APO

vendredi 10 avril 2026

RDC : James Swan à la tête de la MONUSCO, la société civile exige des résultats concrets

À l’Est de la République Démocratique du Congo, la nomination de James Swan comme nouveau chef de la MONUSCO suscite à la fois espoir et fortes attentes.

Désigné le 5 mars 2026 par le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, en remplacement de Bintou Keita, ce diplomate chevronné, fort de plus de 30 ans d’expérience et ancien ambassadeur des États-Unis à Kinshasa, arrive dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu.

Dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, les populations continuent de faire face à des violences persistantes. Pour Christian Kalamo, acteur de la société civile à Karisimbi, cette nouvelle étape doit marquer un tournant que « nous saluons cette arrivée, mais nous attendons un changement réel sur le terrain ».

La société civile appelle ainsi à une protection effective des civils, une présence accrue dans les zones à haut risque, et des interventions rapides face aux menaces.

Elle insiste également sur la nécessité d’une collaboration sincère avec les Forces armées de la République Démocratique du Congo et d’un dialogue permanent avec les acteurs locaux.

Après des années de présence onusienne, de la MONUC à la MONUSCO, le constat reste préoccupant : les groupes armés se sont multipliés et les résultats peinent à convaincre.

D’où une exigence qui est de passer des promesses aux actions visibles.

Pour la société civile, la mission dirigée par James Swan apparaît comme une opportunité, mais aussi une ultime chance de restaurer la confiance, avec une priorité absolue, celle d'assurer la sécurité des populations et amorcer un retour durable à la paix.


Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire