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mercredi 31 août 2011

L’Unicef lance un appel pour le respect des engagements vis-à-vis des droits des enfants et lutter contre les violences sexuelles en RDC


A l’occasion de la Journée des droits humains, marquant la fin des 16 jours  l’activisme contre les violences sexuelles en République Démocratique du Congo, le Fonds des Nations Unies pour Enfance (Unicef), lance un appel à tous en vue de protéger les enfants et les femmes et mettre fin aux violences sexuelles.
Un des objectifs principaux de la campagne de 16 jours d’activisme, est le plaidoyer pour mobiliser l’énergie politique sur les violences sexuelles et surtout de mobiliser ceux qui ont le pouvoir, l’influence et les ressources, pour mettre fin à l’impunité qui entoure des actes d’une violence innommable, qui portent atteinte à l’intégrité physique des personnes et constituent de crimes contre l’humanité. «Chaque en enfant à le droit d’être protégé, physiquement et psychologiquement. Une mobilisation individuelle et collective pour la protection de la jeunesse, le trésor du pays, est un investissement auquel chaque citoyen peux contribuer», déclare M. Steven Lauwerier, Représentant adjoint de L’unicef en RDC. "De Goma à Kinshasa, le respect des droits essentiels des femmes, filles et garçons est la pièce angulaire de cette paix que nous cherchons tous à atteindre."

Trop souvent les enfants et les adolescents sont victimes de graves violations dans les zones de conflit en RDC. Les conséquences physiques, émotionnelles et sociales des violences, en particulier les violences sexuelles, sur les jeunes sont dévastatrices. Au cours de l’année 2010, l'Unicef et ses partenaires ont accompagné 17,250 survivants sur le plan psycho-social ( 55 % étant des enfants ) Des soins médicaux ont été fournis à presque 4,400 jeunes survivants de violences sexuelles au Nord-Kivu, Sud Kivu et dans la Province Orientale, dont 2,920 dans les 72 heures suivant l’agression. En moyenne, presqu’une personne sur deux cherchant assistance ou conseil dans ce cadre a moins de 18 ans.

L’assistance en aval est essentielle, mais l’action en amont est encore plus importante. Nous devons redoubler les efforts pour prévenir la violence et aider les jeunes à appeler à l’aide quand ils sont menacés. Dans le cadre des 16 jours d’activisme, a Kinshasa l’Unicef et ses partenaires gouvernementaux et de la société civile poursuivent le plaidoyer et effectuent un suivi auprès du Parlement provincial concernant les multiples mémos déposés antérieurement. Des forums vidéo sont organisés pour permettre aux jeunes, aux chefs traditionnels et religieux de débattre sur les différentes formes de violences présentes dans leur environnement. En vue de combattre les violences sexuelles en milieu scolaire, des séances de sensibilisation ont été organisées dans 230 écoles à Kinshasa. Au Sud Kivu, sous l’égide de la Division du Genre et dans le cadre de la synergie inter-agences, l’Unicef, le Pnud et l’Unfpa ont vulgarisé avec l’Ong Action Aid des textes légaux sur la protection des droits des femmes lors de débats radiotélévisés.
Les jeunes jouent un rôle essentiel dans la réalisation de leurs droits, tels qu’inscrits dans la Convention relative aux les Droits de l’Enfant ratifiée par la RDC en 1990, mais ils ne peuvent pas les réaliser seuls. Ainsi les adultes ont une double responsabilité. Ils ont le devoir de protéger les jeunes contre une violation de leurs droits et ils doivent leur apprendre le respect des droits des autres, un respect qui exclut la violence comme outil. Chaque citoyen de la RDC joue un rôle crucial dans l’élimination des violences sexuelles. Chaque parent, voisin, médecin, policier, militaire, magistrat, vendeur, enseignant, journaliste, etc, est le gardien de tous les enfants dans son entourage.

Tel que souligné par M.Lauwerier, « Tous les enfants ont les mêmes droits à la survie, la protection, la participation et l’expression. Il importe peu qu’ils soient des filles ou garçons, issus de familles riches ou pauvres. Aujourd’hui plus que jamais les filles et les garçons, les jeunes femmes et hommes sont l’espoir de la RDC. Nous avons la responsabilité de faire de leurs droits une réalité.»
L'Unicef est à pied d'œuvre dans plus de 150 pays et territoires pour aider les enfants à survivre et à s'épanouir, de leur plus jeune âge jusqu'à la fin de l'adolescence. Premier fournisseur mondial de vaccins aux pays en développement, l'Unicef soutient la santé et la nutrition des enfants, l'accès à de l'eau potable et à des moyens d'assainissement, une éducation de base de qualité pour tous les garçons et toutes les filles et la protection des enfants contre la violence, l'exploitation sous toutes ses formes et le Sida. L'Unicef est entièrement financé par des contributions volontaires de particuliers, d'entreprises, de fondations et de gouvernements.
La Campagne des 16 jours d’activisme contre la violence axée sur le genre est une campagne internationale qui a commencé à l’université de Rutgers aux Etats-Unis en 1991. Dans l’objectif de lier de manière symbolique les violences faites aux femmes et les droits humains, le 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et le 10 décembre, Journée internationale des droits humains ont été choisies.
11 décembre 2010


Journée mondiale de la déclaration universelle des droits de l’homme, JED s’inquiète de la détérioration de la situation de la liberté de la presse à une année des élections prévues en 2011


Dans un rapport rendu public, vendredi 10 décembre 2010, à l’occasion de la célébration de la journée internationale de la Déclaration Universelle des droits de l’Homme, Journaliste en danger (JED) s’est inquiétée de la tendance à la détérioration de la liberté de la presse au cours de l’année 2010.  Dans ce rapport, JED a recensé 87 cas d’atteintes diverses au droit d’informer et d’être informé  dont un assassinat de journaliste et 44 cas d’arrestations et d’emprisonnements de journalistes pendant des périodes allant de quelques jours à plusieurs mois. Dans ce même rapport, l’organisation a noté plusieurs cas de menaces de mort proférées contre des professionnels des médias par des personnes détentrices d’une parcelle de pouvoirs publics.  
Comparé à l’année 2009 au cours de laquelle 75 cas avaient été recensés sur l’ensemble du pays, la situation en 2010  connaît une augmentation de 12 cas, soit une détérioration de l’ordre de 16 %.
Parmi les cas les plus flagrants d’atteintes à la liberté de la presse qui illustre cette détérioration, JED cite l’assassinat le 05 avril 2010 à Béni (Province du Nord-Kivu) du reporter cameraman Patient Chebeya Bankome. Il est le huitième journaliste assassiné en RDC depuis 2005. Outre ce cas, JED note également la coupure injustifiée, pendant près de 48 heures, du signal de Canal Congo Télévision (CCTV), Canal Kin Télévision (CKTV) et Radio Liberté Kinshasa (RALIK), tous des médias de l’opposition ; la fermeture pendant un mois de la Radio communautaire Radio Bandundu FM sur un ordre verbal du gouverneur de la province de Bandundu ; La détention pendant cinq mois à la prison centrale de Kinshasa du journaliste  Jullson Eninga de Le Journal pour « trahison en temps de guerre », infraction dont le journaliste a été finalement acquitté ; les menaces de mort répétées contre deux journalistes de l’intérieur du pays, Michel Tshiyoyo de Kananga et Donat Musema de Bukavu, et qui les ont contraints à quitter leurs milieux de travail pour trouver refuge à Kinshasa.
 Au total et au regard de tous les cas recensés, JED note qu’au cours de l’année 2010, les journalistes on travaillé dans un climat général de peur surtout après l’assassinat en juin d’un des plus grands défenseurs des droits de l’Homme en la personne de Floribert Chebeya.
Face à ce sentiment général de peur et afin d’arrêter cette la tendance à la détérioration de la situation de la liberté de la presse à une année des prochaines élections générales, JED a fait les recommandations suivantes :
 Au président de la République : -De concrétiser, par des signaux forts, sa volonté exprimée de protection et sécurisation des journalistes et des défenseurs  des droits de l’Homme afin de décourager tout acte à mettre en danger leurs vies ; -De promulguer rapidement la loi organique portant organisation et fonctionnement du CSAC (Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication) déjà adoptée depuis plusieurs mois par le parlement ;
Au gouvernement : - En attendant l’adoption d’une loi sur la dépénalisation des délits de presse, d’examiner la demande d’un moratoire sur les emprisonnements des journalistes poursuivis pour diffamation ou imputations dommageables ;
Au parlement : - D’initier et d’adopter une loi sur l’accès à l’information publique afin de permettre aux journalistes d’accéder aux sources officielles d’information. 
11 décembre 2010

Lutte contre le Sida en Rdc, vers une catastrophe pour les malades de Vih-Sida


A l’image de plusieurs pays en développement fortement touchés par le Vih, la Rdc risque de se voir partiellement ou totalement éjectée de l’actuel round 10 du financement du Fonds Mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et la malaria prévient l’organisation humanitaire médicale internationale Médecins Sans Frontières (MSF), qui met en garde contre cette menace. Si un nouveau round de financement n’est pas lancé très rapidement par le Fonds Mondial, les personnes séropositives habitant dans les pays exclus du round 10 en payeront les graves conséquences (infections opportunistes handicapantes, voire un décès prématuré).
Mme Corinne Benazech, responsable du programme VIH/Sida de MSF à Kinshasa déclare que  « nous avions à l’occasion de la Journée Mondiale de lutte contre le SIDA lancé un cri de désespoir concernant la situation préoccupante de la pandémie VIH en RDC. Alors que la thérapie antirétrovirale (ARV) renforce l’état de santé des malades et favorise ainsi une vie de famille normale, près de 82.000 personnes séropositives meurent chaque année en RDC par un manque d’accès au traitement essentiel à leur survie. Seulement 2,2 % des femmes enceintes VIH positives utilisent un service médical permettant de prévenir la transmission du virus à leur enfant. Et le pays attend encore l’accès au traitement ARV pour près de 283.000  personnes ».   
Mme Corinne Benazech reconnaît tout de même qu’il y a beaucoup de bailleurs au niveau international. Mais le Fonds mondial est généralement le bailleur le plus important qui finance en Rdc plus de 90 % pour la lutte contre le Sida. D’autres bailleurs sont aussi impliqués mais pas à l’échelle du Fonds mondial et parfois ne sont pas impliqués directement dans le traitement et l’accès aux ARV.
Elle a expliqué : « on avait spécifiquement souligné l’importance du  financement du round 10 du Fonds Mondial pour la RDC. Si la proposition de la RDC pour le round 10 n’est pas acceptée, cela compromettrait la continuité de la prise en charge médicale des patients inclus dans les programmes en cours de la lutte contre le VIH, mais surtout, cela anéantirait l’espoir des patients en attente d’un accès au traitement ARV. Cela serait une catastrophe humaine ».
Le conseil d’administration du Fonds Mondial se réunira le 13 décembre pour
décider du financement ou non de chaque proposition et de la date du
prochain round de financement. Plusieurs signes avant-coureurs parus dans la
presse laissent supposer que certaines propositions seront fort probablement
rejetées. Dès lors, MSF redoute fort que plusieurs pays ayant de grands
besoins de financements extérieurs pour la lutte contre le VIH, y compris la
RDC, ne se voient pas accorder leur demande de financement pour lutter
contre le VIH et la tuberculose au cours de ce round.

« Lors de la réunion du Conseil d'administration la semaine prochaine, il
faut que le Fonds Mondial fixe le plus tôt possible la date du prochain
round de financement pour que les pays qui se voient déboutés cette fois-ci
puissent revoir leurs propositions et les resoumettre le plus vite possible
», explique Jérôme Oberreit, directeur opérationnel chez MSF.
Ces craintes font suite à l’annonce, faite en octobre 2010, que les
promesses de financement des bailleurs de fonds ne permettent pas de traiter
davantage de patients. Cette nouvelle arrive également à un moment où les
gouvernements et les donateurs, comme le Pepfar et Unitaid, demandent au
Fonds Mondial de se charger d’assurer la continuité du financement du
VIH/sida dans différents pays.
« Aujourd’hui, le financement est en crise. Si les bailleurs comptent sur le
Fonds Mondial pour agir comme le dernier domino encore debout dans la lutte
contre le VIH, ils devront lui fournir les ressources nécessaires pour
répondre aux besoins” fait valoir Jérôme Oberreit. “Mais en l’absence
d’engagements politiques fermes, le Fond Mondial sera contraint de rationner
ses fonds et, partant, la prévention et le traitement du SIDA. Les
dirigeants du monde qui s'étaient engagés à mettre davantage de patients
sous traitement ne tiendront donc pas leur promesse ».
Environ dix millions de personnes dans le monde ayant besoin d’un traitement
ARV n’y ont actuellement pas accès, en particulier en Afrique
sub-saharienne. Mme Benazech de MSF souligne la gravité de la situation: « Nous ne pouvons pas rester silencieux devant cette catastrophe humaine. Il faut aider la RDC à élargir ses programmes de lutte contre le VIH et SIDA et venir en aide à sa population. Si la RDC ne reçoit pas le financement round 10 du Fonds Mondial, il est essentiel que le pays ait l’opportunité de retravailler sa
proposition et de la resoumettre dans un délai très court».
Mme Benazech souligne qu’au cas où le fonds mondial venait de rendre cette décision, MSF s’engage à soutenir la Rdc de faire appel afin d’obtenir le round 10. Elle doit pour cela le faire dans les meilleurs délais.
Ecrit le 11 décembre 2010

Evasion à la Prison de « Haute Sécurité » de Buluo au Katanga, une Ong katangaise condamne l’usage disproportionné des armées à feu par les forces de sécurité

 L’Action Contre l’Impunité pour les Droits Humains, Acidh, une Ong œuvrant au Katanga, déplore les évasions à répétition  enregistrées à la prison de « Haute sécurité » de Buluo, située à environ 110 Km de la ville de Lubumbashi, note un communiqué de cette organisation. La dernière évasion date  du  samedi 27 novembre 2010. Acidh  condamne l’usage  disproportionné des armes à  feu  par les éléments de la Police Nationale Congolaise et de la Police Militaire commis à la garde de cette prison, entraînant ainsi mort d’homme parmi les détenus non armés qui tentaient de s’évader. Elle saisit l’occasion pour inviter une fois de plus le Gouvernement à fournir plus d’efforts pour améliorer les conditions carcérales dans cette prison.
Le samedi 27 novembre 2010 à minuit, les détenus de la Prison de Buluo dite de «  Haute sécurité » se sont mutinés pour exprimer  leur « ras-le-bol ».  Des informations recueillies font état d’un bilan de 33 prisonniers dont 7 d’entre eux ont été rattrapés évadés et 4 tués dont trois 3 sur place et 1 qui a succombé de suite de ses blessures à l’Hôpital Daco à Likasi. Selon des sources concordantes, ces personnes ont été tuées par balles réelles tirées par les éléments de la police (PNC) et de la police militaire (PM) qui tentaient d’empêcher aux détenus de s’évader.
 Les mauvaises conditions de détention qui caractérisent cette prison semblent être la principale cause de ces évasions à répétition. D’après des sources concordantes, les détenus de Buluo n’ont pas accès à une alimentation suffisante Depuis la décente du comité provincial de sécurité dans cette prison au mois de mars dernier, le gouvernement provincial du Katanga prend en charge l’alimentation des pensionnaires en la fournissant régulièrement  une provision alimentaire.
Cependant, cette dernière semble insuffisante pour les détenus et de bonne qualité bien que les efforts du Gouvernement provincial sont salués en cette matière. La prison manque de manière criante un dispensaire pour des soins primaires, pas de produits pharmaceutiques. L’on déplore également le  manque d’un moyen de transport, ce qui entraîne qu’en cas de maladie, les dirigeants locaux doivent se débrouiller pour conduire le patient à l’Hôpital à Likasi à environ une dizaine de kilomètres.
Depuis plusieurs années, le  quartier populaire de la prison n’existe plus. Jadis ce quartier servait entre autres aux prisonniers de lieux de divertissement. La conséquence est que tous les détenus sont obligés de vivre dans le quartier cellulaire, dans une promiscuité indescriptible. Au jour de l’évasion, les effectifs de la prison étaient de 229 détenus entre prisonniers ordinaires et ceux dangereux. A cela il faut ajouter le manque des frais de fonctionnement ; la situation administrative confuse des détenus dont les dossiers avaient été incendiés lors de l’évasion précédente; le nombre insuffisant de policiers civils et militaires commis à la garde de cette Prison pourtant dite de « Haute Sécurité ».
L’Acidh rappelle à l’opinion publique que ces évasions ne sont pas à leur première perpétration dans cette Prison. A titre purement  illustratif, le 24 décembre 2003, Buluo avait connu une évasion spectaculaire de 127 détenus sur un total de 232 que comptaient les effectifs. Les gardes avaient tiré à balles réelles en tuant 4 personnes dont 1 détenu, 3 civils par erreur dans leurs champs lors de poursuites des fugitifs et en blessant 4 autres.
Le lundi 15 octobre 2007, toujours à Buluo, une tentative d’évasion s’était soldée par 2 tués et 2 blessés du côté de la police Lire à ce sujet «  tentative d’évasion à la prison de Buluo, 2 morts et 2 blessés », selon le site d’Okapi.net du 16 octobre 2007 et l’incendie des bureaux du Directeur de cette prison ainsi que du greffe entraînant ainsi la perte de tous les dossiers administratifs des prisonniers.
Cette situation a  entraîné un flou dans l’administration de cette prison et dans la gestion des  détenues dans la mesure où  les autorités pénitentiaires  n’avaient aucune trace pour rétablir avec exactitude la situation administrative de chacun des détenus. Une liste aléatoire de ces derniers avait été reconstituée par l’administration pénitentiaire avec possibilité de se tromper sur la peine de chacun créant ainsi  un sentiment de frustration  dans le chef des détenus.
Le mercredi 20 janvier 2010, 6 bandits de grand chemin tous venant de Goma s’étaient évadés aux petites heures en escaladant le mur. Cet état de chose  montre simplement que l’évasion du samedi 27 novembre dernier n’est pas un fait du hasard. Mais plutôt une conséquence de l’indifférence des autorités gouvernementales pourtant souvent informées de la situation soit à travers de nombreux rapports des autorités pénitentiaires soit par des visites de terrain, souligne le communiqué de cette Ong.
Lors de la décente effectuée à la Prison centrale de Buluo au mois de mars dernier  pour s’assurer  des  difficultés de fonctionnement  de cet Etablissement carcéral par le comité provincial de sécurité, des promesses en terme des solutions aux problèmes soulevées ont été faites. Cependant, l’absence des frais de fonctionnement et la réhabilitation de ce centre demeurent et exigent des solutions concrètes et durables, pour freiner les cas d’évasions devenues monnaies courantes. Jusqu’à ce jour ces questions comme tant d’autres bien que importantes n’ont jamais trouvé de solutions.
Ainsi, l’Acidh recommande au ministre national de la Justice et des Droits Humains de prendre des mesures appropriées pour réhabiliter la Prison de Buluo notamment son quartier populaire  afin de sécuriser aussi bien les détenus que la population ; de deiller à l’amélioration des conditions carcérales notamment assurer une alimentation suffisante et de qualité , mettre en place une structure de santé bien équipée pour assurer l’accès des prisonniers aux soins primaires ;  d’équiper la prison d’un matériel roulant pour assurer la mobilité du personnel pénitentiaire et le transport des prisonniers malades vers l’hôpital ; d’assurer des frais de fonctionnement de la prison de manière régulière et de renforcer les effectifs de la Police Nationale Congolaise et de la Police Militaire à la garde de la prison tout en se rassurant de leur formation sur l’usage des armes à feu et la sécurisation des prisons.
Cette Ong recommande ensuite aux autorités  judiciaires militaires d’ouvrir une enquête pour  dénicher les personnes qui ont tiré sur les 4 prisonniers tués et de les sanctionner conformément aux textes de loi de la République. Et enfin au Parlement et à l’Assemblée Provinciale, elle leur recommande d’interpeller chacun en ce qui le concerne, les ministres national et provincial de la Justice et des Droits Humains sur les facteurs à la base de ces multiples évasions à la prison de Buluo et les solutions y apportées.
Ecrit le 8 décembre 2010