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mardi 23 juin 2026

Mongala : la Prison militaire d’Angenga compte plus de 1.500 détenus, l’AJBS alerte sur le nombre élevé de condamnés à mort

La Prison militaire d'Angenga est historique et est confrontée à une forte population carcérale. L’ONG Action des jeunes pour le bien-être social (AJBS), basée à Lisala, dans la province de la Mongala, a publié le 18 juin 2026 son rapport de monitoring sur la situation carcérale de la Prison militaire d’Angenga.

Située à environ 25 kilomètres de Lisala, au cœur de la forêt équatoriale, cette prison construite en 1959 dispose d’une capacité d’accueil de 1.500 détenus. Selon l’AJBS, elle héberge actuellement plus de 1.500 pensionnaires provenant de plusieurs provinces de la République Démocratique du Congo ainsi que de pays étrangers.

Plus de 370 détenus en attente de jugement

Le rapport fait état de 74 inculpés, dont une majorité de civils détenus depuis plus de douze mois sans jugement définitif.

Par ailleurs, la prison compte 297 prévenus, répartis entre les juridictions de premier et de second degré. Parmi eux figurent plusieurs détenus, civils, militaires et étrangers, en détention préventive depuis plus d’une année, une situation qui soulève des préoccupations quant à la célérité du traitement des dossiers judiciaires.

Plus d’un millier de condamnés, dont 342 à la peine de mort

La catégorie des condamnés demeure la plus importante au sein de l’établissement pénitentiaire. Elle regroupe des militaires, policiers, civils et ressortissants étrangers purgeant des peines allant de quelques années de servitude pénale à la prison à perpétuité.

Selon les statistiques de l’AJBS, la prison d’Angenga compte 342 condamnés à mort, dont 134 militaires, 30 policiers, 167 civils et 11 étrangers. L’organisation affirme qu’il s’agit du nombre le plus élevé de condamnés à mort recensé dans une prison de la RDC.

Le rapport relève également la présence de 211 détenus condamnés à perpétuité, parmi lesquels des militaires, policiers, civils et ressortissants étrangers.

Des détenus étrangers également concernés

Parmi les condamnés à perpétuité figurent six étrangers, dont quatre Rwandais, un Ougandais et un Tanzanien. Onze autres étrangers sont condamnés à mort, notamment des ressortissants rwandais, ougandais et tanzaniens.

L’AJBS signale également la présence de femmes parmi certains détenus étrangers et civils condamnés à de longues peines.

L’AJBS plaide pour la commutation des peines de mort

Face à cette situation, l’Action des jeunes pour le bien-être social appelle les partenaires internationaux et les organisations de défense des droits humains à plaider auprès des autorités congolaises pour la commutation des peines de mort en peines de servitude pénale à perpétuité, voire en peines de vingt ans de prison.

L’organisation estime qu’une telle mesure contribuerait à améliorer les conditions de détention et à renforcer le respect des droits fondamentaux des personnes privées de liberté au sein de cette prison militaire considérée comme l’une des plus importantes du pays. 


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