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samedi 15 juin 2019

Construction du pont route-rail Kinshasa et Brazzaville, la polémique enfle au sein de la communauté Kongo


Les jeunes de la province du Kongo Central ont adressé un mémo à l’intention du président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi.

« A cette période où notre pays entre dans une nouvelle aire de son histoire, il vous sera déposé sur la table plusieurs projets dont les uns peuvent faire l’objet du développement du pays et pour les autres d’une incidence négative ou quasiment pas de développement.
A cet effet, nous, les jeunes du Kongo Central vivant a Kinshasa, vous adressons ce mémorandum pour vous mettre à vos responsabilités car vous avez juré de maintenir l’intégrité du territoire de la nation congolaise et aussi la constitution par son article 69 al.3 fait de vous le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la souveraineté nationale et du respect des traités et accords internationaux.
C’est avec indignation que nous avons appris par les voies de médias l’annonce du début des travaux du pont route rail qui reliera la République Démocratique du Congo par la ville province de Kinshasa et la République Populaire du Congo par Brazzaville d’autant plus que notre pays, la République Démocratique du Congo,  avait jadis posé quelques préalables avant la réalisation du dit projet notamment la construction du port en eau profonde de Banana.
Les jeunes du Kongo central voudraient savoir où en sommes-nous avec les dits préalables? Car pour l’instant d’après nos sources la réalisation du projet de port en eau profonde ne se trouve que dans sa phase préparatoire et jusque-là aucuns signaux forts de votre part pour sa réalisation, ainsi avec le nouveau gouvernement en gestation, nous espérons que vous en tiendrez compte dans votre programme.
Ainsi dit, nous nous insurgeons contre toute tentative de la réalisation du projet pont route rail KINSHASA-BRAZZAVILLE pour des raisons suivantes :
v  La province du Kongo Central, étant parmi les provinces contribuant le mieux dans les recettes nationales se voit menacer car plusieurs de celle-ci trouvent leurs sources dans les activités portuaires, notamment le port international de Matadi et celui de Boma. Sur ce, à notre avis, construire un port en eau profonde fera gagner d’avantage notre pays puis pourra vous permettre aussi d’atteindre vos objectifs.

v  Les activités portuaires donnent de l’emploi à plusieurs fils et filles de la République, si vous tenez à réaliser le projet du pont route rail, vous travaillerez contre cette population qui vous ont fait confiance pour leur guider vers le destin qui est un avenir radieux, ainsi même votre célèbre slogan LE PEUPLE D’ABORD n’aura plus son sens pour la population vivante dans la province du Kongo Central étant donné que la quasi-totalité des activités portuaires seront en cessation et ce personnels se retrouveront en chômage, chose qui ne fera qu’aggraver la situation du pays.
v  Notre pays, avec des taxes colossales dont fait l’objet toutes exportations et importations tant dans des voies aériennes que maritimes et face à la concurrence régnante dans le commerce international, nous nous retrouvons perdants dans un tel accord qui ne bénéficie qu’aux étrangers, c’est-à-dire plusieurs de ces opérations pourraient se faire dans des pays ayant des impositions abordables et le trésor publique aurait de plus en plus de soldes déficitaire dans ce domaine qui avant ce projet de pont route rail faisait gagner plus à celui-ci.
v  La liste n’est pas exhaustive.
Face à cela, excellence monsieur le président de la république  nous vous invitons à prendre vos responsabilités tout en vous demandant ceci :
·         Voudriez-vous voir la population vivante dans la province du Kongo Central croupir dans la misère suite à la réalisation du dit projet ?
·         Accepteriez-vous sous votre mandat que la  République Démocratique du Congo soit balkanisée en perdant la province du Kongo central ?
A notre humble avis, nous osons croire que les deux questions posées ci-dessus auraient une réponse négative qui est NON ;
Et c’est pourquoi, nous, également, disons NON à la construction du pont route rail de Kinshasa-Brazzaville sans qu’en premier lieu ne soit réalisé le projet de port en eau profonde de Banana car l’histoire nous renseigne qu’il a fallu à Léopold II de sacrifier une partie de la terre qui lui revenait pour que notre pays, la République Démocratique du Congo aie l’accès à l’océan Atlantique et pourquoi n’est pas en profiter si les autres en font autant ?
En exploitant le minerais de l’espace du Grand Katanga, pouvez-vous demander la délocalisation de la Gécamines au profit d’une autre province ou d’un autre pays ?
Alors, pourquoi priver la province du Kongo central de ses ressources naturelles qui peuvent sauver la nation?
Enfin, nous disons que l’histoire retiendra de ce que vous aurez à faire de ce pays autant comme vos prédécesseurs et nous voulons que pour la population du Kongo Central, une bonne note vous soit accordée car malgré ces multiples soutiens, dévouement et accompagnement à vos prédécesseurs, cette province s’est toujours sentie marginaliser.
Nous avons le devoir de vous rapporter nos idées afin que vous et nous contribuions au développement de notre pays, c’est pourquoi nous vous demandons de revenir à la raison qui est la construction du port en eau profonde de Banana pour permettre à nous, la population, de jouir du bonheur que Dieu a procuré à notre pays.
Le port en eau profonde de Banana entraîne en lui plusieurs projet qui fera avancer le pays vers l’émergence tant souhaité par tous car à l’étape où nous sommes notre pays, la République Démocratique du Congo, a plus besoin des projets d’investissement que des projets de développement communautaire.
Nous voulons vous voir agir parce que c’est à vous que revient cette autorité, ainsi des plus grandes manifestations seront organisées au cas où le projet de construction du port en eau profonde ne sera pas repris dans votre programme quinquennal et/ou le projet de pont route rail y sera la priorité.
Avec beaucoup de sympathie nous vous invitons à PRIVILEGIER LE PORT EN EAU PROFONDE DE BANANA ».


mercredi 12 juin 2019

RAWBANK publie son Rapport Annuel 2018 en hausse


Kinshasa, le 12 juin 2019 - RAWBANK, le numéro un du secteur bancaire de République Démocratique du Congo (RDC), publie le 12 juin 2019 son Rapport Annuel 2018, avec des résultats marquant une croissance encore accélérée par rapport à 2017. Ces excellents résultats témoignent de l’ambition de RAWBANK de « Voir grand pour le Congo ». En effet, après une année 2017 marquée par les incertitudes économiques et politiques, RAWBANK a su anticiper la conjoncture en optimisant le déploiement de ses agences, et en développant la gamme des services proposés à ses clients. « Voir grand pour le Congo » selon RAWBANK, c’est démontrer un engagement constant à dépasser les attentes, anticiper les difficultés, et innover sans cesse au service de tous ceux – entreprises, particuliers – qui contribuent à la modernisation de l’économie congolaise.

La banque affiche ainsi d’excellents résultats et des chiffres en forte progression. Au 31 décembre 2018, ses dépôts atteignent 1,15 milliard de dollars (1.889 milliards de francs congolais, soit une hausse de 27 % par rapport à 2017) ; ses crédits à décaissement 665 millions de dollars (1 084 milliards de francs congolais, +59,5 %) ; son résultat net 23, 68 millions de dollars (38 milliards de francs congolais, +311 %) ; son produit net bancaire 155 millions de dollars (253 milliards de francs congolais, +56 %) ; et son total bilan de 1,67 milliard  de dollars (2.737 milliards de francs congolais, +25 %).

En tant que première banque de RDC, RAWBANK continue à développer l’accueil grâce à l’ouverture et la rénovation d’agences à travers tout le pays. En 2018, la stratégie poursuivie a été double, avec d’une part la décentralisation de la gestion des agences pour leur offrir plus de pouvoir et d’efficacité, et d’autre part l’extension et l’adaptation du réseau d’agences en fonction des besoins locaux et de leur performance passée. RAWBANK confirme ainsi croissance, expansion et stabilité, grâce à une offre innovante et de proximité, et une gestion rigoureuse en conformité avec les plus hauts standards internationaux.

« RAWBANK a su mettre en avant un esprit entrepreneurial qui la place au plus près des exigences et des attentes du terrain. C’est ce même esprit qui nous met au diapason de nos clients, grandes entreprises ou PME, créatrices de valeur et attentives comme nous aux grands équilibres et aux forces structurantes du marché, et explique les excellentes performances de notre banque », explique Thierry Taeymans, Directeur Général de RAWBANK.

En 2018, RAWBANK a largement misé sur le développement de son offre digitale pour apporter efficacité, facilité d’accès, rapidité, pour tous ses services habituels. Leur numérisation est amenée à jouer un rôle chaque jour plus important, et RAWBANK entend rester à la pointe de ce domaine dans le secteur bancaire.

Avec une conjoncture en amélioration constante pour l’année 2019, l’avenir de RAWBANK est particulièrement prometteur. La banque ambitionne d’ailleurs de devenir une banque leader d’Afrique, conquérant de nouveaux marchés, en proposant de nouveaux produits et en étendant sa proximité auprès de ses clients.

À propos de RAWBANK 

Créée en 2002 par le groupe Rawji, présent en République Démocratique du Congo depuis le début du XXème siècle dans le commerce, la distribution et l’industrie, RAWBANK est la banque leader du pays en ayant été la première à dépasser 1 milliard de dollars en total de bilan en 2015.
Forte de plus de 1.600 collaborateurs avec près de 100 points de vente et un bureau de représentation à Bruxelles, plus de 400.000 clients et 25 % de parts de marché, RAWBANK accompagne le développement de l’économie congolaise. Certifiée et primée, elle est considérée aujourd’hui comme un acteur financier incontournable en RDC, tant pour les particuliers, les PMI/PME que pour les grandes entreprises et institutions internationales.
Rawbank est notée par Moody’s (B3), certifiée ISO/IEC 20000 et ISO/IEC 27001, et a noué des partenariats de financement avec plusieurs bailleurs internationaux (Proparco, IFC, Shelter Africa...). Sûreté, rentabilité et pérennité sont les priorités opérationnelles de Rawbank pour consolider sa stratégie de croissance, notamment en direction des particuliers et du secteur privé.




L’ONU-Habitat facilite la sécurisation des droits fonciers de 72 ménages au Nord-Kivu et du Camp Militaire de Rumangabo


Gatera/Kisigari, le 5 juin 2019 – Le ministre provincial en charge des Affaires foncières du Nord-Kivu, Jean de Dieu Giza, a remis 72 titres fonciers aux ménages dont les habitations et plantations s’étaient retrouvées dans l’enceinte du Camp Militaire de Rumangabo. Un processus facilité par le Programme des Nations unies pour les établissements humains (ONU-Habitat).
Le mnistre provincial des Affaires foncières, Jean de Dieu Giza, posant avec les bénéficiaires
Grâce à une médiation de l’ONU-Habitat, les militaires stationnés au Centre de brassage et de recyclage-Rumangabo et les populations vivant dans les environs dudit centre viennent de fumer le calumet de la paix après plus d’une décennie de conflit foncier.  Les militaires reprochaient aux populations d’utiliser leur espace pour y exercer des activités agricoles et leur imposaient des taxes et redevances d’usage.  Pour parer à cette situation de tension, l’ONU-Habitat n’a ménagé aucun effort pour amener les parties concernées à la table de négociation pour que soit trouvé enfin un règlement à l’amiable et définitif à ce conflit. 
 « C’est maintenant chose faite », a déclaré le Ministre Jean de Dieu Giza après avoir remis les titres individuels aux bénéficiaires et également un titre pour le Camp Militaire de Rumangabo.  « L’implication des hommes en uniforme dans ce processus nous donne une garantie d’une jouissance paisible et durable.  Ils sont obligés de cohabiter ensemble, ils sont obligés de faire la paix ensemble et nous estimons qu’avec les espaces crées par l’ONU-Habitat, la voie de paix est là », conclut-il.
Mayingamiye Savura, 45 ans et mère de 6 enfants, est veuve depuis 1994.  « Mon mari a perdu la vie alors que nous habitions dans le camp de réfugiés de Kibumba en territoire Nyragongo dans la province du Nord-Kivu », raconte-t-elle.  « Après sa mort, la vie de ma petite famille était devenue incertaine et désespérée. Mes enfants et moi-même avions pris la décision de quitter le camp pour chercher refuge dans la localité de Kabaya [en groupement de Kisigari dans le territoire de Rutshuru] en bordure du Camp Militaire de Rumangabo », se souvient Mme Savura qui poursuit : « malheureusement la parcelle que j’avais acheté se retrouve, selon le croquis de l’Administration foncière datant de 1954, dans l’enceinte du Camp militaire.  Ainsi, notre malheur et misère se sont poursuivis sans cesse. Les hommes en uniforme troublaient notre paix. Ils nous imposaient des taxes exagérées voire-même imaginaires, sans compter des nombreuses menaces qui durèrent plusieurs années.  Et soudain, nous avons reçu la bonne nouvelle : la mise à la disposition des parcelles pour nous sur le site de Gatera/Kisigari », a relaté Mme Savura qui regrette n’avoir jamais vu le corps sans vie de son mari.
Mme Mvuanga Semirama recevant le titre de propriété des mains du Ministre Jean de Dieu Giza


 Un couple d’enseignants parmi les heureux bénéficiaires
Mariée à Christian Rukaragashori depuis 4 ans, Mme Clémentine Maombi est enseignante, comme d’ailleurs son mari, à l’Ecole primaire Kianderema en groupement de Kisigari.  Surprise par une issue heureuse de la démarche menée par l’ONU-Habitat, souriante et spontanée, elle déclare : « C’est une journée exceptionnelle et inoubliable pour notre famille, car nous avons, enfin, notre propre parcelle ».
Les repères délimitant le Camp de Rumangabo et la localité de Kabaya identifiés
Les repères délimitant le Camp de Rumangabo et la localité de Kabaya ont pu être identifiés grâce à un croquis de situation trouvé dans les archives de la division des Affaires foncières à Rutshuru. « Ni les hommes en uniforme et encore moins les résidents de la localité riveraine de Kabaya ne savaient réellement où se situaient la limite et la zone tampon », a ajouté Kasereka Kiro. « Mais au finish, nous avons pu trouver la superficie et la configuration réelles de la concession du camp militaire.  Les deux parties en conflit étaient satisfaites. Elles ont coopéré avec l’Administration foncière pour mettre à terme ce conflit foncier qui datait de plusieurs décennies et qui ne cessait d’empoisonner l’atmosphère et d’inciter le climat de méfiance », conclu-t-il. 
Le Secrétaire administratif du groupement de Kisigari qui fait l’intérim du Chef de groupement, Floribert Hakizimwami, était aussi au site de Gatera/Kisigari pour se rendre compte de l’état d’avancement du processus de distribution des parcelles aux nouveaux occupants. « En tant qu’autorité de proximité, l’installation de 72 ménages-bénéficiaires sur le nouveau site va sceller une paix durable entre les hommes en uniforme et la population civile qui vit de l’agriculture et de l’élevage », a-t-il soutenu.

Un plaidoyer qui s’est soldé par la mise à la disposition de 5 hectares en faveur des 72 ménages
L’Equipe de l’ONU-Habitat posant avec les Militaires devant l’entrée du Centre de Brassage et Recyclage Rumangabo lors du processus de délimitation de la zone tampon entre eux et les populations riveraines (Photo d’archives, juillet 2018)
L’ONU-Habitat en collaboration avec l’Administration du territoire de Rutshuru s’est impliquée, depuis 2018, dans la médiation et la résolution du conflit foncier qui opposait les hommes en uniforme du Camp de Rumangabo contre les populations de la localité de Kabaya où « vivent plus de 8 mille habitants », selon le Secrétaire administratif du groupement de Kisigari, Floribert Hakizimwami. 
Le plaidoyer initié par l’ONU-Habitat s’est soldé par la mise à la disposition par le Mwami Francis Ndizeye, de 5 hectares en faveur des 72 ménages dont leurs habitations et plantations se retrouvaient dans l’enceinte de la concession du camp militaire.
 « Le processus de sécurisation des droits fonciers du nouveau site de Gatera/Kisigari où seront désormais logés pour de bon les 72 ménages-bénéficiaires était riche en défis, mais vient de se conclure avec succès.  Les droits fonciers des bénéficiaires sur les nouvelles terres sont garantis par des titres fonciers signés et octroyés par les autorités de la province du Nord-Kivu. Le ministre de tutelle a même fait le déplacement de Goma jusqu’à Kisigari », se félicite Kasereka Kiro, géomètre du Cadastre près l’Administration foncière de Rutshuru en poste depuis 9 ans.
Le processus a bénéficié, depuis 2018, d’un appui considérable de l’ONU-Habitat
Depuis le début de ce processus, l’ONU-Habitat n’a ménagé aucun effort pour apporter son appui précieux à l’Administration foncière du territoire de Rutshuru.  Cette agence des Nations unies couvrait tous les frais de déplacement des agents de l’Administration du Centre de Rutshuru vers la localité de Kabaya et le Camp militaire de Rumangabo, a disponibilisé les fonds qui ont servi à l’achat de plus de 200 bornes délimitant le Camp Militaire et les environs de la localité de Kabaya, et également à l’établissement de 72 titres fonciers pour les ménages-bénéficiaires. 
L’ONU-Habitat a aussi mis à la disposition des agents de l’Administration foncière des outils de travail, tels que les GPS pour la collecte des données parcellaires, les stations totales, les jalons qui les ont aidés à accomplir un travail de qualité dans un délai raisonnable. « Tous ces outils resteront une propriété de l’Administration foncière », rassure le géomètre Kasereka. 
Le Projet de Planification Communautaire Foncière Participative (PCFP) pour assurer un avenir meilleur pour les communautés congolaises
Cette initiative menée par l’ONU-Habitat s’inscrit dans le cadre de son Projet de Planification Communautaire Foncière Participative (PCFP) financé par l’Agence britannique de développement (DFID). Visant à assurer un avenir meilleur pour les communautés congolaises, ledit projet est mis en œuvre dans les provinces du Nord et Sud-Kivu, et celle de l’Ituri.
 Daniel MASSAMBA MEBOYA




jeudi 23 mai 2019

Un plan communautaire d’occupation foncière pour le groupement de Buzi dans la province du Sud-Kivu


Le programme des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat) a lancé le processus d’élaboration du Plan communautaire d’occupation foncière dans le village de Kitembo, en groupement de Buzi, province du Sud-Kivu. La cérémonie s’est déroulée en présence des communautés bénéficiaires directes, les autorités coutumières au niveau local, et une bonne représentation des autorités provinciales en provenance de Bukavu.
Axel-Franck Kitoga Wakilongo, expert foncier à l’ONU-Habitat en République démocratique du Congo, parle des 4 priorités du Projet de Planification communautaire foncière participative (PCFP), dont le Plan communautaire d’occupation foncière (PCOF), lancé à Kitembo, un des villages faisant partie du site pilote de Buzi.
Les 4 priorités du Projet de Planification Communautaire Foncière Participative
« Je me retrouve en ce moment dans le groupement de Buzi, particulièrement dans le village de Kitembo où la Task Force de l’ONU-Habitat-Province du Sud-Kivu, vient de procéder au lancement du processus d’élaboration du PCOF. L’activité de ce jour fait partie de l’une des 4 priorités identifiées dans le cadre du Projet de Planification communautaire foncière participative (PCFP), notamment :

Le processus d’élaboration du PCOF qui est une étape du projet de gouvernance foncière initiée par l’ONU-Habitat dans le Nord-Kivu (Kisigari), le Sud-Kivu (Buzi), et l’Ituri (Pimbo) depuis juin 2016 avec un budget total de £14.880.992 sur financement de l’Agence britannique de développement (DFID). Le PCOF permettra aux communautés du groupement de Buzi, qui est le site pilote dans la province du Sud-Kivu, d’élaborer elles-mêmes un plan communautaire d’occupation des espaces dans leurs trois villages, y compris Kitembo, Mulala et Chondo ;
La mise en place du Système d’Information Foncière (SIF).  Avec l’appui technique de l’ONU-Habitat, la mise en place du SIF se fera à l’échelle du groupement, mais également au niveau de l’administration foncière qui est le service étatique attitré pour la gestion de la terre au niveau de la RDC. L’ONU-Habitat va appuyer les autorités locales du groupement de Buzi, ainsi que l’administration foncière afin qu’elles disposent d’un SIF qui consistera non seulement à enregistrer les droits fonciers à la fois des particuliers, mais aussi les droits fonciers publics. Bref, le système aidera les communautés à sécuriser leurs droits fonciers ;
La mise en place des mécanismes de résolution pacifique de conflits fonciers. A ce jour, ce processus est déjà enclenché dans le site pilote du groupement de Buzi et un collège des médiateurs locaux a été mis en place avec pour mission de travailler avec les communautés sur la prise en charge de conflits fonciers par des méthodes alternatives de résolution des conflits et enfin ;
L’appui au processus de la réforme foncière qui est un processus déjà engagé au niveau national depuis 2012 et se mettra en place de façon graduelle tant au niveau local que provincial. L’ONU-Habitat apportera son expertise technique dans l’établissement d’une coordination provinciale et sous-coordination de la réforme foncière en vue d’alimenter le processus de réforme foncière au niveau national.

Le Plan Communautaire d’Occupation Foncière et ses perspectives pour la communauté du groupement de Buzi

Le lancement ce jour du Plan communautaire d’occupation foncière nous conduira jusqu’à la fin du projet de Planification communautaire foncière participative, c’est-à-dire en juin 2019. C’est un processus qui débouchera sur un document stratégique de référence qui renseignera sur l’occupation actuelle des espaces au niveau du site pilote, mais également va pouvoir nous projeter dans l’avenir à une échéance de 2030-2050. 
A cette échéance, nous pourrons ensemble avec les communautés reconnaître toute une gamme de droits fonciers, renforcer les droits des femmes à la terre et à la propriété, impliquer les jeunes dans la gestion des ressources foncières, assurer une coordination plus efficace dans le secteur foncier, et surtout adopter des méthodes novatrices de gestion des terres. »

vendredi 17 mai 2019

Les finances publiques de la Rdc ont dégagées en d’avril un solde excédentaire de 307,6 milliards de Fc


La balance du compte général du trésor a dégagé au mois d’avril, un solde excédentaire de 307,6 milliards de Fc contre un excédent programmé de 41,6 milliards. C’est ce qui ressort de la réunion du comité de politique monétaire tenue jeudi à Kinshasa. Cette réunion a été présidée par Deogratias Mutombo Mwana Nyembo, gouverneur de la Banque centrale du Congo et président du comité de politique monétaire.
Au plan intérieur, selon les réalisations de la production à la fin du mois de décembre 2018, la croissance est estimée à 5,8 % en 2018 contre 3,7 % en 2017, soit une progression de 2,1 points. Il est prévu un taux de croissance économique de 5,9 % en 2019. Cette projection converge avec l’optimisme qu’affichent les chefs d’entreprises quant à l’évolution de la conjoncture économique à court terme, quoique leur confiance ait légèrement baissé au mois de d’avril 2019. Le solde global d’opinions s’est chiffré à +10,4 % contre +19,2 % au mois précédent.
Le marché des changes a renseigné une stabilité des taux de change dans ses deux compartiments. Fin avril, la monnaie nationale s’est appréciée de 0,01 % et 0,21 % sur les marchés interbancaires et parallèle par rapport au mois de mars 2019, situant le taux de change à 1.639 Fc le dollar américain et à 1.639 Fc.
Les réserves de change ont dépassé le cap de 1,1 milliard à fin avril 2019. Elles ont atteint au 6 avril dernier 1,13 milliard de dollars américains, correspondant à 4 semaines et 3 jours d’importations des biens et services sur ressources propres.
S’agissant du secteur monétaire, l’évolution des agrégats monétaires renseignent une hausse de la base monétaire de 5,8 %, se chiffrant à 2.862 milliards de Fc, expliquée principalement par la hausse des avoir extérieurs nets. L’encours du Bon BCC s’est établi à 40 milliards des FC.
Le comité de politique monétaire encourage le gouvernement congolais à poursuivre avec une gestion saine des finances publiques et la mise en œuvre des réformes structurelles susceptibles de favoriser la consolidation de la stabilité macroéconomique et de croissance.

mercredi 15 mai 2019

Une mission de supervision du FIDA séjourne à Kinshasa d’évaluer la performance atteinte par le PAPAKIN dans la réalisation des jalons fixés



Après huit mois de la levée de suspension du portefeuille du Fonds international pour le développement agricole (FIDA) en RDC, et la prorogation de l'échéance de clôture du Programme d’appui aux pôles d’approvisionnement de Kinshasa en produits vivriers et maraichers (PAPAKIN), Programme qui va jusqu'au 31 octobre 2020, à condition pour le projet d'atteindre un certain nombre de jalons financiers et opérationnels respectivement au 31 décembre 2018 et au 30 juin 2019, la mission d'appui à la relance et à la planification en novembre 2018, une mission de supervision du FIDA séjourne à Kinshasa depuis le 12 mai 2019.
Le FIDA a été fondé en décembre 1977 dans le sillage de la Conférence mondiale de l'alimentation réunie à Rome en 1974. Sa mission unique est d’améliorer la sécurité alimentaire et la nutrition et d’œuvrer pour que les populations rurales, femmes et hommes, se libèrent de la pauvreté.
L’objectif global de cette mission de supervision est d’évaluer la performance atteinte par le PAPAKIN dans la réalisation des jalons fixés respectivement en décembre 2018 et en juin 2019, et de proposer un plan d'accélération de la mise en œuvre. Il est question de faire l’analyse structurelle de la mise en œuvre de chaque composante, en termes de performance, d'efficacité, d'efficience, de taux de réalisation physique du PTBA 2018-2019, en évaluer les résultats atteints à ce jour par rapport au document non objecté par le FIDA.
Il s’agit également de faire ainsi le point de la préparation et de la mise en œuvre des principaux chantiers qui assurent la visibilité, l'impact rapide et la pérennité du projet ;
Passer en revue les recommandations des missions de supervision et d'appui antérieures, de la revue à mi-parcours et de la revue conjointe de portefeuille et en évaluer le niveau d’exécution ;
Apprécier au niveau du suivi administratif et financier ; la performance, l’efficacité et l’efficience de la gestion administrative, financière et comptable du PAPAKIN, l’état de mise en œuvre des  recommandations du dernier audit du PAPAKIN question de mesurer les efforts de performance réalisés le niveau de préparation et de mise en œuvre du plan de trésorerie pour la période septembre 2018-juin 2019, évaluer la disponibilité des ressources financières et la possibilité de leur mobilisation pour une mise en œuvre ordonné du PAPAKIN;
Examiner le plan de passation des marchés en cours, sa conformité aux procédures du Gouvernement et du FIDA, l'efficacité de sa mise en œuvre et reformuler, au besoin, des recommandations pour une plus grande efficacité, en tenant compte de celles qui sont contenues dans le rapport produit à cet effet ; et proposer un Plan de Passation des Marchés qui tient compte de la nécessité vitale d'accélérer la mise en œuvre du projet. Identifier les goulots qui étranglent la fluidité de la fonction de passation des marchés et proposer des solutions.
Sur le plan du suivi-évaluation, il sera question passer en revue tous les indicateurs identifiés et leur pertinence pour le rapport, cibles et les indicateurs du système de mesure des résultats retenus pour renseigner le plan de suivi des résultats opérationnels; donner une appréciation et une validation du processus de collecte, de documentation, de traitement, de gestion et de reportage des  informations et des indicateurs, ainsi que leur diffusion au sein du projet et des Ministères de l’Agriculture  de l'Elevage et de la Pêche. 
Concernant le ciblage et le genre, la mission devra s’assurer que le projet maintient le cap sur les petits producteurs actifs dans les chaines de valeur, et sur les stratégies d'inclusion des femmes, des jeunes et des producteurs les plus pauvres dans l'approche entrepreneuriale du projet.
Il est à noter que la délégation du FIDA, Conduite par le Directeur Pays, Abdelhaq Hanafi, appréciera par composante, l’efficacité des contrats de partenariats notamment avec les institutions de recherche et développement, les directions provinciales des ministères impliqués, les services publics, les prestataires privés, les organisations faîtières des producteurs, et proposer des ajustements.
Pour la journée du 13 mai, cette mission a été reçue par le Ministre intérimaire de l’Agriculture, le Professeur Tshibangu Kalala. La mission de supervision du FIDA séjourne en RDC du 12 au 31 mai 2019. Il est prévu à cet effet, des visites de terrain à Kinshasa au niveau des différents sites où PAPAKIN travaille, et au niveau de deux antennes du Programme c’est-à-dire à Kikwit dans la Province du Kwilu, et à Mbanza-Ngungu dans le Kongo Central.
Depuis 2004, le FIDA a financé quatre programmes du Gouvernement qui couvrent cinq Provinces : le Programme de Relance Agricole dans la Province de l’Equateur (PRAPE, 2005-2012, avec un financement complémentaire du Fonds belge pour la sécurité alimentaire, FBSA, projet clôturé); le Programme de Réhabilitation de l’Agriculture dans le District de la Tshopo en province Orientale (PRAPO, 2007-2013, avec un financement complémentaire du FBSA, projet clôturé), le Programme Intégré de Réhabilitation de l’Agriculture dans la Province du Maniema (PIRAM, 2010-2019, avec un cofinancement du Fonds de l’OPEP pour le développement international) et le Programme d’Appui aux Pôles d’approvisionnement de Kinshasa en Produits Vivriers et Maraichers (PAPAKIN, 2013-2023) basé à Kikwit dans le Kwilu avec une antenne à Mbanza- Ngungu dans le Kongo central. Un nouveau projet en cours de formulation dans le même cadre est le Projet d’Appui au Secteur Agricole dans la Province du Nord-Kivu (PASA-NK).





jeudi 9 mai 2019

L'ancien DG de l'ANR dénonce la traitrise des ex-collaborateurs de Kabila


Pour ma part, je saisis ce véritable "temps de reniements" pour réitérer solennellement ma profonde gratitude et mon indéfectible loyauté à l'égard de son Excellence Monsieur Joseph Kabila Kabange, écrit Kalev Mutondo, ancien directeur général de l'Agence nationale de renseignements.
Il estime dans un communiqué que certains anciens camarades dans le pré carré du président Joseph Kabila, ont trouvé le moment venu pour étaler sur la place publique, avec arrogance et haine, leur traitrise à l'endroit de celui grâce à qui, ils ont pu faire quelque chemin, aussi bien quant à leur personnalité que quant au patrimoine dont ils peuvent se prévaloir aujourd'hui.
Kalev Mutondo leur rappelle plus que la sagesse universelle bantoue qui préconise, à bon droit de ne guère oublier d'où l'on vient et par où l'on est passé. "Je le dis en connaissance de cause".
Dans pareil contexte, l'arrogance, la rancune et la haine sont contre-productives, d'autant plus que les témoins sont nombreux qui s'interrogent, les uns, qui n'en reviennent pas, les autres, sur les motivations réelles qui poussent ces anciens camarades à désinformer l'opinion publique.
Les mêmes témoins pronostiquent, aux dépens de ces anciens camarades, qu'un autre épisode de leur traitrise n'est pas loin.
"Ma famille et tous les miens, repartis aussi bien dans l'ex-province du Katanga, ma terre d'origine, et sur l'ensemble du territoire de la Rdc, des frontières nationales se rangent résolument dans le camp de la fidélité inébranlable, de la défense légitime et tous azimuts de la vision souverainiste, patriotique et constructive du Rais Joseph Kabila, conclue Kalev Mutondo.