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dimanche 14 juin 2026

Beni : l’ACOFEPE dénonce l’agression d’une journaliste et appelle à des poursuites

Une reporter a été attaquée à proximité de son domicile et l’Association congolaise des femmes de presse écrite (ACOFEPE) a condamné avec fermeté l’agression dont a été victime la journaliste indépendante Guilaine Kahumula dans la ville de Beni, au Nord-Kivu.

Dans un communiqué publié le 12 juin 2026, l’organisation indique que la journaliste a été attaquée dans la nuit de dimanche 7 à lundi 8 juin 2026 au quartier Matonge par des hommes armés non identifiés circulant à moto.

Selon les informations recueillies, les assaillants l’ont interceptée à quelques mètres de son domicile, avant de la plaquer contre un mur et de lui arracher son sac à main.

D’après le témoignage de la victime, le sac contenait notamment ses cartes de service, sa carte d’électeur, 150.000 francs congolais ainsi que 80 dollars américains.

Un contexte sécuritaire préoccupant pour les journalistes

Pour l’ACOFEPE, cette agression constitue une atteinte grave à la sécurité des professionnels des médias, particulièrement des femmes journalistes qui exercent leur métier dans un environnement déjà marqué par de nombreux défis sécuritaires.

L’association estime que de tels actes contribuent à instaurer un climat de peur susceptible d’entraver le libre exercice du journalisme et de porter atteinte à la liberté de la presse.

La ville de Beni, longtemps confrontée à l’insécurité liée aux groupes armés dans la région du Nord-Kivu, demeure un environnement difficile pour les journalistes appelés à couvrir les questions sécuritaires et sociales.

L’ACOFEPE réclame une enquête

Face à cette situation, l’ACOFEPE appelle les autorités compétentes à ouvrir des enquêtes afin d’identifier, retrouver et traduire les auteurs de cette agression devant les juridictions compétentes.

L’organisation exhorte également les services de sécurité à renforcer les mesures de protection des journalistes ainsi que de l’ensemble de la population de Beni.

Solidarité avec la victime

L’Association congolaise des femmes de presse écrite exprime enfin sa solidarité à l’endroit de Guilaine Kahumula et lui souhaite un prompt rétablissement après cette épreuve.

Dans plusieurs provinces de l’est de la RDC, les organisations de défense de la liberté de la presse continuent de signaler des cas de menaces, d’agressions et d’atteintes à la sécurité des journalistes, dans un contexte sécuritaire particulièrement fragile.


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