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jeudi 25 juin 2026

RDC : la VSV appelle Félix Tshisekedi à désamorcer les tensions politiques pour éviter une crise des droits humains

Alors que le débat sur une éventuelle révision ou un changement de la Constitution continue de polariser la classe politique congolaise, la Voix des Sans Voix (VSV) tire la sonnette d’alarme. L’organisation de défense des droits humains craint une aggravation des tensions et appelle le président Félix-Antoine Tshisekedi à prendre des mesures d’apaisement pour préserver l’unité nationale et prévenir de nouvelles violations des droits humains.

Un climat politique explosif sur fond de guerre dans l’Est

La VSV se dit profondément préoccupée par la détérioration du climat politique depuis l’annonce par certains partis membres de l’Union sacrée de leur volonté de modifier ou de changer la Constitution de la République démocratique du Congo.

Selon l’organisation, cette controverse intervient dans un contexte particulièrement sensible marqué par l’occupation de Goma, Bukavu et de plusieurs territoires du Nord-Kivu et du Sud-Kivu par des groupes soutenus par le Rwanda. Une situation qui fragilise davantage la cohésion nationale alors que le pays est confronté à une menace sécuritaire majeure.

Le spectre des crises de 2015 et 2016

Pour la VSV, les divisions actuelles rappellent les tensions qui avaient précédé la fin du mandat de l’ancien président Joseph Kabila. L’organisation évoque notamment les graves violations des droits humains enregistrées à cette période, notamment les assassinats d’activistes pro-démocratie, les atteintes aux libertés publiques ainsi que les violences commises contre des responsables religieux.

La VSV estime que le débat constitutionnel risque aujourd’hui de devenir un facteur de fracture supplémentaire dans un pays déjà fortement divisé.

Des acquis reconnus, mais des défis persistants

L’organisation reconnaît toutefois plusieurs réalisations enregistrées sous la présidence de Félix-Antoine Tshisekedi, notamment dans les domaines des infrastructures routières, aéroportuaires, sanitaires, universitaires et scolaires. Elle souligne également les efforts consentis pour l’amélioration des rémunérations des policiers et militaires. 

Cependant, la VSV rappelle que de nombreux défis demeurent, notamment l’accès à l’eau potable et l’amélioration des conditions de vie des populations dans plusieurs provinces du pays. 

L’intolérance politique et le rétrécissement de l’espace civique dénoncés

La VSV s’inquiète de la montée de l’intolérance politique qu’elle juge préoccupante. Selon elle, l’espace civique est de plus en plus menacé et plusieurs acteurs de la société civile préfèrent désormais s’autocensurer par crainte de représailles.

L’organisation dénonce également les agissements de personnes se réclamant de la Force du progrès, structure considérée comme proche de l’UDPS, accusées de commettre des actes portant atteinte aux droits humains sans être inquiétées par les services de sécurité.

La VSV affirme avoir reçu des informations faisant état de menaces visant des opposants politiques ainsi que des responsables religieux.

Un appel à l’apaisement adressé au chef de l’État

Face à cette situation, la VSV appelle les autorités à multiplier les messages de rassemblement et à décourager tout discours susceptible d’exacerber les divisions entre Congolais.

L’organisation invite également le pouvoir à se méfier des « flatteurs » qui, selon elle, encouragent les tensions dans l’espoir d’obtenir ou de conserver des avantages politiques et financiers.

L’unité nationale doit primer sur toutes les divergences

En conclusion, la VSV estime que le président Félix Tshisekedi demeure l’acteur le mieux placé pour décrisper le climat politique et favoriser un dialogue susceptible de préserver la stabilité du pays.

L’organisation appelle l’ensemble des acteurs politiques, toutes tendances confondues, à faire preuve de retenue afin d’éviter que la RDC ne bascule dans une nouvelle crise. 

Elle rappelle que l’unité et la cohésion nationales doivent prévaloir sur les considérations partisanes, tribales ou ethniques, particulièrement dans le contexte actuel d’agression et d’occupation de certaines parties du territoire national.

La VSV met enfin en garde contre les conséquences que pourraient entraîner des atteintes aux libertés fondamentales et au processus démocratique, rappelant que de telles dérives peuvent exposer leurs auteurs à des sanctions nationales ou internationales.


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