Les
agents impayés de la DGRK/Maluku ont adressé, le 9 avril 2026, un mémorandum à
l’attention du président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Dans ce
document, ils expriment leur vive consternation face à ce qu’ils qualifient
d’injustices persistantes de la part de la direction générale.
Ils
dénoncent notamment la privation de leurs salaires pour les mois de décembre
2025, janvier, février et mars 2026, ainsi que l’absence de la ration
alimentaire de fin d’année 2025 et de la prime liée à la grande échéance
fiscale 2026.
Les agents précisent que l’effectif réel de la DGRK/Maluku s’élève à 154 agents, contrairement aux 250 avancés par un chargé de mission. Après le décès de deux agents en 2025 et l’affectation de quatre autres, l’effectif actif est ramené à 148 agents.
Parmi eux, 88 relèvent du CRF (impôts) et 60 du BCO (taxes). Sur cet ensemble, 96 agents sont impayés, contre 52 qui continuent de percevoir leurs salaires. Les agents dénoncent une situation opaque, marquée par l’absence totale d’informations sur leur statut administratif ou d’éventuelles sanctions disciplinaires.
Des agents maintenus au travail sans rémunération
Malgré
cette situation, les concernés affirment avoir continué à se présenter
régulièrement au travail, y compris durant la période de la grande échéance
fiscale 2026. Ils indiquent que leur présence est attestée par les rapports
transmis par les chefs de bureaux du CRF et du BCO. Ils s’interrogent ainsi sur
les raisons de cette mise à l’écart salariale sans notification officielle,
qu’ils jugent contraire aux dispositions légales en vigueur.
Les agents évoquent des conséquences dramatiques sur leurs conditions de vie. Selon eux, plusieurs familles sont plongées dans une précarité accrue, marquée notamment par des loyers impayés, des difficultés d’accès aux soins de santé et la déscolarisation des enfants. Ils déplorent cette situation d’autant plus qu’ils ont contribué à la mobilisation des recettes publiques au même titre que leurs collègues régulièrement payés.
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