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mercredi 14 novembre 2012

Le fonds Pembani Remgro Infrastructure Fund, The Carlyle Group et Standard Chartered Private Equity investissent 210 millions de dollars dans Export Trading Group, un gestionnaire mondial de chaîne d’approvisionnement agricole

Il s’agit du premier investissement du fonds Sub-Saharan Africa Fund de Carlyle et du fonds Pembani Remgro Infrastructure Fund. Un partenariat stratégique accélérera l’expansion d’ETG en Afrique subsaharienne, en Inde, en Chine et en Asie du Sud-est, en exploitant la plate-forme internationale de Carlyle et l’expertise régionale du fonds Pembani Remgro Infrastructure Funds. Cet investissement renforcera la capacité d’ETG à établir une passerelle entre les petits exploitants agricoles africains et les consommateurs du monde entier
 
Dar Es Salaam, Tanzanie, 14 novembre 2012 - Le Fonds Pembani Remgro Infrastructure Fund et le gestionnaire mondial d’actifs non traditionnels The Carlyle Group (NASDAQ : CG) ont annoncé aujourd’hui qu’ils allaient prendre une participation minoritaire et stratégique d’une valeur de 210 millions de dollars dans Export Trading Group (ETG), le gestionnaire africain d’une chaîne d’approvisionnement de produits agricoles. Il s’agit du premier investissement du fonds Sub-Saharan Africa Fund de Carlyle et du fonds Pembani Remgro Infrastructure Fund. La division Standard Chartered’s Africa Private Equity (SCPE), le premier investisseur en capital-investissement dans ETG, augmente sa participation à compter de janvier 2012. De plus, les fondateurs d’ETG ont également souscrit pour un capital supplémentaire. Cette transaction devrait être clôturée en novembre 2012.
 
Marlon Chigwende, Directeur général et co-directeur du fonds Carlyle Sub-Saharan Africa Fund, a déclaré : « Il s’agit d’une opportunité fantastique d’investir dans une entreprise au modèle éprouvé, au potentiel évolutif élevé et aux résultats financiers impressionnants, qui a un impact colossal sur le développement de l’Afrique et de ses économies. Carlyle aide depuis longtemps les entreprises des marchés émergents à se transformer en sociétés hautement compétitives à l’échelle internationale. Nous sommes impatients d’accélérer la croissance d’ETG, de créer une valeur pour ses actionnaires et d’apporter notre aide aux petits exploitants agricoles africains. »
 
Herc van Wyk, PDG de Pembani Remgro Infrastructure Managers, a indiqué : « ETG profite d’un modèle unique, caractérisé par une gestion solide et un double accès à la chaîne d’approvisionnement agricole de l’Afrique et aux marchés clés que sont la Chine et l’Inde. Nous espérons soutenir l’expansion de la chaîne d’approvisionnement de cette entreprise car nous sommes convaincus qu’elle représente une opportunité de croissance attractive. »
 
Créée en 1967, l’entreprise ETG détient et gère une chaîne d’approvisionnement agricole verticalement intégrée, qui couvre les secteurs de l’approvisionnement, du traitement, de l’entreposage, des transports, de la distribution et du marchandisage. Avec plus de 7.000 employés dans 30 pays africains, ETG exploite 26 usines de traitement et 600 entrepôts. ETG assure la liaison entre les petits exploitants agricoles et les consommateurs du monde entier en fournissant, en traitant et en distribuant des produits agricoles, notamment du maïs, des légumes secs, du blé, du riz, des noix de cajou, du soja, des fertilisants, du sucre, du café et du thé.
 
Au cours de l’exercice annuel clos le 31 mars 2012, ETG a fourni et distribué prés de 1,4 millions de tonnes de 25 produits différents. Les petits exploitants du continent ont fourni quatre-vingt pour-cent de son stock africain. Individuellement, ces fermiers n’ont absolument pas la possibilité de s’intégrer à l’économie mondiale. Toutefois, en rassemblant des centaines de milliers d’exploitants agricoles dans une seule chaîne d’approvisionnement, ETG atteint l’envergure et l’efficacité nécessaires à une compétitivité sur la place de marché internationale. ETG s’est engagée envers le développement économique et social des petits exploitants agricoles et des régions dans lesquelles ils vivent.
 
Ketan Patel, Directeur général d’ETG, a précisé : « Nous sommes heureux de nous associer à The Carlyle Group et à Pembani Remgro, et d’approfondir notre relation avec Standard Chartered Private Equity. Ce nouveau capital nous permettra d’élargir nos activités en Afrique subsaharienne, en Inde, en Chine et en Asie du Sud-est, et de développer de nouveaux marchés pour les petits exploitants agricoles africains. »
 
Ronald Tamale, un administrateur de SCPE, a ajouté : « Nous sommes ravis d’accueillir The Carlyle Group et Pembani Remgro dans l’actionnariat d’ETG. En tant que banque et investisseur en capital-investissement, Standard Chartered soutient la croissance et le développement d’ETG depuis des années. L’intégration de ces deux nouveaux actionnaires va amplifier nos efforts collectifs pour créer une entreprise sophistiquée d’envergure internationale. »

À propos d’Export Trading Group
ETG détient et gère une chaîne d’approvisionnement agricole verticalement intégrée sur le sous-continent africain, dans les secteurs de l’approvisionnement, du traitement, de l’entreposage, des transports, de la distribution et du marchandisage. Cette entreprise s’emploie à établir une passerelle entre les petits exploitants agricoles et l’économie mondiale, et inversement, par le biais d’une chaîne de valeur qui relie les fermes des marchés émergents aux étagères des supermarchés du monde entier.
 
ETG détient et gère cette chaîne d’approvisionnement de bout en bout. L’entreprise peut ainsi optimiser les efficacités à chaque étape du processus en faisant correspondre les capacités de production d’une région avec les modèles de consommation d’une autre. Pendant l’exercice 2012, ETG a fourni et distribué prés de 1,4 millions de tonnes de 25 produits différents, notamment du maïs, des légumes secs, du blé, du riz, du sucre, des oléagineux, des noix de cajou, du café, du thé, des fertilisants et des machines agricoles. Quatre-vingt pour-cent de son stock africain ont été fournis par des petits exploitants agricoles d’Afrique. 

À propos de Pembani Remgro Infrastructure Fund
Le fonds Pembani Remgro Infrastructure Fund a été lancé récemment sous la forme d’un partenariat entre M. Phuthuma Nhleko et Remgro Limited. Il est structuré comme un fonds à long terme qui cherche à investir son capital dans des infrastructures et des opportunités associées sur le continent africain.
 
M. Phuthuma Nhleko est actuellement le président du Groupe Pembani, qui couvre les industries du ciment, de l’exploitation minière et du pétrole. Il est l’ancien PDG du groupe MTN. Aux commandes de MTN pendant dix ans, il a élargi l’envergure géographique du groupe en Afrique et au Moyen-Orient, passant de cinq à 21 pays, avec plus de 165 millions d’abonnés.
 
Remgro Limited est une société de portefeuille et d’investissement sud-africaine. Elle s’intéresse essentiellement aux industries suivantes : services bancaires et financiers, services médicaux, aliments, vins et spiritueux, produits pétroliers, produits en verre, expédition, fret et logistique, médias, et technologie. Cette société est cotée sur la Johannesburg Securities Exchange (JSE) exploitée par JSE Limited en Afrique du Sud, dans le secteur des « Industries diversifiées », sous le code « REM ». 

À propos de The Carlyle Group
The Carlyle Group (NASDAQ : CG) est un gestionnaire mondial d’actifs non traditionnels dont l’actif sous gestion dans 99 fonds et dans 63 fonds de fonds se chiffre à 156 milliards de dollars au 30 juin 2012. L’objectif de Carlyle est d’investir judicieusement et de créer une valeur. Carlyle investit dans quatre secteurs : les titres de participation des sociétés fermées, les biens immobiliers, les stratégies de développement du marché mondial et les solutions de fonds de fonds, en Afrique, en Asie, en Australie, en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique du Nord et en Amérique du Sud. Carlyle possède une expertise dans de nombreux secteurs industriels, notamment l’aérospatial, la défense et les services publics, les biens de consommation et la vente au détail, l’énergie, les services financiers, les soins de santé, les services industriels, technologiques et commerciaux, les télécommunications et les médias, et les transports. The Carlyle Group compte 1.300 employés répartis dans 32 bureaux sur six continents. 
 
À propos de l’équipe Carlyle Sub-Saharan Africa (SSA)
Créée en mars 2012 et implantée à Johannesburg en Afrique du Sud et à Lagos au Nigeria, l’équipe Carlyle SSA rachète des entreprises et investit dans des sociétés de croissance dans les secteurs publics et privés. L’équipe Carlyle SSA se concentre sur les transactions qui lui procurent un avantage compétitif notable et lui permettent d’extraire une valeur tangible pour les entreprises dans lesquelles elle investit, par le biais d’une spécialisation industrielle, d’un déploiement du capital humain et de l’accès au réseau mondial de Carlyle. Les industries ciblées par Carlyle regroupent les biens de consommation, les services financiers, les industries agroalimentaires et l’énergie.
 
À propos de Standard Chartered
Standard Chartered est un groupe bancaire mondial de premier plan. Il opère depuis plus de 150 ans sur certains des marchés les plus dynamiques du monde et génère environ 90 pour-cent de ses revenus et bénéfices en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient. Cette orientation géographique et son attachement à établir des relations solides avec ses clients sont à l’origine de la croissance du groupe ces dernières années. Standard Chartered PLC est cotée sur les bourses de Londres et de Hong Kong, ainsi que sur la bourse de Bombay et les bourses nationales de l’Inde.
Présente depuis 150 ans en Afrique, la banque est implantée dans 16 pays avec un réseau de 180 filiales et plus de 7.000 salariés. Standard Chartered est bien placée pour faciliter et soutenir une amélioration économique du commerce et des zones d’investissement intra-africaines, et ce entre l’Afrique et le reste du monde.
À propos de Standard Chartered Private Equity
Depuis 2008, l’équipe Standard Chartered’s Africa Private Equity a investi prés de 600 millions de dollars américains dans des entreprises dynamiques d’Afrique sur de multiples secteurs. L’équipe s’emploie à soutenir des équipes dirigeantes solides qui font preuve d’un potentiel de croissance favorable dans leur domaine d’expertise. Implantée à Johannesburg et à Lagos, l’équipe Africa Private Equity complète les capacités de capital-investissement internationales de la Banque en Asie et au Moyen-Orient.

mardi 13 novembre 2012

La Cour Militaire de la Gombe est-elle une devenue une juridiction d’exception ?

L’Association Congolaise pour l’Accès à la Justice, ACAJ, est vivement préoccupée par la violation des garanties d’un procès juste et équitable dans le procès qui se déroule, depuis le 28 mars 2012, devant la Cour Militaire de Kinshasa-Gombe dans les poursuites engagées contre les accusés Colonel Nzambo Mbongo Ebunde et consorts, pour « occupation de la base logistique du camp Kokolo et attaque de la résidence du Chef de l’Etat Joseph Kabila le dimanche 27 février 2011, faits constitutifs de participation à un mouvement insurrectionnel», sous RP 077-79/2012.
Après les événements du 27 février 2011, les services de sécurité avaient arrêté et détenu plus de 200 personnes constituées de militaires, policiers, civils, enfants mineurs et expatriés, dont la plupart sont originaires de la province de l’Equateur, trouvés ou non sur les lieux du crime.
L’ACAJ rappelle que les accusés ont eu à subir un traitement inhumain, dégradant et cruel leur infligé par les enquêteurs de services de sécurité en vue de les contraindre à faire des aveux, et n’avaient pas droit de visite, ni à l’assistance de conseils, ni aux soins médicaux, pendant leur longue détention.
L’immixtion du Gouvernement dans l’organisation du procès en cours se traduit notamment par des pressions exercées sur l’Auditeur Supérieur près la Cour Militaire de Kinshasa-Gombe pour fixer dans la précipitation le dossier et le maintien d’une chambre constituée de manière irrégulière en ce que son actuel Président, le Colonel Masungi Buna, est déjà nommé comme Conseiller à la Haute Cour Militaire de Kinshasa-Gombe suivant l’ordonnance présidentielle n° 11080 du 7 octobre 2011, soit depuis plus d’une année déjà. Plusieurs dénonciations faites par le collectif de la défense, tant auprès du Premier président de la Cour Militaire de Kinshasa-Gombe que de celui de la Haute Cour Militaire, n’ont pas suffit pour faire respecter la procédure.
Le Gouvernement a donné des instructions pour qu’aucune liberté provisoire ou mainlevée de détention ne soit accordée. C’est ainsi que la Cour n’a pas libéré des détenus dont les mandats d’arrêt provisoire n’ont pas été confirmés dans le délai de quinze, conformément à l’article 210 du code judiciaire militaire, en dépit du fait qu’elle ait reconnu, en date du 15 octobre 2012, le caractère irrégulier de leur détention.
L’attitude de la justice militaire dans ce dossier traduit manifestement son manque d’indépendance et d’impartialité, et n’offre pas aux accusés de garanties d’un procès juste et équitable, a déclaré Me Georges Kapiamba, Président national de l’ACAJ.
L’ACAJ rappelle le Gouvernement de la RDC qu’aux termes de l’article 14, point 1 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement et publiquement par un tribunal compétent, indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera soit du bien fondé de toute accusation, en matière pénale dirigée contre elle, soit de contestation sur ses droits et obligations de caractère civil… L’article 16, alinéa 4 de la Constitution dispose que Nul ne peut être soumis à un traitement cruel, inhumain et dégradant; et l’article 18, alinéa 5 prescrit que tout détenu doit bénéficier d’un traitement qui préserve sa vie, sa santé physique et mentale, ainsi que sa dignité.
En outre, l’ACAJ condamne l’ingérence du Gouvernement dans le déroulement de ce procès car violant l’article 151 de la Constitution qui prévoit que le Pouvoir Exécutif ne peut donner d’injonction au juge dans l’exercice de sa juridiction, ni statuer sur les différends, ni entraver le cours de la justice, ni s’opposer à l’exécution d’une décision de justice.
Enfin, l’ACAJ condamne l’attitude du Président Masungi Buna, car contraire aux devoirs lui prescrits par l’article 71 du code de justice militaire qui dispose que : sauf cas de force majeure, les devoirs des fonctions judiciaires priment les autres services militaires; les services de la Haute Cour Militaire priment celui de la Cour Militaire...
De ce qui précède,

L’ACAJ recommande:

v  Au Premier Président de la Cour Militaire de Kinshasa-Gombe :
- de faire preuve d’indépendance et d’impartialité dans sa mission de dire le droit ;
- de faire ordonner la libération pure et simple des accusés (prévenus) dont la détention est irrégulière, notamment les enfants mineurs ;
- de remplacer le Président Masungi Buna par un autre magistrat pour assurer la sérénité à la suite de débats dans ce dossier, et d’engager des poursuites disciplinaires à son encontre ;
 
v  Au Gouvernement de la RDC :
-  de cesser toute ingérence ou immixtion dans l’administration de la justice en application de l’article 151 de la constitution.
 
Fait à Kinshasa, le 13 novembre 2012

SkyVision investit en Afrique et renforce sa présence locale

La société est également retenue pour le prestigieux prix AfricaCom 2012 de la meilleure initiative pan-africaine
 
Le Cap, Afrique du Sud, 12 novembre 2012 - SkyVision Global Networks Ltd, un grand prestataire mondial de connectivité IP par satellite et fibres optiques, a aujourd’hui annoncé son intention de poursuivre le renforcement de sa présence locale à travers l’Afrique.
Suite à un intense processus stratégique, il s’est avéré que, pour conserver son important rôle sur le marché africain en offrant des prestations spécialement conçues pour les marchés africains au développement rapide, SkyVision devrait également optimiser sa présence locale sur les principaux marchés africains. 
M. Ben Sira a expliqué : « Dès le premier jour, il était évident que pour optimiser sa position sur le marché africain, SkyVision doit renforcer sa présence locale, qui est à la fois robuste et fiable. Je suis fier de pouvoir dire que nous avons bien progressé dans ce sens au cours des douze derniers mois et que nous continuerons de le faire à l’approche de 2013. »
L’une des mesures adoptées pour y veiller a consisté à établir un bureau local et un téléport en Afrique du Sud. SkyVision Afrique du Sud s’est taillé une place stratégique de premier choix pour répondre aux activités sud-africaines qui exigent des services de communications de haute qualité par les fibres, les systèmes sans fil et les satellites, tant au départ qu’à destination de l’Afrique. Le nouveau centre iDirect de SkyVision à Johannesbourg prend en charge la dernière version d’iDX 3.1 iDirect et profite au maximum du satellite Amos 5 et de sa vaste couverture de l’Afrique du Sud et de l’Afrique sub-saharienne, sur la bande C et la bande Ku. 
SkyVision a aussi récemment lancé une grande expansion en Afrique occidentale, en faisant l’acquisition d’Afinis. Cet achat est tout à fait naturel pour SkyVision et veille à la prestation efficace de services complets sur les nouveaux marchés et les marchés en expansion de l’Afrique francophone. Afinis s’intègre en toute transparence à l’identité commerciale de SkyVision au niveau des services fournis, de la couverture d’ensemble, de la présence locale et de la qualité professionnelle du personnel. SkyVision profite également des vastes connaissances commerciales d’Afinis sur les divers secteurs du marché commercial, particulièrement le pétrole et le gaz, l’exploitation minière et les services financiers. 
Pour venir étayer la portée globale de la société et sa méthode d’approche par une présence locale, SkyVision a établi des centres VSAT au Nigeria, dans la République démocratique du Congo, au Kenya et au Zimbabwe. Ces centres fournissent une connectivité VPN (réseau virtuel privé) fiable qui est utilisée par une diversité de sociétés privées et d’entités gouvernementales afin d’élargir leurs services à des secteurs qui ne sont pas accessibles aux méthodes terrestres. Ces services permettent aux communautés africaines isolées de bénéficier de services modernes fournis par le biais de solutions ICT modernes. 
SkyVision est en mesure de proposer à ses clients des services de communication satellite fiables, en utilisant 13 satellites différents et plusieurs téléports en Europe, aux Etats-Unis, au Moyen-Orient et en Afrique. 
M. Ben Sira a ajouté : « SkyVision respire l’esprit africain. Nous faisons partie de la dynamique africaine et nous continuerons d’optimiser notre capacité à assurer une couverture de communication satellite complète pour l’Afrique. Nous sommes fiers de nous être fermement établis au titre de l’un des prestataires de services par satellite les plus grands et les plus dynamiques du continent, grâce à notre puissante présence locale qui est assurée par un personnel local hautement qualifié et qui comprend totalement les besoins locaux. » 
 
Au sujet de SkyVision
SkyVision est un grand prestataire de services de télécommunications IP global sur les marchés naissants. Il offre des solutions qui combinent les plates-formes de service par satellite à des connexions par fibres optiques de haute capacité. Grâce à ses centres en Europe, en Amérique du Nord, en Afrique et au Moyen-Orient, la société fournit une connectivité IP avec accès à la dorsale Internet globale, ainsi qu’une vaste suite de solutions bout-à-bout personnalisées et de services de norme industrielle. Avec un réseau qui recouvre 100 pays, les clients de SKyVision incluent les télécoms historiques, les prestataires de services Internet, les opérateurs cellulaires, les entreprises globales et locales, les entités gouvernementales et les ONG.

lundi 12 novembre 2012

OBSERVATEUR ET MILITANT DES DROITS DE L’HOMME INDEPENDANT (O.M.D.H.I.)
Unité Non-Gouvernementale (U.N.G.)
Motivé par la Résolution de l’Assemblée Générale de l’O.N.U. 53/144 du 08 mars 1999, article 1.
Av. Tuidi n° 477 Bis (voir antenne VODACOM-Ecole laïque E.P. I Makelele),
Commune de Bandalungwa.
Tél. : 0812049022                                                     E-mail : jokabeya@yahoo.fr

                                                                                   Kinshasa, le 30 octobre 2012
                              

M/Réf : OMDHI/JK/2/10/2012.                                           A Monsieur le Bâtonnier
                                                                                       de  l’Ordre des Avocats
                                                                                       Barreau de Kinshasa/Gombe
                                                                                       à Kinshasa.

Monsieur le Bâtonnier,

Concerne : Ma réaction  sollicitée par votre courrier n° 01233/BRKG/BTR/MI/09/2012 du 18 septembre 2012,  me transmettant  en annexe   la lettre du 7 septembre 2012  de Maître Alexis Lenga Walenga Penze et ses associés.

La version des faits de Me Alexis est composée des faux documents qui ne font pas honneur à un avocat, de surcroît Député National. Il y a faux et usage des faux.

Voici la fausseté des éléments authentiques dont il utilise pour vous flouer et tromper, les Honorables Présidents de deux chambres du Parlement de la République Démocratique du Congo, la Présidente du Comité des Sages de l’Assemblée Nationale et l’opinion tant nationale qu’internationale.  Il  porte ainsi atteinte à mon honneur et à ma dignité, comme citoyen congolais, et citoyen du monde.

En s’attaquant à moi, Me Alexis s’est au contraire pris à plusieurs pères et mères de famille, membres du personnel qui m’ont élu délégué syndical et ensuite délégué syndical principal   de SCIBE-CONGO 1998-2001, qu’il a rendu  malheureux, l’expression d’un crime socio-économique, crime contre l’humanité. 

Inventaire des Annexes : selon lui, suivant sa lettre du 07 septembre 2012
 n° 069/CAB/ALWP/MM/2012

Etapes Administratives du Dossier.

Annexe 1 : lettre du 15/02/1999. J’y oppose la réponse de l’Intersyndicale CSC/OTUC/UNTC SCIBE-CONGO (1998-2001) du 23/02/1999 destinée à l’Inspecteur Urbain du Travail/Limete (Annexe JK 1) ;

Annexe 2 : lettre du 04/03/1999, concernant la présentation des excuses au P.D.G., était l’initiative de l’Intersyndicale 1998-2001 pour nous remettre dans nos droits en tant que Délégués syndicaux, leur lettre du 23/02/1999 est assez claire, (voir Annexe JK 1, paragraphes 3, 4) ;

Annexe 3 : Procès verbal, comme l’ Annexe 4 : Protocole d’accord ; vous pouvez lire ce que l’Inspecteur Urbain du Travail a dit, (Annexe JK 2) ;

Annexe 5 : lettre du 27/08/1999 à Mme Pierrette épouse du PDG SCIBE-CONGO ; c’est la conséquence de la démission du Comité de Gestion qui se cachait derrière Mme l’épouse du PDG, dont nous n’avions pas reconnu  une responsabilité officielle. La lettre est assez claire, (Annexe JK 3) ;

Annexe 6 : Lettre du 08/11/1999 adressée  à M. l’Inspecteur U. du Travail  à propos de SCIBE-CONGO  et son Patron. Il est de votre devoir d’analyser cette lettre et de me dire qu’est-ce qu’un avocat, un vrai peut reprocher à l’auteur, en sa qualité de délégué syndical même à un simple travailleur ?  Et surtout, pourquoi l’inspecteur n’a pas fait son travail dans ce contexte ?  Nous soutenons que cela est la preuve de la complicité SCIBE-CONGO avec l’Inspecteur du Travail ; l’Inspecteur du Travail a refusé de faire son travail ;
Annexe 7 , Annexe 8 : un montage soutenu par des billets de banque pour arriver à cette fin, c’est-à-dire licencier un délégué syndical qui posait des vrais problèmes suivant l’article 258 du Code de travail, (les Annexes JK 4, 5) vous démontrent la position de la Délégation syndicale ;

Annexe 9 : Décision n° 22/11/DUT/070/IUT-T.M’S/99 du 22/12/1999 (faux document) ; L’usage d’un faux document comme preuve d’une décision négociée malicieusement, non respect de la procédure par Me Alexis et la Société SCIBE-CONGO, un scandale signé par cet avocat véreux à l’époque, il persiste et signe 12 ans après, sous son mandat de Député National ;

L’Arrêté Ministériel n° 036/95 du 21/06/1995 (en Annexe JK 6) relatif au recours judiciaire contre la décision de l’Inspecteur du Travail en cas de licenciement ou de mutation d’un Délégué titulaire ou suppléant est assez clair en ses articles 1er,2, 3, qui n’ont pas été respectés par l’Inspecteur du Travail, la société SCIBE-CONGO et surtout Me Alexis LENGA WALENGA PENZE et ses associés ; pour preuve,  Me Alexis et associés élaborent cette plainte le 21/11/1999  n° 161/CAB.ML/ALWP/RLK/99 (Annexe 10 de sa correspondance) :

Le 17/12/1999, l’Officier du Ministère Public près le T.G.I.-KALAMU, Parquet de Grande Instance de KALAMU me convoque par mandat de comparution  RMP n° 117.032/LUV (Annexe JK 6 bis) ;
Le 22/12/1999, l’Inspecteur du Travail  manipulé  par M. EDUMBELE, le Chef du Personnel SCIBE-CONGO et Me Alexis (Annexe JK 7) signe la pseudo-décision autorisant SCIBE-CONGO de me licencier ; Ce qui veut dire suivant l’Arrêté sus indiqué qu’il y a nullité suivant l’article 1er ;

Donc, aucune plainte en pénal ne pouvait être déposée avant cette décision hiérarchique de l’Inspecteur Urbain du Travail  (voir article 3 de l’Arrêté 036/95); vous avez là les preuves de la tricherie par Me Alexis qui est membre du Barreau de Kinshasa-Gombe.

Ces mauvaises pratiques ont pour conséquence, ce que le PDG BEMBA SAOLONA reconnaît lui-même dans cette note (Annexe JK  8) ;

Etapes judiciaires du Dossier.

Annexe 10 : lettre du 21/11/1999, plainte de M. BEMBA SAOLONA contre M. KABEYA  Délégué Syndical Principal Intersyndicale SCIBE-CONGO, auprès du Procureur de la République. Preuve de la violation de la Convention n° 87 de l’Organisation Internationale du Travail (O.I.T.), sur la liberté syndicale et la protection du droit syndical 1948, article 3 (2) qui soutient, les autorités publiques doivent s’abstenir de toute intervention de nature à limiter ce droit ou à en entraver l’exercice légal ; article 8 (2) ; la législation nationale ne devra porter atteinte ni être appliquée de manière à porter atteinte aux garanties prévues par la présente convention ;

Les Conventions de l’O.I.T.  n° 98 sur le droit d’organisation et de négociation collective, 1949, article 1.1.a),b) ; n° 111 concernant la discrimination (emploi et profession), 1958 article 1.1. ; n° 135 concernant les représentants des travailleurs, 1971,  article 1, et d’autres sont ainsi violées par  l’Inspecteur Urbain du Travail, le Procureur de la République près le T.G.I. de Kalamu ; par les OPJ de la PNC, manipulés tous par  Me Alexis avocat-conseil de M. BEMBA SAOLONA, qui est aujourd’hui Député National ;

Si M. BEMBA SAOLONA était riche et puissant par ses relations politiques, sous la dictature mobutienne, mais il n’avait pas la connaissance juridique comme son avocat ; mais celui-ci en s’exécutant, il a étalé tout simplement un manque d’indépendance d’esprit, conséquence, ses bêtises contre la déontologie du métier d’avocat ; C’est ainsi que j’estime qu’il est poursuivable  pour diffamation et injure réprimées par les articles 74, 75, et 77 du Code Pénal ; il l’est aussi pour imputation de nature à inciter autrui à commettre une infraction réprimée par l’article 78 du Code Pénal ;

Dans cette plainte n° 161/CAB.ML/ALWP/RLK/99 du 21/11/1999, Me Alexis était conscient que la lettre du 05/02/1999 (Annexe JK 9) voir la réponse de l’Intersyndicale (Annexe JK 1)  était un fait syndical, comme celle du 08/11/1999, conscient de la collaboration mafieuse qu’il entretenait avec le Parquet pour noyer un délégué syndical pleinement dans ses droits. Violations des conventions de l’O.I.T., les intentions de me causer du tort par le PDG BEMBA SAOLONA sont là (Annexe JK 10) et la réaction de l’Intersyndicale (Annexe JK  11) ;

Si suivant cette plainte les faits étaient vrais et fondés, pourquoi le Ministère Public n’est pas allé au bout de la logique ?  Qui devrait appliquer  l’article 76 du Code Pénal dans ce contexte ? Qu’est-ce que le Ministère Public a fait lorsqu’il a constaté que les faits avancés par M. BEMBA SAOLONA, par son avocat, n’était pas fondés ? Lorsqu’un citoyen est  inquiété  par une justice manipulée par un réseau mafieux, comme l’a organisé Me Alexis, celui-ci ne doit rien dénoncer ? Sommes-nous dans un Etat des droits ou dans une jungle ?

Annexe 11 : confirmant la plainte du 21/11/1999.  M. BEMBA SAOLONA signe comme Ministre de l’Economie et Industries, et pourtant nous sommes dans un contexte d’une société privée, n’est-ce pas là un trafic d’influence politique ?  Et si Me Alexis était indépendant par rapport à son client, c’est lui  qui devrait donner conseil à celui-ci de ne pas signer comme Ministre, moi à sa place j’allais conseiller à mon client de signer comme le Président Directeur Général de SCIBE-CONGO ;

Annexe 12 : Invitation des services spéciaux … (voir ces  annexes à sa lettre du 07/09/2012, vous adressée) ; Ces OPJ peuvent vous dire pourquoi ils n’ont pas fait leur travail ?  Je suis bien informé que Me Alexis en personne  a étouffé l’audition de ce jour du 27/11/2000, pour me faire enlever, arrêter et détenir à la PIR Légion Nationale KASA-VUBU, pour être transféré le 28/11/2012 au Parquet de Grande Instance de KALAMU ; il peut soutenir que cela est un honneur pour un avocat, aujourd’hui  Député National ?

Si M. Alexis était faiseur de bulletin d’information dans les milieux estudiantins à l’époque de Mobutu, ce n’est pas mon cas, car mon éducation  et ma conscience me l’interdisent ;

Annexes 13 et 14 : A propos des extraits de journaux qui ont repris mes propos dénonçant  M. BEMBA SAOLONA et lui-même ; Quels  ont été  les droits de réponse pour informer l’opinion publique que ces faits étaient faux ? Puisque c’est même gratuit ;
Annexe 15 : Quelques pages d’internet où je dénonce M. BEMBA SAOLONA  et son avocat ;  Cette nouvelle technologie donne la possibilité à toute personne d’inscrire son droit de réponse dans le même espace que l’auteur, qu’est-ce que lui ou son client ont fait pour prouver au monde que j’étais fautif et menteur ? C’est l’argent qui manquait ?

M. le Bâtonnier à qui j’écris la présente, aux deux Présidents de deux chambres du Parlement, à qui il a réservé  copies pour  information, à Mme la Présidente du Comité de Sages, j’ai là la preuve que l’avocat LENGA WALENGA PENZE est un criminel en liberté, sous immunité parlementaire pour commettre de tels crimes graves.

Il est entrain de faire usage des faux documents en tant qu’avocat, sous son mandat de Député National. C’est un criminel qu’il faut mettre hors d’état de nuire. Je pèse bien mes mots.

Savez-vous qu’il est à la base de la violation de la convention relative au statut de réfugié, en apportant un faux témoignage  auprès de la Commission d’Eligibilité au Statut de Réfugié de la République du Congo-Brazzaville ? Voir Décision n° 092/CESR2004 Commission d’Eligibilité au Statut de Réfugié de la République du Congo (Annexe JK 12), cela sous la bénédiction de M. BEMBA SAOLONA, et  Jean-Pierre BEMBA GOMBO qui ont pesé  de leur poids auprès des autorités de la République du Congo-Brazzaville.

Ces faux documents ne sont que l’expression d’une poudre jetée à vos yeux pour vous flouer, afin de cacher ses crimes, comme ceux de ses clients, véritable crime organisé. Les criminels ont l’art de se victimiser. Me Alexis et ses associés et d’autres complices représentent des sérieuses menaces pour le reste de ma vie, sur le territoire de mon pays d’origine, la République Démocratique du Congo, et ailleurs.

Je sollicite la protection du Barreau de Kinshasa/Gombe, qui est un regroupement de défenseurs de l’homme professionnel. J’ai droit de bénéficier de mêmes moyens pour me défendre. Je vous réitère ma lettre du 26 mars 2012(Annexe JK 13)  à la présente, et j’ai l’impression qu’il n’a pas pris connaissance de celle-ci avec ses annexes, 7 mois après.

Veuillez agréer, Monsieur le Bâtonnier, l’expression de ma très grande considération.  


                                                                             Joseph KABEYA,
                                           Observateur et Militant des Droits de l’Homme Indépendant.

Copies pour information :

A Son Excellence Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo, Garant d’un Etat des Droits ;
A Son Excellence Monsieur le Président de la République du Congo-Brazzaville ;
A Son Excellence Monsieur le Médiateur de la République du Congo-Brazzaville ;
Aux Honorables Présidents de l’Assemblée Nationale/RDC et du Sénat ;
A l’Honorable Présidente du Comité des sages de l’Assemblée Nationale/RDC ;
A Monsieur le Procureur Général de la République ;
A Monsieur le Bâtonnier National ;
Aux Autres Membres du Barreau National
A Monsieur le Procureur Général près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe ;
A Monsieur l’Ambassadeur de la République du Congo en RDC ;
Aux Ambassadeurs et Missions diplomatiques en RDC ;
Aux ONG’s  des Droits de l’Homme ;
Aux Commissions Justice et Paix des Eglises ;
Me André MWILA (Toges Noires) ;
Me Dominique KAMUANDU  KAMUANDU (CAJEJ) ;
Me Guy MALEMBI NGUNDU (ASADHO) ;
M. Amigo NGONDE FUNSU (ASADHO) ;
A la Presse ;

Nord-Kivu: le M23 accusé d'avoir tué des civils à Ruvumbura

A une semaine du massacre de Bushui en Territoire de Masisi, un nouveau vient d’être vécu en Territoire voisin de Rutshuru. Le matin de ce samedi 10 novembre 2012, entre 5 et 6 heures, heure locale, un carnage signé les éléments M23 vient d’être perpétré  contre les civils à Ruvumbura, dans le Groupement  de Busanza, en Chefferie de Bwisha.
En effet, une vingtaine d’éléments  ARC/M23 ont investi ce village peu avant 5 heures du matin, avant de se livrer à cœur-joie au massacre et atrocités de tout genre. Le bilan fait état 10 morts, dont 8 civils et deux policiers, 6 filles violées, une dizaine des blessés dont un grièvement, des civils portés disparus ainsi que plusieurs biens emportés à l’occasion d’un pillage de porte à porte.
Les victimes qui nous ont contactées sous couvert de l’anonymat ont déclaré que leurs bourreaux parlaient kinyarwanda. Pour l’instant, le village de Ruvumbura est presque fantôme, ceux qui ont réussi à sauver étant encore dispersés dans la nature. Seulement, a-t-on appris des sources dignes de foi, deux blesses graves ont
bénéficié des services du Curé de la Paroisse Catholique de Karambi qui les a conduit à l’Hôpital Général de Rutshuru-Centre. L’un de ces deux blessés a succombé le soir à l’Hôpital, amenant ainsi le bilan à
10 morts, alors qu’il était de 9 le matin.
Ce massacre porte à 12, les personnes tuées par le M23 dans l’intervalle de 5 jours, considérant l’assassinat de deux femmes, tuées lundi 5 novembre 2012 (vers 23 heures), dans le village de Bugoma. La Coordination de la Société civile du Nord-Kivu se dit encore une fois choquée par ce nouveau massacre attribué au M23, simulant un mode opératoire FDLR. Elle en attire l’attention de CPI et du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Elle estime que les crimes de guerre commis jusque là  par le M23 et ses alliés sont largement suffisants pour que soient traduits en justice ses hauts responsables.
 
Goma : Flora Shamavu et Nathalie Issa retrouvées mortes

Deux corps sans vie ont été retrouvés le matin de samedi 10 novembre dans la ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu :
- Le premier corps, a été identifié comme étant celui de Flora Shamavu, plus ou moins 20 ans, résidente du Quartier Katoï. Elle aurait était visiblement étranglé par ses bourreaux avant d’être abandonnée dans la concession scolaire Charles Lwanga,  indique Mme le Chef du Quartier Katoï. Le moins qu’on puisse dire, la victime avait quitté chez-elle le soir de vendredi vers 20 heures, accompagné de deux hommes. Elle laisse
derrière-elle 2 orphelins.
- Le deuxième, est un enfant d’environs 7 ans, la nommé Nathalie Issa. Elle habite le Quartier Kasika. La victime aurait disparu vers 18 heures. Un homme inconnu était passé chez-elle et l’avait demandé de le suivre
pour qu’il lui donne une somme d’argent ; elle n’était plus revenue. Le corps de la fillette a été découvert dans les latrines de l’école Primaire d’Scout, pour ceux qui connaissent Goma. La Société civile du Nord-Kivu qui avait déjà salué les efforts des autorités urbaines et Provinciales quant à la sécurisation de cette ville après la fermeture de la frontière Congolo-rwandaise et la restriction de circulation des motos taxis le soir, craint que les assassins de Goma aient adopté une nouvelle méthode. Elle invite les forces et services de sécurités aussi que les autorités judiciaires à s’y pencher afin que soient appréhendés les auteurs de ces crimes.

Territoire de Lubero : 5 morts au cours des affrontements entre Fardc - Maï-Maï à Bingi

C’était entre 4h30 et 5 heures, locale de mercredi 7 dernier, lorsqu’une coalition Mai-mai/FDLR a attaqué la position FARDC de Bingi, en Groupement Musindi, dans la Chefferie de Batangi, au Sud-Ouest du Territoire de Lubero. Les sources de la Société civile font état d’un bilan de 5 morts, dont 4 Maï-Maï et un
élément-FARDC, armée loyaliste. Et, à la suite de ces affrontements, un déplacement massif des populations s’observe dans la zone.
De nombreuses familles de Bingi viennent d’affluer vers Alimbongo, Kanyatsi, Luofu et d’autres, en débandade, sont simplement dispersées en brousse. La Coordination de la Société civile du Nord-Kivu qui redoute une nouvelle catastrophe humanitaire appelle les Fardc à vite sécuriser cette zone, en vue de favoriser retour urgent des habitants dans leurs localités. Elle encourage l’armée à éradiquer toutes les forces négatives actives dans ce Territoire afin restaurer l’autorité de l’Etat en ce lieu.

Territoire de Masisi : la délégation du gouvernement provincial du Nord-Kivu pris en otage

Les faits se sont passés le matin de mardi 6 novembre courant, à Lushebere, à environs 6 km-Est de Masisi Centre. La suite qui accompagnait le ministre provincial de l’Intérieur, M. Valérien Mbalutirwandi a été intercepté en ce lieu par un groupe des jeunes hutu identifiés par les habitants comme étant Nyatura ou assimilés.
Ils avaient perdu de vue, car, leur cible principale, Monsieur le ministre venait de passer avant qu’ils ne prennent en otage sa suite, la Police assurant son escorte, les journalistes et autres proches. Les assaillants estimaient que le ministre venait derrière la police d’escorte. N’eût été la sagesse des policiers et leurs officiers ça allait éclater.
Le ministre et les délégués de la Coordination Provinciale de Sociétécivile qui étaient déjà passés se sont vus seuls à Masisi Centre lors de la cérémonie d’assistance  de remise d’assistance aux familles éprouvées. C’est là qu’ils sauront que la suite est tombée dans une embuscade. Il a fallu de longues négociations pour que les otages soient libérés au retour du ministre.
Certaines sources renseignent que derrières cette situation, de notables Hutus du Territoire de Masisi, basés à Goma étaient tireurs de ficelles. Trois d’entre-eux, seraient députés provinciaux en exercice. Pour la Société civile du Nord-Kivu ces actes traduisent l’absence de l’autorité de l’Etat en ce lieu et, des complicités internes avec les déstabilisateurs qu’il faut dénoncer. Si ceux qui sont censés sécuriser la population ne sont pas eux-mêmes en sécurité, alors celle-ci est réellement sacrifiée.
 
Ville de Butembo : un pygmée prisonnier meurt de faim

Maombi Mutiso, 30 ans, est le prisonnier dont question. Originaire du secteur de Bapere, en Territoire de Lubero, ce pygmée était condamné de 7 d’emprisonnement pour viol. Pour avoir manqué quoi mangé durant 3 jours, le prisonnier est tombé malade à tel point que toutes les tentatives de sauver sa vie n’ont plus été concluantes. Il est mort ce mercredi 7 novembre 2012, à l’Hôpital Mama Musayi de Butembo, après qu’il soit extrait d’urgence de la Prison Kakwangura.
La Coordination de la Société Civile du Nord Kivu qui déplore les conditions carcérales inhumaines en Ville de Butembo dit choquée par la mort de ce prisonnier qui avait droit à la vie. Elle appelle les autorités à vérifier les multiples dénonciations accusant les agents pénitentiaires d’exiger de l’argent variant entre 5 et 30 dollars américains à tous ceux qui amènent à manger ou à qui paient des visites aux prisonniers ; ce qui viole de manière flagrante les droits humains. La Société civile du Nord-Kivu souhaite que les autorités pénitentiaires de la prison de Kangwangura Butembo en soient interpellées.

Territoire de Masisi : les 6 morts de Bushui enterrés au cimetière de Kiperire

Elles viennent d’être enterrées, les 6 femmes et filles massacrées l’après-midi de samedi 3 novembre courant par les miliciens Hutu-Nyatura associés aux FDLR. Les victimes ont été ensevelies entre 15h30 et 17h30, heure locale. C’est Mme Marie-Claire Bangwene, Administratrice de Territoire de Masisi, son Comité Territorial de sécurité, les Acteurs locaux de la Société civile ainsi que les habitants de Masisi-Centre et Shoa qui les ont mises en terre.
Les cadavres ont présenté des signes de viol et mutilation des organes génitaux ou de sens, un mode opératoire reconnu aux FDLR. Ce qui renforce d’avantage la thèse d’une coalition Nyatura-FDLR.
On en sait un peu plus sur l’identité des  personnes massacrées  et enterrées le soir de ce dimanche 4 novembre 2012 ; il s’agit de :
1. VUMILIA NABISHENGE (40 ans) ;
2. FITINA KIRIKWALE (37 ans),
3. Francine KIYANA (23 ans);
4. Gisèle MUHINDO KYAHI (18 ans) ;
5. LUANDO FURAHA (9 ans) ;
6. SHINDANI KIRIKWARI (± 1 an).
Des informations obtenues par les membres de la Société civile révèlent par ailleurs que 3 autres femmes qui étaient avec les victimes au champ sont portées disparues.  Elles seraient vraisemblablement amenées par les criminels.
Pour l’instant, indiquent les membres de familles éprouvées, à coté des cercueils et couvertures avec lesquels on a enterrée ces femmes et filles, l’Etat n’a encore donné aucune assistance, même pour l’organisation des cérémonies funéraires.
La Société civile du Nord-Kivu choqué par ce massacre exige d’urgence des Autorités provinciales et judiciaires des enquêtes devant permettre d’appréhender les auteurs de ces crimes, afin qu’ils soient déférées devant les  Cours et Tribunaux. Elle invite par ailleurs le Gouvernement Provincial et Central à venir aux cheveux des familles éprouvées et à prévenir le conflit en caractère identitaire dans le Territoire de Masisi, Rutshuru et Walikale.

Ville de Beni : un journaliste enlevé et torturé par les FARDC

Janvier Angiso Bangi Azoboa, est le journaliste victime des actes ignobles. Ce coq du micro est reporter à la Radio Télé Graben Beni, RTGB, et  présentateur du Journal au Desk Lingala à la dite chaine. La victime s’est vue cueillie non loin de l’entrée de chez-lui, vers 19 heures de samedi dernier, lorsqu’il revenait de son travail. En effet, un groupe des militaires FARDC l’ont jeté dans leur Jeep militaire après lui avoir ravi ses deux téléphones, 52 Usd, environs 45.000FC et roué plusieurs coups. Les passants qui assistaient de loin la scène en cachette et les voisins en ont alerté le Maire de la Ville et le l’Inspecteur de la Police qui se sont lancés immédiatement dans la recherche du journaliste.
C’est aux environs de 22 heures locales, que la victime a été retrouvée à l’Etat-major/FARDC de Beni (OZACAFE). Elle venait d’être copieusement tabassée avant d’être remise à l’Autorité Urbaine et conduite par sa famille dans une structure médicale de la place. La Coordination de la Société civile du Nord-Kivu qui fustige ces actes en appelle l’Auditeur Militaire de Beni à se saisir des militaires auteurs de ce forfait pour qu’ils répondent de leurs actes.
Elle craint que cet acte ciblant le journaliste soit une action visant à museler la Presse dénonçant certains abus des militaires loyalistes. La Société civile du Nord-Kivu en appelle à l’implication des autorités gouvernementales pour que pareil ne se reproduise plus.

mercredi 7 novembre 2012

La nuit électorale américaine au Cercle de Kinshasa dans la commune de la Gombe

La nuit électorale aux Etats-Unis est souvent l’affaire de toute une nuit, étant donné le nombre des voix à compter et le volume des résultats devant être compilés à travers le pays. C’est à la fois un  moment de réflexion, où nous évaluons le mandat du président en exercice, et un moment de questionnement, alors que nous réfléchissons sur ce qui pourrait advenir au cours des quatre prochaines années. Il est notoire que deux partis principaux dominent la vie politique aux Etats-Unis. A ce sujet, beaucoup disent que le débat politique en Amérique s’est de plus en plus polarisé avec le temps. Néanmoins, les deux partis se réunissent en ce jour, pour participer à cette grande institution qu’est l’élection présidentielle dans notre pays, chaque citoyen ajoutant sa voix à celles de 100 millions d’autres.  Dans les bureaux de vote à travers le pays, les fonctionnaires publics et les volontaires travaillent consciencieusement pour s’assurer que ce processus est ordonné et complet, que tous les votes sont comptés de façon appropriée, et que chaque électeur jouissant du droit de vote exerce l’un des droits démocratiques les plus fondamentaux.
Quelle que soit la personne qui va gagner ce soir, ce qui aura compté le plus dans ce processus, c’est cette expression institutionnalisée à travers laquelle une multitude d’opinions se mue en une seule décision. Notre système électoral n’est pas simple, comme peut en  témoigner quiconque a  visité les stands d’information. Le Collège Electoral peut à lui désorienter les experts les plus fins en sciences politiques.  Ce système  demeure toutefois pertinent  pour notre pays à cause de ses particularités-ou comme qui dirait, "malgré elles". Les villes ne doivent pas toujours dominer sur les zones rurales, les grands Etats ne doivent pas complètement éclipser les petits Etats. Le Président Obama et Mitt Romney ont voyagé partout à travers le pays à la recherche de votes. Cependant, la facette la plus durable et la plus importante de notre démocratie est  sa durabilité, et la manière dont elle s’accommode des  grands changements.
Quelle que soit la personne qui va gagner ce soir, il y aura aussi certainement des transitions. Il peut y avoir un nouveau président. Les priorités politiques peuvent changer. Les membres du cabinet peuvent démissionner. Comme à l’accoutumée, mes collègues ambassadeurs et moi-même pourront démissionner formellement, reconnaissant en cela le droit du président élu de faire son propre choix. Au cours des prochains mois, plusieurs personnes à Washington vont remballer leurs porte-documents, mettre leurs manteaux et éteindre les lumières de leurs bureaux pour la dernière fois. Le jour d’après, d’autres personnes s’assiéront à leurs bureaux, allumeront leurs ordinateurs et commenceront là où leurs prédécesseurs se seront arrêtés. Bien que ces changements soient attendus à la fois avec anxiété et excitation, ils sont cependant aussi naturels dans la vie politique américaine que les changements de saisons.
En 1960, le Vice-président Richard Nixon a perdu l’élection présidentielle de justesse. Nixon aurait pu en ce moment là remettre les résultats en cause. Il a plutôt décidé de jouer son rôle constitutionnel en tant que président du Senat, et a formellement annoncé l’élection du sénateur John F. Kennedy à ses collègues.
Dans ce discours, Nixon a déclaré (et je le cite) « C’est la première fois en 100 ans qu’un candidat à la présidence annonce le résultat d’une élection qu’ il a perdu et annonce la victoire de son adversaire…Je ne pense pas que nous puissions avoir un exemple plus frappant de la stabilité de notre système constitutionnel et de la fière tradition du peuple américain qui consiste à développer, respecter et honorer les institutions d’auto-gouvernance. Lors des campagnes électorales, aussi durement qu’ils aient pu se battre, aussi serrée que soit l’issue de l’élection, ceux qui échouent acceptent le verdict et soutiennent les vainqueurs. »
 La période d’à peu près 75 jours entre l’élection et l’inauguration va débuter demain. Au cours de cette transition , la nouvelle administration briefe le président élu sur les questions importantes de sécurité nationale, sur celles relatives aux affaires étrangères et sur de nombreux autres points. En tendant la main et en respectant leurs adversaires politiques, nos dirigeants vont s’évertuer à régler leurs différends et à minimiser les conflits potentiels qui pourraient mettre la démocratie à mal.
Je sais que vous allez tous regarder attentivement le déroulement de cette élection ce soir, comme moi-même. J’espère toutefois que vous allez continuer de garder un œil sur notre système politique dans les semaines et les mois à venir. Je suis certain que nous, américains, allons perpétuer cette grande tradition, atténuer nos différences politiques, vaincre nos divisions et construire un avenir meilleur pour tous.
Merci, bonne soirée et que Dieu Bénisse l’Amérique.

mardi 6 novembre 2012

Visite de la Sous-secrétaire d’Etat aux affaires politiques en RDC

Mme Wendy Sherman, Sous-secrétaire d’Etat aux affaires politiques, a  effectué une visite à Kinshasa du 5 au 6 novembre 2012. L'objectif de son séjour est de prendre part à une série d’entretiens avec de hauts responsables du gouvernement congolais, des représentants de la MONUSCO et des membres du personnel de l’ambassade des Etats-Unis.
Au cours de son séjour en RDC, la Sous-secrétaire d’Etat Sherman a rencontré le Président Kabila, le Premier ministre Matata Ponyo, le Vice-premier ministre et ministre de la Défense Luba Ntambo et le Ministre des Affaires Etrangères Raymond Tshibanda. Durant ces entretiens, ils ont parlé du conflit actuel dans l’est de la RDC. La Sous-secrétaire d’Etat Sherman a souligné que le gouvernement des Etats-Unis soutient fermement les efforts du gouvernement congolais visant à rétablir la paix et la sécurité dans la région. Elle a également mis l’accent sur le soutien des Etats-Unis en faveur de l’intégrité territoriale du Congo et a appelé à la cessation immédiate de toute aide extérieure aux rebelles. Ils ont aussi évoqué le nécessité de poursuivre la reforme du secteur de la sécurité en tant qu’élément-clé des efforts visant à mettre un terme à l’insurrection du M23 et aux ravages et aux épreuves auxquels la population locale a été soumise. En outre, sa visite lui a donné l’occasion de s’entretenir directement avec les autorités congolaises au sujet des efforts qui sont déployés pour renforcer les institutions démocratiques du pays. Ils ont, à cet égard, discuté des débats parlementaires en cours portant sur la reforme électorale et les préparations des futures élections locales et provinciales.  
La visite de la Sous-secrétaire d’Etat Sherman s’inscrit dans un périple africain à grande échelle.  Elle s’est rendue en Ouganda, au Rwanda, au Kenya et en Afrique du Sud, avant de venir à Kinshasa.  Elle se rendra en Ethiopie après son séjour en RDC, avant de regagner les Etats-Unis.
L’Ambassadeur Wendy R. Sherman a prêté serment en tant que Sous-secrétaire d’Etat aux affaires africaines le 21 septembre 2010. Avant d’occuper ce poste, elle a occupé les fonctions de vice-présidente d’Albright Stonebridge Group, une société de conseil en stratégie mondiale. Elle a aussi été membre du comité d'investissement d'Albright Capital Management, une compagnie affiliée d'experts-conseils en investissement qui se focalise sur les marchés émergents. L'Ambassadeur Sherman a aussi occupé les fonctions de conseillère auprès du Département d'Etat de 1997 à 2001, ainsi que celles de conseillère spéciale du Président Clinton. Elle a, par ailleurs, coordonné la politique étrangère des Etats-Unis envers la Corée du Nord. De 1993 à 1996, elle a été secrétaire d’Etat adjointe chargée des affaires législatives, au cours du mandat du Secrétaire d'État Warren Christopher.