Dans
un communiqué daté du 23 juin 2026, la Voix des Sans Voix pour les droits de
l’Homme (VSV) exprime sa profonde inquiétude face aux récentes attaques visant
des sièges et permanences de partis politiques de l’opposition à Kinshasa.
L’organisation
dénonce des actes de vandalisme attribués à des individus se présentant comme
membres de la Force du Progrès, structure de jeunesse de l’Union pour la
Démocratie et le Progrès Social (UDPS), parti au pouvoir.
Selon
la VSV, ces incidents constituent une menace pour l’exercice des libertés
politiques et pour la consolidation de la démocratie en République démocratique
du Congo.
Le siège de l’ADD-Congo pris pour cible à Kasa-Vubu
L’organisation cite notamment l’attaque perpétrée le 12 juin 2026 contre le siège de l’Alliance des Démocrates pour le Développement du Congo (ADD-Congo), situé sur l’avenue de l’Enseignement dans la commune de Kasa-Vubu.
D’après les informations recueillies par la VSV, plusieurs présumés membres de
la Force du Progrès, dont la base serait installée à proximité du siège du
parti, auraient fait irruption dans les locaux en forçant portes et fenêtres
alors qu’une réunion se tenait sous la conduite du secrétaire général du parti,
en présence d’une dizaine de militants et sympathisants.
Au
cours de cette attaque, plusieurs biens auraient été emportés, notamment un
téléviseur, des ordinateurs portables, des téléphones, des imprimantes, des
tables et des chaises. La VSV affirme que des éléments de la Police nationale
congolaise (PNC), arrivés sur les lieux à bord de deux bus, n’auraient pas
réussi à empêcher les actes de vandalisme.
Des blessés et un climat d’insécurité
Selon la même source, l’intervention des militaires des Forces armées de la
RDC (FARDC) a permis l’évacuation du secrétaire général de l’ADD-Congo et de
ses visiteurs vers un lieu sûr. Les autres occupants de la parcelle, dont
des membres de la famille du propriétaire, auraient été contraints d’escalader
les murs de clôture pour échapper aux assaillants.
Plusieurs
militants du parti auraient été blessés lors de l’incident. La VSV
rapporte également que le président de l’ADD-Congo, Prince Epenge, affirme
vivre dans un climat d’insécurité depuis plusieurs semaines. Pour des raisons
de sécurité, le siège du parti serait aujourd’hui presque abandonné.
La
VSV appelle à une enquête et au renforcement de la sécurité
Face
à cette situation, la VSV exhorte les autorités congolaises, en particulier le
Vice-premier ministre en charge de l’Intérieur ainsi que les autorités
judiciaires, à prendre des mesures urgentes. L’organisation demande l’ouverture
d’une enquête indépendante afin d’identifier les auteurs et commanditaires des
actes de vandalisme et de les traduire en justice.
La
VSV réclame également la fin de la présence des personnes se réclamant de la
Force du Progrès à proximité du siège de l’ADD-Congo, ainsi que leur poursuite
judiciaire en cas de responsabilité établie. La VSV sollicite en outre
l’indemnisation de l’ADD-Congo pour les préjudices subis, la prise en charge
des blessés et le renforcement de la sécurité des sièges des partis politiques
de l’opposition, de leurs membres et de leurs sympathisants.
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