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mardi 23 juin 2026

L'intersyndicale accuse la direction de violer le protocole d'accord

Dans son préavis de grève adressé à la direction générale le 10 juin 2026, l'intersyndicale reproche à la direction générale le non-respect du protocole d'accord signé le 13 février 2026 sous l'égide du ministère des Postes, Télécommunications et du Travail.

Parmi les griefs figurent notamment l'irrégularité du paiement des salaires malgré l'engagement d'un versement dans un délai de 45 jours ; la prise en charge jugée insuffisante des soins de santé des travailleurs ; les retenues contestées sur les indemnités de logement ; les prélèvements effectués sur certains arriérés de salaires ; l'absence de réajustement des frais de transport conformément aux dispositions provinciales en vigueur.

Le personnel exige le départ du comité de gestion

Au-delà des revendications salariales, les agents réclament désormais le départ du comité de gestion qu'ils tiennent pour responsable de la dégradation de la situation de l'entreprise. Les syndicats dénoncent également ce qu'ils qualifient de bradage du patrimoine de la société, notamment un site situé en diagonale de l'ancien IFASIC, dans la commune de la Gombe.

Ils mettent aussi en cause le partenariat conclu avec la société Yozma dans le cadre du projet de poste mobile. Selon eux, cette société utiliserait les infrastructures et le personnel de la SCPT sans qu'un contrat formel n'ait été présenté aux travailleurs.

La direction rejette les accusations et saisit l'Inspection du travail

Face à la menace de grève, la directrice générale de la SCPT, Sandra Tshibonge Mbiye, a saisi l'Inspection générale du travail pour demander un arbitrage. Dans une correspondance datée du 19 juin 2026, elle qualifie la grève annoncée de « prématurée » et d'« irrégulière », estimant que les mécanismes de règlement prévus dans le protocole d'accord n'ont pas été épuisés.

La direction affirme avoir déjà procédé au paiement de trois mois de salaires en faveur des travailleurs actifs et des retraités malgré les difficultés financières auxquelles fait face l'entreprise. Elle invoque notamment la vétusté des infrastructures, la baisse des revenus postaux internationaux et les contraintes de trésorerie pour justifier les retards observés.

La direction menace de sanctions disciplinaires

Dans une note de service publiée le 19 juin 2026, la direction générale indique qu'aucune activité syndicale n'est autorisée le 22 juin 2026 et prévient que tout agent participant à un mouvement non autorisé s'exposera à des mesures disciplinaires.

Malgré cette mise en garde, l'intersyndicale maintient son mot d'ordre de grève et affirme attendre des réponses concrètes à l'ensemble de ses revendications. La crise sociale à la SCPT pourrait ainsi connaître un nouveau tournant dans les prochains jours.


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