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lundi 27 juin 2016

DHL transporte la femelle rhinocéros noir Eliska jusqu'en Afrique

·    La femelle rhinocéros noir Eliska, dont la race est originaire de l’Afrique de l’Est, a été transportée de République tchèque jusqu'à un sanctuaire en Tanzanie dans le cadre d'un projet de conservation
·      DHL a spécialement affrété un Boeing 757-200 cargo afin d'assurer un confort maximal et un temps de voyage minimal 

Le Cap, Afrique du Sud, 29 juin 2016 - DHL, premier prestataire mondial de livraisons express internationales, a complété un nouveau projet de transport d'une grande symbolique en déplaçant un rhinocéros noir de sa République tchèque natale vers son habitat naturel en Tanzanie. Âgée de trois ans, la femelle Eliska a été conduite vers un parc naturel en Tanzanie dans le cadre d'un projet de conservation mené par le George Adamson Wildlife Preservation Trust, dont le but est d'aider les populations animales menacées à grandir et prospérer dans leurs habitats naturels.
« La livraison d'Eliska en Tanzanie perpétue la fière tradition de DHL Express en faveur de la conservation animale dans le monde», a déclaré Ken Allen, PDG de DHL Express. « Nous avons été très heureux d’avoir eu l'opportunité de transporter ce magnifique animal vers son continent, l’Afrique, et de jouer un rôle dans cet important effort visant à revivifier les populations menacées de rhinocéros noirs de l Afrique de l’Est. Les projets complexes comme celui-ci, où l'échec n'est tout simplement pas une option, nous permettent également de mettre en avant la puissance du réseau mondial de DHL ainsi que l'expertise de nos spécialistes internationaux certifiés. »
Le transfert d'Eliska a été supervisé par une équipe internationale de DHL, comprise d'une quarantaine de spécialistes dans des domaines allant du transport au sol et de l'aviation aux procédures douanières et attestations à travers plus de cinq pays. La femelle de 900 kilogrammes a été transférée du Zoo Dvur Kralove en République tchèque, où elle est née en 2012, jusqu'au principal pôle européen de DHL à Leipzig, en Allemagne. Elle a ensuite été chargée dans un Boeing 757-200 cargo spécialement affrété et modifié pour le transport des animaux, puis a effectuée un vol de 6.500 kilomètres vers l'aéroport du Kilimandjaro en Tanzanie, depuis lequel elle a été transférée par camion jusqu'à son nouvel habitat. Tout au long du chemin, elle a été accompagnée et surveillée par une équipe de soutien incluant le Dr Pete Morkel, l'un des plus grands vétérinaires experts en rhinocéros noirs au monde. Cinq conteneurs de nourriture d’eau faisaient aussi partis de chargement.
« Nous avons été très heureux que DHL soit capable de nous soutenir dans ce projet car nous n'étions prêts à confier Eliska qu'à des partenaires pouvant absolument garantir un déplacement harmonieux et en sécurité », a déclaré Tony Fitzjohn OBE, directeur sur le terrain du George Adamson Wildlife Preservation Trust. « Bénéficier du soutien d'une équipe expérimentée et composée de spécialistes du transport international nous a permis de ne subir aucune distraction,  de pouvoir nous concentrer pleinement sur le confort et le bien-être d'Eliska, et de nousassurer que sa transition vers une nouvelle vie en Afrique se fasse de la meilleure des manières. »
Les rhinocéros noirs de l'Afrique de l’Est sont l'un des groupes de mammifères les plus menacés, notamment à cause du braconnage à grande échelle durant la fin du 20e siècle qui a entraîné un déclin significatif des populations de rhinocéros noirs en Afrique. Leur nombre est aujourd'hui estimé à environ 800 dans le monde. Le Zoo Dvur Kralove, où Eliska est née, a enregistré de nombreuses naissances de rhinocéros noirs de l'Afrique de l’Est, avec 43 veaux nés jusqu'à présent.
« Le départ d'Eliska est un évènement doux-amer pour le Zoo Dvur Kralove. Nous sommes désolés de dire au revoir à l'un de nos animaux préférés, mais sommes en même temps très reconnaissants d'avoir participé à cet important projet de conservation et enthousiastes à l’idéede  voir comment elle s'adapte à son habitat naturel », a affirmé Přemysl Rabas, directeur statutaire du Zoo Dvur Kralove. « Son départ vers la Tanzanie a nécessitédes années de préparation minutieuse, et nous sommes certains qu’avec DHL elle est en de bonnes mains pour ce voyage. »
Au cours des dernières années, DHL a soutenu de nombreux projets de conservation de grande envergure, dont le transport, en 2012, de trois rhinocéros noirs, du Royaume-Uni jusqu'en Tanzanie.DHL a aussi transporté en 2012, deux  tigres de Sumatra, une espèce rare, depuis l’Australie et les États-Unis jusqu'au Zoo de Londres, dans le cadre d'un programme de reproduction. Un projet de transfert de deux pandas géants de Chine vers un sanctuaire en Belgique, initié en 2013, s'est conclu en juin 2016 par une « livraison parfaite », avec la naissance d'un ourson.
Hennie Heymans, PDG de DHL Express en Afrique subsaharienne, a ajouté : « En tant que facilitateurs du commerce international, c’est formidable de pouvoir utiliser notre expertise logistique pour un projet de conservation aussi important, et nous sommes certains qu'Eliska va s'épanouir dans son nouvel habitat africain. »


Dg de la SCPT, Didier Musete : "nous ne pouvons pas vendre le coût de l’infrastructure ou de la fibre optique d’une manière disparate".

Depuis une année que le nouveau comité de gestion de gestion a été nommé à la tête de la SCPT, ex-OCPT, le personnel ne connait plus de retard de paiement après avoir accumulé des arriérés de salaires de près de 200 mois. Nous avons rencontré le directeur général de cette entreprise, Didier Musete qui invité les Congolais et les étrangers à testez le travail réalisé.

Depuis presque trois décennies, certains Congolais n’ont pas connu la poste et n’ont reçu ou envoyé une lettre par la poste. L’Internet ne va-t-il pas tuer la poste puisqu’avec son téléphone mobile, on peut communiquer à n’importe quel coin du monde ?
Le DG de la SCPT, Didier Musete
En un an, un travail de fonds a été accompli. J’aime bien à dire, testez-nous. La confiance, il faut savoir aller la chercher. Il ne faut pas s’attendre à ce que les gens nous fassent confiance dans le vide. Donc, je veux dire à la population : testez-nous. Allez à votre bureau de poste le plus proche et postez votre lettre, envoyez votre colis, ouvrez votre boite postale, compte chèque postal au niveau de la postefinances et vous allez voir ce qui va se passer. Le service est de qualité si les envois se font et si vous recevez les lettres. Ensuite vous serez devenu un témoignage que nous allons devoir dupliquer et apporter aux autres.

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication ne risquent-elles pas de tuer la poste puisque la plupart des gens utilisent de plus en plus l’Internet avec toutes ses applications ?

Même dans les pays les plus développés ou les plus avancés, la poste reste toujours une institution solidement établie. La poste de la Belgique par exemple a réalisé 6 millions d’euros de bénéfices nets en 2014. Celle de la Suisse a pu réaliser 8 millions d’euros de bénéfices nets. Donc, je peux vous dire que la poste, rien ne la remplace. Le Sms, le mail et tout ça ne peuvent pas remplacer la version courrier papier. Aujourd’hui la poste est encore boostée par ce qu’on appelle l’E-commerce. Les gens restent chez eux et commandent en ligne. Ils ont besoin de quelqu’un pour leur transporter les biens commandés. C’est la poste qui fait ce travail bien sûr qu’il y a des messageries privées. La poste est toujours une administration solide. Ca l’a été dans le cas même pendant la guerre, les gens dans les tranchées avaient besoin de la poste. Celle-ci est une administration qui reste lorsqu’il n’y a plus rien. Dans d’autres pays, on a des services de la valeur ajoutée comme appuyer le service de santé, la collectivité locale, le transport… La poste reste vraiment une administration qui accompagne. J’ai vécu en France. Vous pouvez enlever tout ce que vous voulez dans une commune mais ne surtout pas toucher au bureau de la poste. La poste cristallise tout le monde. Aujourd’hui, nous pensons que le développement inclusif de notre pays devrait passer par la poste. C’est à travers le bureau de la poste dans votre ville, votre commune, dans votre village que cela se fera. Par exemple à Fizi dans le Sud-Kivu, le bureau de poste devrait devenir là où des gens devraient venir s’enquérir des nouvelles, accéder au haut débit, envoyez ou recevoir un courrier ou colis… Voilà, donc tout devrait tourner autour de la poste et ça va développer toute la contrée.

Dernièrement les Congolais se sont plaints du coût trop élevé de l’Internet. On a semblé dire que c’est la SCPT qui a augmenté la location de la capacité de la fibre optique. Ce n’était pas une façon pour la SCPT d’amener les gens vers la poste ?

Non (Sourire). Je veux corriger tout de suite puisque ce sont deux problématiques complètement différentes. Les télécommunications, parlons-en. Je remercie son Excellence Thomas Luhaka, Vice-ministre et ministre de Poste, téléphones et nouvelles technologies de l’information et de la communication, qui était l’invité de Top Presse de Top Congo Fm dernièrement a rappelé et fixé les esprits. La RDC a investi plus de 345 millions de dollars américains dans la fibre optique depuis Muanda (Kongo Central) jusqu’à Kasumbalesa-Sakanya dans l’ex-Katanga. La fibre optique est aujourd’hui opérationnelle. Les opérateurs de télécommunications mettent de plus en plus leur capacité ou leur trafic sur ce réseau. C’est un gros investissement. Nous nous employons maintenant à savoir comment amortir et à rembourser les emprunts. Tous ces réseaux sont à la charge de la SCPT pour les exploiter et les commercialiser. Nous faisons de notre mieux pour bien faire les choses. La qualité de service s’est accrue. Nous sommes à un taux de disponibilité mensuel qui est à 97.4 %. C’est un réseau qui est de plus en plus fiable. Nous corrigeons les erreurs qui ont été commises au niveau de la construction. Depuis notre arrivée à la tête de la SCPT, nous avons mis en place un business plan qui nous a montré qui est possible de pouvoir baisser le coût au prix vendu chez les opérateurs de télécommunications. Au bout de trois mois de notre mandat, nous avons fait une première baisse à 11 % de la capacité qui est vendue aux opérateurs. Récemment, nous venions de le faire ne baissant le coût de la capacité de la fibre. Regardez du côté de la SCPT pour dire que ça justifierait la hausse de l’Internet, je pense que ce n’est peut-être pas de cette manière qu’il faille voir les choses. Cependant, il est vrai que dans un pays qui a la taille à la dimension d’un continent. Nous devrions faire la péréquation, c’est-à-dire que nous ne pouvons pas vendre le coût de l’infrastructure ou de la fibre optique d’une manière disparate. Par exemple, on est à Kimpese proche de Muanda ça serait moins cher et à Kinshasa plus cher, à Mbuji-Mayi encore plus cher. Non, ça n’a pas de sens. Nous devrions repartir le coût sur l’ensemble du pays. Il y a des pays qui ont déjà amorti leur fibre optique et la RDC n’est qu’au début. Nous baissons le coût petit à petit avec beaucoup de sagesse et d’intelligence pour ne pas casser le business.

Didier Musete pour la rénovation de la poste congolaise

Avant votre arrivée à la tête de cette entreprise, le personnel a accumulé près de 200 mois d’arriérés de salaires. Une année après, avez-vous apuré tous ces arriérés ?

Nous avons fait preuve de beaucoup de courage dans la gestion de cette question. Le mandat qui nous a été confié pas seulement la direction générale mais aussi le conseil d’administration, nous avons été très clairs. Nous devrions nous attaquer aux vrais problèmes qui rongent l’entreprise. Je viens de parler des problèmes purement techniques de la poste et télécommunications mais la gestion des ressources humaines était également un enjeu de taille. Le conseil d’administration et l’assemblée générale nous ont donné des instructions claires à ce sujet. Nous devrions nous y attaquer. Nous avions négocié vraiment âprement avec le banc syndical de la SCPT. Nous avons convenu au mois de novembre 2015 d’un protocole d’accord qui a permis de faire la décote. Du fait que des gens étaient à la maison et ne travaillait plus ont continué à compter les mois des arriérés de salaires. Ca n’avait vraiment pas de sens. Nous devrions nous mettre d’accord qu’est-ce que la SCPT serait en mesure de prendre en charge. Donc, nous avons fait la décote et le reste de montant de 200 millions de dollars qui restait, nous avons obtenu de la part du gouvernement l’accord de pouvoir le transformer en logements sociaux. Le projet de lotissement pourrait commencer. Je peux vous dire qu’en 2016, la SCPT devrait se retrouver avec zéro dette sociale même si ça n’existe pas mais en tout cas le minimum possible à ce que les agents et cadres aient une maison en contre partie de leurs arriérés de salaires. En même temps, nous avons essayé de trouver un accord pour que nous ne continuions plus à creuser la dette sociale. Depuis que nous sommes là les salaires sont payés tous les mois. Nous avons obtenu de la part d’une clinique locale pour que les agents et cadres de la SCPT soient soignés dans les conditions acceptables. Nous avons un réfectoire pour le personnel s’alimente à un prix modéré. Je peux dire que nous avons participé à combler ce gap au niveau social. Il y a de moins de moins de manifestations à la SCPT et qu’il n’y a quasiment plus de cercueil.
Enfin pour terminer, quel message à vos clients ?
Ca serait mieux que la population nous teste. Que ceux qui sont à Kinshasa, dans les provinces ou à l’étranger, envoyez votre colis ou votre courrier par la poste. La poste est de retour. Pas de raison d’aller en toutes sortes de spéculations. Utilisez votre poste. Dans chaque pays du monde, il y a une poste. En RDC, nous avons choisi de confier ces opérations postales à la Société congolaise de poste et de télécommunications. Allez à votre bureau de poste, déposez et recevez votre courrier ou colis, ouvrez votre compte chèques postaux parce que nous avons relancé la poste finances. Rendez-vous dans nos bureaux et vous y trouverez toute une panoplie de services : transfert d’argent… en tout cas la poste est de retour. Ceux qui rêvent doivent arrêter. Nous sommes en train de faire quelque chose d’immense. Nous avons besoin de l’appui de tout le monde pour la relance de notre poste.





vendredi 24 juin 2016

Un pas de géant dans la protection du massif forestier le plus riche d’Afrique

Le Gouverneur de province Marcellin Cishambo Ruhoya a signé l’arrêté provincial portant officiellement confirmation de la protection officielle de la Réserve Naturelle d’Itombwe située dans la province du Sud-Kivu. Cet arrêté, signé ce 23 juin 2016 en accord avec les communautés locales, et avec le soutien des partenaires, est un moment historique qui marque une nouvelle aire pour  cette Réserve. 

D’une superficie de 573.200 ha, la Réserve Naturelle d’Itombwe fait partie du paysage de Maiko Tayna Kahuzi Biega Itombwe, sites hautement prioritaires pour le WWF RDC. La Réserve se situe dans le massif  d’Itombwe lequel est connu comme un dernier rempart pour la sauvegarde de grands singes en Afrique. Elle est aussi célèbre pour son immense richesse en biodiversité (flore et faune) représentative de l'Afrique centrale. 
« Cet arrêté est un soulagement pour les partenaires qui s’inquiétaient déjà de la durabilité de leurs investissements dans une réserve qui du point de vue légal n’ était pas encore confirmée dans ses limites et donc le risque était énorme parce que les conditions de durabilité n’étaient pas garanties.» A dit, M. Jean Claude Muhindo, Directeur National de WWF RDC. 

« Ce nouveau développement va ouvrir une voie à plus d’attraction d’investissements afin de sauver les espèces rares de la biodiversité dont la réserve regorge et ainsi attirer les touristes. Il sera donc possible que la Province considère la contribution de la réserve au budget provincial et aussi en termes d’amélioration des conditions sociales de la population locale. La résilience de la RNI, passera inévitablement dans la recherche de l’équilibre de la gestion durable de sa biodiversité et des emplois créés pour les communautés par la gestion soutenue des ressources naturelles renouvelables. » A-t-il ajouté

La Réserve est connue comme un réservoir pour les groupes importants d'espèces menacées tels que  les grands mammifères, les oiseaux et les amphibiens, ce qui fait de la zone un lieu unique en termes de conservation avec des écosystèmes diversifiés. Parmi ces écosystèmes sont cités les forêts de montagne humides (situées à 3 000m d'altitude), les forêts de bambous et les salines (Malambos) connus comme des lieux où les animaux vont s'approvisionner en minéraux et en tant que lieux utilisés par certains mammifères comme des lieux de maternité. En dépit de la richesse de son habitat, la biodiversité du massif est menacée par diverses activités humaines, comme l’exploitation minière industrielle, ou braconnage par les groupes armés. Le massif forestier d’Itombwe a récemment été l’objet d’une recherche, dont un rapport alarmant qui dénonçait une baisse de 77 % du nombre des gorilles de Grauer, la plus grande des sous-espèces de gorilles, étroitement apparenté liés au gorille de montagne mieux connu.

« La Réserve Naturelle d’Itombwe, non seulement regorge une biodiversité exceptionnellement riche, elle mérite ce statut d’aire protégée.  L’équipe de l’ ICCN à la RNI félicite son Excellence M. le Gouverneur de Province, pour avoir légalisé les limites de la Réserve Naturelle d’Itombwe et remercie toutes les parties  prenantes et particulièrement les communautés locales et peuples autochtones pour leurs appuis et implications dans la gestion durable des ressources naturelles de la RNI. » A dit Ir. Onésiphore L. Bitomwa, Chef de site de la Réserve d’Itombwe pour l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature). 

L’arrêté confirmant la protection totale de la réserve est arrivé à point nommé et récompense les efforts de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, du WWF, WCS, la société civile de la province du Sud-Kivu, RACCOMI et AfriCapacity, une ONG local soutenu par le Rainforest Foundation Norway, le Réseau des Associations  de Conservation Communautaire pour  le Massif d’Itombwe et des autres partenaires lesquels, sans relâche ont milité pour que la Réserve soit officiellement reconnue comme une aire protégée, délimitée et gérée de manière participative en respectant le consentement libre, informé et préalable des peuples autochtones et communautés locales et puisse ainsi  bénéficier pleinement  de ce statut de catégorie IV de l’IUCN. Ces efforts sont à présent récompensés, mais beaucoup reste encore à faire.

« En dépit de nombreux obstacles, ensemble nous constatons qu’un grand progrès est maintenant accompli ; cet arrêté va permettre de bien poursuivre notre travail. L’État a besoin de renforcer à la fois les lois sur la conservation de la Nature, il ne faut pas se limiter à cet arrêté mais de manière générale assurer la protection de la faune et de la flore, et la présence effective sur le terrain.  La signature de cet arrêté est une garantie pour les partenaires techniques et financiers de WWF de la volonté des autorités d’aller de l’avant dans la protection de la biodiversité. Elle facilitera plus tard la recherche de fonds pour appuyer le développement pour la Conservation»   A dit, le Dr Léonard Mubalama, Chef de Programme Itombwe WWF à Bukavu.

« L’importance d’impliquer les communautés du massif d’Itombwe - qui ont un intérêt direct dans la protection de la forêt dont elles dépendent a été un élément crucial en vue d’obtenir un accord sur les limites de la Réserve. Ont déclaré, les bureaux de représentation d’AfriCapacity. Un zonage participatif ainsi qu’une gestion durable participative de la Réserve est requis en vue de protéger la forêt et sécuriser les droits et les moyens d’existence des peuples autochtones et communautés locales ».
Renforcé en 2009 par les initiatives du WCS, c’est depuis 2004 qu’un partenariat entre l’ICCN, le WWF, le WCS (Wildlife Conservation Society), AfriCapacity et les associations locales a été établi pour essayer de sauvegarder la richesse en biodiversité  dans le massif d’Itombwe. La vision se concentre en particulier sur l'amélioration des conditions générales pour les espèces phares comme les éléphants de forêt, gorilles des plaines et les chimpanzés, mais aussi associer les communautés vivant dans et autour de la réserve à la gestion de celle-ci, en vue de renforcer les efforts de conservation de la biodiversité du massif d’Itombwe, et d’améliorer les conditions de vie de ces communautés. 
Selon le Président du Bureau de Coordination Provinciale de la Société Civile du Sud-Kivu, Monsieur Descartes MPONGE, « il était temps en 2016 que la très riche biodiversité du massif forestier d’Itombwe soit sécurisée et contrer ainsi les menaces des entreprises minières qui voulaient exploiter des minerais dans ce massif. Malheureusement l’Arrêté qui était pris en octobre 2006 par le Ministre de l’Environnement avait souffert de plusieurs faiblesses qui pouvaient affecter significativement les droits coutumiers et pratiques traditionnelles principalement des communautés locales et peuples autochtones qui vivent et dépendant de cette forêt depuis des temps immémoriaux. La signature aujourd’hui de cet Arrêté provincial par le Gouverneur de Province, après une véritable consultation participative sur le terrain,  est le témoignage éloquent que la gouvernance des ressources naturelles devra désormais rester sensible à l’obtention du consentement libre, informé et préalable des communautés locales et peuples autochtones. » A rajouté Descartes MPONGE.

« De nombreux projets se sont succédés depuis 2008 pour appuyer les démarches jusqu’ à la sortie de ce arrêté signé. Ces projets ont facilité les appuis divers (en matière de développement pour la conservation) et les consultations publiques. Les consultations ont été effectuées à différents niveaux par une approche de Consentement Libre, Informé et Préalable (CLIP). Les divers appuis dont a bénéficié la RNI l’ont été principalement grâce au financement de  WWF NL, PACEBCO, WWN NL, WWF Suède, ainsi qu’un appui consistant à long terme de l'Agence américaine pour le développement international (CARPE/USAID). » A dit, Fara Lara Razafy, Gestionnaire des programmes de l’Est du WWF RDC.


jeudi 23 juin 2016

Arrêtez les massacres dans l'est du Congo et traduisez les coupables en justice, exhortent les députés

Les députés invitent toutes les parties se battant dans le nord-est du Congo à mettre "fin à la violence, déposer les armes, libérer tous les enfants de leurs rangs et à promouvoir le dialogue" vers une solution pacifique, dans une résolution votée jeudi, après un débat mercredi. "Il ne peut y avoir d'impunité pour les coupables", ajoutent-ils dans une déclaration.  
Préoccupés par "l'escalade de la violence et l'alarmante situation humanitaire se détériorant" en République démocratique du Congo (RDC), où "des dizaines de groupes armés restent actifs, recrutant et utilisant des enfants, avec de nombreux massacres rapportés", les députés appellent toutes les parties au conflit à y mettre fin. Ils dénoncent également "l'indifférence de la communauté internationale et le silence des médias", dans une résolution adoptée à main levée.

"L'impunité doit être combattue" et "les auteurs traduits en justice", ont exhorté les députés européens dans le débat en plénière. La communauté internationale devrait lancer "de toute urgence une enquête approfondie, indépendante et transparente sur les massacres" et organiser "une réunion d'urgence de l'équipe des envoyés et représentants internationaux pour la région des Grands Lacs d'Afrique sur les élections en RDC" pour progresser dans ce sens, ajoutent-ils.

Les députés pressent également l'Union européenne de "traduire l'accord européen récemment obtenu concernant les contrôles obligatoires de diligence raisonnable des fournisseurs de minerais du conflit en une législation ambitieuse à adopter rapidement" et d'assurer "la cohérence entre ses politiques, y compris le commerce des armes et celui des matières premières".

Lors de la 31ème session de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE des 13-15 juin, les députés européens et leurs homologues des pays d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP) ont approuvé à l'unanimité une résolution qui condamne tous les actes de violence politique et appelle à un "déroulement réussi et en temps opportun des élections, qui seront cruciales pour la stabilité et le développement à long terme du pays et de la région entière".
Dans les deux textes, les députés ont souligné que le Président Kabila, au pouvoir depuis 2001, est tenu de démissionner le 20 décembre 2016 étant donné que le mandat du Président de la RDC est limité à deux mandats en vertu de la Constitution congolaise. En n'ayant pas encore déclaré qu'il le ferait, le Président Kabila contribue à exacerber les tensions politiques dans le pays.



mardi 21 juin 2016

Jean Pierre Bemba Gombo condamné à 18 ans d’emprisonnement par la CPI

La Chambre de première instance III de la Cour pénale internationale (« la CPI » ou « la Cour ») a condamné mardi 21 juin 2016 Jean-Pierre Bemba Gombo à 18 ans d’emprisonnement. Le 21 mars 2016, Jean‑Pierre Bemba avait été déclaré coupable au‑delà de tout doute raisonnable, en tant que chef militaire, de deux chefs de crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois chefs de crimes de guerre (meurtre, viol et pillage), commis en République centrafricaine entre octobre 2002 et mars 2003. La Chambre de première instance III est composée de Mme la juge Sylvia Steiner (Brésil), juge présidente, Mme la juge Joyce Aluoch (Kenya) et Mme la juge Kuniko Ozaki (Japon).

La Chambre de première instance III a prononcé cette peine lors d’une audience publique, au cours de laquelle la juge Sylvia Steiner a donné lecture du résumé de la décision de la Chambre. La Chambre a jugé que les crimes de meurtre, de viol et de pillage étaient d’une grande gravité. Elle a aussi conclu que deux circonstances aggravantes s’appliquaient au crime de viol, en ce qu’il avait été commis i) contre des victimes particulièrement vulnérables et ii) avec une cruauté particulière. De plus, elle a conclu qu’une circonstance aggravante s’appliquait au crime de pillage, lui aussi commis avec une cruauté particulière. En outre, elle a conclu que le comportement coupable de l’accusé était d’une grande gravité. Enfin, elle est convaincue qu’aucune circonstance atténuante ne s’applique en l’espèce.

Pour les crimes dont il a été déclaré coupable, Jean‑Pierre Bemba a été condamné aux peines d’emprisonnement suivantes :
- Meurtre en tant que crime de guerre : 16 ans d’emprisonnement ;
- Meurtre en tant que crime contre l’humanité : 16 ans d’emprisonnement ;
- Viol en tant que crime de guerre : 18 ans d’emprisonnement ;
- Viol en tant que crime contre l’humanité : 18 ans d’emprisonnement ; et
- Pillage en tant que crime de guerre : 16 ans d’emprisonnement.

Considérant que la peine la plus lourde, soit 18 ans pour viol, était proportionnée à la culpabilité globale de Jean‑Pierre Bemba, la Chambre a décidé que les peines prononcées à son encontre seraient confondues. La totalité du temps que l’accusé a passé en détention sur ordre de la Cour depuis le 24 mai 2008 sera déduite de la peine à purger. L’Accusation et la Défense peuvent interjeter appel de la peine au motif d’une disproportion entre celle‑ci et les crimes.

La question des réparations en faveur des victimes, visées à l’article 75 du Statut, sera examinée en temps utile.

Le 21 mars 2016, la Chambre de première instance III a déclaré Jean‑Pierre Bemba Gombo coupable au-delà de tout doute raisonnable de deux chefs de crimes contre l’humanité (meurtre et viol) et de trois chefs de crimes de guerre (meurtre, viol et pillage). Ces crimes ont été commis en République centrafricaine du 26 octobre 2002 ou vers cette date jusqu’au 15 mars 2003 par un contingent du Mouvement de Libération du Congo (MLC). Jean-Pierre Bemba faisait effectivement fonction de chef militaire et savait que les forces du MLC placées sous son autorité et son contrôle effectifs commettaient ou allaient commettre les crimes visés par les charges. La Défense a jusqu’au 19 septembre 2016 pour déposer un mémoire d’appel contre la décision par laquelle Jean‑Pierre Bemba a été déclaré coupable.

Jean-Pierre Bemba Gombo a été arrêté par les autorités belges le 24 mai 2008, en exécution d’un mandat d’arrêt délivré par la CPI, et il a été remis à la Cour le 3 juin 2008. Le 15 juin 2009, la Chambre préliminaire II a confirmé les charges portées à son encontre. Le procès a débuté le 22 novembre 2010 et les parties et les participants ont présenté leurs conclusions orales les 12 et 13 novembre 2014. La Chambre a accordé à 5 229 personnes la qualité de victime autorisée à participer à la procédure.


samedi 18 juin 2016

Province du Bas-Uelé : Vingt-deux éléments supposés appartenir à la LRA ont attaqué la localité de Gumbo, située sur l’axe Mbili-Bulumasi

 (Par le Lieutenant-colonel AMOUZOUN CODJO MARTIN, Porte-parole militaire)
La situation sécuritaire dans la ville-province de Kinshasa et dans les autres provinces situées dans la partie occidentale de la République démocratique du Congo, a été jugée stable durant la semaine écoulée. Dans les provinces de Haut et de Bas-Uélé, le climat sécuritaire a été caractérisé par une résurgence d’activités négatives perpétrées par les groupes armés contre les Forces de Défense congolaises ainsi que les populations civiles, notamment le kidnapping, rapporté particulièrement dans les localités situées dans la deuxième province citée supra. Dans la province de Haut-Uélé, les éléments de l’Armée de Résistance du Seigneur (LRA) ont poursuivi pendant la période sous examen, leurs attaques contre les civils et les unités des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
Le 4 juin 2016, un cycliste en provenance de Duru vers Dungu et transportant des denrées alimentaires, a été attaqué par des éléments suspectés appartenir à la LRA dans la région de Gangala-Zanzia, située à 5 kilomètres au Nord de Kpaika (75 kilomètres au Nord de Dungu). Les assaillants ont pillé ses biens et forcé ce dernier à les transporter vers la brousse avoisinante, où il a aperçu trente-quatre autres civils kidnappés, dont six femmes et quatre enfants. Le 7 juin 2016, des éléments supposés appartenir à la LRA ont fait incursion dans la localité de Mabanga, située à 22 kilomètres au Nord de Bangadi, pillé des biens alimentaires et non-alimentaires dans trois maisons. Le 8 juin 2016, des éléments de la LRA ont attaqué un poste de contrôle des FARDC basé dans la localité de Gongolo, située à 15 kilomètres au Nord-ouest de Ngilima, le long de l’axe Dungu-Bangadi et blessé un soldat loyaliste, qui pour des soins appropriés, a été évacué par le bataillon Marocain de la Force de la MONUSCO vers Bunia. Des réponses appropriées visant la neutralisation des éléments de ce groupe armé dans les régions concernées, ont été données par les unités des FARDC et celles de la Force de la MONUSCO déployées dans le secteur, en coordination avec les autorités locales. Dans la province de Bas-Uélé, la situation sécuritaire a été marquée par des incidents liés aux kidnappings des populations civiles, perpétrés par des éléments de la LRA. Du 4 au 11 juin 2016, soixante-douze civils ont été kidnappés par des éléments de la LRA dans le groupement de Bili, au cours d’attaques séparées. Toutefois, quinze d’entre eux sont parvenus à s’échapper des mains de leurs ravisseurs après quatre jours de captivité. En effet, le 4 juin 2016, vingt-deux éléments supposés appartenir à la LRA ont attaqué la localité de Gumbo, située sur l’axe Mbili-Bulumasi, kidnappé soixante-six civils, dont vingt-six femmes, et pillé des biens alimentaires et non-alimentaires. Le 6 juin 2016, des éléments de la LRA ont fait incursion dans la localité de Sambalu, située à 15 kilomètres au Nord de Bili, dans le territoire de Bondo, et kidnappé six civils. Ces enlèvements ont provoqué le déplacement d’approximativement deux cents civils basés à Gumbo, Maapu et Muyala, vers la localité de Bili-centre. Le 8 juin 2016, selon des sources de la Section de Désarmement, Démobilisation, Rapatriement, Réinsertion et Réintégration (DDRRR), quinze individus kidnappés par des éléments de la LRA pendant la période susmentionnée, sont parvenus à s’échapper et à trouver refuge auprès des troupes des FARDC déployées dans la localité de Bili, située à 325 kilomètres au Nord-ouest de Buta. Des unités des FARDC basées à Buta ont été redéployées dans les régions concernées, dans le but de mettre un terme à l’activisme des éléments de la LRA rapporté dans ce secteur.
En Ituri, des incidents liés aux meurtres, mauvais traitements et pillages, commis par des éléments du Front de Résistance Patriotique de l’Ituri (FRPI) et du groupe Mayi-Mayi, ont été rapportés dans les localités situées au Sud du territoire d’Irumu et dans celui de Mambasa. L’armée congolaise, soutenue par la Force de la MONUSCO, maintient la pression militaire sur ces insurgés, et a particulièrement initié des opérations vigoureuses dans le territoire de Mambasa, dans le but de mettre un terme aux exactions perpétrées par les éléments du groupe Mayi-Mayi contre les populations civiles. Dans le territoire d’Irumu, les éléments du FRPI continuent de perpétrer différentes exactions contre les populations civiles vivant dans les localités situées au Sud de cette partie de la province de l’Ituri. Dans la nuit du 5 au 6 juin 2016, des éléments du FRPI ont fait incursion dans la localité de Kapalayi, située à 50 kilomètres au Sud de Bunia, tué un individu et pillé plusieurs biens appartenant aux populations civiles. Dans la nuit du 6 au 7 juin 2016, des miliciens du FRPI ont attaqué la localité de Rudjoko, située à 3 kilomètres au Sud de Kagaba, et pillé systématiquement des biens de valeur appartenant aux civils. Le 7 juin 2016, des éléments du FRPI ont fait incursion dans la localité de Walo, située à 54 kilomètres au Sud de Bunia, frappé et molesté trois individus, pillé sept maisons et volé du bétail. L’armée congolaise a déployé dans la région des troupes d’intervention rapide basées à Kelege (2 kilomètres de Walo), qui ont engagé les assaillants et récupéré certains animaux d’élevage volés. Le 8 juin 2016, des présumés éléments du FRPI ont fait incursion dans la localité d’Avalo, située à 8 kilomètres à l’Ouest d’Aveba, et blessé un individu. Dans la nuit du 9 au 10 juin 2016, des éléments supposés appartenir au FRPI ont attaqué et pillé la localité de Togbe, située à 14 kilomètres à l’Ouest de Gety. Du 10 au 12 juin 2016, des éléments du FRPI ont tendu des embuscades, molesté des civils et pillé des biens domestiques dans les localités d’Alise, de Medhu, et Kinyamubaya. Les 12 et 13 juin 2016, des éléments du FRPI ont attaqué les localités de Kagoro (25 kilomètres à l’Ouest de Kasenyi) et Koga (28 kilomètres à l’Ouest de Kasenyi), tué un individu et pillé des biens de valeur. Ceux-ci ont également attaqué les populations civiles implantées dans la localité de Kinyamubaya, située à 11 kilomètres au Nord de Gety, et pillé leurs maisons. Les troupes des FARDC déployées dans ce territoire, ont, avec le soutien de la Force de la MONUSCO, initié des activités militaires contre les éléments réfractaires du FRPI, dans le but de contrer leur activisme. A cet effet, des unités des FARDC ont engagé des miliciens du FRPI actifs dans la localité de Burasi, située à 30 kilomètres au Sud-est de Boga, et récupéré du bétail volé dans la région de Kapuru.
Dans le territoire de Mambasa, l’armée congolaise, soutenue par la Force de la MONUSCO, mène des opérations contre les éléments du groupe Mayi-Mayi, auteurs de nouvelles exactions contre les populations civiles. En effet, dans la nuit du 5 au 6 juin 2016, des éléments du groupe Mayi-Mayi ont attaqué la localité de Lwemba PK 55, située sur l’axe Mambasa-Biakato, au Sud de Mambasa-centre, où quatre hommes ont été battus et grièvement blessés. En conséquence, l’armée congolaise a initié la traque des éléments appartenant au groupe armé précité, dans le but de les neutraliser et d’assurer la sécurité efficiente des populations civiles. Ainsi, le 6 juin 2016, les FARDC ont lancé des opérations de grande envergure contre les éléments du groupe Mayi-Mayi, dans les localités situées dans le Sud et le Sud-ouest du territoire de Mambasa. La traque de ces insurgés a été menée par les troupes loyalistes dans la localité d’Azoko, située au Sud de Bandisende et au Sud-ouest de Mambasa-centre, où un milicien a été blessé. Les FARDC ont également attaqué un camp de ce groupe armé déployé dans la localité de Pangoy, située à 28 kilomètres au Sud de Mambasa-centre, et tué des rebelles. Le 8 juin 2016, des troupes des FARDC ont engagé des éléments du groupe Mayi-Mayi, actifs dans la région de Mabakua, proche de la localité de Teturi, située à 49 kilomètres au Sud de Mambasa-centre, et tué deux insurgés de ce groupe armé. Les opérations sont en cours dans ce territoire. Au Nord-Kivu, l’armée congolaise, soutenue par la Force de la MONUSCO, fournit des efforts significatifs en vue de neutraliser les différents groupes armés, dont les éléments continuent de perpétrer des exactions contre les populations civiles dans le territoire de Beni, Walikale et Masisi. Dans le territoire de Beni, l’armée loyaliste, soutenue par la Force de la MONUSCO, poursuit avec succès dans le cadre de l’opération « Usalama » (Sécurité), ses activités militaires visant à la neutralisation des éléments réfractaires de l’Alliance des Forces Démocratiques (ADF), actifs dans la région dite du ‘’Triangle’’. Le 6 juin 2016, un élément supposé appartenir à l’ADF, s’est rendu auprès des troupes des FARDC déployées dans la région de Mayi Safi, à 7 kilomètres à l’Est d’Eringeti. Le 7 juin 2016, un présumé élément de l’ADF s’est présenté au tribunal militaire des FARDC de Beni, déclarant qu’il a participé aux tueries commises autour de la localité d’Oicha en 2015. Le 8 juin 2016, un autre présumé élément de l’ADF a été arrêté à Beni, par des Forces de Sécurité congolaises. Le 13 juin 2016, selon des sources des troupes de l’armée congolaise déployées dans la région d’Opira, des éléments de l’ADF ont attaqué les positions des FARDC situées dans la région de Parking. Les soldats loyalistes rapidement déployés sur les lieux, ont repoussé les assaillants et tué quatre d’entre eux.

Dans le territoire de Walikale, les FARDC soutenues par la Force de la MONUSCO, poursuivent la traque contre les éléments du groupe May-Mayi Cheka Nduma Défense du Congo (NDC). Le 13 juin 2016, des troupes des FARDC ont engagé des éléments du groupe Mayi-Mayi NDC-Cheka pillant la localité de Lumangi, située à 15 kilomètres à l’Est de Bunyampuli, tué deux insurgés et blessé un autre. Dans le territoire de Masisi, l’armée congolaise poursuit avec le soutien de la Force de la MONUSCO, la traque des éléments du groupe Mayi-Mayi Nyatura, en vue de leur neutralisation. Le 6 juin 2016, des troupes des FARDC ont été déployées dans la région de Kasiza, située à 16 kilomètres au Sud de Masisi-centre, où elles ont engagé des éléments du groupe Mayi-Mayi Nyatura actifs dans la zone, et capturé deux d’entre eux. Au chapitre des redditions dans la province, du 8 juin 2016 à ce jour, six éléments de groupes armés, se sont rendus aux troupes de la Force onusienne déployées dans la province. Il s’agit de : deux du groupe Mayi-Mayi faction ‘’Charles’’ avec une arme AK-56, trois du groupe Mayi-Mayi Nyatura et un des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR). Au Sud-Kivu, les troupes coalisées FARDC-MONUSCO maintiennent la pression militaire sur les éléments des groupes armés encore actifs, et assurent le contrôle effectif de la situation sécuritaire dans cette province. Le 7 juin 2016, des accrochages ont eu lieu entre des troupes des FARDC et des éléments du groupe MayiMayi Rahiya Mutomboki, faction ‘’Ndarumanga’’ dans la localité de Chulwe, située à 63 kilomètres au Sudouest de Walungu, au cours desquels un rebelle a été tué et un autre blessé. Dans la province du Tanganyika, la situation sécuritaire est demeurée relativement calme durant la semaine écoulée. Enfin, la Force de la MONUSCO a mené 1.070 patrouilles armées, dont 333 nocturnes, et fourni 61 escortes pendant la période sous examen.

jeudi 9 juin 2016

Deux jours de funérailles pour dire adieu à Mohamed Ali

Les funérailles du boxeur de légende, décédé à 74 ans, vont durer deux jours, jeudi et vendredi. Un ultime hommage à Mohamed Ali qui se déroulera à Louisville, dans le Kentucky, au cœur des États-Unis.
Louisville, sa ville natale, 600.000 habitants, travaille d’arrache pied pour être à la hauteur de l’événement. Deux jours de funérailles sont prévus pour rendre hommage à la légende de la boxe Mohamed Ali, décédé le 3 juin à l’âge de 74 ans. Un hommage universel et religieux comme il le souhaitait.

Prière selon la tradition musulmane

Les cérémonies commencent jeudi par une prière mortuaire musulmane, ouverte à tous. Ce moment de ferveur devrait durer moins de trente minutes. À cette occasion, le cercueil contenant la dépouille du triple champion du monde sera installé dans une immense salle, pouvant accueillir des milliers de visiteurs, située en périphérie de la ville.
« Il s’agira d’une cérémonie funéraire traditionnelle musulmane », a expliqué l’imam Zaid Shakir, qui a participé à l’organisation des obsèques. »Mohamed Ali revêt une importance très spéciale pour la communauté musulmane », a-t-il justifié. Pour des millions de fidèles, Mohamed Ali symbolise le véritable visage de l’islam, pacifique et tolérant. « Nous devons lui dire adieu du mieux que nous pouvons, honorer sa mémoire, suivre sa voie et nous aimer entre nous comme il l’aurait souhaité ».
Le triple champion du monde, baptisé Cassius Clay à sa naissance, a adopté la foi musulmane en 1964, changeant son nom pour celui de Mohamed Ali. À l’époque, cette conversion avait stupéfié l’Amérique. Les non-musulmans du public pourront également se recueillir, chacun à leur manière.

Longue procession de 30 km 

Vendredi, le deuxième volet des obsèques s’ouvre avec une longue procession. Sur un trajet d’une trentaine de kilomètres, la voiture funéraire passera devant les sites emblématiques de l’histoire du sportif de légende, sa maison d’enfance, le musée à sa gloire, le Center for African American Heritage, qui décrit la vie des Noirs du Kentucky, ou encore le boulevard Mohamed Ali.

Inhumation en présence de ses proches et de Will Smith

L’inhumation de la dépouille du triple champion du monde, en présence de ses enfants, sera intime. L’ancien champion du monde de boxe Lennox Lewis et Will Smith sont de ceux qui porteront son cercueil. Ce dernier a joué Mohamed Ali dans le film de Michael Mann « Ali » (2001), un rôle qui lui avait valu une nomination à l’Oscar du meilleur acteur.

Cérémonie d’hommage, en l’absence de Barack Obama

Un dernier hommage, en présence  de plusieurs chefs d’État, dignitaires et anonymes, aura lieu dans une salle omnisports de Louisville.
L’absence remarquée du président Obama a été justifiée par le porte-parole de la Maison blanche. Le couple présidentiel assistera à la cérémonie de remise de diplôme de Malia, leur fille aînée, à Washington D.C.
L’ancien président Bill Clinton et le comédien Billy Cristal prononceront une partie de l’éloge funèbre. Le président turc, Recet Tayyip Erdogan a également annoncé sa présence.
15.000 billets d’entrée envolés en une heure
Distribués gratuitement mercredi, les 15.000 billets d’accès à cette cérémonie se sont arrachés en une demi-heure. Des milliers de personnes ont fait la queue mercredi pendant heures devant le KFC Yum Center, dans le nord de la ville. Certains d’entre eux attendaient depuis la veille au soir. La demande étant bien supérieure à l’offre, un marché noir de revente de billets s’est immédiatement développé sur Internet.