Un
vent violent survenu dans la nuit du 8 au 9 avril 2026 a causé d’importants
dégâts matériels à l’École primaire catholique Kimbami, située dans le secteur
de Balari, territoire de Luozi (Kongo-Central), plongeant élèves et enseignants
dans une situation critique.
Des
infrastructures lourdement endommagées
Selon
le directeur de l’établissement, Olivier Kuelatuka, plusieurs toitures ont été
emportées par la tempête. Le bilan fait état d'un bâtiment scolaire détruit (40
mètres, comprenant 5 salles de classe sur 9), deux dortoirs de filles
endommagés, cinq bureaux administratifs et six anciens bureaux touchés, trois
maisons de passage et quatre maisons d’habitation affectées, ainsi qu’une
habitation d’enseignant gravement endommagée.
Le
village voisin de Mutanga Léo n’a pas été épargné, avec au moins trois maisons
également détruites. Aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée, fort
heureusement, les élèves étant en période de vacances au moment du drame.
Une
école vétuste fragilisée par le temps
Fondée
en 1953, l’école primaire Kimbami fait face à un vieillissement avancé de ses
infrastructures. Si les murs restent encore solides, les toitures, en tôles
fortement dégradées, sont aujourd’hui la principale faiblesse des bâtiments.
« Ces
constructions datent pour certaines de l’époque coloniale. Les toitures sont
dans un état de délabrement très avancé », a expliqué le directeur Olivier
Kuelatuka.
Malgré
des efforts locaux, notamment la réhabilitation en 2022 d’un ancien bâtiment
grâce à l’appui d’une bienfaitrice, Maman Néfertiti Ngudianza Kisula, ainsi que
de la communauté et des anciens élèves, les besoins restent énormes.
237
élèves désormais sans abri scolaire
L’établissement
compte 237 élèves encadrés par dix agents, dont neuf enseignants et le
directeur, pour seulement neuf salles de classe. Avec la destruction d’une
grande partie des infrastructures, une partie importante des élèves se retrouve
aujourd’hui sans salles de cours.
À
l’approche de la fin de l’année scolaire et des épreuves certificatives,
l’inquiétude est grande. « Nous ne savons pas comment organiser les cours ni
préparer les enfants dans ces conditions. C’est toute une génération qui risque
d’être sacrifiée », alerte Olivier Kuelatuka.
Appel
urgent à la solidarité et aux autorités
Face
à cette situation, la direction de l’école lance un appel pressant à l’aide
auprès des autorités provinciales, des élus, des anciens élèves et de toute
personne de bonne volonté. Des démarches avaient déjà été entreprises auprès
des autorités provinciales, sans suite concrète jusqu’à ce jour, malgré des
promesses d’intervention.
«
Nous appelons à l’unité des forces pour reconstruire l’école et redonner espoir
à ces enfants », a insisté le directeur Kuelatuka.
Alors
que certaines initiatives locales commencent timidement à émerger, l’ampleur
des dégâts nécessite une intervention rapide et coordonnée. La réhabilitation
des toitures apparaît comme une priorité absolue pour permettre la reprise
normale des activités scolaires.
En
attendant, l’école Kimbami reste à ciel ouvert, symbole d’un système éducatif
fragilisé, mais aussi d’une communauté qui espère encore un élan de solidarité.
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