À
l’Est de la République Démocratique du Congo, la nomination de James Swan comme
nouveau chef de la MONUSCO suscite à la fois espoir et fortes attentes.
Désigné le 5 mars 2026 par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, en remplacement de Bintou Keita, ce diplomate chevronné, fort de plus de 30 ans d’expérience et ancien ambassadeur des États-Unis à Kinshasa, arrive dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu.
Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, les populations continuent de faire face à des violences persistantes. Pour Christian Kalamo, acteur de la société civile à Karisimbi, cette nouvelle étape doit marquer un tournant que « nous saluons cette arrivée, mais nous attendons un changement réel sur le terrain ».
La
société civile appelle ainsi à une protection effective des civils, une
présence accrue dans les zones à haut risque, et des interventions rapides face
aux menaces.
Elle insiste également sur la nécessité d’une collaboration sincère avec les Forces armées de la République Démocratique du Congo et d’un dialogue permanent avec les acteurs locaux.
Après
des années de présence onusienne, de la MONUC à la MONUSCO, le constat reste
préoccupant : les groupes armés se sont multipliés et les résultats peinent à
convaincre.
D’où
une exigence qui est de passer des promesses aux actions visibles.
Pour
la société civile, la mission dirigée par James Swan apparaît comme une
opportunité, mais aussi une ultime chance de restaurer la confiance, avec une
priorité absolue, celle d'assurer la sécurité des populations et amorcer un
retour durable à la paix.
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