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dimanche 14 juin 2026

RDC : Carbone Beni condamne la répression de la marche de l’opposition et réclame une enquête indépendante

Le président du Mouvement PACTE et acteur de la société civile, Carbone Beni, a vivement condamné la répression de la manifestation organisée par l’opposition le vendredi 12 juin 2026 aux abords du Palais du Peuple à Kinshasa.

Dans une déclaration rendue publique le même jour, il dénonce ce qu’il qualifie de « répression brutale » contre les leaders de l’opposition, les militants et les citoyens venus exercer leur droit de manifester.

Selon lui, les images diffusées sur les réseaux sociaux et dans les médias montrent des éléments de la police s’en prenant à plusieurs responsables politiques, dont Martin Fayulu. Il évoque également des blessés, des arrestations arbitraires ainsi que des morts signalés lors de cette journée de mobilisation.

Le droit de manifester doit être garanti à tous, selon Carbone Beni

Pour l’acteur de la société civile, le droit de manifester ne peut être appliqué de manière sélective. Il estime que les autorités ont l’obligation d’assurer la sécurité de toutes les manifestations pacifiques, quelle que soit leur orientation politique.

Carbone Beni rappelle que plusieurs organisations et mouvements favorables au projet de révision constitutionnelle ont pu organiser des marches sans entraves. À ses yeux, les opposants à ce projet doivent bénéficier des mêmes garanties lorsqu’ils expriment pacifiquement leurs opinions.

Il souligne que la démocratie repose autant sur la liberté de soutenir l’action du pouvoir que sur celle de la contester dans le respect de la loi.

Des inquiétudes pour l’état de la démocratie

Le président du Mouvement PACTE s’inquiète des violences rapportées au cours de la manifestation, notamment les coups portés contre des responsables politiques, les arrestations, les blessés et les décès signalés. Il cite également des interventions menées dans ou autour de certains sièges de partis politiques.

Selon lui, de tels actes risquent d’affaiblir les acquis démocratiques et de ternir l’image d’un régime qui s’était engagé à rompre avec les violations des droits humains dénoncées sous l’ancien président Joseph Kabila.

Un appel à la retenue et à l’ouverture d’une enquête

Carbone Beni appelle les autorités nationales, le gouvernement et la hiérarchie de la police à faire preuve de responsabilité et de retenue. Il demande que les personnes blessées ou arrêtées soient identifiées, que leur intégrité physique soit garantie et que celles qui ne sont poursuivies pour aucune infraction soient libérées.

Il plaide également pour l’ouverture d’une enquête indépendante afin de faire la lumière sur les violences signalées, les décès, les arrestations arbitraires et les traitements infligés aux manifestants.

L’opposition est une composante essentielle de la démocratie

Dans son message, Carbone Beni rappelle que la République Démocratique du Congo est un État de droit et qu’à ce titre, elle doit garantir les libertés publiques, notamment le droit de manifester.

« L’opposition n’est pas l’ennemie de la République ; elle est une composante essentielle de la démocratie », affirme-t-il, estimant que la contradiction politique ne doit jamais être assimilée à une infraction.

Il conclut en appelant la police à privilégier sa mission de protection des citoyens et à veiller au respect des droits constitutionnels de tous les Congolais.


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