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vendredi 18 septembre 2026

Rentrée économique de la FEC : l’État et le secteur privé appelés à accélérer les réformes

À l’occasion de la rentrée économique de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), organisée le 17 septembre 2026 à Kinshasa, le président de la FEC, Robert Malumba Kalombo, a appelé à rendre plus opérationnel le partenariat entre l’État et le secteur privé. La rencontre, placée sous le thème « RDC 2027 : pouvoirs publics et secteur privé – évaluer les réformes, consolider les engagements et accélérer la transformation de l’économie », a réuni la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et plusieurs membres du gouvernement.

La FEC veut un cadre de concertation plus opérationnel

Robert Malumba Kalombo a salué la mise en place du cadre permanent de concertation entre l’État et le secteur privé. Pour la FEC, ce mécanisme doit dépasser le simple dialogue et devenir un véritable outil de résolution des difficultés rencontrées par les entreprises et de suivi des engagements pris.

Le président de la FEC insiste notamment sur la nécessité de garantir la stabilité, la prévisibilité des règles, la sécurité juridique et l’efficacité dans l’exécution des décisions pour renforcer la confiance des investisseurs.

Huit préoccupations majeures du secteur privé

Tout en reconnaissant certaines avancées, notamment sur le SMIG, le péage de Kanyaka et la facture normalisée, la FEC a identifié plusieurs blocages qui nécessitent des réponses rapides.

Dans l’agro-industrie, elle demande une clarification de la fiscalité applicable à l’huile de palme produite localement et l’opérationnalisation, dans le système douanier Sydonia, du taux réduit de TVA à l’importation prévu par les textes.

La Fédération plaide également pour la mise en place d’une commission conjointe Ministère des Finances–FEC afin d’examiner les créances des entreprises sur l’État. Elle dénonce par ailleurs la lenteur dans le remboursement des crédits de TVA, qui affecte la trésorerie des sociétés.

D’autres préoccupations concernent la fiscalité sociale, l’accès des PME et startups au financement ainsi que le secteur minier, notamment le calcul de l’impôt sur les bénéfices en fonction des variations des taux de change, la détermination de certaines bases imposables et la sécurisation des périmètres miniers.

La FEC exprime enfin ses inquiétudes face à la hausse de la TVA sur certains produits de première nécessité, qu’elle estime susceptible de peser sur le pouvoir d’achat et la compétitivité.

Suminwa défend un « pacte de résultats »

De son côté, Judith Suminwa Tuluka a plaidé pour un partenariat fondé sur des engagements réciproques entre l’État et les opérateurs économiques. La Première ministre a mis en avant la réforme foncière, consacrée par la nouvelle loi foncière, ainsi que la réforme du système fiscal destinée à rendre le cadre plus attractif et performant.

Elle a également souligné les efforts engagés pour améliorer le climat des affaires, notamment à travers la digitalisation et la simplification des procédures.

Cap sur 2027

La cheffe du gouvernement a appelé les entreprises à renforcer la transformation locale des ressources, le civisme fiscal et la création d’emplois décents.

L’exécutif entend, de son côté, poursuivre la sécurisation du cadre juridique, la simplification administrative et la levée des obstacles à l’investissement.

Cette rentrée économique de la FEC se veut ainsi un point de départ vers un « pacte de résultats », avec l’objectif affiché de transformer les échanges entre pouvoirs publics et secteur privé en actions concrètes au service de l’économie congolaise.


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