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samedi 25 avril 2026

Kinshasa encadre les “Wewa” : nouvelles règles face aux dérives du transport à moto

Le secteur de transport en moto est en plein essor dans la ville de Kinshasa mais également à risque. Un député provincial propose un Edit portant des restrictions strictes pour les conducteurs et passagers. Il propose la sécurité routière et au renforcement des sanctions pour que cette catégorie des transporteurs respecte le Code de la route.

Les autorités provinciales devraient durcir le ton face aux dérives observées dans le transport à moto, communément appelé “Wewa”. Un nouvel édit, porté par le député provincial Nicolas Wemakoy, fixe désormais des règles strictes pour encadrer cette activité devenue incontournable dans la capitale congolaise.

Un secteur en plein essor mais à risque

Très prisé pour sa rapidité et son accessibilité, le transport à moto s’est imposé comme une solution face aux embouteillages chroniques dans la ville de Kinshasa. Cependant, il est aussi pointé du doigt pour ses nombreux abus, notamment le non-respect du Code de la route, la surcharge de passagers, la conduite dangereuse, voire l’implication dans des actes criminels tels que vols à l’arraché ou facilitation de fuite après des braquages.

Les accidents impliquant des motos-taxis sont également fréquents, souvent liés à l’excès de vitesse, à l’absence d’équipements de protection ou à la conduite sous l’influence de l’alcool.

Le nouvel encadrement interdit désormais le transport de certaines catégories de personnes, notamment les femmes enceintes à terme, les enfants de moins de 12 ans non accompagnés et les personnes en état d’ivresse sans assistance.

Par ailleurs, l’activité de conducteur de “Wewa” est interdite aux militaires, policiers, fonctionnaires, mineurs et étrangers, dans le but de mieux réguler le secteur et d’identifier clairement les opérateurs autorisés. 

Sécurité routière et sanctions renforcées

Les conducteurs devront se conformer strictement aux règles de circulation entre autres au respect du Code de la route, à la limitation de vitesse, à l’interdiction de conduire sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants, et au respect du nombre de passagers autorisé.

Parmi les obligations figurent également la détention de documents en règle (permis de conduire, assurance, contrôle technique, autorisation de transport) ainsi que le port obligatoire du casque et d’un gilet d’identification. Chaque moto devra disposer de deux casques, un pour le conducteur et un pour le passager.

En cas d’infraction, les sanctions prévues vont de 20.000 à 1.000.000 de francs congolais, avec des peines de prison pouvant aller jusqu’à 30 jours. Des sanctions plus lourdes sont prévues en cas de récidive.

Ce nouvel édit entrera en vigueur 90 jours après sa promulgation par le gouverneur de la ville de Kinshasa, laissant ainsi un délai d’adaptation aux conducteurs. Les autorités espèrent pouvoir, à travers ces mesures, réduire l’insécurité routière et assainir un secteur vital mais longtemps resté peu réglementé.

 


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