Dans
une correspondance datée du 8 avril 2026, des membres de la Commission de
révision des statuts de l’UDPS/Tshisekedi tirent la sonnette d’alarme face à
l’enlisement du processus devant conduire au Congrès du parti, jugé crucial
pour préserver son unité et sa crédibilité.
Un
processus de Congrès à l’arrêt
Les
signataires de la lettre expriment leur vive inquiétude quant au blocage du
processus menant à la tenue du Congrès, pourtant voulu par la Haute Autorité de
Référence du parti. Initialement prévu pour la première quinzaine de décembre
2025, ce rendez-vous stratégique tarde à se concrétiser, plongeant la formation
politique dans une incertitude préoccupante.
Des
décisions controversées qui fragilisent le climat interne
La
Commission dénonce notamment la suspension de certains membres de l’Exécutif
national, jugée inopportune dans un contexte déjà fragile. Selon elle, ces
actes accentuent les tensions internes et compromettent davantage la cohésion
du parti.
Les
auteurs de la correspondance insistent sur le caractère « sacré » des
directives émises par la Haute Autorité de Référence. Celles-ci prévoyaient un
retour au statu quo ante, incluant la réinstallation du député Augustin Kabuya
au poste de Secrétaire général, ainsi qu’une collaboration étroite avec le
Secrétaire général adjoint Déo Bizibu pour conduire le processus du Congrès.
Dérives
organisationnelles et insécurité dénoncées
Le
document pointe également une dégradation du climat organisationnel et
sécuritaire. Des agressions physiques contre certains cadres, ainsi que
l’éviction jugée arbitraire de responsables de leurs bureaux, sont évoquées
comme des signes d’un dysfonctionnement profond au sein du parti.
Les
membres de la Commission rappellent que les résolutions de la Convention
démocratique du parti (CDP) du 11 août 2024 restent, à ce jour, le seul socle
juridique valide. Ils soulignent que seul le Congrès, en tant qu’organe
souverain, peut modifier l’architecture dirigeante du parti, mettant en garde
contre toute initiative en dehors de ce cadre.
Crainte
d’un vide politique et d’une transition de fait
Face
à l’inertie du Comité de suivi, les signataires redoutent un enlisement
prolongé pouvant déboucher sur un vide politique. Ils évoquent le risque d’une
« transition » informelle, susceptible de contourner le débat démocratique
interne et de fragiliser davantage le parti.
Malgré
ces tensions, les membres de la Commission réitèrent leur attachement au
leadership de la Haute Autorité de Référence, saluant son rôle dans la
préservation de l’unité nationale face aux défis sécuritaires et politiques du
pays.
Des
pistes de sortie pour éviter la crise
Pour
sortir de l’impasse, la Commission appelle à la fixation urgente et définitive
d’une nouvelle date pour un Congrès inclusif ; l’arrêt des suspensions et
manœuvres jugées dilatoires ; la mobilisation des militants pour préserver
l’intégrité du processus.
En
conclusion, les signataires insistent sur la tenue du Congrès qui ne constitue
plus une option, mais une nécessité vitale pour la survie de l’UDPS/Tshisekedi.
Ils exhortent les « Combattantes et Combattants » à faire preuve de vigilance
afin d’empêcher toute tentative de sabotage du processus engagé.
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