346
anciens agents de l’entreprise Abarikani se sont rendus le mardi 31 mars 2026
au siège de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga, à Lubumbashi, pour
revendiquer leurs droits sociaux après leur licenciement. Ces travailleurs,
désormais sans emploi, dénoncent une situation qu’ils jugent injuste et
interpellent les autorités sur l’urgence de leur dossier.
Un
licenciement massif contesté
Licenciés
depuis le 31 janvier 2026 à la suite de la résiliation d’un contrat qui devait
initialement courir jusqu’en 2029, ces agents affirment avoir été remerciés
sans bénéficier des compensations prévues par la loi. Ils pointent
particulièrement le non-respect de l’arrêté ministériel signé le 23 janvier
2026 autorisant les licenciements pour motif économique.
L’article
2 au cœur des revendications
Au
centre du litige figure l’article 2 de cet arrêté, qui prévoit le paiement
d’indemnités transactionnelles équivalentes à 12 mois de salaire. Selon les
représentants des ex-agents, cette disposition n’a jamais été appliquée depuis
sa signature, laissant des centaines de familles dans une précarité
grandissante.
Les
manifestants appellent à l’implication directe du Président de la République,
Félix-Antoine Tshisekedi, ainsi que de la Première ministre, du ministre de
l’Emploi, des autorités provinciales et des dirigeants des entreprises
concernées, notamment leur ancien partenaire TFM.
Ils
exigent soit le paiement immédiat de leurs indemnités, soit, à défaut,
l’annulation de la décision de licenciement et leur réintégration.
L’Assemblée
provinciale promet son implication
Présent
lors de cette mobilisation, le président de l’Assemblée provinciale du
Haut-Katanga, Michel Kabu Mwamba, a prêté une oreille attentive aux doléances
des manifestants. Il a promis l’implication de l’organe délibérant pour tenter
de trouver une issue favorable, rappelant la nécessité de garantir les droits
de tous les citoyens sans distinction.
Depuis
leur licenciement, ces 346 ex-agents vivent dans une situation socio-économique
difficile, sans revenus ni perspectives immédiates. Malgré tout, leur démarche
s’est déroulée dans un climat apaisé et empreint d’espoir, les concernés
attendant désormais des actes concrets de la part des autorités compétentes.
Ils
préviennent toutefois que sans solution rapide, d’autres actions pourraient
être envisagées pour faire valoir leurs droits.
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