La
Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme (VSV) a condamné avec fermeté
l’attaque attribuée aux rebelles ADF/NALU survenue le jeudi 11 juin 2026 à
l’aube dans le quartier Boikene, commune de Ruwenzori, à Beni, au Nord-Kivu.
Selon
l’organisation, cette incursion a fait au moins trois morts, dont un jeune
homme brûlé vif alors qu’il se trouvait avec d’autres personnes autour d’un
feu.
Des
coups de feu ont également été entendus et plusieurs habitations incendiées,
causant d’importants dégâts matériels et semant la panique au sein de la
population.
Une
insécurité persistante malgré le dispositif militaire
Pour
la VSV, cette nouvelle tragédie s’inscrit dans une série d’attaques visant les
populations civiles de Beni. L’organisation estime que la répétition de ces
violences, malgré le renforcement de la présence militaire dans la région,
soulève de sérieuses interrogations sur l’efficacité des mesures de sécurité
mises en place.
La
VSV rappelle que Beni abrite désormais provisoirement les institutions
provinciales du Nord-Kivu et devrait, à ce titre, bénéficier d’une protection
renforcée. Pourtant, déplore-t-elle, de nombreux habitants ont le sentiment
d’être abandonnés face à l’insécurité grandissante.
Le
souvenir des récents massacres
La
VSV souligne que cette attaque intervient quelques jours seulement après les
massacres enregistrés dans la nuit du 30 mai 2026 dans le quartier Ngadi et sur
l’axe Vemba-Katota, où une vingtaine de personnes, dont des membres de la
communauté pygmée, avaient été tuées.
Selon
l’organisation, la multiplication de ces attaques nourrit la colère et
l’incompréhension des populations locales qui réclament des réponses concrètes
des autorités.
Des
mesures urgentes réclamées
La
VSV rappelle que la protection des civils constitue une obligation fondamentale
de l’État congolais et considère que toute défaillance dans ce domaine porte
atteinte aux droits humains.
L’organisation
appelle les autorités compétentes à ouvrir une enquête approfondie afin
d’identifier et de poursuivre les auteurs de cette attaque, en collaboration
avec les mécanismes de lutte contre l’impunité.
La
VSV demande également le renforcement immédiat des dispositifs sécuritaires à
Beni et dans ses environs, l’amélioration des capacités opérationnelles des
forces de sécurité ainsi qu’une assistance matérielle et humanitaire aux
familles des victimes et aux populations affectées.
Prioriser
la sécurité des populations
La
VSV exhorte enfin les autorités nationales à faire de la sécurité des
populations de Beni et de l’Est du pays une priorité absolue, estimant que les
enjeux politiques en cours ne doivent pas reléguer au second plan l’urgence de
protéger les civils contre les violences armées.
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