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vendredi 25 novembre 2011

Les irrégularités constatées dans le processus électoral en cours par l’Udps


A la veille des élections du 28 novembre, le Bureau Central de Campagne a constate avec regret que la Commission Électorale Nationale Indépendante, « Céni » ne promeut pas un processus électoral transparent et équitable. Au contraire, la Céni, avec la complicité du pouvoir en place, favorise et entretient  des manœuvres frauduleuses pour fausser le jeu électoral. Chose que le Bcce soucieux d’un processus électoral irréprochable et transparent, organisé dans un climat apaisé, s’empresse aussitôt de condamner avec la dernière énergie, car ces pratiques électorales manifestement dolosives menacent la stabilité de notre pays.
Prévoyant, le Bcce avait déjà relevé en son temps certaines techniques de fraude, qui malheureusement sont mises en œuvres par la Céni et le pouvoir en place. Il s’agit notamment de:
·         La composition du Bureau de la Céni chargé d’organiser les élections ;
·         L’existence des bureaux fictifs dans la cartographie 2011 ;
·         L’élimination des noms des électeurs des listes des votants ;
·     L’utilisation des agents des bureaux de vote et des bureaux de compilation complètement acquis au pouvoir en place ;
·     La suppression de certains bureaux de vote pour obliger les électeurs à se déplacer à grande distance pour voter et ainsi les décourager ;
·         la constitution du fichier électoral et le stockage des données dans le serveur central, dans l’opacité la plus totale ;
·         une campagne d’intoxication orchestrée dans les médias par le pouvoir sortant contre le Président Tshisekedi, candidat n°11 à la présidentielle dans le but de le discrédité auprès de l’opinion tant nationale qu’internationale.
Aujourd’hui, alors qu’il est constaté des irrégularités graves ça et là, le Bcce les dénonce avec vigueur. Néanmoins, cette situation n’est pas surprenante, car la Céni de par son origine, a été constituée de manière non objective par l’exclusion de la société civile notamment et depuis lors, elle ne s’est jamais départie de la philosophie de fraude.
En effet, pour aborder la question des irrégularités, le Bcce a relevé des cas flagrants des violations de la loi électorale visant à favoriser la fraude au profit du  Président sortant.
Au nombre de ces techniques de fraudes susmentionnées, le Bcce se permet d’en développer quelques unes : la création des bureaux de vote fictifs, la suppression de bureaux de vote, la non publication des listes électorales dans le délai dans plusieurs circonscriptions, la délocalisation des bureaux de vote,  l’omission des plusieurs noms sur les listes électorales

1.      De la création des bureaux électoraux

Le Bcce constate avec regret que les bureaux de vote repris sur la cartographie publiée par la Céni sont loin de correspondre avec la réalité sur le terrain.
 Ces bureaux, le Bcce les considère purement et simplement comme des « bureaux fictifs » devant servir aux bourrages des urnes en faveur du Président sortant et des députés de sa famille politique.

D’après nos investigations, ces bureaux fictifs se présentent sous trois formes: les bureaux dont les adresses ne sont pas conformes à la cartographie, les bureaux sans adresses correctes et enfin les sites dont les bureaux sont soit plus nombreux ou moins nombreux que ceux prévus par la cartographie.

Ce qui fait que dans la désignation des témoins et leur affectation dans différents bureaux repris dans la cartographie, nos organes de base éprouvent des difficultés insurmontables étant donné que les bureaux dans lesquels ils devraient œuvrer sont soit introuvables soit inexistants. Comme conséquence de cette situation, le Bcce s’interroge sur le sort des électeurs concernés par ces bureaux et la confusion et la frustration qui en résulteront  le jour du vote.

A ce propos, nous citons quelques exemples :

A. Kinshasa

Le Bcce a relevé dans la ville de Kinshasa, dans la circonscription de la Lukunga, Commune de Kintambo où le site complexe scolaire Elite, est tout simplement inexistant alors que la Céni a prévu un bureau à cette place.
Dans la circonscription de la Funa, dans la commune de Ngaba, le Bcce a découvert sur l’avenue Mawanga n° 44 et 46, 38 bureaux non répertoriés par la cartographie de la Céni Ceci a pour conséquence de désorienter complètement les témoins et les électeurs jour du vote
Dans la même commune, au n°46 de l’avenue Feshi, le Bcce a identifié 5 bureaux fictifs prévus par la Céni dans le complexe scolaire Musampi Bondoy alors que cette école n’existe pas sur cette avenue ;

B.  En provinces :

Les bureaux fictifs sont signalés par nos équipes comme dans la circonscription de Kazumba au Kasaï-occidental où on a relevé environs 50 bureaux fictifs Nos équipes nous signalent que les cas analogues ont été relevés dans d’autres provinces de l’intérieur notamment à Lusambo, à Tshilenge, à Mbuji Mayi, au Kasai Oriental, à Bomongo, Mbandaka dans la province de l’Equateur …Ces cas sont légion et augurent de la tricherie que le pouvoir en place compte opérer.

2.  De la suppression de bureaux

Alors que la Céni a annoncé l’augmentation de bureaux de vote, le Bcce constate avec indignation que la même Céni a procédé à la suppression des certains bureaux rendant ainsi la tache difficile aux électeurs et aux témoins qui seront obligés de parcourir des dizaines de kilomètres pour accomplir leur devoir civique.
D’autres électeurs ne savent plus dans quel bureau voter à cause des délocalisations opérées ça et là par la Céni. Tel est le cas de la circonscription de Lodja au Kasai Oriental, plus précisément dans le secteur de Lutshimba, où environs dix sites correspondant aux écoles ont été purement et simplement délocalisés à plus ou moins 50 Km plus loin rendant le déplacement des témoins et électeurs pratiquement impossible à accomplir.
La même situation est signalée dans plusieurs localités de la République tel que Shabunda au Sud-Kivu …..

3. De l’absence des listes électorales dans chaque bureau de vote avant le scrutin

Le Bcce déplore le fait qu’à moins d’une semaine des élections, certains bureaux de vote n’ont toujours pas affiché les noms des électeurs comme l’exige la loi électorale. On peut constater l’existence de tels cas dans la commune de Bandalungwa notamment où les listes une fois affichées, ont tout de suite disparues sans que la Céni ne prenne des mesures correctives à cet effet.

4. De l’omission des noms sur les listes électorales

Bien que certains bureaux aient affiché des listes, le Bcce constate que certains votants n’y figurent pas. Ces irrégularités sont visibles dans plusieurs centres du pays.

6. De la neutralité de la Céni 

La Céni est appelée à être neutre en tant qu’arbitre du processus électoral en cours, cependant eu égard aux multiples irrégularités et anomalies, cette neutralité est sujette à caution dans ce sens que la Céni nomme les membres actifs du PPRD, parti du Président sortant, à des postes clés dans les bureaux de vote et de compilation, de cet organe d’appui à la démocratie.
 A cet effet, le Bcce constate que la Céni n’a pas procédé au recrutement public des agents de bureau de vote ni des bureaux de compilation se donnant ainsi la liberté de désigner unilatéralement ces agents.

7. De la constitution du fichier électoral et du stockage des données dans le serveur central, dans l’opacité la plus totale

Le Bcce fait remarquer que l’Udps s’est battu, jusqu’au prix du sang de ses militants pour exiger l’audit du fichier électoral. Hélas, elle n’a pas été entendue par la Céni et le pouvoir en place qui ont multiplié des prétextes pour entraver le travail des auditeurs de l’opposition.
Les raisons de ce refus et de cet entêtement sont désormais connues. Il s’agit notamment de confectionner un fichier électoral truffé d’inexactitudes comme :
- Le tripatouillage du serveur central en y insérant des fausses applications informatiques avec intention de fausser les données sur les identités des électeurs et favoriser les doublons sous toutes les formes afin de tronquer les résultats finals. ;
-  L’inscription des absents et des morts ;
- L’enrôlement des interdits comme les policiers, les militaires, les mineurs, les étrangers….
- Les doubles ou multiples enrôlements ;
- L’élimination des électeurs défavorables  au pouvoir. 

Tous ces faits énumérés plus haut, loin de nous étonner, nous renforce dans notre conviction qu’il ya une filiation entre le Pprd et la céni pour saboter le processus électoral en cours avec les fâcheuses conséquences que cela implique pour la stabilité du pays.
Membre fondateur du Pprd, parti politique du Président sortant, Daniel Ngoie Mulunda Président de la Céni ne peut que s’inscrire dans la logique de son parti d’origine.
Aujourd’hui, le Bcce comprend pourquoi l’audit du fichier électoral réclamé par l’Udps et alliés n’a pas eu lieu avec l’obstruction du couple Céni-Pprd.
Sur un autre registre, le Bcce s’offusque et dénonce aussi d’autres types des violations systématiques de la loi électorale par le Président sortant et sa famille politique. Ces violations s’observent en ceci :

8. Du maintien des affiches du candidat Kabila sur certains édifices publics
 
Malgré les injonctions de la Céni ainsi que  l’abus des biens publics par le Président sortant et les membres de sa famille politique dont les gouverneurs de provinces.
Le Bcce constate que le Candidat Kabila et sa famille politique utilisent abusivement les moyens humains, matériels - avions et véhicules - et financiers de l’Etat pour battre campagne, faussant ainsi le jeu électoral. Le Bcce rappelle ici que ces violations doivent conduire à la radiation de la candidature du Président sortant - voir l’article 36 de la loi électorale - par la Céni pour enfin prouver sa neutralité.

Outre ces libertés que le Pprd a pris vis-à-vis de la loi, il se singularise par des propos mensongers et diffamatoires visant à discréditer le leader de l’Udps, Etienne Tshisekedi et sa famille politique.
Le Pprd par le biais de son Secrétaire général. Evariste Boshab a affirmé toute honte bue, que les compatriotes congolais vivant en Espagne soucieux du changement appelé communément « combattants » étaient à la base de la mort d’un ressortissant congolais en Espagne ne partageant pas  leur opinion politique. Il a été démenti de la façon la plus formelle et officielle par l’ambassade d’Espagne à travers un communiqué rendu public le 18 novembre 2011.
Dans ce communiqué, les autorités espagnoles précisent qu’il n’y a jamais eu aucune mort violente d’un ressortissant congolais sur le sol espagnol et aucun incident à motivation politique entre les ressortissants congolais. Cette accusation absurde de Mr Boshab s’apparente à un  délire qui cache l’énervement et le désarroi face à la dynamique du changement qui s’observe dans le pays tout entier, en particulier à l’Est du pays où le leader de l’Udps a récolté un franc succès.

De délires en délires, les médias pro-pouvoir ont affirmé que l’aéronef du président Etienne Tshisekedi avait été repris par la compagnie sud-africaine auprès de laquelle il l’avait loué pour besoin de campagne. En réalité à cause du mauvais temps à Kindu, le Président a été obligé de se poser à Lubumbashi. Confondus, les médias pro-pouvoir à la base de cette folle rumeur, ont reconnu leur méprise.
Enfin, le Bcce devant ces pratiques électorales frauduleuses, prend à témoin la communauté internationale sur le risque d’instabilité politique qui pourrait découler d’un processus électoral non transparent et non équitable.

Pour le Bcce qui tire la sonnette d’alarme face aux multiples irrégularités observées dans le processus, il est temps que la communauté internationale fasse pression sur la Céni pour recadrer le processus qui déraille visiblement.
Le Bcce, appelle le peuple congolais à une vigilance tous azimuts pour que la victoire qui lui appartient ne lui échappe après tant des privations et des sacrifices. Quelles que soient les techniques de fraudes mises en œuvre par la Céni et le pouvoir en place, le peuple par sa vigilance, fera échec à ces tentatives de putsch électoral.

Fait à Kinshasa le 21 Novembre 2011

Pour le Bcce
Alexis Mutanda
Coordonnateur Principal


Une cadre de l’Union pour nation congolaise et candidate à la députation nationale pour la ville de Bukavu : « Comme à l’Université, le pouvoir actuel en réalisant moins de 30 % des attentes des Congolais doit être refusé à la filière »


 « Nous pensons que nous devons avoir des bonnes élections. Que cette fois-ci que nous ayons à la tête du pays un président capable de comprendre la mondialisation. Ca va dire élire celui qui sera capable de comprendre que la richesse, ce n’est pas dans le nombre de maisons qu’on a acheté ou un grand montant de millions d’argent qu’on a gardé en banque pendant que la population meurent de faim et qu’il y a encore de malnutris dans le pays ». 
C’est en ces termes que Mme le Docteur Raïssa Kizungu, cadre de l’Union pour la nation et candidate à la députation nationale pour la ville de Bukavu s’est exprimée. Elle s’est entretenue vendredi 18 novembre 2011 avec Mme Mariya Nedelcheva, la cheffe observatrice de la Mission électorale de l’Union européenne en Rdc qui était à Bukavu au Sud-Kivu.
Mme Raïssa Kizungu
Pour Mme Kizungu, son parti, l’Unc, souhaite que le pays ait réellement des élections apaisées et qu’il arrive au bout de ce processus en toile de fonds l’épanouissement des Congolais et des étrangers vivant en Rdc. « Si on a à la tête du pays un président compétent, il va épanouir aussi bien que des Congolais que des étrangers qui vivent en Rdc. La compétence est un reflet qui est indiscutable et qui fait que les choses se font très bien et apprécié par tous », a-t-elle dit.
C’est vrai que le pays est en campagne et que celle-ci a commencé à avoir l’allure ou le visage d’une campagne correcte parce qu’en 2006 lors des premières expériences, c’était de la belle musique, c’était celui qui a donné le plus beau cadeau, le nombre de pagnes… actuellement nous avons conscientisé la population et elle comprend que c’est le programme qui compte.
Elle a déclaré qu’on doit donner  au peuple un discours ou un programme de cinq ans qui le convainc. « Nous devons jeter des jalons sur lesquels les autres doivent se poser. On doit construire des socles qui serviront aux générations futures de grands édifices. C’est ce langage que nous tenons durant cette campagne. La population est en train de comprendre plutôt que de donner de l’argent à une personne qui n’a pas travaillé que de donner un programme de travail à une personne qui doit fonder sa vie et qui doit manger à la sueur de son front ».
La population commence à nous comprendre, ce qui fera un plus. Elle a pensé qu’il faut qu’il y ait l’alternance parce que le président que nous avons, c’est vrai que nous l’avons pris comme à l’université. Quant un étudiant a moins de 30 %, il est refusé de l’université et il est non admissible à la filière. Ce n’est pas parce que nous sommes contre lui, mais c’est parce qu’il n’a pas fait preuve de compétence, a argué Mme le Docteur Raïssa Kizungu. 
Me Kizungu avec les membres de la Mission d'observation de l'Ue
Quand elle parle à son électorat, elle avoue qu’elle est candidate à la députation nationale dans la ville de Bukavu. Donc, future parlementaire nationale. En fait la valeur d’un être humain, ce n’est pas par rapport au nombre  de maisons qu’il construit, ce ne sont pas par rapport au nombre de ces véhicules qui sont dans son parking. C’est plutôt par rapport au nombre de personnes qu’il a eu à épanouir, c’est par rapport au nombre d’intellectuels qu’il a eu à former, au nombre d’emplois qu’il a eu à créer. Voilà un grand homme. Ce c’est qu’elle dit aux gens qui assistent à ses réunions de campagne.
« Notre système, il faut l’avouer, a manqué l’aspect évaluation. Nos autorités veulent qu’on leur dise qu’elles belles alors qu’il y a rien de beau que nous avons constaté. Moi je donne cours à l’université, je suis scientifique. Nous devons procéder à l’analyse que telle chose marche et telle autre chose ne marche pas. C’est à ce moment là qu’on apprend à améliorer ce qui n’a pas marché et à perpétuer ce qui a marché si jamais ça a plu à la population ». 

Mme Raïssa Kizungu s’est exclamée en ces termes : « si une autorité, pendant que des gens meurent à cause de l’insécurité, de viols et des violences, pendant qu’il y a un nombre de chômeurs qui s’accroit, pendant qu’il n’y a aucune entreprise n’est relancée et qu’on dise que tout est rose, moi je dis que c’est un manque d’évaluation. Ce sont donc des autorités qui ne valent plus la peine d’être appelée autorités. Elles doivent être remises à leur place ».
Mme Kizungu ests médecin cardiologue. Elle le répète à son électorat. Ce n’est pas parce que lorsque les gens s’y rendentt à son bureau ou à son cabinet de consultation, ils ont vu un médecin qui est bien. Ce n’est pas parce qu’elle est bien, c’est parce qu’elle connait mon travail. « Je suis compétente tout simplement », a-t-elle soutenu.
Le jour où la Rdc aura un président compétent, il va épanouir aussi bien les Rwandais que les Burundais, il va épanouir aussi bien que l’Américain que le Canadien. Bref,  il va épanouir tout le monde parce qu’il est compétent. Elle a eu à circuler dans certains pays et elle n’a pas été indexée pour la simple raison qu’elle a trouvé dans ces pays des présidents qui ont bien épanoui leurs communautés.
Mais si vous épanouissez votre propre frère, comment vous n’allez pas épanouir un étranger ?, s’est-elle demandée. Avec la mondialisation, il n’est pas indiqué de commencer à stigmatiser les gens. « Si vous arrivez dans un pays, vous devez vous comportez comme un humain non pas comme un animal. Nous avons vu des gens qui se sont comportés en violeurs, qui ont incendié des maisons des autres… moi je les prends comme des malades ». 

Une telle personne vous devrez l’amener dans un centre psychiatrique, l’encadrer, le former pour qu’il soit capable de vivre en communauté. C’est ça le langage qu’elle tient. La population souffre encore des viols, des exactions des groupes armés. « Le rapport que je vous donne un rapport médical. Moi je suis médecin. Je reçois toutes ces couches sociales, aussi bien les riches que les pauvres, aussi bien que les citadins que des villageois, aussi bien que des déplacés que des personnes stables. Je crois qu’il y a encore des zones de tensions, des foyers où l’on ne peut pas accéder, des zones où l’on dévalise certaines personnes ».
Ce sont des personnes qui parlent des langues qui n’ont jamais existé au Congo. On pense que ce sont des étrangers et c’est vrai que la guerre a été transformée. Maintenant c’est la famine qui domine.  Il n’y a plus de guerre que la famine, c’est maintenant les déplacés de guerre… Elle croit qu’il y a encore la violence, les viols… Ce peut être avec une teneur un peu atténuée mais ils existent encore.
Malgré cette situation, elle est confiante que la Rdc aura des élections apaisées. Quelle que soit la souffrance, la population veut qu’il y ait l’alternance. « Nous pleurons l’alternance. Nous ne la prônons plus mais nous la pleurons puisque nous la trouvons impérative », a-t-elle insisté la mort dans l’âme.
L’opposition n’abat librement sa campagne au Sud-Kivu. Elle a reconnu qu’il y a des agressions dont elle est victime. Et ne sont agressés malheureusement que des personnes de l’opposition. Les partis au pouvoir veulent imposer aux opposants un système de campagne d’un président unique. « Mais nous, nous sommes vaccinés puisque nous avons vécu la guerre pendant dix ans. Ce n’est pas de petites intimidations qui vont nous faire fléchir ».
Il est interdit aux gens de citer les noms de vital Kamerhe. Le pouvoir veut l’opposition disent que les « 5 chantiers » marchent et que tout va bien. « Nous, nous observons. Les indicateurs qui font que la population ou que le pays marche bien, nous ne les avons pas au complet. Ce qui fait que nous luttons pour les avoir. Il faut que notre pays décolle ».
Elle a dit ne pas critiquer le président candidat Joseph Kabila. « Je suis une enseignante à l’université. J’évalue mes étudiants et tout comme j’évalue le pouvoir en place. Je réalise que le pouvoir en place a réalisé moins de 30 % de mes attentes. Puisque c’est un pouvoir refusé, non admis à la filière. Je n’ai pas dit qu’il est mauvais, qu’il est méchant, qu’il est voyou… Je me l’interdis de le dire. Mais je dis qu’il n’a pas été à la hauteur de la tâche que nous Congolais lui avions confiée. Ca c’est compréhensible partout et tout le monde peut le comprendre ».
Mme Kizungu avait été menacée pour avoir déclaré que l’armée congolaise n’était pas républicaine. Pour la simple raison qu’on a mélangé des personnes de provenances confondues et de formation différente, des personnes qui avaient vécu des réalités différentes.
Dr Kizungu
Une personne qui se permet de violer une femme, introduire des morceaux des bois dans son organe génital, mais cette personne-là n’a pas une tête correcte. On doit l’amener dans un centre neuropsychiatrique de détraumatisation pour lui permettre de vivre encore dans la société. Si une telle personne doit intégrer une armée, il faut réfléchir deux fois et voir sur le plan médical et sanitaire si elle est normale.
Sa seule préoccupation est celle de gagner les élections quel que soit l’opposant qui va les gagner. Elle s’est interdite de dire au niveau de l’organisation que la Céni est prête parce qu’elle ne l’a pas fort inspectée. C’est une question qui lui est impromptue. Elle a souligné qu’elle ne dispose pas assez d’éléments pour confirmer que la Céni est prête pour la date du 28 novembre 2011. «  Mais nous avons lancé la campagne avec elle. La Céni s’est permise de lancer la campagne électorale. Ce qui fait qu’elle est prête par rapport à cette question.
« Nous connaissons déjà le nombre de pages qui comportera un bulletin de vote et qui font que les choses sont en train d’évoluer. Les observateurs sont présents, il y a des témoins qui nous sont demandés, des urnes commencent à venir, donc nous pensons que la Céni est en train de s’apprêter au fur et à mesure. Nous n’avons pas de crainte et nous pensons que l’alternance sera possible et que nous aurons affaire à un président qui sera à la hauteur de sa tâche. Si il n’est pas la hauteur de sa tâche, nous aurons à le changeons après cinq ans. Voilà ».