Les
difficultés rencontrées par certains usagers dans leurs démarches auprès des
services publics relancent la question de la qualité de l’accueil et de la
célérité administrative en République Démocratique du Congo.
Dans
un témoignage, un assuré, identifié comme Alain Make Nzonga sur X, affirme
avoir rencontré des difficultés pour obtenir auprès de la Société nationale
d’assurances (SONAS) un document attestant le paiement de sa prime d’assurance
automobile.
L’intéressé
avait souscrit une assurance de six mois, démarche qu’il présente comme
nécessaire dans le processus d’obtention d’une nouvelle plaque
d’immatriculation.
Une
preuve de paiement toujours indisponible
Alain
Make explique avoir retiré sa plaque d’immatriculation il y a près de deux
mois. Le jour du retrait, il affirme avoir été invité par les agents de la
SONAS à repasser 72 heures plus tard afin de récupérer la preuve de paiement de
son assurance.
Mais,
à son retour, le document n’aurait toujours pas été disponible.
Depuis, plusieurs passages dans les services concernés seraient restés sans résultat. Face à cette situation, l’assuré dit avoir dépêché à nouveau l’un de ses collaborateurs auprès du bureau de la SONAS situé sur la 7ème rue, dans l’enceinte de la Direction générale des impôts (DGI). La réponse qui lui aurait été donnée cette fois-ci est d se rendre directement à la Direction générale de la SONAS.
Pour
un simple document attestant un paiement
Cette
succession de démarches suscite l’exaspération de l’assuré, qui s’interroge sur
le fonctionnement des services chargés de délivrer les documents administratifs
aux citoyens.
«
Pour obtenir un simple document attestant un paiement, faut-il vraiment
mouiller le maillot à ce point ? », s’interroge-t-il, dénonçant une procédure
qu’il juge disproportionnée par rapport à la nature de la demande.
Sur
un ton volontairement ironique, il va plus loin en évoquant la difficulté que
pourrait représenter, selon lui, le traitement d'un éventuel dossier
d'indemnisation en cas de sinistre.
Cette
expérience l'amène également à s'interroger sur la perception que peuvent avoir
certains citoyens de l'assurance obligatoire et, plus largement, sur leur
confiance dans les mécanismes d'indemnisation.
La
qualité du service au cœur de la critique
Au-delà
de son cas personnel, Alain Make appelle à une amélioration du fonctionnement
des administrations et des entreprises chargées d’offrir des services
essentiels au public.
Pour
lui, l’efficacité, la diligence et le respect de l’assuré devraient constituer
des principes fondamentaux dans la relation entre les services d’assurance et
leurs clients.
La
délivrance rapide d'une preuve de paiement peut paraître être une démarche
administrative élémentaire. Mais lorsque celle-ci nécessite plusieurs
déplacements et plusieurs semaines d'attente, elle peut contribuer à alimenter
le sentiment de frustration des usagers.
La
concurrence impose davantage de rigueur
Le
témoignage intervient également dans un contexte où la SONAS n'est plus seule à
évoluer dans le secteur des assurances en RDC.
Avec
l'ouverture du marché à plusieurs compagnies d'assurances, les clients
disposent désormais de davantage de choix. Cette évolution renforce, selon les
observateurs du secteur, l'importance de la qualité du service, de la rapidité
du traitement des dossiers et de la confiance des assurés.
Le
témoignage de Make Nzonga pose ainsi une question plus large : au-delà de
l'obligation de s'assurer, comment garantir aux citoyens une expérience
administrative à la hauteur de leurs attentes, lorsqu'il s'agit de preuves de
paiement ou, plus encore, de l'indemnisation après un sinistre ?
La
SONAS n'a pas, dans ce témoignage, apporté de réponse publique aux griefs
formulés par cet assuré. Une clarification de l'entreprise permettrait
notamment de comprendre les raisons du retard dans la délivrance du document et
les procédures effectivement applicables aux assurés.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire