La
clôture du mois de la femme a été marquée le 9 avril 2026 à Kinshasa par un
panel du Réseau des femmes ménopausées d’Afrique (RFMA), axé sur le bilan, les
perspectives et les actions concrètes en faveur de l’autonomisation des femmes.
« Les
retombées du mois de la femme : bilan, perspectives et actions pour une
autonomisation réelle ». C’est autour de ce thème que le Réseau des femmes
ménopausées d’Afrique a organisé un panel consacré au business et au leadership
féminin, à l’occasion de la cérémonie officielle de clôture du mois dédié aux
droits des femmes.
Placée
sous le haut patronage du ministère du Genre, Famille et Enfant, cette activité
a réuni plusieurs personnalités, acteurs institutionnels et femmes leaders,
dans une dynamique de réflexion sur l’impact réel des engagements pris en
faveur des femmes.
Clôturer
le mois de la femme, ont souligné les intervenants, ne signifie pas refermer
une parenthèse événementielle, mais plutôt consolider les acquis, capitaliser
les enseignements et transformer les intentions en actions durables.
La
présidente du Réseau, la Docteure Bijoux Moembo Madeleine, a insisté sur la
nécessité de traduire les engagements en résultats tangibles. Selon elle, les
retombées du mois de la femme doivent être visibles dans la vie quotidienne,
notamment à travers un renforcement du leadership féminin dans les sphères de
décision, une meilleure protection contre les violences et une autonomisation
économique réelle.
Elle
a également eu une pensée pour les femmes et jeunes filles de l’Est de la
République démocratique du Congo, confrontées à une insécurité persistante liée
aux conflits armés.
Le
Secrétaire général du Réseau, Richard Masamuna, a pour sa part présenté les
objectifs de la structure, qui œuvre pour la valorisation de la dignité de la
femme mûre à l’échelle panafricaine.
Créé
le 20 mai 2020 par Bijoux Moembo Madeleine, le Réseau vise notamment à
sensibiliser et encadrer les femmes ménopausées, à favoriser la transmission
d’expériences aux jeunes générations et à encourager leur participation active
dans les secteurs clés de la société.
Intervenant
en qualité de parrain, William Makiala Matoma a invité l’assistance à une
réflexion de fond sur l’impact réel du mois de la femme. « S’agit-il d’un
simple rendez-vous annuel ou d’un véritable levier pour la transformation
sociale ? », s’est-il interrogé.
Pour
lui, soutenir cette initiative revient à restaurer la dignité des femmes et à
reconnaître que la ménopause n’est pas une fatalité, mais le début d’une
nouvelle étape de vie. Il a appelé les participants à passer du statut de
spectateurs à celui d’acteurs engagés du changement.
La
Représentant la ministre du Genre, Famille et Enfant a salué cette initiative
et rappelé les thèmes retenus cette année au niveau international, « Droits,
justice et action pour toutes les femmes et les filles », et au niveau
national, « Droits garantis, autonomisation durable pour toutes les femmes et
filles en RDC ».
Elle
a insisté sur la nécessité de traduire ces engagements en actions concrètes et
durables, tout en saluant le leadership du Président de la République,
Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour son implication en faveur de la
promotion des droits des femmes et de la masculinité positive.
Elle
a également rendu hommage à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka,
première femme à occuper cette fonction dans l’histoire du pays, saluant son
engagement dans la mise en œuvre des politiques publiques en faveur des femmes.
Soulignant
l’importance de briser les tabous, elle a rappelé que la ménopause constitue
une étape décisive révélant la maturité, l’expérience et le potentiel d’impact
des femmes dans la société.
Enfin,
au nom de la ministre du Genre, Famille et Enfant, elle a officiellement
déclaré ouverts les travaux des assises, tout en appelant à une mobilisation
collective pour une autonomisation réelle et durable des femmes.
À
travers cette initiative, le Réseau des femmes ménopausées d’Afrique entend
inscrire son action dans la durée, en faisant du mois de la femme non pas une
simple commémoration, mais un véritable catalyseur de changement social.
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