APO

samedi 28 juillet 2012

Kamerhe et compagnie montrent le vrai visage de Kabila à Benguigui


Congo News
Vendredi, 27 juillet 2012 - Vital Kamerhe et quelques cinq autres opposants, notamment Kiakwama kia Kiziki, Samy Badibanga et Martin Fayulu ont dressé un tableau sombre à la ministre française de la Francophonie, Yamina Benguigui. Pendant une heure trente, le 26 juillet, à la résidence de l'ambassadeur de France, ces opposants ont évoqué les multiples entraves observées dans le chef du régime Kabila dans la voie de la démocratisation de la RD-Congo. Premier à prendre la parole, Kamerhe l'a gardé pendant longtemps au nom de toute la délégation convenue de parler d'une seule et même voix. Qu'il est accablant le cahier des charges de l'opposition destiné à François Hollande. Il y a été avant tout question d'un rappel sur les dernières élections. Les opposants les ont qualifiés d'un hold-up électoral qui n'a rien à voir à la volonté populaire exprimée dans les urnes. Conséquence : la RD-Congo connaît depuis une rupture entre son peuple et les institutions ainsi que les animateurs de celles-ci. En son temps, l'opposition avait proposé à Joseph Kabila de s'asseoir autour d'une table pour voir ensemble comment renforcer la légitimité et surtout parvenir à un compromis à la transparence et à des garanties de bonne fin pour la poursuite du processus électoral. Kamerhe et ses compagnons ont exprimé leurs vifs regrets à Benguigui que Kabila n'ait donné aucune suite à cette proposition. A la place, le régime paraissait déterminé à poursuivre sans prendre les revendications formulées pour la restructuration de la CENI. C'est vrai qu'il y a les recommandations de l'Assemblée nationale qui mettent en perspective, la restructuration. Mais les opposants n'y croient pas du tout face à un Kabila qui ne montre aucun signal clair à propos du départ de Daniel Ngoy Mulunda de la tête de la CENI. Les applaudissements de la majorité au pasteur lors du passage de ce dernier à l'Assemblée nationale montrent plutôt que le pouvoir cherche à maintenir le statu quo envers et contre tous.
Les hôtes de Benguigui ont trouvé indécent et immoral de penser organiser le sommet de la Francophonie à Kinshasa pendant que l'Est de la RDCongo est occupé. Cet Est où les droits de l'homme sont bafoués régulièrement et où il ne se passe pas un jour sans, que les médias fassent état d'une femme violée. Hollande avait refusé de se rendre en Ukraine, pour la Coupe d'Europe, pour si peu que cela, juste l'embastillement de l'opposante Julia Timontchenko. « En RDCongo, les violations des droits de l'homme sont massives », ont fait savoir les interlocuteurs de Benguigui. Ces derniers ont épinglé le cas le plus illustre en la matière, l'assassinat de l'activiste Floribert Chebeya. Le principal témoin continu à circuler en toute liberté alors que le témoigne de Paul Mwilambwe est venu l'accabler davantage. Sur le même chapitre, ils ont revendiqué la mise en liberté des opposants détenus pour délit d'option. Ils ont cité nommément Jacques Chalupa, Gabriel Mokia et Fernando Kutino qui a déjà purgé six années pour une condamnation de dix ans. Des droits de l'homme à la justice où la délégation Kamerhe est revenue sur le gel inexpliqué de la mise en place de la Cour constitutionnelle alors que la loi appropriée a été adoptée à l'Assemblée nationale depuis la précédente législature. La justice elle-même dans son ensemble a été mise en cause. « C'est une justice des forts contre les faibles», ont requis les opposants. La bonne gouvernance a été aussi au menu. Un registre qui a vu Kamerhe et les siens exhumer l'enquête du député britannique Eric Joyce sur le bradage des mines congolaises pour une valeur de plus de 5 milliards de dollars avec la participation très active de l'homme d'affaires Dan Gertler. Les opposants ont exigé l'ouverture d'une enquête à l'interne sur cette question. En tout cas, ce n'est pas Joseph Kabila qui accédera à cette requête, de crainte qu'il se tire lui-même balle dans la jambe. Une question très attendue, l'éventualité d'une révision constitutionnelle en rapport avec le mandat présidentiel. Ici, les opposants ne voient une assurance que Kabila s'engage de manière solennelle devant le peuple et le monde. Les opposants ont dénoncé le projet de la balkanisation de la RDCongo. Ils ont été très durs pour parler de «complicité au sommet de l'Etat». Ils ont rappelé qu'a près l'intervention de l'armée rwandaise dans le cadre des opérations militaires conjointes, quelques bataillons des RDF sont restés sur le sol congolais. « Dire que le Rwanda est impliqué à l'Est n'a rien de nouveau puisque ses militaires ont intégré frauduleusement dans le CNDP à l'époque», a appris Benguigui de l'exposé des adversaires de Joseph Kabila. Puisque ont est mieux servi que par soi-même, les opposants ont mis sur le tapis désignation du porte-parole de l'opposition. Par la volonté du régime, cette désignation a été gelée lors de la dernière session extraordinaire de l'Assemblée nationale. Kamerhe et compagnie n'ont pas demandé plus à Benguigui que Joseph Kabila laisse les opposants faire librement leur choix. Pour amener la ministre française à appréhender ce que le régime est capable ce faire en pareille situation, ses invités lui ont relaté comment Aubin Minaku a imposé des hommes de son choix à lui et Kabila au bureau de l'Assemblée là où la loi attribue clairement à l'opposition deux postes. A la place, c'est un certain Jean-Pierre Tshimanga passé à la majorité avec son patron François Muamba qui a sifflé au MLC son poste de rapporteur adjoint. Nulle part ces opposants n'ont demandé à Hollande d'annuler le prochain sommet de la Francophonie à Kinshasa. Ils se contentés plutôt de placer le «Président normal» devant ses responsabilités, rappelant les hauts faits démocratiques de cette France qui avait rallié les Africains contre la guerre unilatérale des Etats-Unis en Irak.
Matthieu Kepa

jeudi 26 juillet 2012

Rwanda: Les Etats-Unis menacent Paul Kagame de poursuites devant la CPI


Les Etats-Unis, par la voix de Stephen Rapp, le chef du bureau américain de justice pénal internationale, ont  averti plusieurs leaders rwandais, en ce compris le Président Paul Kagame, qu’ils « pourraient faire face à des poursuites devant la Cour Pénale internationale en raison de leur soutien à des groupes armés responsables d’atrocités dans la République Démocratique du Congo. » La déclaration sonne comme un coup de tonnerre aux oreilles du FPR actuellement au pouvoir au Rwanda.
Dans une interview du 25 juillet 2012 accordée au journal britannique « The Guardian », Stephen Rapp a en effet déclaré  que des dirigeants rwandais pourraient être poursuivis pour « aide et complicité » dans la commission de crimes contre l’humanité dans un pays voisin, « action similaires à celles pour lesquelles l’ancien Président Libérien, Charles Taylor, a été condamné à 50 ans de prison » par le Tribunal spécial pour la Sierra Léone.
Cette déclaration survient une semaine après un premier avertissement timoré mais symbolique des Etats-Unis envers leur plus fidèle allié africain, au travers duquel, les USA avaient coupé une partie de leur aide militaire au Rwanda d’un montant de 200.000 dollars, à la suite de la publication d’un rapport d’un groupe d’experts des Nations Unies accusant le Rwanda de soutenir le « M23 », un groupe armé qui sème actuellement la désolation à l’Est du Congo depuis le début du mois d’avril 2012 et qui a déjà provoqué le déplacement de plusieurs centaines de milliers de civils.
Les experts des Nations Unies avaient affirmé dans leur rapport du 26 juin 2012, détenir des « preuves accablantes indiquant que des officiers de haut rang des FDR, en leur qualité officielle, ont soutenu les rebelles en leur fournissant des armes, du matériel militaire et de nouvelles recrues » et avaient nommément cité, entre autres dirigeants rwandais, James Kabarebe, Ministre de la Défense et ancien chef d’Etat Major… de la RDC, Jack Nziza, Secrétaire permanent auprès du Ministre de la défense et ancien chef de la DMI[renseignements militaires rwandais] ainsi que Charles Kayonga, l’actuel chef d’Etat major rwandais d’avoir trempé dans cette entreprise.
Pour Stephen Rapp, « Il y a une ligne, qu’on peut franchir en droit international et à partir de laquelle on peut être tenu pour responsable d’avoir aidé un groupe d’une manière qui a rendu possible la commission d’atrocités ».
Pour lui, « les preuves recueillies par le groupe d’experts des Nations Uniesdémontrant le soutien du gouvernement rwandais aux M23 et d’autres groupes armés, incluant, l’envoi d’armes et de troupes en RDC, expose Kagame et d’autres officiels à des investigations pour crimes de guerre « .

La fureur du Général Kagame
La déclaration du chef du bureau américain de justice pénale internationale a suscité la colère de Paul Kagame qui n’a pas tardé à réagir sur son compte twitter dans la soirée du mercredi 25 juillet 2012.
Le numéro un rwandais a qualifié la nouvelle de « ridicule » et a estimé qu’elle démontrait une « grossière ignorance et une irresponsabilité » dans le chef de ceux qui tiennent ces propos, avant de les accuser à son tour :  « ceux qui disent ça, sont ceux-là mêmes qui sont responsables des crimes au Congo » .  « Pour ces gens, pour ces pays qui pensent qu’ils sont puissants, ils ont besoin d’être sages et cesser d’être aveugles. » a-t-il encore ajouté.
Jambonews.net

mercredi 25 juillet 2012

Bulletin d’information société civile Nord-Kivu, 24 juillet 12


Territoire de Rutshuru : les M23 attaque les Fardc à Rwaza
Les agresseurs ont de nouveau déstabilisé le Territoire de Rutshuru, depuis la journée de mardi 24 juillet 2012. Ils ont attaqué les Forces Armés de la Rdc (Fardc) à Rwaza, en Groupement de Rugari, dans la Chefferie de Bwisha (à environs 35 km de Goma, sur axe Rutshuru) avant de s’emparer de ladite localité. Les affrontements se sont poursuivis jusqu’à Kibumba (au moins 25 km de Goma), où l’armée régulière s’est repliée. L’après-midi, les Fardc ont réussi à repousser le M23 de la localité de Kibumba, mais pour l’instant les agresseurs tiendraient toujours le contrôle de Rwaza.
En effet, nos sources révèlent que les M23 ont reçu l’appui de deux brigades rwandaises et un bataillon ougandais entrés le week-end dernier par Kitagoma, en Groupement de Busanza, dans  la Chefferie de Bwisha ; ce dont la Société Civile du Nord-Kivu alerte toute l’opinion nationale et internationale.
Notre structure s’inquiète de la menace que représente en ces jours les agresseurs du M23 sur Goma (Chef-lieu de la Province), lorsque des informations font état de la présence de certains infiltrés déjà dans cette Ville et au sein des Fardc.
Par ailleurs, la Coordination Provinciale de la Société Civile du Nord-Kivu attire l’attention de la Communauté internationale sur les atrocités commises par le M23 à l’endroit des civils en Territoire de Rutshuru. Elle fustige  entre autres cas récents, l’exécution (le 20 juillet courant) du Chef de localité de Rumangabo, M. Munishimwe Rwahinage, 37 ans, marié et père de 6 enfants. Celui-ci a été sauvagement abattu pour avoir refusé de livrer les jeunes de sa localité à l’enrôlement forcé de rebelles.  
Notre Coordination réitère son appel urgent à la Force Internationale Neutre devant être mise en place par le CIRGL, en vue d’éradiquer le M23, les Fdlr et les autres Forces Négatives. Elle invite tous les congolais à poursuivre sans relâche l’opération cris de détresse jusqu'à ce que cette force internationale neutre soit déployée au Nord-Kivu.
 
Lancement de l’opération « cris de détresse »
Ça y est, elle vient d’être lancée depuis ce lundi, à 12h00, heure de l’Est (10H00-TGM). L’Opération « Cris de détresse » est celle à travers laquelle les Congolais lancent un appel pressent aux Etats membres de la Conférence Internationale sur la Région de Grand Lac (CIRGL).
Par cette opération, les citoyens  exigent l’envoie urgent de la Force Internationale Neutre devant éradiquer le M23, les Fdlr et les autres Forces Négatives qui déstabilisent la paix et la sécurité à l’Est du pays, tel que convenu à Addis-Abeba  en Ethiopie.
En substance,  des cris d’alarme exprimés par la population à travers des Coups de sifflets, klaxons, cloches, clochettes…, des cris lancés pendant 5 minutes, soit de 12H00 à 12H05’, ont pour but d’inciter les Etats de la sous-région à la mise en œuvre urgente de cette force pour sécuriser l’Est de la RDC et empêcher les atrocités perpétrés en ces jours par le M23, les Fdlr et certaines milices déstabilisatrices.
Le lundi 23 juillet 2012, ils étaient nombreux ceux qui ont répondu au mot d’ordre de la Société Civile du Nord-Kivu. Des coups de sifflet, de klaxons, cloches, tambours ont été attendus depuis Goma (Chef-lieu de la Province) jusqu'à Eringeti (au fond du Grand Nord de la Province), en passant par les Villes de Butembo, Beni et les Cités de Lubero et Oicha, pour ne citer que ces milieux.  Nous estimons qu’il a été pareil dans les autres provinces. Ce qui était curieux dans nombreuses entités au Nord-Kivu, les sifflets et les klaxons se sont poursuivis au-delà de 5 minutes prévues, jusqu'à 30 ou 45 minutes, la population voulant faire attendre suffisamment  son ras-le-bol. Visiblement, elle n’attendait que cela.
Cette préparation se poursuivra chaque jour jusqu'à ce que la Force Internationale Neutre soit en œuvre au Nord-Kivu. Nous y reviendrons régulièrement.

La population congolaise appelée à siffler et klaxonner a chaque 12 heures, heure de l’Est
La Coordination de la Société Civile du Nord-Kivu invite tous les Congolais à travers la Rdc de siffler et de klaxonner à chaque 12H-00, heure de l’Est (10H-00GMT),  à dater du  lundi 23 juillet 2012.
C’est en vue d’exiger urgemment la présence au Nord-Kivu de la « Force Internationale Neutre » devant éradiquer le M23, les Fdlr et les autres forces négatives, que notre Structure mobilise l’opinion nationale et internationale.
Cela d’autant plus que si cette force traine, les rebelles du M23, les agresseurs, mettront ce laps de temps en profit pour perpétuer leurs atrocités à l’endroit des civils. Les illustrations flagrantes sont entre autres l’enrôlement forcé des jeunes (cas de Rumangabo), les tueries de civils (cas de Kiringa/Rutshuru-Centre) et les viols de femmes dans les zones sous leur contrôle.
En effet, les M23 considérés déjà par les Etats membres de la Conférence Internationale sur la Région de Grand Lac (CIRGL), sont conscients qu’ils doivent être traqués au même titre que les FDLR et, ne sont pas disposés à mettre la tête à couper. Ils doivent, comme jamais au par-avant,  nuire et tenter de conquérir assez d’espace pour manifester leur vigueur et leur opposition aux nouvelles mesures. La population qui contribue à leur  barrer la route, à empêcher le plan de balkanisation, doit être leur cible à nuire ; si non, les Acteurs de la Société Civile qui la mobilise contre eux.
 C’est pourquoi la mise sur pied de cette force internationale neutre, son déploiement rapide au Nord-Kivu et sa mise en œuvre sont plus qu’urgents.
Nous en appelons donc les Congolais partout où ils se trouvent de se procurer les outils nécessaires (sifflets, klaxons, tambours, grelots, clochettes, bourdons,…)    pour manifester cet appel urgent, pendant 5minutes. Ce mouvement s’observera chaque jour (de 12h00 à 12h05’) à dater de ce lundi  jusqu'à ce que les éléments de la force internationale neutre soit déployé au Nord-Kivu.
Et pendant que cette opération se poursuivra, les Congolais devront être entrain de signer dans leurs milieux respectifs la « Pétition contre l’Agression Rwandaise ».
Cette  pétition initiée par l’Eglise Catholique est soutenue par les forces vives du pays. Son but est d’interpeller le Conseil de Sécurité de Nations Unies face à cette situation que traverse le Nord-Kivu et l’obliger de sanctionner l’agresseur tendant à balkaniser la Nation Congolaise.

lundi 23 juillet 2012

Quelle opinion pour Aubin Minaku et les députés nationaux ?


  1. Renseignements généraux 
L’organisation des élections présidentielle et législatives du 28 novembre a permis la mise en place des institutions de la République dont l’Assemblée nationale. L’annonce du programme de l’élection du bureau définitif de la chambre des représentants avait donné lieu à des ambitions de tous ordres parmi les membres de la Majorité présidentielle jusqu’à ce que le choix se détermine sur Aubin Minaku pour présider aux destinées de la plus grande institution politique du pays. Cependant, le président de l’Assemblée nationale paraissait comme un homme nouveau dans le milieu politique congolais aux yeux de l’opinion kinoise et celle d’ailleurs.
Lors de son installation au bureau de la Chambre basse du parlement, au premier coup de marteau, le grand public est resté perplexe ne sachant pas à quoi sans tenir. Contrairement à ses deux prédécesseurs, Vital Kamerhe et Evariste Boshab, Aubin Minaku n’a pas forcément pignon sur rue. Pourtant ceux de sa famille politique le présente comme l’un des artisans de la réélection de Joseph Kabila à la présidence de la République. La population et nombreux de ses collègues députés nationaux l’attendaient aux résultats.
Depuis, des séances plénières se sont succédées et des actes ont été posés, de quoi donné de la matière à ses observateurs. A la veille de la clôture de la session extraordinaire de juillet et au terme de la première série de plénières-marathons sous sa direction, quelle opinion la population congolaise et ses collègues députés ont d’Aubin Minaku en tant que président de l’Assemblée nationale et quel est le député national qui a le plus marqué les esprits par ses interventions au cours de la session ordinaire et extraordinaire de la chambre basse du parlement ?
L’enquête par sondage réalisée par téléphone (SMS) du 18 au 19 juillet 2012 révèle que  87 % de la population kinoise et des députés nationaux ont une opinion largement favorable d’Aubin Minaku. En moins de six mois, il a maitrisé le fonctionnement de l’Assemblée nationale et a su apporter des solutions appropriées aux problèmes de son institution notamment en accordant une place de choix à l’opposition et à la représentativité des femmes dans les différentes commissions. Il a lié l’acte à la parole dans la plupart de ses décisions.
En plus, dit-on du président de l’Assemblée nationale, il a su concilier les vues de l’opposition et de la majorité dès la première session ordinaire de l’institution. Sa modestie et sa modération des débats lui font gagner l’estime de ses pairs et de la population qui notent, par ailleurs, qu’Aubin Minaku est animé de manière permanente, par le souci d’équilibrer les débats entre toutes les forces présentes à l’Assemblée nationale. On lui reconnait également la maîtrise des débats et l’esprit de synthèse, des atouts majeurs pour diriger les travaux de la Chambre basse.
Par contre l’élu d’Idiofa dans le Bandundu enregistre 9 % d’opinions négatifs. Pour cette catégorie, Aubin Minaku n’est qu’un instrument au service de la majorité présidentielle dont il respecte strictement les consignes en empêchant l’aboutissement de certaines motions sensibles visant des personnalités membres de sa famille politique et en refusant d’accorder des audiences aux auteurs de ces différentes motions.
Bien que Thomas Lokondo, membre de la MP s’arroge la première marche du top 10 des députés ayant marqué les différentes sessions de l’Assemblée nationale, les élus de l’opposition politique y rafle 7 places grâce à Gilbert Kiakwama, José Makila, Franc Diongo, Martin Fayulu, Moyo, Jean-Lucien Busa. Globalement, plusieurs députés demeurent encore des illustres inconnus vis-à-vis de la population kinoise qui, par conséquent, peine à retenir leurs noms.
Thomas Lokondo est apprécié pour ses interventions pertinentes lors des débats.  José Makila qui est à la deuxième marche du Top 10 a marqué positivement la population par son franc parlé et son courage à aborder certains dossiers sensibles que ses collègues n’osent pas relever. En troisième position, Jacques Mbadu Nsitu est jugé très pragmatique et technocrate dans ses interventions toujours précises en matière de chiffres. 
Le président de l’Assemblée nationale et les députés doivent mettre à profit les vacances parlementaires pour s’approcher davantage de leurs électeurs et faire tomber le mur de suspicion qui la représentation nationale de la population et pour rentabiliser les acquis de cette première partie de la législation en cours. La protection des membres du gouvernement dont on l’accuse peut porter un coup fatal à son image. Aubin Minaku doit également gérer avec prudence le dossier sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC au risque de se discréditer aux yeux de l’opinion publique.     
  1. Enquête proprement dite
Question 1.
Quelle opinion avez-vous d’Aubin Minaku en tant que Président de l’assemblée nationale ?
Question 2
Quel est le député national qui vous a le plus marqué pendant les deux sessions parlementaires ?
  1. Technique et méthodologie du sondage
  2. Sondage exclusif les points.
  3. Conception questionnaire : LES POINTS
  4. Méthodologie:
-  Mode de récolte des données : Enquête réalisée par téléphone (SMS)
-   Terrain d’application : Kinshasa
-   Echantillon Général : 1.000 enquêtés âgés de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas (sexe, âge, Etat civil, fonction) 
  1. -  Date de terrain  du 18 au 19 juillet 2012
Comme pour toute enquête quantitative, cette étude présente des résultats soumis aux marges d'erreur inhérentes aux lois statistiques.