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dimanche 14 juin 2026

Kinshasa : la polémique des mises en fourrière refait surface après l’enlèvement d’un véhicule devant un domicile

Mme Jodelle Libya contrainte de payer 150 dollars pour récupérer sa voiture et la controverse autour des opérations de mise en fourrière menées à Kinshasa refait surface après l'enlèvement d'un véhicule devant une résidence privée sur l'avenue l'avenue Kasa-Vubu, direction Shaba-Gambela) dans la commune de Kasa-Vubu.

Selon le témoignage de la propriétaire, les faits se sont produits le 10 juin 2026 entre 13 et 14 heures. Son chauffeur venait de ramener les enfants de l'école et avait stationné le véhicule devant le portail de l'immeuble le temps de les accompagner à l'intérieur.

À son retour, il découvre que les agents de la fourrière, à bord du camion communément appelé « Kikalungu », étaient déjà en train d'embarquer la voiture.

« Il leur a expliqué que nous habitons ici et qu'il venait simplement de déposer les enfants. Ils n'ont rien voulu entendre », affirme Jodelle Libya.

Alertée quelques instants plus tard, la propriétaire n'a pas eu le temps d'intervenir. Le véhicule avait déjà quitté les lieux.

Une facture jugée injustifiée

Après avoir retrouvé le lieu où la voiture avait été conduite, la famille s'est vu réclamer 150 dollars américains pour sa restitution. Une somme que la propriétaire conteste vigoureusement.

« Sur quelle base devons-nous payer 150 dollars ? Le véhicule était devant notre propre portail. Nous n'avons commis aucune contravention et nous ne gênions pas la circulation », dénonce-t-elle.

Elle estime d'autant plus incompréhensible cette mesure que de nombreux véhicules restent stationnés pendant des jours, voire des semaines, sur certaines avenues de la capitale sans être inquiétés.

Une série de plaintes récurrentes à Kinshasa

Ce n'est pas la première fois que les services de fourrière font l'objet de critiques à Kinshasa. Au cours des dernières années, plusieurs automobilistes ont dénoncé des enlèvements jugés abusifs de véhicules stationnés devant des habitations, des commerces ou des bureaux.

Dans certains cas, les propriétaires avaient affirmé ne pas avoir bénéficié d'explications claires sur l'infraction reprochée ni sur la grille tarifaire appliquée pour récupérer leurs véhicules.

Des organisations de défense des droits des usagers de la route et des mouvements citoyens ont également, à plusieurs reprises, appelé les autorités à mieux encadrer les opérations de remorquage afin de prévenir les abus et de garantir le respect des procédures.

Les critiques portent notamment sur l'absence de sensibilisation préalable, le manque de transparence concernant les amendes réclamées ainsi que le caractère parfois sélectif des opérations de contrôle.

Des questions sur la légalité et la transparence des opérations

Cette nouvelle affaire relance le débat sur les conditions dans lesquelles les véhicules sont mis en fourrière dans la capitale.

Pour de nombreux automobilistes, la lutte contre le stationnement anarchique ne devrait pas se traduire par des mesures perçues comme arbitraires ou disproportionnées.

Face à la multiplication des plaintes, plusieurs observateurs estiment qu'une clarification des règles de mise en fourrière, des montants exigés et des voies de recours s'impose afin d'éviter que ces opérations ne continuent d'alimenter les tensions entre les usagers et les services chargés de la circulation routière.


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