Les
conseillers communaux élus de la République Démocratique du Congo ont exprimé
leur satisfaction à la suite des mesures prises par le Vice-premier ministre en
charge de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières,
Jacquemain Shabani Lukoo Bihango. Ils estiment que cette note circulaire vient
consolider la démocratie à la base et clarifier les relations entre les
exécutifs communaux et les organes délibérants.
Une
clarification attendue après deux ans de flottement
Dans
une déclaration, le président des conseillers communaux de la RDC, Willy
Nzembela, évoque près de deux années marquées par une incompréhension
persistante entre les bourgmestres, nommés et régis par le décret-loi de 1998,
et les conseils communaux, encadrés par la loi organique de 2008 sur les
entités territoriales décentralisées. Une cohabitation juridique jugée confuse,
voire contradictoire, qui a freiné le bon fonctionnement des communes.
Pour
Willy Nzembela, les mesures prises par l’autorité de tutelle permettent
désormais de « mettre de la lumière » dans la gestion locale, en définissant
clairement les rôles et responsabilités de chaque organe.
Un
appel à une collaboration harmonieuse
Les
conseillers communaux appellent les bourgmestres et les membres des conseils à
saisir cette opportunité pour instaurer une collaboration constructive, au
service des populations. Ils insistent sur la nécessité de répondre aux
attentes des citoyens, notamment en matière de sécurité et de développement
local.
« La
sécurité doit être une priorité au niveau local, tout comme le développement à
la base, qui repose sur une coopération efficace entre les institutions
communales », ont-ils souligné.
Tout
en saluant les avancées, les conseillers communaux rappellent l’importance
d’organiser les élections des bourgmestres et des conseillers urbains afin de
parachever le processus de décentralisation. Ils appellent la Commission
électorale nationale indépendante (CENI) à revoir à la baisse le coût global de
ces scrutins pour en faciliter la tenue dans les meilleurs délais.
À
titre illustratif, ils affirment avoir déjà organisé, sans appui financier de
l’État, les élections des bureaux dans 114 conseils communaux, sans
contestation majeure et à moindre coût.
Les
élus locaux exhortent également le gouvernement à doter les entités
territoriales des moyens nécessaires pour leur fonctionnement. Selon eux, une
meilleure allocation des ressources, combinée à l’organisation effective des
élections locales, permettra de renforcer la gouvernance de proximité et de
répondre efficacement aux besoins des populations.
En
attendant, les conseillers communaux se disent déterminés à accompagner les
efforts des autorités nationales pour faire avancer la décentralisation, un
chantier prioritaire porté par le Président de la République.
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