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vendredi 10 avril 2026

UDPS/Tshisekedi : la Commission de révision des statuts alerte sur l’impasse du Congrès et appelle à une issue urgente

Dans une correspondance datée du 8 avril 2026, des membres de la Commission de révision des statuts de l’UDPS/Tshisekedi tirent la sonnette d’alarme face à l’enlisement du processus devant conduire au Congrès du parti, jugé crucial pour préserver son unité et sa crédibilité.

Un processus de Congrès à l’arrêt

Les signataires de la lettre expriment leur vive inquiétude quant au blocage du processus menant à la tenue du Congrès, pourtant voulu par la Haute Autorité de Référence du parti. Initialement prévu pour la première quinzaine de décembre 2025, ce rendez-vous stratégique tarde à se concrétiser, plongeant la formation politique dans une incertitude préoccupante.

Des décisions controversées qui fragilisent le climat interne

La Commission dénonce notamment la suspension de certains membres de l’Exécutif national, jugée inopportune dans un contexte déjà fragile. Selon elle, ces actes accentuent les tensions internes et compromettent davantage la cohésion du parti.

Les auteurs de la correspondance insistent sur le caractère « sacré » des directives émises par la Haute Autorité de Référence. Celles-ci prévoyaient un retour au statu quo ante, incluant la réinstallation du député Augustin Kabuya au poste de Secrétaire général, ainsi qu’une collaboration étroite avec le Secrétaire général adjoint Déo Bizibu pour conduire le processus du Congrès.

Dérives organisationnelles et insécurité dénoncées

Le document pointe également une dégradation du climat organisationnel et sécuritaire. Des agressions physiques contre certains cadres, ainsi que l’éviction jugée arbitraire de responsables de leurs bureaux, sont évoquées comme des signes d’un dysfonctionnement profond au sein du parti.

Les membres de la Commission rappellent que les résolutions de la Convention démocratique du parti (CDP) du 11 août 2024 restent, à ce jour, le seul socle juridique valide. Ils soulignent que seul le Congrès, en tant qu’organe souverain, peut modifier l’architecture dirigeante du parti, mettant en garde contre toute initiative en dehors de ce cadre.

Crainte d’un vide politique et d’une transition de fait

Face à l’inertie du Comité de suivi, les signataires redoutent un enlisement prolongé pouvant déboucher sur un vide politique. Ils évoquent le risque d’une « transition » informelle, susceptible de contourner le débat démocratique interne et de fragiliser davantage le parti.

Malgré ces tensions, les membres de la Commission réitèrent leur attachement au leadership de la Haute Autorité de Référence, saluant son rôle dans la préservation de l’unité nationale face aux défis sécuritaires et politiques du pays.

Des pistes de sortie pour éviter la crise

Pour sortir de l’impasse, la Commission appelle à la fixation urgente et définitive d’une nouvelle date pour un Congrès inclusif ; l’arrêt des suspensions et manœuvres jugées dilatoires ; la mobilisation des militants pour préserver l’intégrité du processus.

En conclusion, les signataires insistent sur la tenue du Congrès qui ne constitue plus une option, mais une nécessité vitale pour la survie de l’UDPS/Tshisekedi. Ils exhortent les « Combattantes et Combattants » à faire preuve de vigilance afin d’empêcher toute tentative de sabotage du processus engagé.

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