Dans
son préavis de grève adressé à la direction générale le 10 juin 2026,
l'intersyndicale reproche à la direction générale le non-respect du protocole
d'accord signé le 13 février 2026 sous l'égide du ministère des Postes,
Télécommunications et du Travail.
Parmi
les griefs figurent notamment l'irrégularité du paiement des salaires malgré
l'engagement d'un versement dans un délai de 45 jours ; la prise en charge
jugée insuffisante des soins de santé des travailleurs ; les retenues
contestées sur les indemnités de logement ; les prélèvements effectués sur
certains arriérés de salaires ; l'absence de réajustement des frais de
transport conformément aux dispositions provinciales en vigueur.
Le
personnel exige le départ du comité de gestion
Au-delà
des revendications salariales, les agents réclament désormais le départ du
comité de gestion qu'ils tiennent pour responsable de la dégradation de la
situation de l'entreprise. Les syndicats dénoncent également ce qu'ils
qualifient de bradage du patrimoine de la société, notamment un site situé en
diagonale de l'ancien IFASIC, dans la commune de la Gombe.
Ils
mettent aussi en cause le partenariat conclu avec la société Yozma dans le
cadre du projet de poste mobile. Selon eux, cette société utiliserait les
infrastructures et le personnel de la SCPT sans qu'un contrat formel n'ait été
présenté aux travailleurs.
La
direction rejette les accusations et saisit l'Inspection du travail
Face
à la menace de grève, la directrice générale de la SCPT, Sandra Tshibonge
Mbiye, a saisi l'Inspection générale du travail pour demander un arbitrage.
Dans une correspondance datée du 19 juin 2026, elle qualifie la grève annoncée
de « prématurée » et d'« irrégulière », estimant que les mécanismes de
règlement prévus dans le protocole d'accord n'ont pas été épuisés.
La
direction affirme avoir déjà procédé au paiement de trois mois de salaires en
faveur des travailleurs actifs et des retraités malgré les difficultés
financières auxquelles fait face l'entreprise. Elle invoque notamment la
vétusté des infrastructures, la baisse des revenus postaux internationaux et
les contraintes de trésorerie pour justifier les retards observés.
La
direction menace de sanctions disciplinaires
Dans
une note de service publiée le 19 juin 2026, la direction générale indique
qu'aucune activité syndicale n'est autorisée le 22 juin 2026 et prévient que
tout agent participant à un mouvement non autorisé s'exposera à des mesures
disciplinaires.
Malgré
cette mise en garde, l'intersyndicale maintient son mot d'ordre de grève et
affirme attendre des réponses concrètes à l'ensemble de ses revendications. La
crise sociale à la SCPT pourrait ainsi connaître un nouveau tournant dans les
prochains jours.
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