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samedi 11 avril 2026

Les Conseils Communaux dénoncent un traitement discriminatoire dans la gestion des fonds publics

Le Coordonnateur national des conseillers communaux de la RDC Willy Nzembela, accompagné du président de la Commission de suivi et de paie des Conseillers communaux, Blondel Mazebo, ainsi que du vice-président Cédric Tumusifu et du rapporteur Bonheur Mayamba, ont adressé le 30 mars 2026 une correspondance de dénonciation à la Première ministre Judith Suminwa.
Cette lettre met en lumière ce qu’ils qualifient de traitement discriminatoire et de prélèvements irréguliers sur les fonds publics destinés aux Conseils communaux.

Des amputations injustifiées des enveloppes de fonctionnement

Selon la lettre, depuis l’année précédente, les Conseils communaux subissent des réductions répétées et injustifiées de leurs enveloppes mensuelles de fonctionnement. Ces coupes, soulignent les auteurs, sont contraires au principe d’égalité entre les institutions provinciales, toutes censées bénéficier de la rétrocession légale de 40 % des recettes à caractère national.

Ils dénoncent une inégalité flagrante dans la répartition des fonds publics, soulignant que les Assemblées provinciales, les Entités Territoriales Décentralisées (ETD) et les gouvernements provinciaux ne sont pas concernés par de telles réductions.

Cinq milliards de francs congolais retranchés en 2026

Les signataires s’alarment particulièrement d’un nouveau prélèvement de plus de cinq milliards de francs congolais effectué sur les fonds du mois en cours, en contradiction avec les engagements du ministère du Budget.
Ils estiment que cette situation soulève de sérieuses présomptions d’irrégularités financières et de mauvaise gouvernance au sein du ministère des Finances.

Une demande urgente de suspension des paiements

Face à ces irrégularités présumées, les responsables communaux demandent la suspension immédiate du processus de paie du mois de janvier à la Banque Centrale du Congo, en attendant que toute la lumière soit faite sur l’origine et la régularité des prélèvements constatés.
Ils soulignent que ces pratiques entravent gravement le bon fonctionnement des Conseils communaux et violent les principes de transparence, d’équité et de légalité dans la gestion des finances publiques.

Des exigences claires pour rétablir la justice

Dans leur correspondance, les signataires formulent plusieurs revendications précises :

  • L’ouverture d’une enquête administrative et financière indépendante ;
  • La clarification du sort des montants prélevés ;
  • L’établissement des responsabilités et des sanctions légales ;
  • La restitution intégrale des fonds indûment prélevés.

Appel à l’intervention du Président de la République

Enfin, les Conseils communaux sollicitent l’implication personnelle de la Première ministre et appellent le Président de la République, en sa qualité de garant du bon fonctionnement des institutions, à se saisir de ce dossier aux implications institutionnelles majeures.
Ils réaffirment leur attachement à l’État de droit et réclament avec fermeté justice, équité et respect de leurs droits institutionnels.


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