La
circulation a été fortement perturbée le mercredi 9 septembre 2026 à Manono,
chef-lieu du territoire du même nom situé dans la province du Tanganyika. Des
chauffeurs de poids lourds au service de l'entreprise minière Manono Lithium
SAS ont barricadé la route menant vers Kanteba pour manifester leur
mécontentement face à des conditions de travail qu'ils jugent inacceptables.
Pneus
enflammés et paralysie du trafic routier
La
tension est rapidement montée dès les premières heures de la matinée. Pour
marquer leur colère et se faire entendre, les chauffeurs ont installé des
barrages de fortune et enflammé des pneus en plein milieu de la chaussée.
Cette
action de force a totalement interrompu le trafic routier sur l'axe
Manono-Kanteba.
Au
cœur de cette mobilisation collective, les grévistes dénoncent la faiblesse de
leurs rémunérations qu'ils considèrent très insuffisantes au vu de la
pénibilité de leurs tâches, et réclament une révision globale de leur
traitement salarial et de leurs conditions de travail au sein de l'entreprise
minière.
Dialogue
sous la médiation des autorités locales
Pour
débloquer la situation et éviter une escalade de la tension, une intervention
des autorités locales a été sollicitée par les manifestants. Les chauffeurs ont
demandé l'implication urgente du nouveau maire de Manono ainsi que de
l'administrateur du territoire pour qu'ils s'érigent en médiateurs auprès de la
direction de Manono Lithium SAS.
Des
négociations tripartites ont ainsi été initiées entre les représentants des
grévistes, la direction de l'entreprise et les autorités administratives afin
de trouver un compromis équitable. Interrogé sur ces événements, Dieumerci
Kabila, représentant de la société civile et journaliste à la Radio Télévision
Trait d'Union (RTTU) de Manono, a précisé les motivations derrière ces
réclamations répétées.
Selon
lui, les agents de l'entreprise expriment régulièrement leurs griefs lors des
visites des autorités provinciales et territoriales, sans obtenir satisfaction.
Aucune
interpellation signalée et retour progressif au calme
Malgré
les barricades et les pneus brûlés sur la voie publique, aucun incident violent
majeur ni aucune interpellation n'ont été enregistrés par les forces de l'ordre
présentes sur les lieux.
À la
suite des premiers échanges menés sous l'égide des autorités urbaines, un calme
relatif est revenu sur le site. Les pourparlers se poursuivent actuellement
pour formaliser un accord durable satisfaisant pour l'employeur et les
employés, condition sine qua non à une reprise totale et normale du trafic sur
cet axe routier stratégique.
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