Plusieurs
agents de la Division urbaine des transports de la ville de Kinshasa commis au
contrôle des documents de bord au niveau du Pont Cabu ont été interpellés,
mercredi 29 avril 2026, pour des faits présumés de tracasseries visant des
usagers pourtant en règle.
La
situation a été mise au jour à la suite d’une descente surprise du commissaire
provincial de la Police nationale congolaise (PNC) ville de Kinshasa, le
commissaire divisionnaire Israël Kantu Bakulu.
Sur
place, il a découvert un poste de police détourné de sa mission, transformé en
un espace de verbalisation abusive, voire d’extorsion. Selon les premières
constatations, certains agents de la Division urbaine des transports de la
ville de Kinshasa agissaient en connivence avec des éléments de la Police de
circulation routière (PCR), dont plusieurs ont pris la fuite à l’arrivée du
chef de la police kinoise.
Ce
carrefour, devenu au fil du temps un point noir décrié par les conducteurs,
faisait déjà l’objet de nombreuses plaintes. Malgré des instructions fermes
données le 11 avril 2026 pour mettre fin à ces pratiques, les abus auraient
persisté, voire été renforcés.
Face
à ce constat, le commissaire provincial de la Police ville de Kinshasa a
ordonné l’arrestation des agents impliqués ainsi que la saisie de leurs
équipements, en vue d’une enquête approfondie. Il a rappelé avec insistance que
les postes de police ne sauraient en aucun cas être transformés en lieux
d’extorsion au détriment de la population.
Présents
lors de cette intervention, plusieurs Kinois ont salué cette action, tout en
appelant les autorités à étendre ces contrôles à d’autres points de la capitale
où des pratiques similaires sont régulièrement dénoncées.
« On
m’a infligé une amende injustifiée »
Parmi
les victimes, un conducteur raconte « qu'au niveau de Pont Cabu, un agent m’a
demandé tous les documents de mon véhicule. Je les ai présentés sans problème.
Mais après un appel, on m’a affirmé que ma vignette n’était pas valide, alors
que mon véhicule a été mis en circulation en juin 2025. On m’a exigé d’acheter
une vignette pour une période antérieure, ce qui n’a aucun sens. Ensuite, on
m’a imposé une amende de 10.500.000 francs congolais, tout en me demandant de
payer encore la vignette.
J’ai
demandé des explications et un document officiel, mais aucune réponse claire ne
m’a été donnée. J’ai même tenté de revenir plus tard, sans succès. Finalement,
grâce à l’intervention d’un responsable, j’ai pu être remboursé.
Ce
genre de pratiques ne doit pas salir l’image de toute la police. Ce sont des
cas isolés, mais ils doivent être sanctionnés. J’appelle à plus de transparence
dans les contrôles, car ces abus pénalisent injustement les citoyens ».
Cette opération marque un signal fort des autorités contre les dérives constatées sur les axes routiers de la capitale, dans un contexte où la lutte contre les tracasseries administratives demeure une priorité affichée.
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