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mardi 21 avril 2026

FRIVAO : vers un nouveau guide pour assainir l’indemnisation des victimes

Le président du Conseil d’administration du FRIVAO, Dismas Kitenge Senga, a reconnu le 20 avril 2026 que les activités du Fonds ont démarré depuis 2021, avec des premières indemnisations effectives dès 2023.

Cependant, il admet que ce processus s’est appuyé sur des documents présentant des insuffisances majeures, notamment en ce qui concerne les critères objectifs d’identification et d’indemnisation des victimes. Ces failles ont conduit à des pratiques non conformes aux standards internationaux.

Un nouveau guide méthodologique en préparation

Pour corriger ces lacunes, une commission a été mise en place avec l’appui du ministère de la Justice afin d’élaborer un guide méthodologique d’identification et d’indemnisation des victimes. Ce document devra répondre à des questions essentielles. Qui peut être considéré comme victime ? Comment identifier les victimes de manière fiable ? Quel type d’indemnisation leur accorder ?

Le futur guide mettra fin à la standardisation des montants jusque-là pratiquée, en introduisant une approche individualisée basée sur les préjudices subis, conformément notamment à l’arrêt de la Cour internationale de Justice.

Face aux accusations de paiement de fausses victimes, le Conseil d’administration annonce un audit approfondi du fichier des bénéficiaires. Deux missions sont en cours : un consultant international chargé d’évaluer la gouvernance du Fonds ; un cabinet spécialisé chargé d’auditer la base de données des victimes.

Ces travaux permettront d’identifier les victimes réelles, les fausses victimes, ainsi que les cas fictifs. Les mesures à prendre, notamment la récupération éventuelle des fonds indûment perçus, dépendront des recommandations issues de ces audits.

Pour éviter toute récidive, le FRIVAO mise sur une démarche inclusive. L’élaboration du nouveau guide implique les autorités publiques, la société civile, les représentants des victimes, ainsi que des institutions comme la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH). Ce processus participatif vise à garantir la transparence, la redevabilité et le contrôle citoyen dans la mise en œuvre des indemnisations.

Un appel à la patience des victimes

Alors que les victimes expriment leur impatience, notamment à Kisangani, Dismas Kitenge appelle à la patience. « Nous devons aller lentement mais sûrement », a-t-il insisté, soulignant la nécessité de concilier célérité et rigueur pour éviter de nouvelles irrégularités.

Il rassure toutefois que le processus est en cours de relance et que, dans un délai raisonnable — estimé à moins de trois mois —, les véritables victimes pourront accéder à une indemnisation juste, transparente et conforme aux normes internationales.


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