Une
reporter a été attaquée à proximité de son domicile et l’Association congolaise
des femmes de presse écrite (ACOFEPE) a condamné avec fermeté l’agression dont
a été victime la journaliste indépendante Guilaine Kahumula dans la ville de
Beni, au Nord-Kivu.
Dans
un communiqué publié le 12 juin 2026, l’organisation indique que la journaliste
a été attaquée dans la nuit de dimanche 7 à lundi 8 juin 2026 au quartier
Matonge par des hommes armés non identifiés circulant à moto.
Selon
les informations recueillies, les assaillants l’ont interceptée à quelques
mètres de son domicile, avant de la plaquer contre un mur et de lui arracher
son sac à main.
D’après
le témoignage de la victime, le sac contenait notamment ses cartes de service,
sa carte d’électeur, 150.000 francs congolais ainsi que 80 dollars américains.
Un
contexte sécuritaire préoccupant pour les journalistes
Pour
l’ACOFEPE, cette agression constitue une atteinte grave à la sécurité des
professionnels des médias, particulièrement des femmes journalistes qui
exercent leur métier dans un environnement déjà marqué par de nombreux défis
sécuritaires.
L’association
estime que de tels actes contribuent à instaurer un climat de peur susceptible
d’entraver le libre exercice du journalisme et de porter atteinte à la liberté
de la presse.
La
ville de Beni, longtemps confrontée à l’insécurité liée aux groupes armés dans
la région du Nord-Kivu, demeure un environnement difficile pour les
journalistes appelés à couvrir les questions sécuritaires et sociales.
L’ACOFEPE
réclame une enquête
Face
à cette situation, l’ACOFEPE appelle les autorités compétentes à ouvrir des
enquêtes afin d’identifier, retrouver et traduire les auteurs de cette
agression devant les juridictions compétentes.
L’organisation
exhorte également les services de sécurité à renforcer les mesures de
protection des journalistes ainsi que de l’ensemble de la population de Beni.
Solidarité
avec la victime
L’Association
congolaise des femmes de presse écrite exprime enfin sa solidarité à l’endroit
de Guilaine Kahumula et lui souhaite un prompt rétablissement après cette
épreuve.
Dans
plusieurs provinces de l’est de la RDC, les organisations de défense de la
liberté de la presse continuent de signaler des cas de menaces, d’agressions et
d’atteintes à la sécurité des journalistes, dans un contexte sécuritaire
particulièrement fragile.
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