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mardi 25 mai 2021

L’Union européenne en Rdc s’intéresse aux aspects judiciaires et pénitentiaires

La ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese, a reçu mardi 25 mai 201, dans son cabinet de travail, une délégation de l’Union européenne conduite par son ambassadeur en Rdc, Jean-Marc Châtaigner. Les échanges ont tourné autour des aspects judiciaires et pénitentiaires.

« Nous sommes engagés maintenant en appui depuis plus de 10 ans dans la réforme du secteur de la justice. Nous avons un nouveau programme qui a été signé l’an dernier que nous devons commencer à mettre en œuvre », a déclaré l’ambassadeur de l'Union Européenne en République Démocratique du Congo. C’était lors de ses entretiens avec la ministre d’Etat, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Rose Mutombo Kiese.

Ils ont discuté avec la ministre les différents volets de la coopération entre la RDC à travers notamment le ministère de la Justice portant sur les aspects judiciaires et pénitentiaires qui sont importants, la mise en place ou la réforme de certains textes que la RDC attend mettre en place.

« Nous sommes vraiment en accompagnement de ce processus de réforme avec des moyens que nous voulons mettre en œuvre pour participer à l’amélioration des choses. L’Union européenne a construit des infrastructures dans le secteur de la justice à Kinshasa et dans certaines provinces dans leurs anciennes configurations, avec les nouvelles provinces, nous y travaillons ».

« D’ailleurs, nous avons parlé avec Mme la ministre Rose Mutombo de deux palais de justice qui sont en train de se construire et finaliser dont l’un dans la province de la Tshuapa que nous devons inaugurer ensemble au mois de septembre prochain et un autre à Goma dans la province du Nord-Kivu dont les travaux sont en train d’être finalisés ».

Avec des dégâts intervenus à Goma et ses environs après l’éruption volcanique de Nyiragongo, « j’espère qu’il n’y a pas eu de dégâts ou qu’il n’y aura pas de dégâts liés aux événements sismologiques de Goma. Mais effectivement nous travaillons aussi et nous attendons nous consacrer spécifiquement sur quelques provinces pour montrer que nous pouvons davantage et mieux sur ces provinces ».

L’engagement, c’est d’abord un partenariat conjoint. « C’est une construction que nous faisons ensemble. Nous nous accompagnons à une politique. La ministre est engagée dans la relance d’un certain nombre de textes, dans la relance du groupe de bailleurs des fonds qui travaille avec le ministre, avec la Rdc sur l’amélioration du système judiciaire. Nous sommes en accompagnement de cette démarche ».

lundi 10 mai 2021

Tryphon Kin-Kiey Mulumba sur le conflit supposé qui l’oppose au FPI : « Que la justice face son travail »

N'ayant aucune fois souffert d'incontinence verbale, je n'ai jamais communiqué sur le dossier FPI-FPG ayant opté de laisser à la justice que j'ai saisie de faire librement et en toute indépendance son travail.

Aujourd'hui cependant, je romps avec ce silence responsable en vue d'éclairer la lanterne de ceux de mes compatriotes qui suivent une série des réseaux sociaux alimentés par des maîtres-chanteurs.

L'affaire FPI-FPG est une affaire FPI-TMB.

Le FPI, Fonds de promotion de l'industrie, déclare avoir transféré 460.000,00 $US à la TMB auprès de laquelle le Professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba, fondateur de Finance Press Group que je suis, avait reçu un crédit de 230.000,00 € (240.000,00 $US).

On peut supposer que la TMB, la Trust Merchant Bank, s'est saisie opportunément de ces fonds pour se rembourser le crédit de 240.000, 00 $US.

 

Question nr 1.

Qui a demandé au FPI de transférer ces fonds publics à la TMB, banque inconnue du FPG quand la banque référencée de FPG est la Rawbank ?

Question nr 2.

Sur quel compte ces fonds publics du FPI ont été versés à la TMB ?

Question nr 3.

Qui a actionné ce compte et sur ordre de qui ?

Question nr 4.

Qu'a fait la TMB de la différence soit 220.000,00 $US et pourquoi le certificat d'enregistrement de la résidence du Professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba reste détenu à la TMB alors que la dette serait apurée ?

Question nr 5.

En quoi le Professeur Tryphon Kin-kiey Mulumba et Finance Press Group sont mêlés dans une affaire de détournement des fonds publics, d'escroquerie et tentative d'extorsion d'argent ?

Question nr 6.

Comment le FPI dont la mission est d’appuyer l’industrie congolaise s’est-il permis de dévier de  cette mission pour aller rembourser des dettes des tiers en allant appuyer le secteur bancaire commercial ?

Question nr 7.

Alors que les affaires sont pendantes devant les cours et tribunaux, et qu'aucun juge n'a à ce jour rendu une décision définitive et irrévocable, que pourrait expliquer l'usage par le FPI des réseaux sociaux ?

Question nr 8.

Le contexte politique actuel ainsi que les questions judiciaires qui touchent les intouchables de jadis de ce pays que le FPG par le biais de ses médias exploitent en toute liberté et en toute indépendance peuvent-ils conduire ces personnes à perdre le sens de la maîtrise et à commettre des actes illégaux ?

Question nr 9.

Des lors que le FPI a choisi de voler au secours de ses amis banquiers en faillite, en quoi le FPG et son promoteur sont-ils redevables au FPI ?

Point 10 final :

C'est à la justice et à la justice seule aussi bien au civil qu'au pénal désormais saisi, de faire librement et en toute indépendance son travail qui consiste à décourager des comportements criminels.


Kinshasa, 10 mai 2021.

Prof. Tryphon Kin-kiey Mulumba


mercredi 10 février 2021

117 Ongs et mouvements citoyens exigent l’arrestation des généraux John Numbi et Zelwa Katanga alias Djadjidja

Cette affaire du double assassinat pourrait prendre une autre tournure avec l’arrestation en septembre 2020 à Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga du Christian Ngoy Kenga Kenga. 117 Organisations de Défense des Droits Humains (ONGDH) et mouvements citoyens œuvrant en République Démocratique du Congo ont suivi avec consternation sur Radio France Internationale (RFI) les nouvelles révélations et témoignages éloquents des policiers ayant participé à l’assassinat des défenseurs des droits humains  Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi respectivement ancien Directeur Exécutif et Chauffeur, chargé de dispatching de la Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme,  en sigle VSV, dans la nuit du 01 au 02 juin 2010 dans les installations de l’inspection Générale de la Police Nationale Congolaise (IG/PNC, actuel Commissariat Général de la PNC). 

De G à D Jonas Tshiombela et Rostin Manketa

Les organisations de défense des droits humains et les mouvements citoyens se félicitent et saluent le professionnalisme de Rfi et son implication constante dans la recherche de la vérité sur les circonstances de l’assassinat de ces deux défenseurs des droits de l’homme ".

Les témoignages de deux policiers prouvent une fois de plus à la face du monde que l’assassinat de deux défenseurs des droits humains est bel et bien un crime d’Etat ciblé et planifié qui ne doit jamais demeurer impuni.

Les ONGDH et les mouvements citoyens signataires de ce communiqué rappellent avec regret que cela fera bientôt 11 ans qu’ils sont en attente de la vraie justice pour Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi. Par la même occasion ils constatent la passivité et  la non implication effective de l’Etat congolais pour le rétablissement de la vérité en vue  de voir tous les responsables impliqués dans cet assassinat répondre de leurs actes.

Les ONGDH  et les mouvements citoyens signataires de ce communiqué conjoint rappellent aux autorités congolaises en général et au Président de la République en particulier qu’aucun véritable Etat de droit ne peut être bâti sur fonds de l’impunité des auteurs des crimes avérés connus et maintes fois cités par des témoins oculaires.

Au regard de ces nouvelles révélations qui viennent renforcer celles des précédents témoins, les ONGDH et les mouvements citoyens signataires du présent communiqué demandent aux autorités politiques et judiciaires congolaises ainsi qu’au Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) de tout mettre en œuvre pour :

-      L’arrestation immédiate et sans condition du Général John Numbi Banza Tambo, suspect n° 1 dans l’assassinat de Floribert Chebeya Bahizire et Fidèle Bazana Edadi ;

-      La réouverture rapide du procès de l’assassinat de deux défenseurs des droits humains afin de lutter contre l’impunité des auteurs des crimes contre les Défenseurs des droits humains et les activistes pro-démocratie.

-      La protection et la sécurisation des témoins oculaires et de leurs familles pour toutes fins utiles ;

-      La sécurisation, pour des raisons d’enquêtes, de la concession du Général John Numbi Banza Tambo et surtout celle du Général Zelwa Katanga alias Djadjidja situées à Mitendi, commune de Mont-Ngafula où le corps du Défenseur des droits humains Fidèle Bazana Edadi aurait  été enterré.

L'un des avocats de la VSV, Me Jean-Marie Kabengela Ilunga, a déclaré qu'aujourd'hui ces gens-là étaient déjà au courant que le corps se trouverait là, il est possible qu'ils aient déplacé le corps. L'analyse que nous avons faite des relevés téléphoniques montraient que ceux qui avaient tué Floribert Chebeya et Fidèle Bazana n'avaient pris d'autres chemins que celui menant vers Mitendi. 

"Si le corps de Floribert Chebeya était de ceux-là et celui de Fidèle Bazana devrait être quelque part là parce qu'aucun relevé téléphonique ne nous a indiqué les traces des assassins ailleurs que vers Mitendi. Il est possible qu'ils aient déplacé le corps mais il faut tout de même sécuriser le lieu où serait enterré le corps de Bazana. Un trou déjà creusé si on déterre, la terre ne restera pas ferme comme Dieu l'avait créé. Donc, les traces resteront. Comme l'on dit l'infraction parfaite n'existe pas". 

L


lundi 1 février 2021

Le décaissement des fonds ammoués à la gratuité de l'enseignement de base reporté suite au cas de fraude et de détournements de fonds publics

En juin 2020, le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé le Projet pour l’Equité et le Renforcement du Système Educatif (PERSE), d'une valeur de 800 millions de dollars échelonné sur quatre ans. Ce projet appuie le programme de gratuité de l'enseignement primaire du gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC).

Ce programme vise à alléger le fardeau des frais de scolarité des ménages, à améliorer l'accès à l'enseignement primaire dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Lomami, Kasaï, Kasaï Central, Kasaï Oriental, Kwilu, Kinshasa et Kongo-Central, et à renforcer les systèmes fondamentaux de gouvernance dans le secteur de l'éducation. Un premier versement de 100 millions de dollars américains était prévu en décembre 2020, sur la base des résultats produits par le Ministère de l'Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (MEPST).

La Banque se félicite de l’engagement au plus haut niveau des autorités de la République Démocratique du Congo à promouvoir la transparence dans la gestion des finances publiques. Il convient de noter en particulier l'enquête menée par l'Inspection Générale des Finances (IGF) sur le secteur de l'éducation qui a révélé, selon des informations parues dans la presse, des manquements, notamment des cas de fraude et de détournements de fonds publics, ainsi que des faiblesses dans les contrôles internes. Tenant compte de ces conclusions, le décaissement prévu au mois de décembre a été reporté à une date ultérieure, pendant que la Banque mondiale exerce également sa responsabilité fiduciaire.

Dans l'exercice de sa responsabilité fiduciaire en tant que financier du projet PERSE, la Banque mondiale travaille en étroite collaboration avec les autorités congolaises pour recueillir des informations supplémentaires concernant les conclusions de l'enquête de l'IGF, y compris toute proposition de mesures correctives. La Banque mondiale confirme son ferme engagement et son soutien aux réformes de gouvernance en cours dans le secteur de l'éducation en République Démocratique du Congo, notamment en ce qui concerne le renforcement des mécanismes de redevabilité.

  

La visite du Commandement américain pour l'Afrique se termine et suscite des discussions clés avec le Soudan et la RDC

Une visite de la délégation du Commandement américain pour l'Afrique dirigée par l'ambassadeur Andrew Young, adjoint du commandant pour l'engagement civilo-militaire, et la contre-amirale de la marine américaine Heidi Berg au Soudan et en République démocratique du Congo s'est terminée le 30 janvier.

Les engagements ont eu lieu le 25 -30 janvier. Le voyage a eu lieu à un moment critique pour le Soudan et la République démocratique du Congo, alors que les deux pays se dirigent vers la démocratie et des gouvernements dirigés par des civils. Les engagements ont renouvelé les partenariats entre les États-Unis et ces pays africains et ont fourni des occasions de discuter des points communs, des valeurs partagées, de poursuivre des intérêts mutuels et de renforcer la capacité régionale de ces pays à relever les défis de sécurité.

« Nous nous sommes engagés avec les gouvernements, les militaires, les médias et la société civile sur cet engagement pour renforcer la compréhension et approfondir les relations avec la République démocratique du Congo et le Soudan », a déclaré Young. « Le Commandement américain pour l'Afrique est très considéré comme une organisation professionnelle dont le partenariat est recherché, respecté et fait confiance par les nations africaines. Les partenaires africains et leurs citoyens savent qui nous sommes et ce que nous représentons. Le partenariat du Commandement américain pour l'Afrique est très demandé en raison de nos valeurs et de la qualité de notre engagement et de notre formation ».

La visite a mis en évidence la menace importante que l’Etat islamique représente pour l’Afrique du fait du partenariat et de l’interaction accrus du groupe terroriste avec les groupes criminels et terroristes locaux qui cherchent à accroître leur recrutement et leur financement. Cela inclut des préoccupations concernant les liens entre les Forces Démocratiques Alliées et l'Etat islamique. Le commandement américain pour l'Afrique comprend l'importance de combattre le terrorisme et la piraterie, les activités malveillantes et d'assurer la sécurité des mers et des voies navigables pour la navigation et le commerce », a déclaré Berg. « La coopération visant à traiter des domaines de préoccupation commune est un intérêt commun. »

Il y a maintenant des voies de partenariat en place après l'annulation de la désignation du Soudan comme État parrain du terrorisme en 2020. Cette annulation est la clé du changement fondamental dans les relations bilatérales entre les États-Unis et le Soudan. Alors que l'histoire de la coopération en matière de sécurité entre les États-Unis et la RDC remonte à 1974, ce voyage était la première visite du Commandement américain pour l'Afrique depuis la signature du protocole d'accord en octobre 2020. Le protocole d'accord décrit un cadre pour un soutien ciblé pour le partenariat.

L'initiative du Partenariat privilégié américano-congolais pour la paix et la sécurité met en lumière les efforts de partenariat des États-Unis avec la RDC, notamment l'aide à la construction d'institutions démocratiques, la promotion de l'état de droit, la protection des droits humains, la lutte contre la traite des êtres humains, l'amélioration de la gouvernance, la lutte contre les maladies infectieuses et la promotion de la sécurité et la stabilité. « Les pays que nous avons visités veulent s'associer aux États-Unis, ils veulent améliorer leur sécurité et ils souhaitent et promettent un avenir meilleur », a déclaré Berg. « Ils cherchent à tirer parti des progrès et à renouveler leur coopération avec les États-Unis. »

Young et Berg ont rencontré des dirigeants gouvernementaux et militaires de haut niveau, la société civile et les médias pour relier les messages à tous les niveaux de la société tout en reflétant la transparence. En outre, le voyage a couvert une gamme d'activités, notamment la formation, un dialogue accru, des mécanismes améliorés de coordination et de partage d'informations, une coopération régionale renforcée, des contributions internationales et des initiatives en faveur des femmes, de la paix et de la sécurité qui soutiennent une inclusion et des opinions accrues de chaque citoyen. « Le moment est venu de créer des partenariats, de renforcer les relations et la confiance », a déclaré Berg.

« Pour ce faire, il faut une volonté d'apprendre, un désir de s'améliorer et une diversité de points de vue. » Au Soudan, Berg a été le tout premier dirigeant américain à faire un exposé à l'Académie militaire supérieure soudanaise Numeri, mettant en évidence la relation et le rôle entre les dirigeants civils, l'armée et la population et ce qui est essentiel pour instaurer la confiance. « La marque d'une armée efficace est celle qui cherche à créer un environnement sûr pour son peuple, et est responsable devant ses dirigeants civils. Cela nécessite de la transparence, un respect strict de l'état de droit et la responsabilité », a déclaré Berg. Young a souligné l'importance de valeurs fortes œuvrant pour la sécurité et l'amélioration de tous. Il a également souligné la nécessité pour les gouvernements et les armées de rester transparents, ouverts à de nombreuses voix et de créer une sécurité menant à une prospérité accrue.

« La responsabilité de rendre des comptes passe en partie par la transparence. Les gens doivent savoir que leur gouvernement et leurs forces armées travaillent pour le bien commun de tous. La République démocratique du Congo et le Soudan le savent. Ensemble, nous bâtissons sur ces progrès pour développer et approfondir les relations avec des partenaires régionaux, les États-Unis et les citoyens pour assurer un avenir meilleur. Nous avons un intérêt commun à les aider dans leur cheminement vers une démocratie plus forte. Chaque pas en avant rapportera d'énormes dividendes pour nous tous », a déclaré Young.


samedi 16 janvier 2021

Kongo Central : Le territoire de Luozi est enclavé faute de routes

« Le problème des routes ou l’accessibilité par route dans le territoire de Luozi et plus particulièrement dans le secteur de Balari pose un sérieux problème. Cela fait plusieurs années et on ignore à quand remonte la réhabilitation de ses routes agricoles », a déclaré le Père Hugues Kadiambiko de la Paroisse Catholique de Miyamba. Dans les années 80, c’est le missionnaire belge, Père Winand qui s’occupait de la réhabilitation des routes dans le territoire de Balari.


Et d’ajourer « mais je dirais tout simplement que ça fait plusieurs années qu’il n’y a plus eu réhabilitation ou sinon des travaux initiés pour essayer de réhabiliter les routes principales sur l’ensemble du territoire. Ce qui fait qu’il est très difficile pour nous qui sommes par exemple à la Mission Catholique de Miyamba de nous déplacer pour arriver à la cité de Luozi (environ 150 Km que nous parcourons toute la journée) et à Kimpese. Les véhicules n’arrivent plus à Miyamba et l’unique véhicule qui peut faire le mouvement, c’est la nôtre jeep ».

Avec l’état de la route, à chaque fois que « nous organisons une sortie vers Luozi ou vers Kimpese, nous avons de sérieux problèmes avec la jeep. Il faut revoir les goujons et des pannes qui interviennent à cause du mauvais état des routes qui dérange beaucoup d’usagers de la route dans la contrée ».

Le Père Kadiambiko a indiqué qu’à une certaine époque, il y avait une organisation qui faisait en sorte que les villageois pouvaient travailler avec l’appui de l’Etat. Il y avait le cantonnage manuel tout au long de la route. Des équipes de personnes ont été formées. Par manque de soutien et suivi, ces personnes ne sont plus utilisées. Malheureusement, ces personnes formées qui permettaient de maintenir l’état de la route ont été abandonnées à leur triste sort.

Comme pasteur de l’église, « nous accompagnons le peuple dans ses souffrances et réalités. Nous avons pris cette initiative de sensibiliser les jeunes, les volontaires et toutes ces personnes qui sont ouvertes au développement pour essayer de nous mettre sur la route et travailler de manière locale en utilisant des houes, des pelles… Parfois le matériel nous fait défaut. Avec volonté, nous sommes déterminés à faire quelque chose ne serait ce que les motos circulent sans trop de difficulté ».


Les habitants du secteur de Balari en plein travail

« Nous n’avons pas de moyens financiers, pas de financement. Nous le faisons de manière bénévole mais aussi avec la contribution financière des villageois nous permet d’acheter de la nourriture pour les personnes qui sont sur le chantier », s’est exprimé le Père Kadiambiko.

Pendant cette période de crise sanitaire avec le confinement décrété au mois de mars 2020, les populations de certains secteurs dépendent de la République du Congo pour s’approvisionner en denrées de première nécessité et d’aller y vendre leurs marchandises. Elles en souffrent davantage parce que les mesures prises par le chef de l’Etat, notamment de la fermeture des frontières n’ont pas été comprises par les autorités locales.

Quand on a dit qu’on a fermé la frontière, comme pour dire plus d’entrée et plus de sortie même pas les marchandises. Les seuls véhicules qui arrivaient dans ce coin venaient de Brazzaville pour l’achat et la vente des marchandises. Malheureusement, ces véhicules ne vennaient plus pour la simple raison que les frontières étaient fermées.

Des sages du territoire se demandent si « nous faisons partie de la Rdc parce que nous sommes abandonnés à notre triste sort ». Ils demandent aux personnes de bonne volonté qu’ils viennent à leur secours en ce qui concerne la réhabilitation des routes de dessertes agricoles. Si les routes sont bien entretenues, les villageois produiront et vendront leurs produits agricoles.

Les villageois produisent mais ils ne savent pas évacuer leurs produits agricoles vers les grands centres de consommation. « Ceux qui travaillent n’ont pas de salaire ou le peu que les fonctionnaires gagne, ils ne savent pas quoi faire avec. Il n’y a pas de marché et pas de véhicules qui peuvent venir », regrette le Père Kadiambiko.

Le Père Kadiambiko a déclaré que le système de cantonnage manuel ne nécessite pas trop sur le plan financier. Il est question d’un suivi et une motivation. « Je ne pense pas que cela peut nécessiter un grand budget pour réhabiliter toutes les routes de dessertes agricoles du territoire ».


 Le chef de l’Etat à accorder une grâce à des condamnés dans le procès Laurent-Désiré Kabila. Avez-vous évoqué les cas de vos membres en prison lors de votre rencontre avec lui ?

 J’ai demandé au chef de l’Etat qui signe une amnistie parce qu’à la faculté des sciences à l’Université Lovanium, on nous enseignait que tout objet au repos reste au repos si on ne lui applique pas une force. Depuis la mort de Laurent-Désiré Kabila, une dictature s’est installée dans ce pays. L’Udps a tenté d’appliquer cette force pour tenter de la chasser, Bundu Dia Mayala a fait de même… Maintenant si le président Tshisekedi est au pouvoir c’est grâce au travail que nous avons fourni. Maintenant qu’il faut récolter le fruit, il faut qu’il se rappelle de nous.

Vous avez quelqu’un qui veut attaquer votre village, quelqu’un qui bat pour défendre le village. Et finalementr il gagne. Quand il faut récompenser les gens, il faut pouvoir le récompenser.

Nous, nous pensons que si le président Tshisekedi est au pouvoir qu’il se rappelle que son père a beaucoup lutté avec Bundu Dia Mayala. Maintenant que nous sommes au moment où il faut récolter les dividendes, on ne nous considère plus, ce n’est pas bon.


Ne Muanda Nsemi, le chef spirituel de Bundu dia Mayala

Quels sont ces dividendes que vous attendez ?

D’abord qu’on libère nos Makesa qui sont en prison. Deuxièmement, une grande personnalité comme moi ne doit pas être chômeur. Qu’on me nomme PCA d’une grande entreprise des Bakongo ou ministre du nouveau gouvernement. Les autres mangent, festoient mais nous nous avons des gens en prison, des morts… C’est un signe de bonne volonté que le chef de l’Etat puisse libérer ces gens.

Dans la configuration politique actuelle avec la nomination de l’informateur, le BDK n’a pas de députés. En quelle qualité le rencontrez-vous ?

Modeste Bahati me connait parce que nous avons été avec lui au Parlement. Il sait ce que je suis. Refuser de me rencontrer, c’est être de mauvaise fois simplement. Le BDK n’a pas de députés, d’accord mais il y a eu une guerre pendant que les autres étaient derrière Kabila. Nous, nous avons lutté pour chasser la dictature. Et la dictature, on l’a chassé. Mais alors on ne va pas nous récompenser ? On ne va pas récompenser ceux qui ont lutté pour chasser la dictature. Si nous n’avons pas de députés parce que nous n’avions pas posé des candidatures à la députation. Puisque nous avions cru que ces élections étaient une mascarade. Kabila s’est tapé une majorité fabriquée. Ce ne sont pas des gens élus.

En tant qu’un leader important du pays, quel sera votre apport que les prochaines soient démocratiques, transparentes, libres et propres ?

Le tout dépendra de celui qui sera à la tête de la Céni. Ca ne dépendra que de lui et que sera son état d’être. Si il sera un béni oui oui, il va accepter n’importe quoi. Ou nous voulons des élections propres ou on fait de la mascarade qui sera une perte d’argent, beaucoup d’argent. La RDC est beaucoup plus grande que l’Union européenne. Faire des élections de mascarade, ça coûte horriblement d’argent. Vous savez que c’est une mascarade et vous gaspillez de l’argent. Ce n’est pas.

Comment faire si on change les animateurs de la Céni mais vous en tant pas leaders des partis politiques, vous ne surveillez pas le système sur terrain ?

L’erreur est que dans ce pays, on ne sait pas qui est sérieux et qui n’est pas sérieux. Bahati me connait très bien que celui-là est un type très sérieux. Au Parlement, il ne soulevait pas n’importe quel problème. Ne fut-ce que dans ce cadre-là, il doit me recevoir. Et s’il me recevait et qu’il est nommé informateur et après il devient premier ministre. Carrément ne pas me récompenser, c’est de l’ingratitude de sa part. Simplement. Parce que Bahati me connait bien. Il connait ma valeur, la valeur d’un homme ce n’est pas ses études faites. Donc, Bahati étant nommé informateur, normalement, s’il me voit, s’il entend que Ne Muanda Nsemi est venu, la moindre chose que je lui demande c’est de me recevoir avec joie en Honorable comme ça va. Entre lui et moi, des anciens honorables et nous allons nous parler.

Vous avez lutté sous les régimes Mobutu et Kabila. Vos Makesa ont souffert sous ces régimes. Comment comptez-vous aider ce régime pour que vos Makesa puissent mener les activités en toute quiétude dans l’ensemble du pays ?

Qu’on me nomme PCA d’une entreprise du Kongo Central. A ce moment-là, j’engagerai les Makesa qui auront du travail pour gagner leur vie et nous allons commencer à colmater les brèches.

Si on vous nomme à la tête de la Cinat ou de l’ex-Onatra, deux entreprises en difficultés. Qu’allez-vous faire ?

Si l’Onatra a d’énormes difficultés, c’est à cause des gens du pouvoir. Les Belges ont prévu un chemin de fer entre Matadi et Kinshasa, on détruit tout ça. Des gens au pouvoir ont acheté des gros porteurs pour prendre des marchandises à Matadi et les ramener à Kinshasa. Si on est au pouvoir et qu’on veut réellement que ce pays marche, on doit relancer le chemin de fer Matadi-Kinshasa et les baleinières sur le fleuve. Vous apprendrez qu’à Matadi qu’il y a un port Ledya. Ca ne va pas. Matadi est un port qui doit d’abord profiter au Kongo Central et à Kinshasa et non pas à des individus. Que le président de la République prenne des mesures pour relancer le chemin de fer Matadi-Kinshasa. C’est le départ.

Après ça, relancer les baleinières sur le fleuve. Après ça, les péages se retournent contre le peuple congolais. On demande trop d’argent au chauffeur et le peuple ne sait plus vivre. Supposons qu’il me nomme à la tête de cette entreprise pour la relancer, ça ne sera qu’un début. Quand j’aurais mis de l’ordre sur le chemin de fer, je le ferai aussi sur le fleuve. Avec le temps, vous allez vous rendre compte que tout aura changé. Au lieu que l’argent aille dans les poches des gens, il ira dans les caisses de l’Etat.