APO

mercredi 9 janvier 2013

Exset Etaye sa croissance avec des nominations stratégiques pour ses activités technologiques et commerciales

Exset B.V, pionniers des écosystèmes de télévision pour les marchés émergents, annonce deux nominations internationales importantes
 
Kinshasa, République démocratique du Congo (RDC), 9 janvier 2013 - Exset B.V , pionniers des écosystèmes de télévision pour les marchés émergents, annonce deux nominations internationales importantes. Cette annonce est le résultat des réussites obtenues en 2012 et de son expansion continue en 2013, en particulier avec le Digital Monetisation System (DMS), qui vient combler le fossé numérique sur les marchés émergents en apportant aux populations un accès aux informations numériques par la télévision.
 
Hema Suri rejoint Exset pour prendre les responsabilités de Directrice du développement commercial sur les marchés stratégiques, et se concentrera sur le continent africain et les pays de la CEI. Mme Suri était précédemment Directrice régional pour BBC Worldwide Channels en Inde du Nord, incluant le Pakistan et le Népal. Basée à Dubaï, Mme Suri est titulaire d’une maîtrise en communication de masse de l’Université de Leicester (R.U.) et a suivi une spécialisation en administration d’entreprise internationale à l’IMM de Calcutta.
Rahul Agarwal prend le poste de Directeur des produits pour les boîtiers décodeurs (STB), sur les marchés d’Asie et d’Afrique. Il apporte à Exset une riche expérience acquise avec les plus grands opérateurs internationaux, tels que BSkyB et Channel 4 au Royaume-Uni. Ayant dirigé de grands projets STB, son objectif est de fournir les meilleures solutions techniques et rentables sur les marchés émergents. M. Agarwal est basé au bureau britannique de l’entreprise.
Alex Borland, Directeur général d’Exset, a déclaré : « Nous sommes très heureux d’accueillir de telles compétences dans notre équipe, pour soutenir notre expansion continue sur les marchés émergents. Leur expérience est pour Exset un atout essentiel qui aidera nos clients à exploiter au mieux les solutions numériques et à monétiser des réseaux télévisés payants sur de nouveaux territoires.
Gary Ellis, Directeur des technologies, a ajouté : « Les compétences de ces deux responsables aideront Exset à faire progresser nos technologies de pointe sur les marchés de la télévision payante, pour aider non seulement les opérateurs à sécuriser et à monétiser leurs réseaux, mais aussi à garantir leur adaptation aux technologies de demain ».
Solution primée, le système DMS comble l’écart entre la technologie et les services à valeur ajoutée. Il permet de créer des plateformes de télévision numérique qui peuvent être monétisées, où cela était hier impossible. Par conséquent, les populations pourront bénéficier de nouveaux services d’information et de divertissement, collaborer aux efforts des gouvernements pour réussir la migration numérique et la transformation sociale. Exset est aussi un grand fournisseur global de technologies d’accès conditionnel.
À propos d’Exset :
Exset est un fournisseur de solutions et de technologies de télédiffusion fondée 2011. Basée aux Pays-Bas, elle a établi des filiales au Royaume-Uni, en Estonie et en Inde. Exset fournit des solutions complètes pour l’industrie de la télévision, conçues pour les marchés émergents où les facteurs socio-économiques et de localisation exigent une approche innovante appliquée au déploiement technologique traditionnel. Les projets Exset sont basés sur une approche collaborative pour fournir des services uniques, spécifiquement adaptés aux marchés émergents, avec les opérateurs TV, pour monétiser les déploiements de plateformes.

Situation humanitaire en République Démocratique du Congo au 9 janvier 2013

Plus de 7 900 rwandais ont été rapatriés de Goma et plus de 46 300 Congolais en Equateur en 2012
· Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés a repris cette semaine les opérations de rapatriement des réfugiés rwandais. 45 personnes ont fait partie du premier convoi 2013. En 2012, le HCR a rapatrié 7.970 réfugiés rwandais à partir de Goma alors que le chiffre de planification était de 5.000 personnes. Par contre, entre le 5 mai et le 31 décembre 2012, le HCR a rapatrié dans la Province de l’Equateur 46 318 réfugiés congolais vivant dans le Département de la Likouala en République du Congo. Ce chiffre représente 95% de l’objectif de l’année qui était de 49.000. L’opération de rapatriement des réfugiés congolais va se poursuivre jusqu’au 30 juin 2013. Plus de 120.000 Congolais s’étaient réfugiés en République du Congo à la suite des conflits intercommunautaires dans le Territoire de Kungu au dernier trimestre de 2009.

Près de 300 réfugiés centrafricains sont arrivés à Mobayi-Mbongo (Province de l’Equateur)
· Près de 300 réfugiés centrafricains sont arrivés ces derniers jours dans la cité de Mobayi-Mbongo, dans le District du Nord-Ubangi (Province de l’Equateur), selon une mission d’évaluation conjointe la semaine dernière. Ces personnes ont fui la crise en cours en République Centrafricaine (RCA) et arrivent sans aucun moyen de subsistance. Des enfants non accompagnés ont été identifiés. La mission a saisi cette occasion pour sensibiliser les autorités locales et les réfugiés sur le droit à la protection internationale et sur le principe de non-refoulement en cas d’afflux de personnes qui cherchent un refuge en dehors de leur pays. Les réfugiés ont aussi été sensibilisés sur leurs droits et devoirs notamment celui de se faire enregistrer auprès de la Direction Générale des Migrations (DGM).
 
Des centaines de maisons et de champs endommagés par des intempéries dans la Plaine de la Ruzizi (Sud-Kivu)
· Plus de 360 maisons ont été endommagées et plus de 300 champs inondés suite aux pluies diluviennes survenues fin décembre dernier à Kamanyola dans la Plaine de la Ruzizi (Territoire de Walungu). Ces intempéries avaient causé trois morts et plusieurs blessés,  selon des sources administratives. Selon une mission de l’ONG OXFAM qui a évalué les besoins en eau, hygiène et assainissement, la population s’approvisionne dans les rivières qui traversent le village, l’adduction et les bornes fontaines ayant été fortement endommagées. Les humanitaires recommandent une campagne de chloration urgente dans cette zone endémique du choléra. Une intervention dans le domaine des biens essentiels de ménage et abris d’urgence (NFI/Abris) est en préparation dans le cadre du mécanisme de Réponse rapide aux mouvements de populations (RRMP).

L’environnement sécuritaire au Nord-Kivu est resté tendu la semaine écoulée, demeure imprévisible.

 Madnodje Mounoubai :
Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs, Membres de la presse, Auditeurs de Radio Okapi, Bonjour et bienvenue à ce rendez-vous hebdomadaire . 
Je vais commencer tout d’abord par vous présenter les vœux les meilleurs de M. Roger Meece, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et Chef de la Monusco.
Je voudrais aussi vous présenter les vœux de toute la Division de l’information publique de la Monusco et plus particulièrement ceux du personnel du Bureau du Porte-parole de la Monusco et de la Radio Okapi.
Je voudrais enfin terminer avec les vœux de l’Equipe du Groupe de communication des Nations Unies qui anime pour vous chaque semaine, cette conférence de presse. Au cours de l’année 2012, nous avons voulu tenter une nouvelle expérience à travers cette rencontre hebdomadaire pour vous donner une image beaucoup plus globale de l’action des Nations Unies en Rdc. Nous espérons que cela a été positif et instructif pour vous. Nous restons à votre écoute pour savoir s’il y a des améliorations que vous souhaiteriez voir apportées.
Pour cette première rencontre de 2013, au niveau de la partie civile de la Monusco, nous souhaiterions commencer par une session libre. Ce qui vous donne l’occasion de poser toutes les questions que vous souhaitez.

Police Monusco :
La Police Monusco, par le biais des  FPUs Indiennes, ont procédé le 2 janvier 2013, à la remise d’un don de 50 cartons constitué de lait, sucre, pâtes alimentaires, savons, biscuits etc. au profit de l’orphelinat « Home Maman Suzzana », situé sur l’avenue Yahuma, dans la commune de Kasa-Vubu à Kinshasa.   
Dans le cadre du renforcement des capacités de la Police Nationale Congolaise (PNC), la Police Monusco a procédé le 7 janvier 2013, à l’ouverture de la deuxième session de formation en informatique au profit de vingt cinq cadres de la PNC. C’était au cours d’une cérémonie organisée au Commissariat Général de Kinshasa.    

Activités de l’Equipe pays 
Développement
CPI : 
Poursuivant la célébration du dixième anniversaire de la Cour pénale internationale (CPI), l'unité de la sensibilisation de la CPI en RDC a organisé la première édition du concours de plaidoiries le 28 décembre 2012, dans la grande salle d'audience de la Cour d'appel/Gombe à Kinshasa. Quatre universités de la Rdc étaient en compétition, à savoir l'Université de Kinshasa, l'Université Technologique Bel Campus, l'Université de Lubumbashi et l'Université Protestante au Congo. L'Université de Lubumbashi s'est retrouvée en demi-finale après avoir battu l'Université de Kisangani lors des éliminatoires provinciales, tenues le 20 décembre 2012, à Lubumbashi. Le jury de la finale, composé des Professeurs Balanda Mikuin Leliel et Nyabirungu Mwene Songa, des Magistrats militaires, le Colonel Muntazini Mukimapa et le Major Makelele Mukenge, et de l'avocat Maître Franck Mulenda, a proclamé vainqueur l'Université de Kinshasa face à l'Université Protestante au Congo. 
 
Humanitaire Hcr: 
Une mission conjointe, composée du Hcr, de la Monusco, d’Ocha, du Pam et de l’Unicef, s'est rendue du 3 au 5 janvier à Mobayi-Mbongo, dans la province de l'Equateur, pour évaluer la situation des réfugiés centrafricains identifiés dans la cité. Un afflux de ressortissants centrafricains a été observé suite à la crise qui est en cours en République Centrafricaine. La mission a pu vérifier avec l’appui des organisations de la société civile, la présence de près de 300 réfugiés centrafricains en majorité des enfants. Les membres de la mission ont saisi cette occasion pour sensibiliser les autorités du territoire de Mobayi- Mbongo et les réfugiés sur le droit à la protection internationale et sur le principe de non-refoulement en cas d’afflux de personnes qui cherchent un refuge en dehors de leur pays. Les réfugiés ont aussi été sensibilisés sur leurs droits et devoirs notamment celui de se faire enregistrer auprès de la Direction Générale des Migrations.  
Rapatriement des réfugiés rwandais à Goma : A Goma, le Hcr a organisé le premier convoi 2013 de rapatriement volontaire des réfugiés rwandais. 45 personnes ont été rapatriées. A titre de rappel, le Hcr a rapatrié 7.970 réfugiés rwandais depuis Goma l’année passée, contre un chiffre de planification de 5.000 personnes.  
Rapatriement des réfugiés congolais en Equateur : Entre le 5 mai et le 31 décembre 2012, le Hcr a rapatrié en Equateur, 46.318 réfugiés congolais vivant dans le Département de la Likouala, en République du Congo. Ceci représente 95 % de l’objectif de l’année qui était de 49.000 refugiés. Le rapatriement des réfugiés congolais se poursuit cette année jusqu’au 30 juin.  

Situation militaire 
L’environnement sécuritaire à Kinshasa et sur l’étendue de la partie occidentale de la République Démocratique du Congo (Rdc), est demeuré calme pendant la période sous examen. 
Cependant, la situation sécuritaire reste quelque peu tendue à l’Equateur suite au conflit prévalant au sein de l’Assemblée Provinciale, ainsi qu’à l’afflux significatif des réfugiés centrafricains dans le district du Nord- Oubangui. A cet effet, le 3 janvier 2013, les Observateurs Militaires de la Force de la Monusco déployés à Gbadolite, ont assisté à l’évaluation des mouvements des réfugiés de la République Centrafricaine en Rdc, via Mobayi-Mbongo et d’autres zones de passage frontalier, conduite par les membres d’une délégation humanitaire conjointe en provenance de Mbandaka. Les résultats de leur mission signalent la présence d’environ deux-cents quatre-vingts six réfugiés (286) Centrafricains dans cette région. Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (Fardc) sont par ailleurs déployées dans la zone en vue d’interdire toute infiltration d’éléments armés Centrafricains en territoire Congolais. 
En Province Orientale, l’environnement sécuritaire a été jugé stable la semaine dernière. 
La Force de la Monusco a terminé le 5 janvier 2013 avec les Fardc dans le district du Haut-Uélé, l’opération conjointe dénommée « Reassurance » (Réconfort), par la conduite des patrouilles aériennes et à pieds au-dessus et à l’intérieur des régions de Duru et de Napopo, dans le but d’évaluer la situation sécuritaire, de dominer le secteur, de dissuader les activités des groupes armés, et de protéger les populations civiles. Cette opération a été un franc succès car aucune exaction contre les populations civiles n’a été enregistrée durant la période habituellement sensible de Noël au Nouvel an.
En Ituri, la situation sécuritaire demeure imprévisible au Sud du territoire d’Irumu, suite aux différents mouvements d’éléments armés observés dans cette région.
Le 1er bataillon Bangladais de la Monusco a dans le cadre du Plan de Protection de la ville de Bunia, mené des patrouilles intensives au-dessus et à l’intérieur de cette ville, dans le but de dissuader toute activité criminelle, de faciliter le travail de la Monusco et des agences onusiennes, et également de protéger les populations civiles ainsi que le personnel et les biens des Nations Unies. 
Le 5 janvier 2013, environ trois-cents éléments Mayi-Mayi ont attaqué la localité de Mambasa. Les unités Fardc présentes dans la région ont effectué un repli stratégique vers la localité de Mandima, située à approximativement 10 kilomètres à l’Est de Mambasa. Le lendemain, les Fardc soutenues par des troupes motorisées du poste opérationnel du bataillon Bangladais de la Monusco, ont déclenché une contre- offensive contre les insurgés, qui ont fui en abandonnant leurs positions à Mambasa. La réaction très rapide de la Monusco sous la forme d’un soutien logistique héliporté en réapprovisionnement en munitions des Fardc a été décisive. Toute la localité de Mambasa est actuellement sous le contrôle de la Force de la Monusco et des Fardc. Les deux Forces ont par la suite mené une opération de bouclage et de ratissage dans la zone jusqu’à l’Eglise de Mambasa, dans le but de nettoyer la région de toute présence des assaillants, de contrôler le secteur, de rassurer et de protéger les populations civiles. Des patrouilles conjointes de domination du terrain sont également menées à partir de minuit. Le bilan provisoire est de trois Fardc, deux Mayi-Mayi et un civil tués, une dizaine de soldats Fardc blessés et une dizaine d’éléments Mayi-Mayi appréhendés. 
L’environnement sécuritaire au Nord-Kivu tendu la semaine écoulée, demeure imprévisible. 
Le niveau de menace sécuritaire sur la ville de Goma demeure toutefois moyen, suite à la proximité des positions du M23 à Munigi. 
Les Fardc ont commencé à exercer leur autorité dans l’arrière-pays et mènent des campagnes de sensibilisation auprès de plusieurs groupes armés actifs dans la province, notamment l’Alliance des Patriotes pour un Congo Libre et Souverain (Apcls), les Mayi-Mayi Nyatura et les Patriotes Résistants Congolais (Pareco), dans le but de joindre le processus d’intégration au sein des Fardc, essentiel pour l’éradication des mouvements armés, le retour de l’autorité totale de l’Etat et la pacification de la province. 
La Force de la Monusco assure une surveillance optimale de la situation sécuritaire à Goma et à travers la province, et utilise tous les moyens disponibles dans le but d’appuyer et appliquer l’initiative de paix prônée par la Conférence Internationale sur la Région des Grands Lacs (CIRGL). A cet effet, entre le 30 décembre 2012 et le 2 janvier 2013, la Force de la Monusco a conduit une patrouille conjointe avec la Police Nationale Congolaise (PNC) dans la région de Loashi-Mukohwa-Pikki ; le 3ème bataillon Indien a conduit conjointement avec les Fardc une patrouille aérienne au-dessus de Goma-Sake-Mushake ; le Commandant de la Force de la Monusco a lors d’une mission de travail, rencontré à Mushake le Commandant de la 8ème Région Militaire des FardcC, dans le but d’évaluer la situation sécuritaire prévalant dans la région ; la Monusco a mené une patrouille de domination de terrain entre Rwindi et Kashalira, sur l’axe Rwindi- Kibingu-Kirima-Kashalira ; elle a également conduit d’autres patrouilles aériennes au-dessus de plusieurs régions de la province, dans le but d’évaluer la situation sécuritaire et de dissuader les groupes armés.  
Un accent particulier est apporté par la Monusco à la protection des camps de déplacés avec plusieurs patrouilles affectées à cette mission. Ainsi, le 31 décembre 2012, le poste opérationnel de la Monusco de Masisi a sécurisé au camp des déplacés de Lushebere, la distribution des denrées alimentaires par ‘’World Vision’’ à approximativement mille quatorze familles et le 5 janvier 2013, au camp des déplacés de Kilemani, lors de la distribution des denrées alimentaires par ‘’World Vision’’ à environ cinq-cents quarante- huit (548) personnes. 
Le 31 décembre 2012, des Casques bleus de la Monusco déployés au poste opérationnel de Sake, ont sur la demande de l’autorité administrative, apporté leur contribution à la récupération d’un camion civil accidenté dans la région de Lutobogo, située à 2 kilomètres à l’Ouest de Sake, à la grande satisfaction de l’administration et de la population locales. 
Le même jour, quarante-quatre personnes ont été soignées à titre gracieux pendant une campagne médicale organisée à Nyanzale, par le poste opérationnel de la Monusco. 
Le 2 janvier 2013, la Force de la Monusco a, dans le cadre de l’opération « Blue Eagle » (Aigle Bleu), conduit des patrouilles aériennes de longue portée, sur plusieurs axes, notamment Goma-Kiwanja-Sake,

Goma-Sake-Kirotshe et Goma-Sake-Masisi, dans le but d’évaluer la situation sécuritaire, de dissuader les groupes armés et de rassurer les populations civiles. 
Le même jour, les Casques bleus déployés au poste opérationnel de Nyanzale ont assisté le 812ème régiment Fardc à la récupération de deux véhicules transportant des rations militaires, embourbés sur l’axe routier Kihondo-Luwe. 
Le 5 janvier 2013, le médecin militaire de la Monusco déployé dans la base onusienne de Kirumba, a organisé une campagne médicale au profit des habitants de la région, au cours de laquelle vingt-trois personnes souffrant de pathologies diverses, ont été soignées à titre gracieux. 
Un autre médecin de la Monusco, a également organisé le même jour une campagne médicale dans la région de Kanyabayonga, pendant laquelle vingt-deux patients ont reçu gratuitement des traitements divers. 
Le 6 janvier 2013, le commandant du poste opérationnel de la Monusco de Kiwanja a réservé un refus catégorique à la demande de deux autoproclamés ‘’Majors’’ du M23, de leur restituer un élément du M23 qui s’est rendu à cette base onusienne. L’officier de la Monusco a déclaré que le processus de désarmement volontaire des membres des groupes armés (Ddr/Rr) rentre dans le mandat de la Monusco. Et pour éviter des représailles contre l’ex-élément du M23, sa protection doit être assurée par les Casques bleus, car cela rentre également dans le mandat de la Mission onusienne, celui d’assurer la protection des populations civiles. 
Au chapitre des redditions dans la province, du 31 décembre 2012 au 5 janvier 2013, au total vingt-un éléments, notamment deux éléments des Fdlr-Foca (Forces Démocratiques de la Libération du Rwanda-Forces Combattantes Abacunguzi), un élément Fdlr, douze éléments du M23, trois éléments Mayi-Mayi et trois éléments Pareco, se sont rendus aux postes opérationnels de la Monusco de Rwindi, Katale, Rugari, Loufu, Kirumba, Kanyabayonga, Kiwanja, et aux Fardc déployées à Kikovo. 
La situation sécuritaire au Sud-Kivu est demeurée volatile, dans un environnement sécuritaire tendu et imprévisible. 
Des redditions des éléments Fdlr avec les membres de leurs familles, ont été notées pendant la période sous examen. 
Les Mayi-Mayi Rahiya Mutomboki ont accru leur présence et multiplié leurs attaques contre les Fardc en vue d’étendre leur influence, dans les territoires de Kalehe, Shabunda, et Walungu. 
La Brigade du Sud-Kivu de la Force de la Monusco continue de déployer des postes opérationnels à travers la province, dans le but de combler le vide sécuritaire provoqué par le redéploiement des troupes Fardc dans le Nord-Kivu. 

Du 1er au 3 janvier 2013, les Forces Spéciales Egyptiennes déployées au poste opérationnel de Numbi, ont mené des patrouilles intensives dans la région, dans le but de dissuader les activités des groupes armés, contrôler la zone et protéger les populations civiles. 
Le 2 janvier 2013, la compagnie Uruguayenne de Patrouille Navale de la Monusco (Urpac) a conduit sur le lac Kivu des patrouilles de longue portée sur l’axe Minova-Sake-Goma-Himbi, ainsi que sur d’autres axes du lac Tanganyika, dans le but d’évaluer la situation sécuritaire, d’interdire toute activité des groupes armés et de rassurer les populations riveraines. Des patrouilles conjointes avec la Force Navale des Fardc ont également été menées dans la région de Dutu, et ses environs. Une autre patrouille de longue portée a été menée sur le lac Kivu entre la péninsule d’Amssar et les îles Cibalanga ainsi que Iwanja. 
Le 3 janvier 2013, la Force de la Monusco a conduit une patrouille aérienne au-dessus de la région de Minova, Sake, Bulenga, Mushake et Gungu, dans le but de surveiller les activités des groupes armés et de rassurer les populations civiles. 
Le 5 janvier 2013, le 4ème bataillon Pakistanais de la Monusco a prodigué des soins d’urgence à un élément FDLR qui s’est rendu à Luntukulu, avec une ancienne blessure par balle à la jambe gauche. Il a été remis à la Section DDR/RR de Walungu pour sa prise en compte et son évacuation vers Bukavu.  
Par ailleurs, la Force de la Monusco a poursuivi la semaine dernière dans les territoires de Walungu, Fizi, et Kabare, ses opérations unilatérales dénommées « Kimbilio salama » (Refuge sûr), « Safe Guard » (Protection), « Mkesha » (Protecteur), « Amani ya Kudumu » (La paix durable), « Swift Shield » (Protection rapide), « Kuwamacho 1 » (Vigilance 1), « Outreach » (Présence sur le terrain), « Restoration of roads » (Réhabilitation des axes) et « South sail » (Navigation vers le Sud), en menant des patrouilles intensives à partir de ses postes opérationnels établis dans ces territoires. 
La situation sécuritaire dans le Secteur de Katanga est demeurée relativement calme. 
Cependant, la présence des combattants Fdlr a été signalée dans la chaîne des montagnes de Mitumba et dans le voisinage de Bendera, avec les Mayi-Mayi Gédéon et Kata-Katanga, à Nyunzu, Manono, Mitwaba, Moba et Pweto. 
La situation sécuritaire dans le Secteur 2 demeure relativement calme et sous le contrôle des Forces onusienne et congolaise. Aucun incident majeur n’a été signalé la semaine dernière. 
Enfin, concernant les statistiques des patrouilles, la Force de la Monusco a mené 1220 patrouilles armées, dont 584 nocturnes et fourni 16 escortes, pendant que 302 autres patrouilles ont été menées par les Observateurs Militaires de la Force.  

mardi 8 janvier 2013

Vivez la Coupe d’Afrique des Nations Orange, South Africa 2013 sur www.StarAfrica.com

StarAfrica.com sort le grand jeu et déploie un dispositif spécial en Afrique du Sud pour faire vivre la compétition à tous les internautes
 
Paris, France, 8 janvier 2013 - A l'occasion de la CAN Orange, Afrique Sud 2013, StarAfrica.com sort le grand jeu et déploie un dispositif spécial en Afrique du Sud pour faire vivre la compétition à tous les internautes :
- une équipe de journalistes sportifs en Afrique du Sud pour suivre les événements en direct, décrocher des exclusivités et restituer l'ambiance dans les villes hôtes ;
- des vidéos réalisées sur place pour suivre l'actualité au jour le jour ;
-  un fil infos regroupant les dernières dépêches, relayé sur Twitter et Facebook ;
- tous les matchs commentés en live-texte : une présentation des forces en présence, la composition des équipes, le commentaire de la rencontre en direct, les statistiques et l'analyse post-match accompagnée des déclarations des joueurs et de l'entraîneur ;
- une galerie photos pour savourer les belles actions et l'ambiance ;
- une équipe de journalistes sportifs auprès des supporters dans plusieurs pays d'Afrique, prête à rédiger des articles et analyses;
- tous supporters ! Soyez prêts, avec notre fan kit CAN Orange 2013, des jeux pour soutenir votre équipe, télécharger le fond d’écran supporter, tenter une ola en ligne.
- l'élection du "joueur le plus tendance", pour laquelle les internautes pourront voter tout
au long de la compétition,
Qui gagnera la CAN Orange 2013 ? Les Zambiens, tenants du titre ? Les Eléphants ivoiriens qui excellent ? Les Bafana Bafana, équipe du pays hôte ? Ou une autre intrépide bande de champions ?
Grâce à ses trois équipes rédactionnelles basées en Afrique, StarAfrica.com propose tout au long de l'année des articles exclusifs qui en font un site de référence sur le football africain.
StarAfrica.com couvre ainsi les compétitions sportives majeures sur toute l'Afrique (notamment les compétitions de la Confédération Africaine de Football) et suit plus de 20 championnats nationaux africains. Enfin, pour être accessibles au plus grand nombre d’internautes, les contenus de StarAfrica.com sont disponibles dans trois langues : français, anglais et arabe.
StarAfrica.com (http://www.StarAfrica.com), le portail de divertissement d’Orange en Afrique agrège les contenus de l’ensemble des pays. StarAfrica.com est le portail de référence des jeunes en  Afrique avec ses deux chaînes phares : football et l’éducation.StarAfrica.com propose sept chaînes : actualité ,football, + de sport, musique, éducation, jobs et la boutique diaspora.

lundi 7 janvier 2013

Affaire Yangambi portée devant la Cour suprême de justice

Fondation Paix Sur Terre/RD CONGO
Représentation auprès de l'Union Européenne
Bruxelles-Belgique
E-mail: fpaixsurterre@yahoo.fr
Tel: +32487508002


Objet : Affaire Me Firmin Yangambi et de ses proches MM. Eric Kikunda et Benjamin Olangi - Cour Suprême de Justice de la RD Congo : Un arrêt non rendu, un dossier devenu « introuvable »

- Violation flagrante des droits de la défense (refus de juger et refus d'informer, atteintes constantes portées par des agents publics aux droits garantis par la Constitution)
 - Suspicion de graves violations du droit à un procès équitable. 


 A. Rappel des faits :

1. Me Firmin Yangambi (avocat connu pour ses activités d'appui au processus de paix et de démocratisation en RD Congo) et deux de ses proches MM. Eric Kikunda et Benjamin Olangi (respectivement ami et parent de Me Yangambi, licencié en marketing et étudiant aux Facultés catholiques de Kinshasa), tous civils, ont été arrêtés le 26 septembre 2009 et déférés devant un tribunal militaire pour répondre des infractions suivantes mises à leur charge (a posteriori)  par l'auditorat militaire:
- « avoir tenté de diriger, d'organiser ou de commander un mouvement insurrectionnel ! » (cette infraction a, très rapidement, été substituée à celle de complot, impliquant le colonel Bofate de la Garde républicaine, contre la vie du chef de l'Etat, dès lors que cette première accusation est vite apparue comme invraisemblable.
Cette infraction de tentative de créer un mouvement insurrectionnel « repose », selon toute vraisemblance, sur le fait que Me Firmin Yangambi avait affirmé, en interpretation des dispositions utiles de la Constitution le droit à la légitime défense collective des citoyens face aux agressions injustes dirigées contre leur personne, leurs terres et leurs biens et ce, avec une certaine ingénuité, à plusieurs reprises et devant différents interlocuteurs, à Kisangani.
Son idée preconisait en fait qu' en cas de défaillance persistante de l'armée et des services de police et de sécurité chargés de protéger la population contre les incursions des éleveurs nomades armés, appelés Mbororo et contre les attaques  du groupe rebelle ougandais LRA, responsable de nombreux massacres dans le Bas et le Haut-Uélé, cette population devrait pouvoir organiser son autodéfense
- « avoir détenu sans titre ni droit des armes ou des munitions de guerre »

2. Par son arrêt du 3 mars 2010, la Cour Militaire de Kinshasa/Gombe, statuant au premier degré a déclaré établies les deux infractions mises à charge des  prévenus et condamne- Me Firmin Yangambi  à la peine de mort - et MM. Eric Kikunda et Benjamin Olangi à 20 ans de servitude pénale:

3. Me Firmin Yangambi et ses proches MM Eric Kikunda et Benjamin Olangi ont fait appel de cette décision devant la Haute Cour Militaire. Cette Cour, dans son arrêt rendu, en date du 14 juin 2011 (RPA  n°042/10) :

- A constate l'absence de proces-verbal de constat des armes prétendument trouvées dans le véhicule d'un des prévenus (feuillet n°19), a constaté aussi « qu'il y a des armes reprises sur la décision de renvoi dont les numéros ne correspondant pas avec ceux des armes présentées physiquement à l'audience » (feuillet n°36) et a également constaté (feuillet n°36) qu'au moins une des armes saisies (RPG 7 n°859) « a été retrouvée parmi celles saisies le 4 juin 2010 au domicile de l'Inspecteur principal de la Police Mukalay » alors qu'il était poursuivi dans l'affaire Chebeya devant la Cour Militaire de Kinshasa/Gombe et qui était un des tortionnaires de Me Yangambi et de ses proches à la Direction Générale des Renseignements et des Services Spéciaux de la Police Nationale Congolaise (située à l'époque à Kin-Mazières) »

- « Estime qu'il y a eu tortures au regard du contenu des rapports médicaux versés au dossier » (feuillet n°20) et considère « que les déclarations obtenues sous la torture lors des enquêtes dans la présente cause sont nulles étant donné que les aveux et dénonciations obtenus sous l'effet de la torture doivent être rejetés au départ ainsi que tous les devoirs qui n'ont pu être réalisés qu'à la suite des révélations obtenues par la torture » (feuillet n°20).

Eu égard, notamment, à ce qui précède, la Haute Cour Militaire, dans son arrêt du 24 juin 2011 (RPA 042/10/HCM) :

- A acquitté Me Firmin Yangambi, Eric Kikunda et Benjamin Olangi de l'infraction de tentative d'organisation d'un mouvement insurrectionnel (feuillet n°42)
- et les a condamnénéanmoins, de façon surprenante, respectivement  à 20 ans (Me Firmin Yangambi) et à 10 ans (MM Benjamin Olangi et Eric Kikunda) de servitude pénale principale pour « l'infraction de détention sans titre ni droit d'armes de DEUX * armes de guerre (Mag n° 028 et RPG 7 n°4469) dont, à titre accessoire, il a été démontré publiquement, devant la Cour qu'elles étaient défectueuses (celle-ci faisant cependant valoir, « quant à  l'état vétuste ou défectueux des armes évoqué par la défense des prévenus » - feuillet 37 de l'arrêt de la HCM - « que le législateur, en cette matière, n'a pas posé une condition liée à l'état dans lequel se trouvent les armes de guerre ») !

4. Me Firmin Yangambi et ses proches MM. Eric Kikunda et Benjamin Olangi se sont alors, dès le 20 juin 2011, portés en cassation devant la Cour Suprême de Justice contre l'arrêt rendu dans son arrêt du 14 juin 2011.

B. Etat actuel de la question :

1. Le traitement du pourvoi en cassation de Me Firmin Yangambi et de ses proches MM. Eric Kikunda et Benjamin Olangi devant la Cour Suprême de Justice de la RDC est actuellement « bloqué » au niveau de ladite cour.
Ce BLOCAGE, indigne d'un Etat de droit, est, de l'avis des avocats de la défense, Inexplicable dans les faits et injustifiables en droit
2. En effet, saisie depuis le 20 juin 2011 du pourvoi en cassation formé par les précités contre la décision de la Haute Cour Militaire, La Cour suprême de justice avait prévu de rendre son arrêt à son audience du 3 octobre 2012 , après que le Procureur Général de la République eût donne au courant du mois de juin 2012 SON AVIS  par rapport à la demande de cassation totale sans renvoi de l'arrêt de la Haute Cour Militaire.
Cette date d'audience de la Cour Suprême de Justice fût régulièrement signifiée aux demandeurs en cassation, le 17 septembre 2012

3. Curieusement, à ladite audience, l'affaire Me Firmin Yangambi et de ses proches MM.  Eric Kikunda et Benjamin Olangi Yangambi ne sera pas appellée. Et le Greffe de la  Cour Suprême de Justice n'a pas été en mesure de fournir aux avocats de la défense la moindre justification, en fait et en droit, de cet état des choses surprenant.

4. Depuis plus de 3 mois (à savoir depuis l'audience du 3 octobre 2012 où l'affaire a été « oubliée » ou « omise ») la Cour Suprême de Justice s'est installée dans un silence incompréhensible et toutes les démarches entreprises par les avocats de la défense auprès du Premier Président de ladite Cour sont, à ce jour, restées sans réponse.

5. Plus grave encore, le dossier du pouvoi en cassation de Me Firmin Yangambi et de ses proches MM. Eric Kikunda et Benjamin Olangi a apparemment disparu entre le Greffe de la Cour Suprême de Justice et la Présidence de la même Cour et serait à présent introuvable (le Greffe prétendant que le dossier a été transmis à la Présidence et la Présidence affirmant que le dossier a été retourné au Greffe) si bien que les avocats des demandeurs en cassation ne sont pas capables actuellement de « localiser » le dossier de pourvoi en cassation de leurs clients au sein même (dans quelle armoire de quel « bureau » et/ou entre les mains de quelle « personne » ? ) de la Cour Suprême de Justice, cette plus haute instance judiciaire du pays, légalement et régulièrement saisie, à laquelle il était demandé de « dire le droit ».Y a-t-il eu incendie ou inondation ?  Le dossier a- t-il été perdu a-t-il fait l'objet d'une substitution frauduleuse ou d'une destruction méchante ? A-t-il été « réquisitionné » par l'un ou l'autre service de sécurité ? A quel titre et de quel droit ? La Cour Suprême ne communique pas à ce sujet et  cette situation de fait laisse Me Yangambi et ses proches sans aucun recours juridique.

6. Par ailleurs, des rumeurs très inquiétantes circulent. L'apparent refus de se prononcer de la Cour Suprême de Justice (mettant, à tout le moins, beaucoup plus de temps que nécessaire pour rendre son arrêt) dans l'affaire Me Yangambi et MM . Eric Kikunda et Benjamin Olangi s'expliquerait par des « pressions » voire des « injonctions » émanant d'agents publics extérieurs à la Cour (il pourrait s'agir alors de l'Agence Nationale de Renseignements et/ou de la Direction  Générale des Renseignements et des Services Spéciaux de la Police Nationale Congolaise et/ou de l'Auditorat général des FARDC) qui l'auraient soumise à des pressions auxquelles elle n'aurait pas pu se dérober... alors même que les articles 150 et 151 de la Constitution disposent que les cours et tribunaux ne sont soumis dans l'exercice de leur pouvoir de juger qu'à la seule autorité de la loi et que le pouvoir exécutif ne peut donner d'injonction au juge.

C. Synthèse et conclusion

1. L'article 19 de la constitution disposant que toute personne a le droit d'entendre sa cause dans un délai raisonnable, il apparaît  que le droit des demandeurs en cassation  a un procès équitable a dans l'affaire Me Yangambi et MM. Eric Kikunda et Benjamin Olangi été violé de manière persistante et flagrante.

 2. Il importerait donc que la Cour Suprême de Justice, juridiction suprême de la République, dise enfin le droit dans le respect de la Constitution de la République, des Pactes internationaux relatifs aux droits humains et des lois de l'Etat congolais.
Agir autrement reviendrait a persévérer dans l'arbitraire et l'injustice.

3. Les manquements aux principes généraux du droit généralement admis dans tous les Etats de droit qui, dès le début, entachent cette affaire, sont chronologiquement, les suivants :

- Arrestation (en date du 26 septembre) et détention dans des conditions extra-légales : guet-apens « monté » apparemment par l'inspecteur principal Mukalay (à l'insu même de son supérieur, l'inspecteur divisionnaire adjoint Unyon Vakpa Katumba, commandant de la Direction Générale des Renseignements et des Services Spéciaux de la Police Nationale Congolaise... et dont  le Ministère public déclarera, devant la Haute Cour Militaire, qu'il « n'était pas au courant( …) parce qu'il était absent du bureau de la capitale ») et certains services de police, garde à vue prolongée en dehors du délai prévu par la Constitution, violation du principe de la présomption d'innocence (déclarations gouvernementales à la presse), etc...

- Actes de tortures perpétrés, du 26 septembre 2009 au 1er octobre  2012 par l'inspecteur principal Mukalay et les agents d'une « commission sécuritaire mixte » (PNC + ANR+ REGION MILITAIRE DE KINSHASA+ AUDITORAT MILITAIRE + DEMIAP), dans les locaux de la  Direction Générale des Renseignements et des Services Spéciaux de la Police Nationale Congolaise (situés à l'époque à Kin-Mazières)

- Dévolution (par un artifice particulièrement malsain : mise en cause d'un quatrième personne appartenant à l'armée) de civils devant des juridictions militaires

 - Condamnations (infondées en fait et en doit) de Me Yangambi et de MM Eric Kikunda et Benjamin Olangi, respectivement, à la peine de mort ou à lourdes peines de servitude pénale, prononcées par la Cour Militaire de Kinshasa/Gombe en date du 3 mars 2010- Arrêt rendu en appel par le Haute Cour Militaire, en date du 14 juin 2011 (reconnaissant, notamment, les faits de tortures et la « manipulation » de certaines prétendues « preuves matérielles » de la détention d'armes de guerre par les policiers responsables des tortures subies par les prévenus... et poursuivis, dans l'entre-temps, dans l'affaire Chebeya ! acquittant les prévenus de l'infraction de tentative d'organisation d'un mouvement insurrectionnel ) et, nonobstant cela, condamnant  Me Yangambi et MM Eric Kikunda et Benjamin Olangi, le premier à 20 et les seconds a 10 ans chacun de servitude pénale pour détention de DEUX * armes de guerre dont il avait été démontré publiquement, devant la Cour, qu'elles étaient défectueuses.

Au sujet des peines infligées aux accusés dans cette affaire pour détention d'armes, si en droit, comparaison n'est pas nécessairement raison, il est néanmoins  évident que les peines ainsi prononcées sont à tout le moins « disproportionnées » par rapport à la situation d'impunité conscrée au Général Gabriel Amisi, simplement suspendu, alors qu'il a été accusé par les Nations-Unies d'avoir revendu des armes et des munitions (et même, dit-on, des chars d'assaut) à des groupes rebelles opérant dans l'Est du pays et à la peine de 4 ans de prison à laquelle le Général Bokope a été condamné pour détention illégale d'armes, etc...
Manifestement, dans l'affaire Me Firmin Yangambi, la Haute Cour Militaire n'a pas respecté sa propre jurisprudence qui est pourtant source subsidiaire de droit en Droit congolais !

- Pourvoi en cassation introduit le 20 juin 2011 devant la Cour Suprême de Justice et avis rendu par le Procureur général de la République : fixation d'une date d'audience (le 3 octobre 2012) suivie d'une « omission » sans explications et sans report de l'affaire à la date notifiée et, depuis lors, de la « disparition » du dossier depuis plus de trois mois

- Suspicion, depuis cette même date du 3 octobre 2012, de manoeuvres dilatoires et/ou de déni de justice (refus d'un magistrat et/ou d'une instance judiciaire d'examiner une affaire qui lui est régulièrement soumise)

- Suspicion, depuis cette même date,  d'interventions abusives d'agents publics étrangers à la Cour, de coalition d'agents publics (greffiers et/ou magistrats civils et/ou militaires et/ou agents des services de sécurité) s'étant concertés et ayant délibéré entre eux de mesures contraires à la Constitution, aux lois et aux règlements de la RDC et/ou d'exécution par des agents publics d'ordres manifestement illégaux visant à retarder, à suspendre ou à annuler une procédure en cours

- Suspicion d'acharnement politique et/ou policier contre Me Yangambi et de ses proches MM. Eric Kikunda et Benjamin Olangi qui, à ce jour, comptent près de 3 ans et demi de détention injuste (quoique emballée sous des formes apparemment juridiques) voire « illégale »

- et, de façon générale, complot monté par des agents publics et  violation flagrante des droits de la défense (refus de juger et refus d'informer, atteintes constantes portées par des agents publics aux droits garantis par la Constitution)

4. Face à cette situation totalement « inacceptable », où l'arbitraire  l'emporte manifestement sur la justice et où les droits de la défense se trouvent complètement bafoués, il importe de porter, dès à présent, ces manquements graves à la connaissance des instances habilitées à les traiter et/ou à en juger,  à savoir, notamment :

- Les Comités des droits de l'homme et contre la torture des Nations-Unies

- La Justice pénale internationale (application de la règle de compétence universelle en matière des infractions au Droit Pénal International) et aussi les tribunaux aux Belges (dès lors qu'un ressortissant belge se trouve victime d'un fait infractionnel)

- L'Union Internationale des Magistrats (auprès de laquelle une pétition pourrait être introduite pour sensibiliser cette organisation à ce qui s'apparente à un « déni de justice » inacceptable)

- Les organisations non gouvernementales, nationales et internationales, de défense des droits de l'homme

- L'opinion publique, tant nationale qu'internationale, informée par voie de presse.

5. Faut-il enfin rappeler que :

- l'exécution par un agent public, quel qu'il soit, à quelque niveau qu'il se situe, d'un ordre manifestement illégal ne constitue aucunement, en droit, une « excuse »

 - seule une administration saine et équitable de la justice (s'opposant fermement à ce que des agents publics portent atteinte aux droits garantis aux particuliers, notamment en « montant des complots » contre des personnalités qui dérangent les autorités, afin, le plus souvent, de retirer un avantage financier de l' interpellation de ces personnalités : demande d'une « enveloppe » supplémentaire pour frais d'enquêtes, etc) peut assurer la promotion des droits humains

- les violations systématiques des droits humains (dans le chef, notamment, de certains « agents publics » qui s'en sont pris à un avocat connu pour ses activités d'appui au processus de paix et de démocratisation en RD Congo et à ses amis ou parents) font obstacle au développement de la RDC et portent atteinte, non seulement à la réputation internationale du pays mais aussi et surtout à sa cohésion nationale. 

Fait à Bruxelles, le 4 janvier 2013
Pour la Fondation Paix Sur Terre/RD CONGO
OLANGI BOHOMBO
Représentant auprès de l'U.E
rue de Bosnie, 52 à 1060 – Bruxelles (Saint-Gilles) Belgique  

mercredi 2 janvier 2013

FFJ exige au CSAC le respect des attributions du tribunal des journalistes

Freedom for journalist (FFJ), organisation neutre de défense et de promotion de la liberté de la presse exige au Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC, organe public de régulation des médias), le respect des attributions du tribunal des journalistes et l’invite à transférer, toutes affaires cessantes, à la commission de discipline et d’éthique professionnelle de l’Union nationale de la presse du Congo, sa décision portant suspension d’antenne prise contre Noëlla Madinga et Evelyne Kamo.
FFJ note que dans sa décision n°CSAC/AP/142/2012 du 21 décembre 2012, le CSAC suspend, pour une durée de 30 jours, Noëlla Madinga et Evelyne Kamo, respectivement présentatrice de l’émission «Cité des stars», diffusée sur Digital Congo TV et présentatrice des émissions «Kamo Soukous» et « Options des stars », diffusées sur CBES, deux chaînes de télévision émettant à Kinshasa, capitale de la RD Congo.
FFJ reconnaît cependant la compétence de poursuite des professionnels des médias au tribunal des journalistes érigée en instance de discipline par les professionnels des médias eux-mêmes et aux tribunaux de droit commun.
«Le CSAC s’est illustré par la violation délibérée des statuts de la commission de discipline, seule compétente en la matière au-delà des juridictions de l’ordre judiciaire, à sanctionner les journalistes. Le Csac n’a de compétence que sur les entreprises de presse au regard de sa propre législation. Le Csac s’annonce là où on l’attend le moins », a déclaré le directeur de FFJ, Désiré-Israël Kazadi.
«Le Csac devrait s’arrêter à sa première décision suspendant des émissions mises en cause et ne pas dépasser les bornes. Tout en condamnant l’usage fait des médias érigés en instrument de règlement des comptes personnels, FFJ désapprouve cependant la procédure entamée par le Csac et lui demande de se montrer respectueux des textes », a ajouté, pour sa part, Clément Tshietshiam, chercheur à FFJ qui invite le CSAC à «préserver sa crédibilité ».

La Monusco dément l'approvisionnement en armes et munitions aux Fdlr par la Rdc

Kinshasa, 2 janvier 2013 – Du 21 au 24 décembre 2012, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République Démocratique du Congo (Monusco) a envoyé une équipe d’évaluation à Mpati, Nyange et Bibwe dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. L’équipe était composée des membres des Sections des Affaires Civiles et Désarmement, Démobilisation, Rapatriement, Réintégration et Réinsertion (DD/RRR) ainsi que de la Brigade de la Monusco du Nord-Kivu. L’objectif de cette mission était de vérifier la véracité de rumeurs persistantes qui circulaient dans ces endroits. A la fin de sa mission, l’équipe est en mesure de déclarer sans fondement les rumeurs suivantes : 
1. L’arrivée à Kazibake de 4.000 FDLR accompagnés des membres de leurs  familles et qui auraient transité par la Zambie ;
2. Le passage de deux hélicoptères de couleur blanche sans le logo de l’ONU, le 13 décembre entre Nyange et Lwama ;
3. L’existence à Kivuye d’un nouveau commandant des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR) nommé Bakota ;
4. L’approvisionnement en armes et en munitions des FDLR par des avions de l’armée gouvernementale. 
La mission a pu par contre confirmer la présence d’éléments des FDLR dans plusieurs localités et villages dans les groupements Bashali Mukoto et Mpati où ils sont arrivés depuis avril 2012, fuyant l’avancée des Mai Mai Rahiya Mutomboki. Les FDLR sont parmi d’autres groupes présents sur l’axe Bibwe-Kitso-Nyange, qui posent un problème de protection de la population civile en collectant des taxes illégales et en rendant difficile les récoltes agricoles. Sur ces points, la Mission a recommandé aux autorités nationales et  locales de prendre  des mesures appropriées pour soulager les populations. 
La Monusco rappelle que ces dernières années, elle a mené de nombreuses opérations conjointes avec l’armée congolaise pour réduire la nuisance des groupes armés, dont les FDLR. Elle évalue le nombre de combattants résiduels FDLR dans cette région à seulement quelques centaines.