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lundi 14 janvier 2013

Orange et Baidu signent un partenariat exclusif pour codévelopper un navigateur mobile amélioré en Afrique et au Moyen-Orient

Ce partenariat exclusif est destiné à développer l’usage de la data sur mobile dans les pays où la demande pour les smartphones et l’internet mobile est en croissance

• Pour son premier accord global avec un opérateur, Baidu a choisi de signer un partenariat exclusif avec Orange afin de co-développer un navigateur mobile amélioré destiné aux marchés émergents
 
• Ce nouveau navigateur, développé en arabe, en anglais, et bientôt en Français, sera préinstallé et disponible en téléchargement en 2013 sur les terminaux Android dans les pays d’Afrique où Orange est opérateur
 
• La demande pour les smartphones et l’internet mobile est en croissance en Afrique et au Moyen-Orient – en Égypte, Orange a vu la demande de terminaux Android doubler au deuxième semestre 2012.
 
• Le navigateur Orange-Baidu permettra aux utilisateurs de naviguer plus facilement sur internet, grâce notamment aux capacités de compression de données qu’il offre et à son interface ergonomique donnant un accès immédiat aux services et applications web.
 
Paris, France, 14 janvier 2013 - Orange a signé un partenariat stratégique exclusif avec l’entreprise chinoise Baidu, acteur majeur de l’internet, pour développer un navigateur mobile à destination des utilisateurs de smartphone en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie (AMEA). Ce partenariat constitue le premier accord entre l’entreprise Baidu et un opérateur international, et correspond à l’objectif commun d’Orange et de Baidu de rendre l’internet mobile accessible dans tous les marchés émergents.
L’usage de l’internet mobile en Afrique est en croissance rapide, accompagné par le déploiement des réseaux 3G par Orange et la commercialisation de smartphones de plus en plus abordables. Les utilisateurs basculent ainsi progressivement des terminaux basiques aux smartphones Android peu chers. Orange, dont la base de clients mobiles atteint près de 80 millions de clients en Afrique et au Moyen-Orient, voit la part d’utilisateurs de smartphone augmenter au sein de ce parc, comme en témoigne notamment le doublement de la demande pour les terminaux Android en Égypte au deuxième semestre 2012.
Le nouveau navigateur mobile Orange et Baidu propose une interface à la fois simple et personnalisable pour les utilisateurs en Afrique et au Moyen-Orient, leur permettant d’accéder facilement à des applications web et des services internet propres à Baidu et Orange, ainsi qu’à des services comme Wikipedia, Facebook ou encore Twitter. Les utilisateurs peuvent ainsi bénéficier d’une nouvelle interface fonctionnellement riche permettant un accès en un clic à leurs services préférés locaux et internationaux. Leur navigation sur internet sera également plus rapide et plus fluide comparée aux autres navigateurs, réduisant considérablement la consommation de données selon leur nature (de 30 à 90 %).
Orange et Baidu ont développé ce navigateur en arabe et en anglais, et le lancent aujourd’hui pour la première fois en Égypte. Les deux entreprises travaillent désormais au lancement de la version française, destinée aux pays francophones d’Afrique et du Moyen-Orient où Orange est présent.
Marc Rennard, directeur exécutif d’Orange en charge de la zone Afrique, Moyen-Orient et Asie, a déclaré à cette occasion : « L’appétence des consommateurs pour les services liés à l’internet mobile est très forte en Afrique. Le prix et la disponibilité ont pu représenter des barrières pour ce marché jusqu’à maintenant. En nous associant à des entreprises innovantes comme Baidu, nous apportons des solutions sur-mesure qui permettent à nos clients d’accéder à tous les services qu’ils souhaitent sans faire de compromis sur les fonctionnalités ou la facilité d’utilisation. Grâce aux partenariats que nous avons noués avec des acteurs majeurs comme Wikipédia ou Facebook en Afrique et au Moyen-Orient, nous continuons à innover sur le continent et nous honorons notre engagement de rendre l’internet accessible à tous les clients dans les pays où nous sommes présents. »
Hu Yong, directeur général de Baidu’s International Business Unit, a ajouté : « Le succès de Baidu provient de sa capacité à développer des technologies, des produits et des services qui sont adaptés à la Chine, le plus grand marché émergent du monde. Nous mettons désormais cette expérience à disposition d’autres marchés qui connaissent une croissance rapide. En travaillant avec Orange au Moyen-Orient et en Afrique, Baidu espère apporter une contribution importante à la croissance de cette région en rendant l’internet mobile extrêmement facile d’usage. »

A propos d’Orange
France Télécom-Orange est l’un des principaux opérateurs de télécommunications dans le monde, avec un chiffre d’affaires de 45,3 milliards d’euros en 2011 et 170.000 salariés au 30 septembre 2012, dont 105.000 en France. Présent dans 33 pays, le Groupe servait 227 millions de clients au 30 septembre 2012, dont 169 millions de clients du mobile et 15 millions de clients ADSL et fibre dans le monde. Orange est l’un des principaux opérateurs européens du mobile et de l’accès internet ADSL et l’un des leaders mondiaux des services de télécommunications aux entreprises multinationales, sous la marque Orange Business Services.
Avec son projet d’entreprise « conquêtes 2015 », Orange s’adresse simultanément à ses salariés, à ses clients, à ses actionnaires et plus largement à la société dans laquelle l’entreprise évolue en s’engageant concrètement sur des plans d’actions. Ceux-ci concernent les salariés du Groupe grâce à une nouvelle vision des Ressources Humaines ; les réseaux, avec le déploiement des infrastructures du futur sur lesquelles le Groupe bâtira sa croissance ; les clients, avec l’ambition de leur offrir la meilleure expérience parmi les opérateurs grâce, notamment, à l’amélioration de la qualité de service ; et l’accélération du développement international.

A propos de Baidu
Baidu, Inc. est le moteur de recherche en langue chinoise majeur. En tant qu’entreprise technologique, l’objectif de Baidu est de fournir aux utilisateurs le moyen le plus équitable de trouver ce qu’ils recherchent en ligne. Baidu dessert à la fois les utilisateurs d’Internet et les entreprises, en fournissant à ces dernières une plateforme efficace pour entrer en contact avec des clients potentiels. Les American Depositary Shares de Baidu sont négociées sur le NASDAQ Global Select Market sous le mnémonique “BIDU”. Actuellement, dix ADS représentent une action ordinaire de classe A Baidu.

L’ECC devenue une dictature : l’arbitraire dans la gestion de l’Eglise

A l’origine du protestantisme congolais, c’est l’oeuvre des missionnaires venus de l’Occident à partir de 1878. Ils furent baptistes, méthodistes, presbytériens (Réformés et églises presbytériennes), mennonites, pentecôtistes, disciples du Christ, Assemblées de Dieu, évangéliques, etc. Cette diversité confessionnelle est représentée par trois modèles ecclésiologiques : épiscopal, congrégationaliste et synodal. Ces modèles vivent en harmonie et côte à côte au sein de l’Eglise du Christ au Congo.
Dès ses débuts, l’Eglise du Christ au Congo, l’ensemble des églises protestantes en RDC, fut confrontée aux questions sociales (éducation, santé, …), de droits humains, de violence et d’injustice, de Traites des noirs (esclaves), de l’exploitation abusive des Congolais sous Léopold II, roi de Belgique, et aussi de la colonisation belge.
Elle a été à l’avant-garde de tous les changements qui ont eu lieu dans le pays. Aujourd’hui, le pays est engagé dans un processus de démocratisation, un processus qui souffre encore de ses tares de jeunesse. L’ECC en a une longue expérience qui se justifie surtout par sa longue tradition démocratique fondée sur sa théologie, son organisation et ses pratiques. C’est dans ce processus actuel où l’ECC ne sert malheureusement plus de modèle et sa contribution tarde à se ressentir. Alors qu’au regard des défis toujours renouvelés, l’ECC par ses communautés membres et ses fidèles, devrait « proclamer et vivre la puissance libératrice de l’Evangile de manière crédible. »
Nous prendrons pour exemple, Mgr Marini, actuel « Président National » de l’ECC. Il est né le 30 mars 1938 à Zeu. Après avoir dirigé sa communauté, l’ECC-20è-CECA pendant une dizaine d’années à Bunia, il est élu en 1981 (alors âgé de 41 ans), Vice-Président National de l’ECC par le Synode national à Lubumbashi. Responsabilité qu’il exercera jusqu’en 1998, avant d’être élu comme Président National de l’ECC, en succédant à l’Evêque Bokeleale, admis à la retraite par le Synode national.
Notons que ce dernier avait dirigé cette Eglise de 1969 à 1998, soit pendant 29 ans. De 1998 à ce jour, Mgr Marini excelle dans la violation permanente des textes légaux de l’ECC, voire du pays. Il veut s’éterniser à la tête de l’ECC, comme le fut Mobutu à la tête du Zaïre pendant 32 ans. De 1981 à ce jour, Marini va aussi totaliser 32 ans à la présidence de l’ECC, d’abord comme Vice-Président (17 ans), puis comme Président (15 ans).
L’Eglise du Christ au Congo dans sa configuration actuelle est l’émanation du Conseil Protestant du Congo (Cf. sa personnalité civile obtenue par Ordonnance royale du 23 avril 1941)2. Lors du Synode national tenu à Kinshasa en août 1998, Mgr Marini est élu pour un mandat de 4 ans. A l’approche de la tenue de la XIIIe session ordinaire du Synode national de 2002 au cours de laquelle la fin de son mandat devrait être constatée afin de procéder à l’élection du nouveau Président national, Mgr Marini convoque le Comité Exécutif National en lieu et place du Synode National. Au menu de ces assises, le Comité Exécutif statue sur le vide juridique ainsi constaté par la fin du mandat du Président National de l’ECC et proroge le mandat de deux ans de ce dernier. Et ce, en violation des textes légaux. Car, il n’était pas de la compétence du Comité Exécutif National ni de maintenir le Président National à son poste, moins encore de modifier les textes légaux qui ne peuvent l’être que par la décision du Synode national à la majorité qualifiée de deux tiers de ses membres effectifs ou représentés (Art. 44 du ROI). La loi en la matière ne dit pas le contraire : « Les statuts de l’association sans but lucratif ne peuvent être modifiés que par décision de la majorité des membres effectifs », souligne le Décret-Loi n° 195 du 29 janvier 1999 portant réglementation des associations sans but lucratif et des établissements d’utilité publique.
Selon l’art. B 1 de la Constitution de l’ECC (non modifié et repris dans le Journal Officiel du 1er septembre 2005), le Comité Exécutif National est l’émanation du Synode National. Il a pour mission :
- de décider de la convocation du Synode National ;
- d’étudier et de proposer les dossiers à soumettre à l’examen du Synode National (Ordre du
jour et calendrier) ;
- de décider du lieu et de la date de la tenue du Synode national ;
- de veiller à l’exécution des actes, résolutions et recommandations du Synode national et d’en évaluer l’exécution ;
- d’étudier tous les dossiers qui lui sont soumis par le Président national de l’ECC ;
- de gérer les urgences pendant l’intercession du Synode national et de lui faire rapport ;
- de voter sur proposition du Président National de l’ECC le budget annuel de la Présidence Nationale de l’ECC ;
- d’approuver les comptes annuels certifiés de l’ECC.
Avant de commenter cet article par rapport à la violation des textes régissant l’ECC par le Président actuel de l’ECC, il sied d’interroger les ROI de l’ECC quant aux compétences du Comité Exécutif National. Le ROI reprend textuellement l’art. B 1 de la Constitution en son article 22 en ces termes :
Les compétences et la composition du Comité Exécutif national sont définies à l’article 8, littéras B1 et B2 de la Constitution.
Alors que le mandat du Président National de l’ECC élu en 1998 devant se terminer en 2002, il sera prolongé non par le Synode national, mais plutôt par le Comité Exécutif National. Pour réussir ce coup d’Etat constitutionnel Mgr Marini en complicité avec le CEN acquis à sa cause, évite de convoquer la XIIIe session du Synode National. Les communautés membres de l’ECC, de surcroit les délégués qui s’attendaient à répondre présents à ce grand rendez-vous de l’ECC vont tout simplement être surpris de voir Mgr Marini continuer à diriger leur Eglise comme si de rien n’était. D’ailleurs son prédécesseur, le défunt Evêque Bokeleale réagit en qualifiant cette situation de vide juridique en 2002 et d’imposture.
Alors comment comprendre cela, si ce n’est que par le goût du « pouvoir pour le pouvoir » par Mgr Marini qui le conduit à confondre le pouvoir temporel et la responsabilité spirituelle. En effet, l’année 2002 est marquée par les tractations politiques en vue de la fin des conflits armés et de la partition du pays depuis la guerre d’agression et d’occupation par les pays voisins dont l’Ouganda, le Rwanda, le Burundi, en 1998. La raison évoquée de ne pas faire venir les délégués du Synode national des différentes provinces du pays ne tient pas. Car, deux ans auparavant, soit en 2000, l’Eglise du Christ au Congo en collaboration avec d’autres partenaires oecuméniques avait réussi à organiser à Kinshasa la Consultation Nationale à laquelle avaient pris part les représentants de toutes les couches de la société congolaise, y compris les délégués de l’ECC, même des parties alors « occupées ». La raison se trouvait donc ailleurs, à savoir réunir le CEN facilement manipulable à sa cause. En outre, il fallait qu’à l’amorce de la dernière étape des négociations politiques en Afrique du Sud, Mgr Marini se présente en tant que Président National de l’ECC, afin de prétendre représenter les Protestants à un des postes de responsabilités politiques. Ce qui fut fait. A l’issue des tractations, il sera désigné à Sun City (RSA) comme Président du Sénat de transition, soit de 2003 à 2006.
Propulsé à ce poste, Mgr Marini s’arroge alors le droit de violer la Constitution de l’ECC pendant qu’il dirige le Sénat, l’Institution chargée de doter le pays de la nouvelle Constitution. La combinaison de la fonction du Président du Sénat et celle du Président National de l’ECC va préjudicier le fonctionnement de cette dernière. C’est la descente aux enfers : une des conséquences néfastes fut le disfonctionnement institutionnel, le trafic d’influence, la corruption, la manipulation, résultant de la confusion de ces deux fonctions dans la même personne. On ne savait plus distinguer à quel moment Mgr Marini agissait en tant que Président national de l’ECC, c’est-à-dire un pasteur et comme Président du Sénat, un politicien (politique).
Le CEN est pris dans le jeu pour prolonger sans respect des textes de l’ECC le mandat du Président national de l’ECC qui passe de 4 ans 6 ans. Le temps pour lui de préparer les membres du Synode national à avaliser son coup deux ans plus tard. Lorsque le Synode national se réunit en 2004, les délégués se trouvent désormais devant un Marini super puissant qui prend part à la table des grands et devant qui personne dans l’ECC ne peut faire tête. Résultat, le coup de 2002, relatif à la prorogation de son mandat, est tout simplement avalisé sans une autre forme de procès. Parmi les résolutions majeures :
- La modification des textes légaux dont la prorogation du mandat du Président national de
quatre à six ans renouvelables une fois ;
- La périodicité de sessions du Synode national qui passe de deux à trois ans ;
- La modification de l’âge de l’admission à la retraire qui passe de 65 à la fourchette de 70 à 75 ans.
Ces modifications seront légalisées à travers la publication de la Constitution et du Règlement Intérieur révisé de l’ECC dans le Journal Officiel du 1er Septembre 2005. A l’examen approfondi de ces modifications, il parait clairement qu’elles tentent de régler le sort de Mgr Marini. L’Eglise du Christ au Congo reconnait le principe de fin de mandat comme le stipule l’article 30 du Règlement Intérieur révisé :
. Fin du mandat du Président National et des Vices-Présidents Nationaux
o Le mandat du Président National, du 1er Vice-Président National et du 2ème Vice-Président National prend fin en cas de :
1. Admission en âge de retraite (70-75 ans) ;
2. Son expiration (6 ans) ;
3. Incapacité physique constaté ou déclarée ;
4. Méconduite ;
5. Démission ;
6. Appréciation du Synode National.
Le mérite de cet article est de démontrer que l’ECC en tant qu’Institution ecclésiastique a prévu des garde-fous afin d’empêcher que ses dirigeants s’éternisent dans l’accomplissement de leur mission. Toutefois, cette bonne intention a toujours souffert des humeurs de ces mêmes responsables, chaque fois qu’ils se trouvent à l’approche de l’échéance pour aller en retraite. C’est ainsi qu’il faut comprendre les modifications intervenues en 2004. A cette époque, Mgr Marini né en 1938 est âgé de 66 ans. Dans les anciens textes qui sont modifiés en 2004, l’âge de la retraire était fixé à 65 ans. Il se trouve sous le coup de la loi et ne pourrait plus ni diriger l’ECC ni être éligible. C’est pourquoi, il propose la fourchette de 70 à 75 ans et le mandat de six ans, en vue de la session du Synode national de 2008. A cette session, il est âgé exactement de 70 ans. Normalement, si Synode avait respecté l’art. 30, alinéa 1, il devrait admettre Mgr Marini à la retraire. Rien n’est fait dans ce sens. Toutefois, le principe est rappelé uniquement en ce qui concerne les Communautés et les Synodes provinciaux.
Alors que selon l’esprit de cet article, il s’agit du Président National et des Vice-Présidents National. Consacrant l’autonomie des Communautés, l’ECC reconnait à ces dernières le droit de s’organiser selon leurs statuts. Mgr Marini ne se sent pas concerné par la loi de l’ECC. La jungle continue. Le Synode prend la résolution 31/SN/2008 intitulée : De la mise en retraite des serviteurs de Dieu. Vu les difficultés qu’éprouvent quelques Communautés et Synodes provinciaux pour mettre à la retraite les serviteurs de Dieu ayant atteint l’âge fixé par le Règlement Intérieur de l’ECC ;
Compte tenu du respect strict du Règlement Intérieur de l’ECC en son article 30 stipulant la mise en retraite des serviteurs de Dieu ayant l’âge de 70 à 75 ans ;
Etant donné que la mise en retraite constitue non un rejet, mais une sortie pour se reposer après de lourds travaux durant plusieurs années ;
Le Synode National :
1. soutient l’application du Règlement Intérieur article 30 à l’endroit de tous les Serviteurs de Dieu ayant atteint l’âge de la retraite (70 à 75 ans d’âge) ;
2. autorise la sortie en retraite de ceux qui ont atteint au moins 30 ans de carrière et qui demandent la retraite soit à cause de maladie, d’incapacité physique, d’indisponibilité personnelle ;
3. demande aux Communautés de l’ECC, aux synodes Provinciaux et à la Présidence Nationale, d’organiser une sortie honorable des Serviteurs de Dieu concernés ;
4. demande aux Serviteurs retraités de mettre à profit leur temps de repos en mettant par écrit leurs expériences.
Cette résolution fut une lettre morte. Car, elle ne connut aucun début d’exécution ni en 2008, moins encore en 2010. A la session d’Août 2010, Mgr Marini se représente alors qu’il est âgé de 72 ans, donc concerné naturellement par l’esprit et la lettre de l’article 30. Il se représente, alors qu’en plus du dépassement de l’âge, sa communauté par la bouche de son Président communautaire, lui retire toute confiance. Une de conditions d’être candidat Président National est d’être recommandé par sa communauté d’origine. Il fait fi de toutes les lois de l’ECC qu’il est censé respecter et faire respecter.
A cette session du Synode national, les délégués s’attendaient à ce que par élégance, dignité, honorabilité et grandeur d’esprit que le Président National de l’ECC serve de modèle. Au contraire, il s’accroche désespérément. Quant à la modération du Synode, elle semble ne rien voir, ne rien entendre. L’application des textes légaux de l’ECC n’est pas à l’ordre du jour. Mgr Marini est présenté comme celui remplissant toutes les conditions d’éligibilité. Pour quelqu’un âgé de 72 ans, quelle plaisanterie ? Un acte de plus dans la violation des textes légaux de l’ECC. Comment comprendre cet entêtement qui frise l’obstination, si ce n’est que par la volonté de se maintenir au pouvoir à tout prix ?
Le fait de fouler au pied les textes de l’ECC n’est-il pas une manière de paralyser son fonctionnement afin de l’affaiblir comme Institution et de la transformer en un bien privé ? Ces intentions avérées ne sont-elles pas des homonymes du clientélisme, du trafic d’influence, de la manipulation, qui caractérisent tout système dictatoriale ? L’ECC est-elle devenue une dictature ? Comme c’est le cas maintenant, alors là, l’Eglise protestante au Congo agit comme une force qui tire toute la République Démocratique du Congo vers le bas. Elle agit désormais à contre-courant par rapport aux efforts que fournissent les Institutions étatiques actuelles issues des élections pour asseoir la démocratie et relancer ainsi le développement et la reconstruction du pays. Par ailleurs, l’ECC ouvre elle-même un champ de l’exercice de l’illégalité propre à tout système d’arbitraire et d’injustice qui ronge son existence et la prépare lentement mais surement à sa propre destruction.
Dans ce contexte, l’illégalité a été gagnée au coup de la corruption, de l’achat de conscience, des fausses promesses, et de tous les autres maux qui rongent depuis de décennies notre pays et l’empêchent de décoller. Par ses dirigeants, l’ECC a manqué de fidélité à son Seigneur et elle faillit à sa vocation d’être la lumière du monde et le sel de la terre (Mt 5.13-16). Elle fait comme tout le monde. C’est Jésus-Christ, le Chef de l’Eglise (Eph 5.23), qui en sort trahi et le peuple de Dieu qui se voit être dirigé par les mauvais bergers qui prennent soin d’eux-mêmes au détriment des brebis à leur charge (Ez 34).
Y-a-t-il une voie de salut ? Le respect des textes reste une des voies privilégiées. Il garantit la crédibilité et la justice conditions sine qua non pour la gouvernance de développement et le maintien d’une communauté de paix. A ce propos, la session prochaine du Synode en août 2013, devrait impérativement inscrire à son ordre du jour l’admission de Mgr Marini à la retraite, d’autant plus qu’à cette date, il aura 75 ans révolus. Si l’ECC voudrait être crédible et ainsi soutenir le processus de démocratisation. Il en va de son image. La retraite est statutaire. Le Synode national y a même donné une dimension valorisante en ces termes : « la mise en retraite constitue non un rejet, mais une sortie pour se reposer après de lourds travaux durant plusieurs années ; ». C’est un temps à profit pour se reposer et écrire les expériences ». Ce qui manque d’ailleurs à l’ECC. Quand est-ce que Mgr Marini se consacrera à cette tâche ?
L’intention est de se maintenir à tout prix, mieux de s’accrocher au pouvoir, comme disent les profanes, car dans l’Eglise il ne s’agit pas d’un pouvoir, mais d’une responsabilité, d’un service à rendre au peuple de Dieu, au nom de Dieu. Cette intention est soupçonnée aujourd’hui, encore, avec les tractations pour la suppression du système de mandat à la Présidence National de l’ECC. Une commission ad hoc travaille à ce sujet. Elle tente de préparer le coup qui n’avait pas réussi 2010. En effet, pendant la session du Synode National 2010, Mgr Marini avait distribué la lettre circulaire n° 349/SG/ECZ/80 du 28 mai 1980 que son prédécesseur publia contre le mandat dans l’ECZ à l’époque.
Dans cette lettre l’Evêque Bokeleale justifiait sa lettre en ces termes : « à chaque fin de mandat d’un dirigeant d’Eglise, la course au poste engendre des conflits, et même divise la communauté,… » Y-avait-il en 2010 un conflit latent ou ouvert qui allait détruire l’ECC ? Loin de là. Sinon qu’on avait à faire à un homme qui avait pris goût du pouvoir, se servait de sa position de Président National de l’ECC pour obtenir des avantages matérielles, financiers auprès de tiers afin de subvenir à ses besoins familiers et de sa fondation qui porte son nom. Lorsque la lumière cesse d’être lumière, elle devient ténèbres. Et un pays, où l’Eglise devient ténèbres ou les reflète n’a aucun avenir et n’a aucune chance d’être un canal des bénédictions. D’une part, ses dirigeants déçoivent et démotivent par leur mauvais témoignage et de l’autre Dieu ferme ses oreilles pour écouter leurs prières et ses mains pour déverser ses bienfaits sur son peuple, dont la prospérité et la paix. En lieu et place de la bénédiction, c’est la malédiction qu’il déverse sur eux. Car, ils l’énervent par leurs actes. Et lorsqu’ils parlent au peuple, c’est en leur nom, afin de gagner de l’argent, et non au nom de Dieu qui ne se reconnait plus en eux.

vendredi 11 janvier 2013

L’UDPS, le MLC et l’UNC échangent avec la ministre suédoise de la Coopération au Développement, Mme Gunilla Carlsson

La ministre suédoise de la Coopération au Développement en séjour à Kinshasa, s’est entretenue mercredi 9 janvier 2013 avec les leaders des principaux partis de l’opposition, Albert Moleka (UDPS), Directeur de Cabinet du Président Etienne Tshisekedi, Jean-Lucien Bussa (MLC), Président du groupe parlementaire MLC et alliés et Vital Kamerhe (UNC), Président National de l’UNC.
Au menu des échanges la guerre à l’est de la RDC et la crise de légitimité issue des élections chaotiques de 2011. Albert Moleka a clairement indiqué que l’UDPS n’est pas opposé au dialogue en vue dans la mesure où justement il faut trouver les voies et moyens de mettre fin à la crise de légitimité et à la guerre à l’est, qui se traduisent par l’absence de la cohésion nationale.
Pour sa part, Jean-Lucien Bussa a mis à nu la mauvaise gouvernance du pays, l’absence de la démocratie avec en prime des violations systématiques de la Constitution et des Lois de la République.
Il a en outre insisté sur le fait que le MLC est favorable à un dialogue inclusif qui devra déboucher sur un nouvel ordre de la gouvernance démocratique du pays : démocratie, transparence, lutte contre la corruption, respect des droits humains, amélioration des conditions de vie des populations et des soldats.
A son tour, Vital Kamerhe n’a pas raté cette occasion pour rappeler à Mme la ministre que le chaos des élections de novembre 2011 était prévisible, car en août 2011 à Stockholm, comme un prophète il lui avait dit que Kabila allait tricher les élections et qu’il s’en suivrait une grave crise de légitimité et sécuritaire. Il a terminé par la présentation de son plan de sortie de crise à 8 volets (politique, diplomatique, économique, coopération régionale, justice, développement, militaire et humanitaire).
Les trois partis politiques disent qu’un dialogue à Kinshasa avec un médiateur international est la solution pour mettre fin à la crise de légitimité et la guerre, Joseph Kabila est le problème et non la solution, donc il est mal placé pour l’arbitrage. Il ne sert à rien de se cacher chaque fois derrière Paul Kagame et le Rwanda pour justifier le non paiement des militaires, les massacres au Bas-Congo, le pillage de la Gécamines, les contrats léonins… Les premiers responsables de la guerre et de la crise de légitimité, c’est Joseph Kabila qui avait signé librement les accords qui endeuillent le pays aujourd’hui et son gouvernement qui brade les richesses du pays. D’où la nécessité d’un leadership responsable à la tête du pays.
Ils ont ensemble déploré la corruption qui mine le système Kabila et l’absence d’un Etat de droit. La ministre suédoise s’est dite satisfaite de leurs entretiens et a promis de consulter d’autres acteurs et Etats pour une réelle implication de son pays, elle a clôturé ces entretiens en demandant à la délégation quelles étaient leurs attentes de la communauté internationale.

A l’unisson, la délégation de l’opposition :

  •  formule le vœu de voir la communauté internationale exercer des pressions nécessaires sur les pays impliqués dans cette guerre, le M23 et  Joseph Kabila ;

  • constate et se félicite que la cohésion nationale souhaitée par Joseph Kabila ce jour, rejoint l’appel de l’opposition lancée au lendemain du scrutin de novembre 2011 de voir les Congolais débattre autour d’une table non seulement pour renforcer la cohésion nationale mais aussi pour résoudre la crise de légitimité issue de ces élections et mettre fin à ces guerres à répétition ;

  • souhaite que ce dialogue se déroule sans interférences extérieures avec comme priorité la refondation d’un Etat de droit et l’éradication de la souffrance du peuple Congolais ;

  • désire que la communauté internationale se porte en caution pour le succès de ce dialogue car le décollage de la RDC est salutaire non seulement pour son peuple mais également pour ses voisins et le monde entier.

Satisfaite de la réponse de la délégation, la ministre a loué l’unité de l’opposition affichée lors de cette rencontre, avec à l’appui des idées constructives et concrètes pour résoudre la crise actuelle.
Au demeurant, l’UDPS, le MLC et l’UNC se sont dits non concernés ni de loin ni de près par les discussions de Kampala, qui ressemblent  à un énième  complot contre le pays et  attirent ainsi l’attention du peuple congolais sur la balkanisation en vue de la RDC.

Rdc: le gouvernement prend acte de l’annonce des éléments du M23 selon laquelle ils renoncent à conditionner leur participation aux pourparlers de Kampala à un cessez-le-feu

CONFÉRENCE DE PRESSE DU GOUVERNEMENT
(11 JANVIER 2013)

Je saisis l'occasion de ce premier rendez-vous en cette nouvelle année 2013 pour vous souhaiter à tous et à chacun bonne santé, succès et bonheur au cours de l’année qui commence.

Comme d'habitude, nous allons faire un tour d'horizon des grands sujets d'actualité brûlante. Celle-ci tourne essentiellement autour des graves décisions prises par l'Assemblée Nationale à l'encontre de deux de ses membres accusés respectivement de haute trahison et de viol sur mineures, d’une décision, la première du genre, portant suspension d’un parti politique ainsi que des suites du processus de recherche de pistes de sortie de la crise créée par la guerre d’agression à  l'Est de la RDC, notamment les rencontres entre le Gouvernement de la République et le M23 à Kampala, la force internationale neutre en gestation et la requalification du mandat et des moyens d’action de la MONUSCO.

DES DECISIONS PRISES PAR L'ASSEMBLEE NATIONALE A L'ENCONTRE DE DEUX PARLEMENTAIRES

Après une longue série de tergiversations, l’Assemblée Nationale vient de voter l’invalidation du député national Roger Lumbala. Il vous souviendra qu’il y a peu, les services du Gouvernement puis le Parquet Général de la République avaient fait part des agissements de cet ex-député national démontrant une collusion coupable avec une puissance étrangère et des forces négatives qui ont agressé la République Démocratique du Congo depuis le premier trimestre de l’année dernière. Alors que la souveraineté nationale, l’intégrité territoriale de notre pays ainsi que la stabilité de ses institutions et la vie de ses populations étaient menacées, certains dans le microcosme politique kinois n’y avaient vu que manœuvres politiciennes pour prétendument faire taire une voix qui dérange. Ils vinrent à la rescousse de M. Lumbala qui faisait des pieds et des mains pour nier les faits, affirmant n’avoir rien à voir ni avec le M23, ni avec ses maîtres à penser. C’est à la veille de la reprise de la rencontre de Kampala début janvier que le pot aux roses sera découvert, grâce à Roger Lumbala lui-même qui s’était rendu en personne à Bunagana, dans la partie occupée du Nord-Kivu pour annoncer son ralliement à la pseudo – mutinerie du M23 avant de faire partie de la délégation de ce groupe armé à la rencontre de Kampala. Le doute n’était plus permis et l’Assemblée nationale après débats a décidé le mardi 8 janvier d’invalider purement et simplement le mandat parlementaire de Roger Lumbala Tshitenga qui a choisi de prendre les armes contre les institutions, toutes les institutions de la République, y compris celle à laquelle il appartenait.

La République a ainsi sanctionné cet acte politiquement inconséquent d’un de ses hauts cadres, une véritable trahison. C’est le lieu de rappeler à tous et à chacun que prendre les armes contre son pays est une infraction au regard de la constitution et des lois congolaises. C’est la raison pour laquelle le Procureur Général de la République avait saisi l'Assemblée Nationale pour solliciter la levée de l'immunité parlementaire de Monsieur Lumbala afin qu'il réponde de ces faits infractionnels devant la justice. La chambre basse du parlement est allée plus loin en invalidant purement et simplement ce parlementaire.

Le Gouvernement de la République se félicite de cette décision de l'Assemblée nationale qui constitue un signal fort à l’intention de ceux qui avaient fini par prendre la RDC pour une sorte de République bananière ou tout est permis à qui fait preuve d’un peu d’audace.

L’exécutif national a, de son côté, pris au niveau du Ministère de l’Intérieur, les mesures qui relèvent de sa compétence. Ainsi le parti politique RCD/N créé et présidé par Roger Lumbala, a-t-il été suspendu d’activités par ce Ministère qui a en charge les activités des partis politiques. La cause en est que l'ensemble des dirigeants de cette formation politique ont affiché ‘urbi et orbi’ leur solidarité avec le choix susmentionné de leur président national lequel ayant devenu ‘ipso facto’ l'option officielle de ce parti. Il n’est exclu que cette procédure aboutisse à la dissolution du RCD/N par les instances judiciaires compétentes.

La détermination du Gouvernement à appliquer une politique de tolérance zéro face à toutes les atteintes à la sécurité nationale doit être prise très au sérieux.

C'est le lieu de féliciter ceux des Honorables Députés de l'opposition parlementaire qui ont prouvé par leur vote que la défense des Intérêts Nationaux et de la survie de l’Etat congolais transcende les clivages politiques et idéologiques.

J'en viens au cas de l’Honorable Eugène Diomi Ndongala. J'ai personnellement dû répondre à plusieurs courriers de partenaires étrangers perturbés par la fameuse légende de l’enlèvement et la séquestration de ce parlementaire de l’opposition par les autorités de notre pays. Certains n’étaient pas loin de le considérer comme un martyr de la démocratie en RD Congo. On sait qu’il était réapparu à la faveur du 14e sommet de la Francophonie en octobre dernier, espérant profiter de la querelle de l’époque entre notre Gouvernement et certains de ses partenaires mal informés sur les réalités congolaises. Depuis lors, sans parvenir à convaincre sur la réalité de sa prétendue séquestration ni expliquer par quelle alchimie ses pseudo tortionnaires auraient choisi de le libérer dans un état hirsute, le jour le moins indiqué qui soit, lui offrant ainsi la meilleure occasion imaginable de les humilier, le député Diomi a passé le plus claire de son temps à jongler avec les faux-fuyants pour faire échec aux efforts de l’institution parlementaire à laquelle il appartient pour en savoir un peu plus sur ses propres moyens de défense. Après sa deuxième tentative de fuite à l’étranger, force a été de constater que Monsieur Diomi ne voulait rien moins que d’empêcher la justice de procéder dans cette affaire de viol sur mineures qui pesait sur lui. Il avait choisi de s’abriter derrière le 14e Sommet de la Francophonie de Kinshasa et la crédulité d’un certain nombre de partenaires de la RD Congo pour se garantir l’impunité.

C’est pourquoi il a refusé jusqu’au bout de répondre aux nombreuses invitations de l'Assemblée Nationale lui demandant de l'éclairer sur ces faits. Il s’agissait de pratiques purement dilatoires qui n’ont impressionné personne.

Le Gouvernement se félicite de la réponse favorable de l’Assemblée nationale à la requête du Procureur Général de la République qui avait sollicité la levée de l'immunité parlementaire du Député Eugène Diomi Ndongala. Cette décision atteste de l'effectivité de l'Etat de droit dans notre pays et de la fin du règne des intouchables qui, au nom de leur fortune personnelle ou positionnement politique, se croient tout permis. Les filles présumées violées par ce parlementaire et leurs familles ont aussi des droits, les mêmes que ceux des autres citoyens fussent-ils députés, ministres ou que sais-je encore. Qu’on se le tienne pour dit. C'est cela l'égalité de tous les citoyens devant la loi que proclame la constitution de la République. Nous devons être fiers de voir notre Assemblée nationale faire honneur à ce principe républicain et participer ainsi à la lutte contre l’impunité.

LE PROCESSUS DE RECHERCHE D’UNE SOLUTION À LA GUERRE DE L'EST

S'agissant du conflit à l'Est de la République, l'année 2013 commence avec la poursuite de la rencontre de Kampala entre le Gouvernement représenté par le Ministre des Affaires Etrangères et le M23. Signe que le Gouvernement tient à aller jusqu'au bout des engagements qu'il a pris. Mais il faut encore et toujours redire que rien à Kampala ou ailleurs ne se fera en violation de la Constitution et des lois de la République Démocratique du Congo. Ceci devrait rassurer ceux parmi nos compatriotes qui craignent que ne s'installe chez nous une sorte de culture de prime à la violence. Il ne sera plus jamais question pour les institutions congolaises d'encourager de quelque manière que ce soit nos concitoyens à s’associer à des entreprises criminelles de déstabilisation de leur propre pays pour accéder à des postes politiques ou des prébendes.

C’est le lieu de rappeler une fois de plus que dans la Déclaration des Chefs d’Etats de la région qui a institué la rencontre de Kampala il est stipulé ‘expressis verbis’ que le Président de la République Démocratique du Congo s’était engagé à écouter les revendications du M23 et à y répondre dans la mesure du possible au regard de l’accord signé entre son Gouvernement et des groupes armés du Kivu en 2009. Il s’agit, comme l’a signalé le Président Joseph Kabila dans son discours sur l’Etat de la Nation d’appréhender tous les enjeux de la guerre qui nous est imposée. Le scénario interdit comme l'appellent certains médias et qui consisterait à violer la constitution n'aura pas lieu.

Nous avons pris acte de l’annonce des éléments du M23 selon laquelle ils renoncent à conditionner leur participation aux pourparlers de Kampala à un cessez-le-feu à signer avec le Gouvernement de la République. La fermeté des autorités de la République appuyées en cela par de larges pans de l’opinion publique nationale et de la Communauté internationale aura été payante.

En ce qui les concerne, les Congolaises et Congolais peuvent faire totalement confiance en la délégation gouvernementale qui siège à Kampala.

Nous nous réjouissons de la position prise par Monsieur le Président Denis Sassou Ngweso de la République du Congo Brazzaville, qui, dès son entrée en fonction en qualité de Président en exercice de la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs, a exprimé l’intérêt particulier qu’il portait au retour de la paix en République Démocratique du Congo.

Nous sommes également heureux de la confirmation par la Commission Paix et Sécurité de l’Union Africaine du déploiement prochain au Nord-Kivu de la Force internationale neutre décidée à Addis Abeba l'an dernier. La Tanzanie a été confirmée pour le commandement de cette force qui connaîtra notamment la participation confirmée d’un certain nombre de pays de la SADC dont le Gouvernement de RDC salue cet engagement aux  côtés du peuple congolais meurtri.

Les sanctions adoptées par le Conseil de sécurité des Nations-Unies contre les forces négatives M23 et FDLR qui sèment la mort et la désolation dans la région des Grands Lacs est un signal très positif pour le retour d’une paix durable dans tous les pays de notre région. Aussi devons-nous réitérer notre appel pour que cesse tout soutien interne et externe à ces groupes armés auteurs d’un nombre impressionnant de crimes de sang.

Mardi 8 janvier dernier, le Secrétaire Général Adjoint de l'ONU pour les opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a déclaré au Conseil de sécurité que la Monusco prévoyait de déployer trois drones pour surveiller l'Est de la RDC. Le Gouvernement congolais salue cette proposition puisqu'elle tend visiblement à améliorer les capacités des forces internationales impliquées dans la sécurisation de l’Est de la RD Congo. A l’Est en effet, la Force Onusienne agissant au nom de la communauté internationale devrait pour la crédibilité de cette dernière, améliorer ses capacités opérationnelles pour arrêter la catastrophe humanitaire qui se joue au Kivu.

Le déploiement de trois drones non armés pour surveiller l'Est de la RDC paraît d’autant plus utile au renforcement de la paix dans la région qu’il permettra d’affiner la maîtrise par les forces internationales des mouvements le long de la frontière à problèmes qui sépare la RD Congo et la République du Rwanda.

A l'interne, le Président Joseph Kabila Kabange, a pris l'initiative d'organiser des échanges réunissant toutes les forces vives de la nation afin de forger et consolider la cohésion nationale face à la Nation en danger. Il est désagréable de constater que certains acteurs politiques se refusent encore à saisir ce momentum crucial pour un sursaut patriotique par-delà les ambitions ou les ressentiments subjectifs. Il s'agit ici de l'Etat Congolais, ce pays qui constitue notre unique patrimoine commun. Le Gouvernement tient à féliciter au nom de la République, tous ceux qui n’ont écouté que leur patriotisme et adhéré sans atermoiements à l'appel du Chef de l'Etat au Rassemblement de la Nation tout entière. Nous ne désespérons pas de l’homme du Congo. Tôt ou tard, l'amour de la patrie triomphera des calculs politiciens dans les cœurs du plus grand nombre, même chez certains  qui hésitent encore à répondre à l'appel du Chef de l'Etat. Il n'y a pas de raison d'avancer en rangs dispersés quant il s'agit de la survie de la Nation. Je relaye donc l'appel du Chef de l'Etat à tous pour sauver la patrie.

Ceux qui dans une certaine opposition n’ont vu dans la guerre d’agression qui nous est imposée qu’une opportunité pour remettre en cause les institutions démocratiquement établies pour revenir au système quasi maffieux du partage équilibré du pouvoir ont tort. La solution au chaos et à l’anarchie provoqués par la guerre ne passe certainement pas par plus de chaos et d’anarchie. Il ne s'agit pas de tuer la jeune démocratie congolaise acquise de haute lutte par notre peuple.

Voilà, mesdames et messieurs, ce que j'avais à vous dire sur ces différents points d’actualité. Je me tiens prêt à répondre à vos différentes questions.

Je vous remercie.

Lambert MENDE OMALANGA
Ministre des Médias, chargé des Relations avec le Parlement et de l’Initiation à la Nouvelle Citoyenneté
Porte-parole du Gouvernement

Déclaration locale de l’UE sur la situation de M. Pierre Jacques Chalupa

La délégation de l'Union européenne délivre cette déclaration en accord avec les Chefs de mission européens en République démocratique du Congo.
La délégation de l'Union européenne tient à manifester sa profonde  préoccupation sur la situation de M. Pierre Jacques Chalupa.
La délégation de l'Union européenne suit avec beaucoup d'attention le procès en appel le concernant devant la Cour Suprême de Justice. Elle s'inquiète en particulier du fait que la Cour n'a toujours pas statué sur la requête de mise en liberté provisoire de M. Chalupa, motivée par sa situation médicale. La santé de M. Chalupa est en effet préoccupante et nécessite une prise en charge médicale urgente qui ne peut être assurée en détention.
La délégation de l'Union européenne continuera de suivre de près le procès en appel de M. Chalupa. Elle s'attend à ce que son cas soit traité rapidement, de manière indépendante et équitabl

82 magistrats portent plainte contre la République Démocratique du Congo auprès du Comité des Droits de l'Homme des Nations Unies

Kinshasa, le 10 janvier 2013 - L'Association Congolaise pour l'Accès à la Justice (ACAJ) a conseillé et soutenu le Comité de suivi de 82 magistrats, irrégulièrement retraités en 2008, pour déposer plainte auprès du Comité des Droits de l'Homme contre la RDC pour violation de ses engagements internationaux pris dans le cadre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP).
Pour rappel, le 9 février 2008, la Télévision nationale congolaise (RTNC) avait rendu publique, à la surprise générale, les ordonnances d'organisation judiciaire n°s 08/010, 08/011, O8/012, 08/013, 08/014, 08/015 et 08/16 de la même date.
Signées par le Président de la République, ces ordonnances portent la mise à la retraite  des 90 magistrats (08/10 et 08/11) aussi bien de la Cour Suprême de Justice (CSJ) et du Parquet Général de la République (PGR)  près cette Haute Cour que des Cours d'Appel et des Parquets généraux  près ces juridictions, constate des démissions (08/12) ainsi que la nomination  d'autres magistrats. Les 82 magistrats irrégulièrement retraités n'ont jamais reçu de notifications formelles.
Le 11 février 2008, les magistrats victimes, ont adressé au Président de la république,  sans succès, la lettre n°001/CSJ/PGR/2008 lui demandant de rapporter lesdites ordonnances pour violation flagrante de la constitution et du Statut des magistrats en ce que le Ministre de la Justice et Droits humains ainsi que le Conseil  des ministres, qui les avaient respectivement préparées et entérinés, n'étaient pas l'organe compètent, au regard  des articles 149 et 152 de la constitution, d'une part ; et que bon nombre d'entre eux ne remplissaient aucune de deux conditions exigées par l'article 70 de la loi organique n°06/020 du 10 octobre 2006 portant statut des magistrats invoqués dans les visas des dites ordonnances, à savoir 65 ans d'ages (70 ans pour les magistrats de la CSJ et du PGR) ou 35 ans de service ininterrompu d'autre part.
N'ayant pas reçu de réponse de la part du Président de la république, ils ont, le 18 février 2008, collectivement déféré lesdites ordonnances devant la CSJ pour institutionnalisé et leur demande fut enregistrée sous le n°R./const. 065/TSR, et plus tard ils y ont déposé une requête en annulation sous le n°1020.
A l'issue de sa session extraordinaire du mois de décembre 2008, le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) avait proposé, au Président de la république, la réhabilitation des magistrats victimes n'ayant pas totalisé l'âge de la retraite ni accompli 35 ans de service ininterrompu et à la CSJ d'examiner les recours en annulation et en inconstitutionnalité pour les autres. Mais le Président de la république avait rejeté catégoriquement cette proposition, aux termes de sa lettre du 21 janvier 2009, adressée au CSM, en soutenant que ce dernier ne pouvait pas tenter de s’ériger « en une instance de censure ou d'annulation de ses actes».  Et la CSJ n'a jamais examiné leurs recours.
Face à ce déni de justice, les 82 magistrats irrégulièrement retraités ont, en collaboration avec l'ACAJ, saisi, depuis quelques jours, le Comité des Droits de l'Homme pour faire constater la violation, par la RDC, de ses obligations internationales découlant du PIDCP.
Le Gouvernement congolais a effectivement violé les articles 2, alinéas 1 et 3 ; 9; 14 ; 19 ; 20 ; 21; 25 points C; et 26 du PIDCP qui garantissent notamment l'égalité de tous devant la loi, le droit de tous à une égale protection de la loi, le droit de faire entendre sa cause devant un tribunal compétent, indépendant et impartial, et interdisent toute forme de discrimination, a déclaré Me Georges Kapiamba, Président national de l'ACAJ.
L'ACAJ déplore les conditions de vie de grande précarité dans lesquelles vivent, à ce jour, les magistrats victimes après leur mise à la retraite et les décès de certains d'entr'eux qui s'en sont suivis.
Elle considère le refus du Président de la république à réhabiliter les magistrats victimes des ordonnances irrégulières, pourtant recommandée par le CSM en décembre 2008, comme une volonté de concentrer les pouvoirs exécutif et judiciaire entre ses mains, et ce, en violation des articles 149 et 151 de la constitution.  
C'est pourquoi, l'ACAJ recommande :
Au Comité des Droits de l'Homme des Nations Unies, d'appliquer sa jurisprudence CCPR/C/78/D/933/2000 résultant de la communication n° 933/2000, du groupe de 315 magistrats, contre la RDC ;
Au Président de la République, de respecter le principe de séparation de pouvoirs et les attributions du Conseil Supérieur de la Magistrature;
Aux ONG de la Société Civile nationale et internationale, de soutenir l'action du Comité de suivi des magistrats irrégulièrement mis à la retraite.
Aux 82 magistrats victimes, de rester fermes dans leur recherche de la justice.
 
Note d'information :
Le Comité des Droits de l'Homme est un modèle le plus achevé de protection non juridictionnelle des droits de l'homme mise en œuvre au sein du système des Nations Unies. Institué aux termes de l'article 28 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), il est composé de huit membres élus par les Etats parties audit Pacte. Sa mission principale est de recevoir de la part des Etats parties, des rapports « sur les mesures qu'ils auront arrêté et qui donnent effet aux droits reconnus dans le Pacte et sur les progrès réalisés dans la jouissance de ces droits » (article 40, point 1, PIDCP). Il a également reçu mission de recevoir et d'examiner des communications étatiques (article 41 du PIDCP) et des communications individuelles (article premier du protocole) en cas de non observance par un Etat de ses engagements ou en cas de violation par un Etat des droits reconnus aux particuliers par le Pacte.

jeudi 10 janvier 2013

FFJ suit de près la comparution d’un journaliste poursuivi pour diffamation à Beni

Freedom for Journalist (FFJ), organisation neutre de défense et de promotion de la liberté des médias suit de très près la comparution, vendredi 11 janvier 2013 devant le tribunal de paix de Beni, une ville située à 350 km de Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, Est de la RDC, de Nicaise Kibel’Bel Oka. Ce dernier est le directeur de publication du journal «Les Coulisses» paraissant dans la partie Est de la Rdc.
Kibel’Bel est poursuivi en justice à la suite d’une citation à prévenu émise le 29 décembre 2012 sur la base d’une requête de l’Officier du ministère public près le Tribunal de Grande Instance du Nord-Kivu à Goma. Le journaliste est accusé de diffamer Crispin Yumba, sous directeur à la Direction générale des douanes et accises (DGDA/Beni). 
L’article querellé met en exergue la pratique de la fraude au sein de l’entreprise et montre que le système « Sydonia », mis en place pour contrer toute fraude, était faillible et manipulable. Mais M. Yumba indique que « cette allégation est un fait précis qui est de nature à porter atteinte à son honneur ou à l’exposer au mépris public »