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dimanche 4 septembre 2011

Déclaration des services du FMI au terme d’une mission en Rd Congo


Une mission du Fonds monétaire international - FMI – dirigée par son chef de mission, M. Robert York a séjourné à Kinshasa du 24 août au 3 septembre 2011 pour dresser un bilan des progrès enregistrés par les autorités congolaises et débattre avec elles des politiques économiques dans le cadre de la quatrième revue de l’accord conclu au titre de la Facilité élargie de crédit - FEC -. La mission a rencontré diverses autorités congolaises ainsi que des bailleurs de fonds.
Cette déclaration a été rendue publique le samedi 3 septembre 2011 à Kinshasa au cours d’une conférence de presse animée par le ministre des Finances, M. Augustin Matata Ponyo Mapon, son collègue du Budget, M. Jean-Baptiste Ntahrwa, le chef de mission du FMI, M. Robert York et le gouverneur de la Banque centrale du Congo, M. Jean-Claude Masangu.
Les entretiens se sont centrés sur l’évolution récente de la situation économique, la mise en œuvre des politiques dans le cadre de l’accord FEC, l’exécution du budget de 2011 et le projet de loi des finances de 2012, ainsi que les réformes structurelles prioritaires requises pour consolider la stabilité macroéconomique, entretenir une croissance élevée et améliorer le climat des affaires.
En dépit d’une conjoncture économique internationale difficile, les résultats macroéconomiques demeurent solides et en 2011 la croissance pourrait dépasser plus de 6 % initialement projetés. L’activité économique bénéficie de l’évolution favorable des cours des matières premières minérales exportées par le pays et de la bonne tenue de la demande intérieure.
L’envolée des prix mondiaux des produits énergétiques et alimentaires durant les premiers mois de cette année a conduit à une accélération de l’inflation intérieure, mais le rythme de cette dernière s’est désormais modéré. Cela dit, cette année d’inflation se maintiendra rassemblement bien au-dessus de l’objectif à un seul chiffre fixé par la Banque centrale.
Il y a lieu de féliciter les autorités congolaises pour les bons résultats enregistrés durant le premier semestre de cette année, grâce à la mise en œuvre satisfaisante des politiques macroéconomiques. Il importe de maintenir les grandes lignes de ces politiques pour maîtriser les tensions inflationnistes et préserver la position budgétaire, notamment dans la perspective des élections présidentielle et législatives de novembre 2011.
Les pressions en faveur des dépenses s’intensifient du fait des élections nationales et constituent le risque principal, mais le gouvernement a jusqu’à présent réussi à maintenir les grandes orientations énoncées dans son programme économique.
La disciple en matière de dépenses sert d’ancrage au programme, lequel s’appuie par ailleurs, en matière de recettes, sur le paiement anticipé de certains impôts, des réformes administratives et les augmentations des prix intérieurs des carburants.
La Mission a salué ces mesures et encourage le gouvernement congolais à mobiliser davantage les recettes intérieures afin d’accroitre l’enveloppe des ressources permettant d’augmenter les crédits de lutte contre la pauvreté, et de compenser le faible niveau d’appui budgétaire extérieur. La mobilisation des recettes intérieures a été l’un des temps forts des entretiens qui ont eu lieu sur le projet de loi des finances de 2012.
La Banque centrale du Congo doit rester vigilante face au risque d’un accélération de l’inflation qui pourrait déstabiliser l’économie. Le maintien de taux directeurs à des niveaux suffisamment positifs en termes réels contribuera à faire reculer l’inflation, à réduire les anticipations inflationnistes et à atténuer toute pression baissière éventuelle sur le taux de change.
La Mission a pris note des progrès enregistrés sur un large éventail de réformes structurelles, mais elle a signalé qu’il était nécessaire d’accélérer la marche de certaines mesures pour mettre pleinement en œuvre le programme. Parmi celles-ci, il est essentiel d’avancer sur le dossier de l’amélioration de la gouvernance et de la transparence dans les industries extractives.
Les services du FMI seront en mesure d’appuyer l’achèvement de la quatrième revue de l’accord FEC pour autant que les résultats continuent d’être satisfaisants et qu’il soit possible de s’entendre sur les politiques et réformes structurelles pour la période à venir.
La Facilité élargie de crédit - FEC -, qui a remplacé la Facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance - FRPC –comme principal outil dont dispose le FMI pour apporter un soutien financier à moyen terme aux pays à faible revenu, est caractérisée par des niveaux d’accès plus élevés aux financements, des modalités de concours plus concessionnelles, une plus grande souplesse dans la conception des programmes, et une conditionnalité à la fois plus simple et mieux ciblée. Le taux d’intérêt des financements accordés au titre de la FEC est de 0 %, avec un différé d’amortissement de cinq ans et demi et une échéance finale de dix ans. Le FMI revoit tous les deux ans les taux d’intérêt de toutes facilités concessionnelles.

vendredi 2 septembre 2011

Victime collatérale de l’affaire Yves Kisombe, mal conseillé, Evariste Bosbab voit sa cote s’effondrer danss les salles de rédaction


A la suite des injures et insultes proférées par le député Yves Kisombe du Pprd à l’endroit de la journaliste  Eugénie Ntumba de la Rtvs 1, des professionnels des médias et des activistes des droits de l’homme ont organisé le vendredi 26 août 2011 une grande marche de colère. La marche est partie du croisement des avenues des Huileries et Colonel Ebeya dans la commune de la Gombe jusqu’au Palais du Peuple, où ils ont déposé un mémorandum auprès du président de l’Assemblée nationale, M. Evariste Boshab.
Les corporations de journalistes ont réclamé dans la foulée la levée de l’immunité parlementaire dont jouit le député incriminé. Tout est parti d’une interview que la consœur voulait réaliser le 4 août dernier au téléphone avec Yves Kisombe. Piqué on ne sait par quelle mouche, ce dernier a déversé un flot d’insultes sur la journaliste. L’enregistrement de cet élément sonore a fait le tour du monde via Internet.
Les Organisations professionnels ont organisé mardi 23 août une conférence de presse pour appeller les professionnels des médias à descendre dans la rue. Au Palais du Peuple, le président de l’Assemblée nationale a réceptionné le mémo qui lui a été remis par M. Polydor Muboyayi, président de l’Obsevatoire des médias congolais - Omec -.
Ce dernier a déclaré que les organisations professionnelles se sont déplacées pour remettre au speaker de l’Assemblée nationale et le mémo et l’objet du délit pour sa propre édification. Cette manifestation a été organisée, a-t-il poursuivi, pour poser un problème de fonds qui concerne l’intégrité physique des professionnels des médias, rappelant au passage les divers assassinats dont ils ont été l’objet ces dernières années sur l’ensemble du territoire national.
Il s’est agi donc d’attirer l’attention du législateur sur la nécessité du respect des lois du pays. Dans la foulée, le président de l’Omec a posé le problème de représentation d’un membre de la corporation au sein du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication.
« Nous sommes au regret de vous dire qu’il y a eu quelque part manipulation des noms et qui n’ont pas été approuvés par la corporation », a martelé le président de l’Omec.
Aussi surprenant que cela puisse paraitre, dans sa réaction, le président de l’Assemblée nationale, M. Evariste Boshab n’a pas du tout condamné l’acte posé par le député Yves Kisombe, préférant donner la leçon aux professionnels de médias. Il s’est néanmoins déclaré disposer à rencontrer les préoccupations exprimées dans le mémo sans entrer dans les détails.
Selon lui, lorsqu’il s’agit des injures, des insultes et des imputations dommageables, cela relève des cours et tribunaux. Dans le fonctionnement de la démocratie, il est utile de respecter la spécificité de chaque institution.
Il a ainsi conseillé que la consœur qui aurait été incommodée dans sa vie saisisse les instances judiciaires. Quant à la levée de l’immunité d’un député, M. Boshab Mabuj a ajouté qu’il faut d’abord le Procureur général de la République qui saisit à son tour l’Assemblée nationale pour respecter la procédure. « Nous ne pouvons de notre propre chef décider de lever les immunités d’un député. Nous sommes saisis par le Procureur général de la République. C’est lui qui fait la demande. A ce jour, je n’ai reçu aucune demande émanant du Parquet général de la République allant dans ce sens ».
Pour Evariste Boshab, s’il a un conseil à donner aux professionnels des médias c’est celui d’informer. « Je sais que c’est à la fois un métier noble et difficile.
« Mais un conseil, tout à fait un conseil : vous avez le devoir d’informer au lieu de vous ériger finalement en d’autres politiciens qui défendent les positions qui ne sont plus les positions informatives mais plutôt les positions politiciennes ». 

Provocations ?
Ces propos tenus par le président de l’Assemblée nationale ont mis le feu aux poudres, poussant les professionnels des médias à claquer bruyamment la porte de la salle des spectacles du Palais du Peuple. Interrogés, la plupart d’entre eux ont estimé qu’en tenant ces propos, le président de l’Assemblée nationale, Evariste Boshab s’était dangereusement engagé dans une entreprise de soutien aveugle au député Yves Kisombe qui est désormais membre de son parti, le Pprd, après avoir été expulsé du Mlc.
Une provocation, en somme, que, les professionnels des médias ont fait payer cash à Evariste Boshab. Frustrés et déçus, ils ont pour marquer leur sortie, scandé des chants à la gloire de l’ancien président de l’Assemblée nationale, Vital Kamerhe, insinuant qu’à leurs yeux, ce dernier leur paraissait plus pate à remplir les fonctions de speaker de la Chambre haute qu’Evariste Boshab, dont les maladresses ne cessent, comme l’absence de tact, de se multiplier
Dans cette effervescence, des journalistes ont indiqué que le député Yves Kisombe était un dangereux récidiviste pour avoir affiché le même comportement par le passé. Le cas, notamment, M. Anthony Shamba, journaliste à Raga Tv et Fm, a déclaré avoir eu une altercation avec lui au Palais du peuple.
 « Moi je ne peux que confirmer ses propos. Ca c’est du Yves Kisombe puisque je suis l’une de ses victimes. Il y a plusieurs journalistes qui peuvent également témoigner du comportement de ce député ».
Un air de polémique sur la diffusion de ces propos sur Internet
Si aucun doute ne subsiste sur les propos du député Yves Kisombe ainsi que sur leur auteur, en revanche, une certaine polémique a semblé voir le jour sur  l’opportunité ou non de mettre ces déclarations sur Internet. Pour le secrétaire général de Journaliste en danger - Jed -, M. Tshivis Tshivuadi, rien ne dit que ce sont les journalistes qui ont diffusé cet enregistrement sur la toile. Selon lui, le monde est à l’heure de l’Internet, n’importe qui peut le faire sans demander l’autorisation de personne. Le plus important, a-t-il ajouté, est que l’auteur de ces propos ne les a pas niés.

Pour sa part, le directeur exécutif de la Voix des sans voix pour les droits de l’homme - Vsv -, M. Dolly Ibefo a fait état de son indignation par tels propos de la part d’un député de la République. Il a regretté que ces insultes aient été relayées sur Internet. « A notre entendement, les personnes qui les ont diffusées ne pouvaient pas le faire. Je crois qu’elles ont amplifié un peu l’immoralité et le comportement de celui qui les a tenus ».
Pour M. Bienvenu Marie Bakumanya, journaliste au Groupe de presse « Le Potentiel », il est difficile de ce jour d’éviter le réseau social de communication qu’est Facebook. De son coté, Désiré-Israël Kazadi de l’association de défense des journalistes « Freedom for journalist », a indiqué qu’il ne saurait être question d’incriminer les médias qui ont relayé ce message, mais plutôt de s’attaquer à la personne qui a proféré ces injures et insanités.
A la fin d’une journée très mouvementée, une chose était sûre. Si Yves Kisombe a donné piètre image des députés congolais désormais obligés de prendre leurs distances, en prenant maladroitement sa défense et en frustrant la presse, Evariste Boshab n’a pas non plus amélioré celle du parti auquel s’identifie désormais le transfuge du Mlc. Mais dans les salles de rédaction, l’agressivité et l’autoritarisme du speaker de l’Assemblée nationale n’étonnent plus.

jeudi 1 septembre 2011

Journée internationale de la Francophonie, des professionnels de médias à la découverte de la Francophonie institutionnelle


La République Démocratique du Congo a célébré le 20 mars 2011 le 41ème anniversaire de la journée internationale de la Francophonie sous le thème « Francophonie, diversité et développement durable. Diverses manifestions ont été organisées pour la circonstance dont un séminaire d’information sur la Francophonie institutionnelle à l’intention des professionnels de médias le vendredi 18 mars 2011 à l’Académie diplomatique congolaise.
Ce séminaire a été animé par lé délégué général de la Francophonie, M. Didier Mwewa. Près de 40 journalistes congolais de Kinshasa dont 25 de la presse écrite et 15 de l’audiovisuelle y ont pris part. L’objectif global était de les informer sur l’organisation, le fonctionnement et les actions de la Francophonie.
« D’abord il faut considérer  que nous sommes au mois de mars, c’est le mois de la Francophonie et nous sommes en train de célébrer  le 41ème anniversaire de l’Organisation internationale de la Francophonie. A cet effet, nous avons prévue une série d’activités dont celle relative à l’information que nous avons voulu donner aux journalistes de la presse écrite et audiovisuelle », a déclaré M. Didier Mwewa.
A son avis, l’idée est de se dire que les journalistes congolais font un travail extraordinaire et joue un rôle important non seulement pour la promotion de la Francophonie mais aussi pour l’information diffusée auprès du grand public. Et donc, il était important que tous ces hommes et femmes qui participent à la diffusion des valeurs de la Francophonie et de l’information en rapport avec celle-ci puissent être suffisamment outillées et qu’ils reçoivent des notions fondamentales sur la Francophonie institutionnelle.
Ce séminaire a permis à la délégation générale de la Francophonie de leur donner des données fiables par rapport au rôle et à la place de la Rdc au sein de la Francophonie, par rapport à l’évolution de la Francophonie institutionnelle, à ce qu’elle est censée faire, à sa programmation, son organisation et tout un tas d’informations qui était, à son avis très utile.
Le délégué général est convaincu qu’à l’issu de cette formation, le pays aura des journalistes qui seront capables d’éviter certaines confusions autour de la Francophonie. Il s’est dit très encouragé par la participation active, par l’engagement et le dévouement des professionnels des médias à vouloir accompagner la délégation générale de la Francophonie à bien mener sa mission dans le cadre de ce contexte du mois de la Francophonie.
Une grande rencontre a été organisée samedi à l’intention des officiels et un grand concert au « Théâtre de la Verdure ». Un mini marathon de Kinshasa a été aussi au menu dimanche en partenariat avec Profitness qui est l’opérateur technique de la délégation générale à la Francophonie. Les activités vont se poursuivre jusqu’au 26 mars avec un grand rallye culturel de la Francophonie.
Le mois de la Francophonie sera donc clôturé par un buffet des ambassadeurs francophones qui porteront sur les spécialités culinaires de l’espace francophone. La soirée du vendredi 18 mars a été consacrée à un spectacle « humanité des humains » au Centre Wallonie Bruxelles.
 La journée internationale de la Francophonie a été célébrée sur le thème de Francophonie, diversité et développement durable. « Il faut d’abord considérer en gardant le terme Francophonie simplement parce que nous sommes à la veuille du sommet de la Francophonie. Ca sera pour nous une occasion de montrer toute notre engagement envers la langue française et la Francophonie et notre détermination à accueillir tous les francophones du monde entier » a confié M. Didier Mwewa.
Selon lui, c’est la diversité tout simplement parce que la Rdc est déjà le fruit de la diversité et la cohésion que nous avons dans ce pays et l’unité nationale. C’est fondamentalement la meilleure gestion de cette diversité congolaise. La diversité est l’une des valeurs de la Francophonie. « Nous pensons que c’est un symbole très fort pour aussi une ville ou une cité culturelle comme Kinshasa ».
« Je suis heureux de constater que la plupart d’activités offertes dans le cadre du mois de la Francophonie essaye de traduire en acte toute cette diversité que nous célébrons. Nous pensons également que le domaine du développement durable, c’est un domaine où la Rdc peut apporter une valeur ajoutée dans la coopération multilatérale francophone », a-t-il fait savoir.
La Rdc joue un rôle moteur dans l’écosystème mondial par rapport à ces ressources naturelles et il a estimé que l’engagement de la Rdc et des autorités congolaises, c’est aussi de promouvoir le rôle moteur de la Rdc dans le domaine du développement durable.

Élections générales de 2011 en Rd Congo, espoirs et craintes des ex-groupes armés de l’Est du pays


Faustin Miganda, Secrétaire général adjoint de l’Urdec, Union des résistants démocrates congolais, ex-mouvement armé du Sud-Kivu déclare voir en  cette année de grands enjeux avec des élections qui se s’annoncent. Mais, il est conscient et manifeste ses craintes et espoirs. « Espoirs si tout s’est passé bien, dans l’apaisement si les élections se déroulaient dans les bonnes conditions et surtout dans le délai constitutionnel mais aussi conformément à la loi, c’est-à-dire que les uns et les autres battent campagne en toute sécurité ».
C’est pratiquement l’année de tous les espoirs parce que après les 5 ans de mandat qu’il considère comme une législature test. « Maintenant nous allons entrer dans la véritable législature où les une et les autres auront déjà une expérience », dit-il. Dans tout le cas, tout le monde, ceux qui sont dans les institutions ou en dehors de celles-ci, a vu comment les choses se sont passées. Chacun d’entre nous a tiré une leçon, ajoute M. Faustin Miganda. « Nous pensons que les acteurs politiques pour la législature prochaine vont faire montre d’une certaine maturité politique de l’expérience qu’ils auront déjà au courant de celle-ci ».
« La crainte, je ne sais pas ce qu’il faut craindre. Seulement je crois que la crainte ce serait seulement la mauvaise fois des uns et des autres de ne pas, par exemple, accepter les résultats des urnes. Si tout le monde est disposé à accepter les résultats des élections et que la sécurité soit garantie pour tous les candidats, il n’y a pas de crainte à avoir ».
Céni
Nous pensons que l’opposition et la majorité devraient nous épargner de la querelle inutile autour de cette structure devant organiser les élections. Elles doivent remplir leur mission en se conformant à la Constitution. Ce sont eux qui sont aux affaires et ils sont tous au Parlement. Ils devraient comprendre qu’il y a l’intérêt suprême de la nation congolaise et du peuple congolais qu’il faudrait mettre en avant.
« Nous leur demandons de nous épargner de tout cela. Leur mésentente ne met pas le peuple à l’aise. Nous qui sommes à l’Est du pays, le peuple n’est pas à l’aise de cette mésentente.  Ils devraient lever la mésentente, l’équivoque et installer le bureau de la Céni parce que tout le monde s’attend à ce que la Céni prenne les affaire en main de façon que la loi soit appliquée parce que la Céi en principe devrait déjà céder la place à la Céni ».
Son parti demande à l’opposition et à la majorité parlementaires d’épargner le peuple de cette gué-guerre et de voir l’intérêt supérieur du peuple congolais. Ce parti souhaitait que la Commission électorale nationale indépendante-Céni- soit installée tout de suite et sans délai parce que la Constitution est claire. 
Quant à Didier Bitaki, porte-parole des anciens groupes armés du Nord-Kivu, aujourd’hui en prison, lui a d’abord remercié le chef de l’Etat pour l’acte qu’il a posé à la fin de l’année 2010 en nommant les officiers issus des anciens groupes armés et même ceux des Fardc jadis intégrés. En tout cas pour cet acte, « nous lui remercions et nous lui demandons encore de faire davantage pour que tout le monde se retrouve y compris les cadres politiques ».
Entre temps pour ce qui est de la mise en place du bureau de la Céni, c’est une insatisfaction totale. « On n’est pas d’accord pour que les choses puissent traîner de cette manière. Nous courons le risque de tomber dans l’irrégularité constitutionnelle », se désolait-il.
Dans ces conditions, les anciens groupes armés empressaient tous ceux qui sont concernés par la question électorale de bien vouloir mettre en place immédiatement le bureau de la Céni de manière la plus urgente possible. « Ceci va nous permettre de savoir ce qui va se passer réellement au courant de cette année 2011 parce que c’est une année électorale. On constate qu’il y a une mauvaise volonté manifeste de la part des dirigeants de ne pas mettre ce bureau en place pour une fois nous ramener vers une prolongation, une transition ou à un vide juridique alors que c’est une question que nous croyons totalement résolue à partir des élections de 2006. Pour nous, c’est une inquiétude totale et nous appelons à la volonté de tous pour que le bureau qui vient d’être mis en place se mette rapidement au travail».
Peut-on maintenant permuter les ex-éléments des groupes armés après la reconnaissance de leurs grades ? La question a été résolue finalement parce que la revendication principale était que les grades des militaires soient reconnus dans leur intégralité, soulignait Didier Bitaki. La question qui se pose aujourd’hui est-ce que ces militaires appartiennent au Haut commandement des Fardc, ce qui était la plus grande question que nous nous posions chaque jour, on ne savait pas si ces militaires répondaient à quel ordre, s’interrogeait-il. Mais aujourd’hui, c’est bien connu qu’ils appartiennent aux Fardc et le chef de l’Etat venait de le confirmer en reconnaissant leurs grades. Donc, ils doivent tous obéir aux ordres du gouvernement central de qui ils dépendent dès maintenant dès lors que leurs grades sont reconnus dans les Fardc. En tout cas, il n’y a pas un commandement Cndp ou d’un groupe armé quelconque, faisait-il observer.
Enfin, pour sa part l’ex-principal mouvement armé du Nord-Kivu, le Cndp, est satisfait par cette reconnaissance formelle des grades en dépit du fait que certains éléments dont les grades n’ont pas été reconnus. Dans la totalité, la reconnaissance est formelle et nous en sommes très contents, se réjouissait Me Antoine Mahamba, porte-parole du Cndp.  
Ecrit 27 février 2011

Après un plaidoyer auprès des partis politiques, les femmes pour leur inscription sur les listes électorales aux prochaines élections


Le Cadre permanent de concertation de la femme congolaise-Cafco- a clôturé la semaine dernière à Kinshasa sa campagne menée auprès des chefs de partis politiques en vue d’une sensibilisation à l’inscription des femmes en ordre utile et en nombre accru sur les listes électorales  et sur la représentation des femmes dans les instances de prise de décisions pu directoire de leurs partis politiques.
Le Cafco a mené un plaidoyer auprès de 24 partis politiques d’abord de février à mars 2010 et ensuite de novembre 2010 et a pris fin en janvier 2012. Cette plateforme réunit en son sein les femmes de la société civile et des partis politiques toute tendance confondue.
La présidente de Cafco, Mme Rose Mutombo Kiesse a déclaré que l’émergence de la femme dans la sphère de prise de décision, étant à la fois un critère et un facteur de développement, Cafco a élaboré un acte d’engagement entre les responsables des partis politiques et lui-même. Elle a ajouté que la signature de cet acte témoigne de la solennité et de l’importance de l’accord passé entre les deux parties.
Cette étape de signature de l’acte d’engagement revêt un caractère exceptionnel, dans la lutte que les femmes mènent pour la promotion de leurs droits fondamentaux, a dit Mme Rose Mutombo. Cafco fera le suivi des listes déposées auprès de la Céni, afin de s’assurer que le contrat que sa structure vient de passer, sera respecté, et que les signatures de l’acte d’engagement, honoreront leur signature.
Au bout du compte, Cafco publiera la liste des partis politiques qui auront tenu leur engagement auprès des Congolais, femmes et hommes. Il diffusera sur le plan national, les noms des partis politiques qui auront donné à la femme sa juste place en nombre accru et en ordre utile, sur les listes électorales et ceci pendant toute la période de la campagne électorale.
La nomination d’une femme-Mme Elise Muhimuzi- au sein du bureau de la Céni sur le compte du quota de la majorité présidentielle est à mettre à l’actif du plaidoyer mené par cette plateforme, a indiqué la présidente de Cafco. Tous les partis politiques visités par cette structure ont réaffirmé qu’elle a enfoncé une porte déjà ouverte et ils ont promis d’’en tenir compte lors de l’élaboration de leurs listes électorales.
Cafco croit à la bonne foi des hommes et des femmes qui ont comme ambition, de gérer la Rdc au plus haut niveau. Mme Mutombo a rappelé que les femmes congolaises représentent 52 % de la population et ont de ce fait un poids non négligeable dans l’électorat national. Elles voudraient que l’on passe enfin des promesses formulées à la concrétisation dans les faits.
Cafco a fait des recommandations aux partis politiques rencontrés dont la sensibilisation des femmes et des hommes sur le bien-fondé de la représentation paritaire homme-femme au niveau de toutes les instances de prise de décision, la formation et la sensibilisation des femmes sur leurs droits et leurs obligations au sein des partis politiques, l’appel à une grande mobilisation des femmes à voter pour les femmes candidates, l’incitation des femmes à exprimer leurs ambitions et à devenir compétitives.
Dans l’acte d’engagement, les représentants des partis politiques ont pris l’engagement de respecter les prescrits de l’article 14 de la Constitution énonçant le principe de la parité homme-femme ainsi que le paragraphe 1er de la Résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies du 31 octobre 2000, qui demande que les femmes soient davantage représentées à tous les niveaux de prise de décision dans les institutions et mécanismes nationaux et internationaux pour la prévention, la gestion et le règlement des différents…