Honoré Bolinde Bolinde, doctorant à l'Université Senghor, rejette les affirmations contenues dans le communiqué publié le 26 juin 2026 par l'ambassade de la République Démocratique du Congo en Égypte. Dans un droit de réponse, il affirme que la représentation diplomatique a présenté une version "inexacte" des faits survenus lors de la demande de renouvellement du passeport de son épouse.
L'intéressé assure que sa publication sur les réseaux sociaux ne visait pas à ternir l'image de l'ambassade, mais à dénoncer ce qu'il considère comme un dysfonctionnement du service public consulaire.
Une procédure entamée plusieurs semaines auparavant
Selon Honoré Bolinde, les démarches de renouvellement du passeport avaient débuté le 10 mai 2026 avec le dépôt du dossier complet. Il explique qu'un problème lié au Numéro d'identification fiscale (NIF) avait été rapidement régularisé après transmission du document via WhatsApp à un agent de l'ambassade.
Il affirme également avoir sollicité, début juin, une note verbale pour l'enregistrement de la naissance de son fils en Égypte. D'après lui, cette demande n'a jamais reçu de réponse, même si les autorités égyptiennes ont finalement procédé à l'enregistrement sans exiger ce document.
Six heures d'attente sans capture biométrique
Le
requérant indique qu'après confirmation d'un rendez-vous fixé au 25 juin 2026,
son épouse, accompagnée de leur nourrisson âgé de 23 jours, s'est présentée à
l'ambassade à 11 heures pour la capture biométrique.
Selon son récit, un agent a découvert que le NIF ne figurait pas dans le dossier. Après avoir reconnu un oubli administratif, le personnel aurait demandé une nouvelle copie du document avant de promettre une prise en charge rapide.
Honoré Bolinde affirme toutefois que son épouse et leur bébé sont restés sur place jusqu'à 17 heures sans que la capture biométrique ne soit réalisée, avant d'être invités à rentrer sans nouveau rendez-vous.
Des accusations de dysfonctionnement du service public
L'auteur
du droit de réponse estime que les difficultés rencontrées relèvent d'un
problème plus profond de fonctionnement des services consulaires.
Il soutient que sa dénonciation repose sur des faits qu'il dit pouvoir démontrer grâce à des échanges écrits conservés avec les agents concernés. Il se dit prêt à présenter ces éléments si les autorités compétentes décident d'établir les responsabilités.
Honoré Bolinde affirme enfin que son épouse n'a toujours pas effectué sa capture biométrique et réitère sa demande d'un service public "humain, accessible et efficace" pour tous les ressortissants congolais vivant en Égypte.
La genèse des faits d'énoncés
La controverse est née après la publication, le 25 juin, d'un message sur les réseaux sociaux dénonçant les conditions de prise en charge d'une ressortissante congolaise venue renouveler son passeport à l'ambassade de la RDC au Caire.
En
réaction, l'ambassade a publié un communiqué affirmant que la requérante avait
été correctement assistée et attribuant le retard à une intervention urgente de
son personnel auprès de la police égyptienne.
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