La route nationale numéro un (RN1), principal corridor reliant Kinshasa au Kongo Central, se détériore progressivement sur le tronçon compris entre Mbanza-Ngungu et Lukala. Malgré le paiement systématique du péage par les usagers, l’état de la chaussée suscite de plus en plus d’inquiétudes.
Des nids de poule persistants malgré les travaux
Sur plusieurs sections, les nids de poule se multiplient, rendant la circulation difficile et risquée. Pourtant, des travaux sont en cours depuis quelque temps. Entre Lukala et Kwilu-Ngongo, des buses ont notamment été installées pour améliorer l’évacuation des eaux de pluie. Des efforts visibles, mais jugés insuffisants face à la dégradation globale de la route.
Des épaves abandonnées, un danger permanent
Autre source de préoccupation : la présence d’épaves de véhicules accidentés abandonnées sur la chaussée ou à ses abords. Ces carcasses constituent un véritable piège pour les automobilistes, surtout en l’absence d’un service chargé de leur évacuation rapide. Plusieurs usagers dénoncent un laisser-aller qui met en danger la vie des conducteurs et des passagers.
Embouteillages et absence d’assistance routière
La RN1, limitée à deux voies (aller-retour), est régulièrement sujette à des embouteillages. Ceux-ci sont souvent causés par des pannes ou des accidents, aggravés par l’absence d’un dispositif d’intervention efficace pour fluidifier le trafic. Dans certains cas, les automobilistes passent des heures à attendre le dégagement de la voie.
Kasangulu : des travaux sans déviation
À
Kasangulu, où des travaux de réhabilitation sont en cours, la situation est
encore plus compliquée. Aucune voie de déviation n’a été aménagée, obligeant
les véhicules à circuler alternativement sur une seule bande. Une organisation
qui ralentit fortement le trafic et accentue les désagréments pour les usagers.
Un contraste décrié avec Kinshasa
Pendant
ce temps, à Kinshasa, des opérations de remorquage ciblent régulièrement des
véhicules en bon état pour des cas de stationnement jugé irrégulier. Une
pratique que certains conducteurs estiment plus lucrative qu’efficace, surtout
lorsqu’on la compare à l’absence d’intervention sur les épaves abandonnées le
long de la RN1.
Face
à cette situation, de nombreux usagers appellent les autorités à renforcer
l’entretien de cet axe stratégique, à améliorer la gestion des incidents
routiers et à garantir un meilleur usage des recettes issues du péage.
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