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vendredi 10 avril 2026

Haut-Katanga : 346 ex-agents d’Abarikani réclament 12 mois d’indemnités après leur licenciement

346 anciens agents de l’entreprise Abarikani se sont rendus le mardi 31 mars 2026 au siège de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, à Lubumbashi, pour revendiquer leurs droits sociaux après leur licenciement. Ces travailleurs, désormais sans emploi, dénoncent une situation qu’ils jugent injuste et interpellent les autorités sur l’urgence de leur dossier.

Un licenciement massif contesté

Licenciés depuis le 31 janvier 2026 à la suite de la résiliation d’un contrat qui devait initialement courir jusqu’en 2029, ces agents affirment avoir été remerciés sans bénéficier des compensations prévues par la loi. Ils pointent particulièrement le non-respect de l’arrêté ministériel signé le 23 janvier 2026 autorisant les licenciements pour motif économique.

L’article 2 au cœur des revendications

Au centre du litige figure l’article 2 de cet arrêté, qui prévoit le paiement d’indemnités transactionnelles équivalentes à 12 mois de salaire. Selon les représentants des ex-agents, cette disposition n’a jamais été appliquée depuis sa signature, laissant des centaines de familles dans une précarité grandissante.

Les manifestants appellent à l’implication directe du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi que de la Première ministre, du ministre de l’Emploi, des autorités provinciales et des dirigeants des entreprises concernées, notamment leur ancien partenaire TFM.

Ils exigent soit le paiement immédiat de leurs indemnités, soit, à défaut, l’annulation de la décision de licenciement et leur réintégration.

L’Assemblée provinciale promet son implication

Présent lors de cette mobilisation, le président de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, Michel Kabu Mwamba, a prêté une oreille attentive aux doléances des manifestants. Il a promis l’implication de l’organe délibérant pour tenter de trouver une issue favorable, rappelant la nécessité de garantir les droits de tous les citoyens sans distinction.

Depuis leur licenciement, ces 346 ex-agents vivent dans une situation socio-économique difficile, sans revenus ni perspectives immédiates. Malgré tout, leur démarche s’est déroulée dans un climat apaisé et empreint d’espoir, les concernés attendant désormais des actes concrets de la part des autorités compétentes.

Ils préviennent toutefois que sans solution rapide, d’autres actions pourraient être envisagées pour faire valoir leurs droits.


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