilance
Dans
ce contexte sécuritaire tendu, Faustin Ombeni appelle également la population
de Walikale à renforcer sa vigilance et à maintenir une collaboration étroite
avec les FARDC et les Wazalendo, afin de signaler tout mouvement suspect et de
contribuer à la prévention d'éventuelles infiltrations de combattants dans le
territoire.
Il
insiste toutefois sur la nécessité de préserver la cohésion sociale et d'éviter
toute stigmatisation des personnes déplacées.
Un
appel à l’hospitalité
La
société civile invite enfin la population de Walikale à faire preuve
d'hospitalité et de solidarité envers les familles déplacées.
Pour
Faustin Ombeni, ces personnes ne quittent pas leurs villages par choix, mais
cherchent avant tout à échapper aux violences et à protéger leur vie.
Faustin
Ombeni appelle donc les communautés d'accueil à leur réserver un traitement
digne et à faciliter leur intégration temporaire, dans l'attente d'une
amélioration de la situation sécuritaire permettant, lorsque les conditions
seront réunies, leur éventuel retour dans leurs zones d'origine.
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